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La peur des musulmans

On s’indigne sur la base de rumeurs, quiproquos et fausses nouvelles abondamment reprises par les médias poubelles qui, à l’instar de Radio Mille-Collines au Rwanda, font appel à la vindicte contre les rats, les parasites, les serpents…

lenouvelliste.ca

Des professeurs de l’Université Laval dénoncent des propos haineux

Les chercheurs en sciences sociales de l’Université Laval affirment être devenus la cible de propos haineux et violents lorsqu’ils font des interventions publiques.

« Depuis quelques années […], certains chroniqueurs et leurs lecteurs et auditeurs s’évertuent à émettre des propos haineux et des violences verbales peu subtiles aux chercheur.es universitaires qui, en prenant la parole dans l’espace public québécois, assument leur responsabilité sociale en éclairant scientifiquement des enjeux sociaux sensibles tels que la misogynie et l’homophobie, et des tensions liées à l’immigration et à la religion, ou encore le racisme, l’islamophobie et autres formes de radicalisations violentes ou menant à la violence », écrit le regroupement.

ledevoir.com, octobre 2016

Attentat à la grande mosquée: Il y a un an, la radio-poubelle était au banc des accusés

L’an dernier, dans les jours suivant l’attentat à la grande mosquée de Québec, une immense vague d’indignation, plus grande que toutes les autres, menaçait la radio-poubelle. Un tsunami aux proportions gigantesques, aux reflets menaçants. Un moment, on aurait pu croire qu’elle emporterait toute la décharge de déchets toxiques.

Au bout du compte, il ne s’est rien passé. La tornade est tout simplement disparue.

L’an dernier, la radio-poubelle était critiquée de toutes parts pour avoir joué un rôle dans l’attentat. Celui d’avoir nourri, durant des années, un climat raciste dans la ville.

La communauté musulmane, des politiciens, des artistes, des fonctionnaires, des intellectuels, des relationnistes et même un animateur de radio, Stéphane Gasse, ont blâmé la radio.

Nous avons identifié plus de 60 articles faisant des liens entre l’attentat et la radio-poubelle. Beaucoup d’articles de la presse locale et internationale: The Sydney Morning Herald (Australie), RTS (Suisse), France 24, Euro news, Le Monde, TV5 monde, L’Express (France), DailyMail (Angleterre), The New York Times, CNN, Washington Post (États-Unis).

Nous avons compilé toutes les accusations indignées publiées dans les médias ici. Plus de 60 personnes ont jugé que la radio-poubelle avait sa part de responsabilité dans la tragédie.

La vaste majorité des témoignages vont dans le même sens: la radio n’a pas appuyé sur la gâchette. Par contre, elle entretient, depuis longtemps, un terreau fertile en racisme permettant de faire émerger les tueurs comme Bissonnette. Les accusations visent aussi des politiciens, des partis politiques et d’autres médias.

Que Bissonnette écoutait la radio ou pas n’y change rien. Il a vécu 27 ans à Québec. C’est impossible de vivre ici sans avoir subi, d’une façon ou d’une autre, l’influence de la radio-poubelle.

Québec possède des porte-voix pour les racistes. Après l’attentat, c’est avec désespoir qu’il faut admettre que cette radio poursuit toujours son œuvre en toute impunité.

Dans l’attente de la commémoration du 29 janvier, voici un tour d’horizon de la critique qui, il y a un an, ne laissait aucun doute sur la responsabilité de la radio-poubelle. Pour que ces mots ne soient pas déjà oubliés. Pour se souvenir.

Ces mots importants il faut les relire. Même si c’est douloureux. Même si c’est souffrant. Par simple respect pour les survivants.

Dans l’espoir que la radio-poubelle ne s’en tire pas aussi facilement, encore une fois.

La communauté musulmane

« « Quelques médias » ont pour « mission d’augmenter le niveau de haine envers les musulmans » »

-Mohamed Yangi, président du Centre culturel islamique de Québec, L’Express, 1 février 2017.

« Nous, nos membres ne se sentaient déjà plus en sécurité. […] Et ici, je fais appel aux gens, les actionnaires de ces sociétés privées et à leur C. A., je fais appel à leur citoyenneté humaine et morale pour qu’ils cessent ces messages de haine et d’intolérance. »

-Mohamed El-Hafid, responsable de la Mosquée de la capitale, le Soleil, 5 février 2017.

