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T’es toxique Éric

Éric s’est retrouvé dans les manchettes, hier, pour sa collaboration à un site de merde qui surfe sur la haine de l’Autre, j’ai nommé The Rebel, un site canadien qui n’a apparemment jamais rencontré de crackpot assez fou pour ne pas collaborer avec lui…

Lapresse.ca

Se défendre contre Richard Martineau

martineau

Par Graisseux Beurk Beauté

Ce texte est un détournement de celui de Mathieu Bock-Côté : À la défense de Richard Martineau

Dans le milieu des mononcs d’extrême-droite, il y a un manque d’éducation politique qui fait des dégâts. Ces mononcs apprécient Richard Martineau. Ils lui font des éloges quand celui-ci déverse ses préjugés à l’égard des victimes d’une société inégalitaire et, tant qu’à lui dresser un autel, on y ajoute le portrait de sa femme pour les prier et les remercier en paire de libérer la parole raciste et misogyne. La caricature est la suivante : Martineau serait le champion de la liberté d’expression du paysage québécois. Mais il fait fortune dans la rumeur. D’ailleurs, on notera que chez les gens de gauche, dénoncer la démagogie de Martineau est devenu une pénible corvée. Combien de fois a-t-on vu des écrivains, journalistes ou militants de gauche perdre de leur précieux temps à démentir une à une les innombrables contre-vérités que déverse Martineau sur ses multiples tribunes ? Écrire son nom est déjà une saloperie dont on se passerait. On n’est pas résistant à peu de frais. « Oh la ! Martineau a encore vomi une chronique démagogique », dira le premier antifasciste. « Tu m’étonnes », dira le second, écœuré et découragé de ce flot continu d’imbécilités.  Fuck Martineau !

Qu’on me permette pourtant de dire mon mépris de ce démagogue bien rémunéré, parce que la rumeur médiatique, qui aime se fabriquer des monstres, nous impose ce Martineau qui jouit des coups qu’il donne aux minorités et des crachats que l’on doit constamment essuyer, la chose étant objectivement pénible pour peu que l’on prenne la peine de l’imaginer. Car Martineau, qui se fait passer pour un tribun depuis des années, représente les intérêts des classes dirigeantes dans un paysage médiatique qui fonctionne au consensus bourgeois obligatoire. Alors que l’homme ordinaire est généralement méprisé et manipulé par Martineau (et ses amis populistes de droite), ce dernier le transforme en petit être frustré, raciste et sexiste (et ce petit homme, on est obligé de le corriger en permanence pour qu’il refoule ces pulsions phobiques, ce discours haineux, vulgaire et décomplexé par la lecture de ses chroniques), Martineau se porte ensuite à la défense de sa création : cet homme radicalisé à droite.

On veut nous faire croire à un conservatisme spontané des classes populaires. C’est qu’un mélange d’éducation à la servilité dans les écoles et de démagogie dans les journaux aux ordres des puissants leur est asséné depuis l’enfance jusqu’à la tombe. Bien intégrée, cette ignorance programmée est le pilier de la domination bourgeoise, elle permet aux propriétaires du capital de détourner les masses de leur intérêt général au profit de ceux qui les exploitent. Au vingtième siècle, l’Église fit place aux médias dans ce rôle de manipulation des foules. Évidemment, bien utilisé, ce conservatisme a mené les classes populaires au fascisme. Ça, les populistes de droite, tel Martineau, Durocher, Bock-Côté, Ravary, Duhaime et Jeff Fillion, le savent, mais le nient, en voulant nous faire croire, par exemple, que Marine Le Pen est de gauche.  Pour peu qu’on le lise sérieusement, Richard Martineau est celui qui tient le premier rôle, dans la vie publique, pour la dédiabolisation des idées d’extrême-droite et pour la décomplexion du racisme et de l’islamophobie. Ses sentiments sont sans noblesse aucune.

[Passons le paragraphe sur Les Franc-tireurs, je n’ai pas toute la journée pour parodier un texte aussi débile]

Selon une formule qui mériterait d’être « convenue », on ne peut pas aimer ce que Martineau veut faire passer pour des idées. Le mépris qu’il mérite et qu’on ne lui démontre pas assez souvent a quelque chose de libérateur. Il témoigne d’une pulsion vitale d’une certaine intelligentsia qui en a fait sa tête de turc dans un esprit satirique, inquiète qu’elle est de lire les commentaires haineux et racistes de ceux qui se reconnaissent en lui. Ceux qui s’amusent à s’essuyer les pieds sur lui s’honorent en le remettant à la place de paillasson qui lui revient. Si un plus grand nombre de personnes sensées prenaient la peine de le lire quotidiennement elles seraient plus révoltées que surprises : elles découvriraient un locuteur sans qualité qui accumule des textes toujours semblables, mal écrits, simplificateurs et démagogiques avec qui il serait inutile et même indigne de vouloir débattre. Ils entendraient aussi la voix de bien des gens qui répètent les idées de Martineau, mais sans la retenue hypocrite de ce dernier, cette prudence étant, depuis des années, la seule chose qui lui permette de développer ce discours criminel tout en évitant d’être traduit en justice pour appels à la haine.