Archives pour la catégorie autochtone

Jeff Fillion de nouveau blâmé sévèrement par le Conseil de presse

Nous étions quatre, dont Michel Seymour, professeur de philosophie à l’Université de Montréal, à porter plainte auprès du Conseil de presse de Québec contre l’animateur radio Jeff Fillion à la suite de ses propos sexistes, racistes, haineux et dégradants envers les femmes autochtones qu’il a tenus en ondes sur CHOI 98,1 FM Radio X le 15 novembre 2016. Nous venons de recevoir la décision du Conseil.

Hufington Post

Fillion blamé pour propos racistes, sexistes, dégradants, haineux, préjugés et atteinte à la dignité

Fillion est blamé pour « propos racistes, sexistes, dégradants et haineux entretenant les préjugés et portant atteinte à la dignité des personnes » par le Conseil de presse du Québec. La décision fait suite à des propos éructés en novembre 2016. Fillion y affirmait que Les flics de Val d’Or ne peuvent pas avoir violé les Autochtones, elles sont laides et ils sont beaux.

Fillion ajoutait que les femmes autochtones auraient «des problèmes d’hépatite» et des «dents pourries», seraient «déboitées» et «vraiment maganées».

Les propos d’un des plaignants: Facebook.com

Revue de presse

Radio-Canada

La Presse

Les flics de Val d’Or ne peuvent pas avoir violé les Autochtones, elles sont laides et ils sont beaux, selon Fillion

Jeff Fillion

Les policiers n’auraient pas violé les Autochtones à Val d’Or, parce que les policiers sont trop beaux, selon Fillion, citant une  »source policière ». De leur côté, les femmes autochtones sont trop « déboitées » pour être des proies de choix pour des violeurs.

Dossier réglé. Aucun policier n’aurait ainsi pu agresser des femmes autochtones à Val d’Or, selon Fillion.

L’affirmation est bien entendu insultante et vise à dénigrer les Autochtones, des victimes de multiples actes de brutalité policière et d’agressions, dont des agressions sexuelles. Elle a aussi de forts relents racistes et sexistes. Le viol n’a rien à voir avec un acte de séduction sexuelle, mais a tout à voir avec un acte de pouvoir.

CHOI : les policiers pas des violeurs puisqu’ils sont beaux

15 novembre 2016, Fillion, avec Jean-François Fillion et Gerry (00:05:35)

11h38 : « J’ai déjà parlé à un policier (…) On est tous des jeunes, on arrive, on a tous des belles femmes, on commence (…) les femmes autochtones avec qui on a affaire, c’est des cas problématiques. Des filles qui sniffent de la colle (…) On sait que les Amérindiens acceptent pas, surtout quand ils sont intoxiqués, ils acceptent pas l’autorité. Ça prend un peu de discipline, ça prend des gens qui brassent un peu. Mais les policiers de là à avoir des agressions sexuelles… Ce que le gars me disait, il dit je regarde autour de moi, c’est tous des beaux gars (…) Il dit mettons que là-dedans, il y en a qui ont envie de tromper leur femme. Je veux pas être méchant, mais ils feront pas ça avec quelqu’un qui a sans doute des problèmes d’hépatite,  (…) des dents pourries (…) le terme qu’on va utiliser : déboitées. Vraiment maganées. »

2016-11-15-11h38-Fillion-autochtone-pas-belles.mp3

Les Autochtones sont comme « des enfants mal élevés », selon André Arthur

André Arthur propose ses « solutions » s’il devenait ministre des Affaires autochtones: on les ignore, tout en leur réservant les commentaires les plus paternalistes possible.

CHOI: les Autochtones, c’est comme des enfants mal élevés (00:07:36)

13 avril 2016, Arthur le midi, avec André Arthur et Roby Moreault

11h40 : « On le sait dans le fond que vous êtes des bons sauvages (…) Ils prétendent que c’est pas de leur faute, c’est de la nôtre (…) Moi, ma théorie si je devenais ministre des Affaires indiennes, c’est: on peut-tu les ignorer pendant 10 ans? (…) Marche ou crève. Un peu, dans le tough love, ce qu’on devrait faire avec des enfants mal élevés à la maison (…)

2016-04-13-ch-11h40-arthur-sur-lhistoire-des-affaires-autochtones-au-canada.mp3

Une arrestation musclée? « Moi j’aurais sorti le poivre de Cayenne ou le taser »

Carl Monette adore la violence. Les coups de matraque, les armes à feu (il vient de faire son cours de maniement d’armes), la boxe. Et quand il voit un gars sans défense en train de se faire taper par une police, Carl Monette jouit.

Lors de la manifestation anticapitaliste du 1er mai à Montréal, l’enregistrement vidéo d’une arrestation musclée a fait réagir. On y voit un policier frapper une personne au visage.

Ça n’a pas beaucoup impressionné Monette qui en aurait voulu davantage.

L’extrait commence par du racisme anti-autochtone.

CHOI: les policiers n’ont pas été assez violents (00:12:44)
5 mai 2015, Monette avec Carl Monette et Richard Décarie
13h05 : « On est pas capable de mettre nos culottes devant les minorités (…) C’est de l’anti-culture occidentale, le multiculturalisme (…) La culture autochtone, c’est zéro puis une barre, on se comprend bien. Ils croient que les arbres c’est important, bien oui tout le monde croit ça (…) Dans le cours d’Éthique et culture religieuse, toute la section autochtone c’est de la bouillie pour les chats. (…) As-tu vu l’arrestation hier? (…) C’était pendant la manifestation de la CLAC. D’ailleurs, c’est tout ce qu’il mérite, une claque en arrière de la tête. C’est le gars qui résiste, c’est lui le problème. C’est pas les policiers (…) Trois coups de poings dans la face? J’y aurais mis la bouteille de poivre de Cayenne dans la face (…) C’est drôle, c’est souvent Radio-Canada qui a ces nouvelles-là (…) Radio-Canada est pas mal proche de ces groupes de gauche là. (…) Moi, j’aurais sorti le poivre de Cayenne ou le taser. »

Monette_05_05_2015-13h05-UneArrestationPasMusclee.mp3