« L’intellectuel réserve ses commentaires les plus durs au contexte médiatique qui prévaut à Québec depuis plusieurs années. La force et l’influence des radios d’opinion et les déclarations dégradantes à l’égard de sa communauté l’ont souvent mis en colère. »

-Rachid Raffa, analyste au ministère des Transports et ex-président du Centre culturel islamique de Québec Radio-Canada, 3 février 2017.

« La radio privée de Québec avait minimisé la signification de ces gestes. Une tête de porc devant la mosquée, une bannière hostile au-dessus d’une autoroute; depuis des années, le feu a continué de couver, semble-t-il. »

« Chaque fois que je monte dans l’autobus, le chauffeur écoute ces radios, j’entends des propos qui méprisent ma communauté. Comment voulez-vous que je me sente, cela me chagrine, me frustre. »

-Mohammed Ali Saidane, La Presse, 31 janvier 2017.

« Trash radio constantly wants to talk about Islam and it does us immense harm. We are a small community here and huge numbers of people listen to that radio. They see us, they don’t talk to us, they think we’re monsters. »

« If you want to show us your solidarity, stop listening to the radio. »

-Yassin Boulnemour, ami d’une des victimes, The Globe and mail, 31 janvier 2017.

« Ce sont les radios poubelles qui pompent les gens à bloc contre les immigrants et qui poussent les gens à nous voir comme des personnes différentes. »

-Toufik, chauffeur de taxi et ami d’une victime, la Presse, 1 février 2017.

« On est venus dans ce pays pour bien vivre, mais les médias sont toujours en train de généraliser (…) Une femme voilée, ça peut exploser n’importe quand. Un homme avec une petite barbe, parce que c’est un musulman, il peut faire des tragédies. »

-Fadwa Achmaoui, une résidente de Québec qui se recueillait près de la mosquée, RTS, 1 février 2017.

« En revanche, Abdel Faidi avoue éprouver «un problème avec certaines radios» de la capitale qui font des amalgames avec l’islam et l’islamisme. «On tape sur les musulmans (…) Ces radios font «leur fonds de commerce» de la crainte des musulmans. »

-Abdel Faidi, client de l’épicerie d’Azzedine Soufiane, leSoleil, 2 février 2017.

« You can’t listen to it (…) They don’t have information about real Muslims. They don’t ask Muslims about the real Islam. »

-Mohamed Bouharras, fidèle du CCIQ, CBC, 3 février 2017.

« The problem here in Quebec is the trash radio. I think they are accomplices (…) For me they are extremists on the other side. »

-Mounir Laffet, fidèle du CCIQ, The Star, 3 février 2017.

« 6 amazing mens that have lost their life because of this hate speech, this stream, that has been in the media for years. »

-Ahmed El Refai, fidèle de la mosquée, CNN, 9 février 2017.

« Puisque c’était l’État lui-même qui lançait ce débat identitaire, la parole raciste s’est défoulée sans limite. Avez-vous écouté les “radios poubelles” ?»

-Ndeye Marie Fall, fidèle de la mosquée, le Monde, 11 février 2017.

« Les facteurs qui mènent à la tragédie sont multiples et complexes : discours de radios, discours d’imams, discours d’élus et de la société en général. »

-Abdelwahed Mekki-Berrada, professeur à l’Université Laval en anthropologie, le Soleil, 24 février 2017.

« Les médias sont plus dommageables qu’une arme (…) Ils animent la colère» et ont des «partis pris»; les journalistes ont des «préjugés personnels… montrent de l’ignorance, de la peur et de la méconnaissance des autres cultures. »

-Kenza Elazzouzzi, le Soleil, 25 février 2017.

« La presse a fait un « travail excitatif ». »

-Boufeldja Benabdallah, du CCIQ, le Soleil, 25 février 2017.

Des politiciens

« Il y aura un moment donné où il faudra interpeler les dirigeants, les propriétaires, les familles propriétaires et surtout les actionnaires des entreprises qui créent et vendent des produits haineux. (…) Espérons peut-être qu’une des conséquences, ce sera de rejeter ceux et celles qui s’enrichissent avec la haine. »

-Régis Labeaume, maire de Québec, LaPresse, 1 février 2017.

« It’s high time those behind these messages — whether they are politicians, radio or TV hosts or other public personalities — realise the harm their words can cause. »

-Justin Trudeau, premier-ministre du Canada, Euronews, 15 février 2017.

« Il [M. Deltell] est un invité régulier des émissions parlées de la radio de Québec. A-t-il réfléchi aux mots qu’il a employés ces dernières années? A-t-il accepté une part de responsabilité pour le type de rhétorique qu’on entendait là? »

-Omar Alghabra, député libéral, Journal de Montréal, Radio-Canada, 16 février 2017.

