Aguicher, ce n’est pas un jeu

La victime est coupable. C’est le constat auquel arrive le texte de Jérôme Landry dans le Journal de Québec. Vous aurez compris qu’il est question des manifestations étudiantes et de Naomie.

L’argumentaire de la victime-coupable ressemble beaucoup à celui souvent utilisé contre les victimes de viol.

On a donc fait le test et on a très légèrement modifié le texte de Landry pour l’adapter dans un contexte de viol. Le résultat est assez clair.

Le texte original est ici. Les ajouts sont entre parenthèses.

(Aguicher), ce n’est pas un jeu

Les images de la jeune (fille agressée par un homme) de Québec sont tristes à pleurer.

En la voyant, j’ai pensé aux deux enfants de ma blonde. Deux cégépien(nes) qui lisent le (Cosmopolitan), deux jeunes adultes qui (aiment fêter).

J’espère que jamais, (elles) ne se retrouveront le visage à quelques pouces d’un (homme) armé jusqu’au cou, dopé à l’adrénaline.

Comment cette jeune fille en apparence pacifique a-t-elle pu se retrouver là ?

Quel chemin intellectuel a-t-elle parcouru avant de sortir de chez elle pour aller (fêter le soir avec des filles) qui ne cherchaient qu’à provoquer les (hommes) de Québec ?

Je comprends que, dans certains pays, des jeunes puissent risquer leur vie et intégrité physique pour (faire la fête).

Mais au Québec? Sérieux? Il faut être d’une naïveté déconcertante pour penser que la situation (au niveau actuel de la violence contre les femmes) justifie de prendre le risque d’être défiguré(e) dans une (agression) violente.

Mauvaise foi

Si les images de (l’agression) démontrent que l’homme a manqué de jugement en visant la tête de la jeune fille, elles démontrent aussi que les (filles) ont fait preuve d’une évidente mauvaise foi.

Avez-vous vu et entendu les (hommes courtiser) et faire signe à plusieurs reprises aux (filles) de (danser)?

Avez-vous vu la vidéo tournée par Marc V(.) (un) caméraman qui montre clairement un adolescent(e) aller (aguicher) un (homme) avec une telle (insistance) qu’(elle) a réussi à le (titiller)?

Malheureusement, quand on s’associe à ce genre de «filles», on risque de (se faire battre) en pleine figure. Ou d’être (agressée).

Vous savez quoi? On peut même mourir étouffé ou piétiné dans une (agression) de ce genre. Faudrait le réaliser. Participer à une démonstration (d’aguichage) n’a rien de banal, ce n’est pas un jeu qu’on pratique entre deux joints pour le fun.

Cela n’excuse pas le geste d(e) (l’homme) . Mais (la jeune fille) n’aurait pas dû se trouver là à mon avis. Le lendemain, elle reconnaissait elle même en entrevue au Journal, que les (filles) avaient provoqué les (hommes) et qu’elle serait plus prudente à l’avenir.

Bienvenue dans la réalité

L’histoire de cette étudiante est une belle occasion pour nous, les parents, d’avoir de belles discussions avec nos jeunes (filles). Des discussions sur la réalité. Des discussions sur les (hommes) qui oui, peuvent parfois perdre les pédales malgré (un non).

Des discussions sur (le sexisme) aussi. Nos enfants ont peut-être besoin qu’on leur montre à voir ce qui se passe au Québec avec une perspective mondiale. Ils vivent après tout, dans un pays où les inégalités sociales n’ont rien à voir avec la vraie misère humaine.

(Sortir), ((fêter et s’amuser) pacifiquement et légalement, c’est admirable et même nécessaire. C’est sain.

Mais descendre dans la rue avec des (filles) qui prônent (l’aguichage), c’est risqué. (fin du texte).