« Y’a pas que les radios de Québec qui ostracisent… »

-Gérard Deltell, député conservateur, Deux hommes en or à 25:05, 10 mars 2017.

« Climat malsain à Québec avec les radios poubelles qui propagent des messages de haine, de division et de violence. Ce n’est certainement pas étranger à l’attaque de la mosquée de Sainte-Foy par un jeune homme qui répandait sur sa page Facebook des messages haineux que certains animateurs de radio encouragent à Québec depuis assez longtemps. »

-Michèle Dumas-Paradis, ex-candidate de Démocratie Québec, Journal de Québec, 3 octobre 2017.

Des artistes

Après le mouvement #NotInMyName lancé par des musulmans dénonçant l’État Islamique, voici #NotMyFault, le mouvement des populistes de droite se dédouanant lâchement de leurs propos islamophobes!

-Alex Fatta, #NotMyFault, la série.

J’ai les mains propres

-Kay Kersplebedeb, la série.

« Quand on tient pour responsables la radio-poubelle et les chroniqueurs islamophobes, on ne joue pas les smartass atterrés qui se cherchent absolument un coupable de dernière minute. No-non. Le « coupable », on le prévient depuis des mois, des années. On savait depuis longtemps. Chaque appel à la résistance anti-islamisation nous faisait appréhender le pire. Dès qu’on a pu lire côte à côte les mots TIREUR et MOSQUÉE, des noms nous sont venus spontanément en tête. Tout le monde. On a serré les poings. »

-Murphy Cooper, Nightlife, 31 janvier 2017.

« Du sang sur les mains, c’est rough. Trop, répond-il. En même temps, je ne suis pas prêt à désengager ces animateurs de radio de leurs responsabilités. »

-Webster, La Presse, Radio-Canada, 1 février 2017.

Des intellectuels

« Il n’est pas démontré qu’il y a un lien de causalité entre ce qui s’est passé hier soir et les radios de Québec, mais on ne peut malheureusement pas non plus dire avec certitude que ça n’a rien à voir (…) Il y a un amalgame entre les musulmans qui sont tous des islamistes, qui sont tous des terroristes. C’est ce qu’on entend sur les radios de Québec. »

-Marc-François Bernier, professeur au département des communications à l’Université d’Ottawa, Projet J, 30 janvier 2017.

« The real danger of this kind of radio is that they play with the line between news, opinion and demagoguery. »

-Louis-Philippe Lampron, enseignant en droits humains à l’Université Laval, Washington Post, 31 janvier 2017.

« Aujourd’hui, toutefois, devant cet acte de barbarie depuis trop longtemps anticipé, j’accuse! J’accuse ceux et celles des commentateurs, journalistes et autres «faiseurs d’opinions» qui ont profité de leurs tribunes à la radio, à la télévision ou dans les journaux pour alimenter l’image du «musulman terroriste. »

« Les radios-poubelles de Québec qui ont déversé leur fiel pendant 15 ans contre des personnes qu’ils ne connaissent qu’à travers leurs préjugés, leur ignorance et leurs peurs irrationnelles. »

-Paul-Étienne Rainville, doctorant en histoire des droits de la personne à l’Université du Québec à Trois-Rivières, le Nouvelliste, 1 février 2017.

« À Québec, cette droite tient le micro chaque jour sur les ondes d’obscures stations de radio inondant son auditoire des pires préjugés et de propos haineux destinés à polariser les opinions et à cristalliser les réflexes de rejet. Elle s’incarne dans des tribuns sans envergure, néanmoins habiles à nourrir la hargne et à canaliser celle-ci vers les mêmes cibles héréditaires qui tiennent lieu de véritables lubies (le pauvre, l’étranger, le musulman, l’homosexuel et l’intellectuel). »

-Stéphane Chalifour et Judith Trudeau, professeurs au Département de sciences humaines du collège Lionel-Groulx, le Devoir, 1 février 2017.

« Ces radios « contribuent à légitimer un discours de plus en plus accusatoire face aux minorités en général, aux musulmans en particulier (…) Leurs propos se résument à « du suprémacisme blanc, de la victimologie blanche, et répètent combien la société québécoise est en danger. »

-Stéphane Léman-Langlois, criminologue à l’Université Laval, L’Express, 1 février 2017.

« À Québec, il y a un contexte qu’on ne peut pas nier qui est entre autres entretenu par les médias que certains appellent les radios-poubelles. Je ne suis pas en train de dire que c’est ce qui propulse ces groupes-là [d’extrême-droite], mais, quelque part, ça aide aussi à les banaliser. »

-Aurélie Campana, de la Chaire de recherche sur les conflits et le terrorisme à l’Université Laval, le Devoir, 2 février 2017.

« on peut souhaiter, à tout le moins, une prise de conscience sur l’effet de nos propos. Dans de très rares cas, ces effets peuvent mener à des gestes tragiques, aux conséquences irréversibles. »

-David Crête, Professeur de marketing à l’École de gestion de l’UQTR, le Soleil, 5 février 2017.

« Il faut quand même faire la part des choses : les animateurs n’ont pas tiré. Ils n’ont pas non plus dit de tirer. Il n’y a pas de lien direct. Cependant, on peut parler d’un lien indirect très fort en raison de la propagation du discours haineux et de sa banalisation dans la population. »

-Diane Vincent, ex-professeure en linguistique à l’Université Laval, le Soleil, 5 février 2017.

«Le lien entre l’attentat et la radio est presque impossible à faire (…) Cependant il y a des propos qui sont carrément anti-immigration, islamophobe (…) Lors de l’épisode Occupons Québec, un des animateurs a dit « Est-ce que ça va nous prendre un feu pour se débarrasser de ces crottés-là? (…) Et dans la demie-heure, il y a un feu qui s’est déclenché sur les lieux.»

-Dominique Payette, professeure au département Information et Communication à l’Université Laval, TV5 Monde, 3 février 2017.

« Le cliché veut que l’originalité du Québec vienne en partie du fait qu’il se trouve au carrefour de l’Europe et des États-Unis. C’est vrai, mais cela nous donne aussi une combinaison explosive de radio-poubelle et de l’extrême droite aux tendances fascisantes présentes en Europe. »

-Jocelyn Maclure et Charles Taylor, professeurs de philosophie à l’université Laval et à l’université MCGill, la Presse, 8 février 2017

« Mme Helly distribue les blâmes à la ronde : aux radios-poubelles – dont le discours haineux devrait à son avis être mis à mal par le CRTC – et à presque toute l’élite politique, «qui est soit hypocrite, soit inconsciente. »

« C’est pas des mesures symboliques uniquement qui vont suffire. Il faut des mesures aussi et il va falloir certainement qu’au niveau législatif il se passe quelque chose pour contrôler les radios-poubelles (…) C’est tout un arsenal de répression qu’il faut mettre en place. »

-Denise Helley, professeure à l’INRS et spécialiste entre autres des questions de crime haineux, de discrimination et de pluralisme culturel, La Presse, Radio-Canada, 2 mars 2017.

« There’s this strong discourse [against] people who they see as wanting to change society, who are asking for special rights,” Brin told The Canadian Press following the massacre. “There’s the fear of Islamic terrorism and the generalization that the Muslims’ Islamic faith in general is the problem. »

-Colette Brin, Professeure au Département d’information et de communication, Université Laval et directrice du Centre d’études sur les médias, J-Source, 31 juillet.

« Comme d’autres, il montre du doigt les radios de Québec, qui entretiennent le brasier. »

-Sébastien Bouchard, instigateur de la grande vigile de solidarité qui a attiré 15 000 personnes au lendemain de l’attentat, Radio-Canada, 8 septembre 2017.

Des journalistes

« La haine, que chaque jour les radios-poubelles de cette ville, contre les musulmans, les amalgames qu’ils font et tous les stéréotypes qu’ils [entretiennent] dans leur radio ou dans certains journaux. Il faut que ça arrête. Il y a des vies humaines derrière cela. »

-Stéphane Gasse, animateur de radio, lisant un témoignage à BLVD, Journal Métro, 30 janvier 2017.

Lise Ravary« Some Quebec City “celebrity (radio) hosts are obsessed with immigration. »

-Lise Ravary, chroniqueuse,

National Post, 1 février 2017.

 

« Et au final, quand on façonne pour son profit les demi-vérités, les débats vaseux, les attaques personnelles et les surnoms méprisants, et qu’on distribue au citoyen en colère sa petite dose quotidienne de haine de l’autre afin qu’il évite de se considérer comme le possible responsable de son malheur, on finit par créer des monstres. »

-David Desjardins, chroniqueur, L’Actualité, 30 janvier 2017.

« Je ne sais pas s’il écoute les radios-poubelles de Québec ; s’il apprécie le discours antiprogressiste de Jeff Fillion et de ses valets (…) »

« Ce que je sais, en revanche, c’est que les discours d’intolérance désinhibée, de xénophobie socialement acceptable, d’amalgame grossier entre musulmans et extrémistes, nourri et relayé non seulement par des trolls anonymes mais par trop de figures médiatiques, ici comme ailleurs, participe à un climat délétère. Et que ce terreau fertile à la haine, à une islamophobie qui – n’en déplaise à certains commentateurs – existe bel et bien, est indissociable du drame de Sainte-Foy. »

-Marc Cassivi, chroniqueur, La Presse, 31 janvier 2017.

« Ne devrait-il pas y avoir certains animateurs de radio et chroniqueurs avec lui afin de répondre de leur complaisance, voire de leurs propos abjects? Ces gens-là ont du sang sur les mains, tout comme les antisémites du 19e siècle et de la première partie du 20e ont une responsabilité dans la Shoah. »

-Pascal Cyr, historien, Huffington Post, 31 janvier 2017.

« The radio stations Radio X and FM93 are among those cited as giving voice to anti-Muslim activists. »

-Craig S. Smith et Dan Levin, journalistes, New York Times, 31 janvier 2017.

« Des journalistes en partie responsable, une thèse qui ne cesse de gagner du terrain. »

-Pierre Millet, journaliste, RTS, 1 février 2017.

« Dans la fébrilité du direct, dimanche, Pierre Jobin, de TVA, avait évoqué la responsabilité de la radio privée de Québec dans la montée de l’intolérance.»

-Pierre Jobin, journaliste et présentateur de TVA, citation d’une vidéo de TVA reprise dans La Presse, 29 janvier 2017.

« Il sera nécessaire, en effet, de changer de ton pour parler de laïcité et d’accommodements raisonnables. Pour cela, pas besoin de réduire la liberté d’expression, comme le proposait le malheureux projet de loi libéral abandonné l’année dernière. »

-Paul Journet, éditorialiste, La Presse, 1 février 2017.

« Le moment (est) particulièrement bien choisi pour les médias de repenser leur façon de traiter des communautés en général et des musulmans en particulier. »

Projet J, 30 janvier 2017.

« Bref, cette semaine, on fait leur procès. Comme si on se réveillait, collectivement, que ce genre de discours crée un fond sombre, crée un climat lourd. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’ils ont du sang sur les mains, je dirais toutefois qu’ils sont un engrais à tout un discours de merde. Comme le chante Mononc’ Serge, «Si les fachos partagent tes posts, Pose-toi des questions. »

-Mickael Bergeron, chroniqueur, Voir, 2 février 2017.

« Extreme right-wing views seem to be especially common in Quebec, Canada’s French-speaking province. Radio poubelle (“rubbish-bin radio”), as Quebeckers call shock radio, spreads the notion that the province is overrun with Muslims. »

The Economist, 4 février 2017.

« When a racist hears that other people share the same views as them, they feel they are more supported and justified in their beliefs. Such radio stations provide a sense of validation for terrorists like Alexandre Bissonnette, and give them support to murder minorities. The stakes are high for the existence of a radio station like Radio Poubelle. »

As an insult to Canada and its communities, Radio Poubelle needs to be shut down.

-Nicki Siamaki, chroniqueur, McGill review, 13 février 2017.

« Certains animateurs de radio multiplient allègrement des formules-chocs racistes qui, il n’y a pas si longtemps, leur auraient valu au bas mot des remontrances de leurs patrons. »

-Jean-François Cliche, éditorialiste, le Soleil, 31 août 2017.

« Le fameux mystère de Québec dont on a si souvent parlé en politique, montre tout de même un milieu plus conservateur qu’ailleurs, et un public favorable à des radios et à des commentateurs dont le plus grand mérite n’a jamais été la tolérance. »

-Gilbert Lavoie, chroniqueur, le Soleil, 30 août 2017.

Des experts

« Certains animateurs de la radio de Québec ont « du sang sur les mains (…) Je n’ai pas dit qu’un commentateur a commandé cette tuerie, mais quelque part, on a la responsabilité commune de faire attention à nos critiques. »

« On ne parle plus d’animateurs mais bien d’agitateurs. Ils ne favorisent pas un débat d’analyse, ils entretiennent une « opinion » de la haine, de l’insécurité et de la médisance. »

-Michel Juneau-Katsuya, ex-agent du SCRS, La Presse, 30 janvier 2017, La Presse, 3 mars 2017.

M. Deparice-Okomba pointe, lui, les discours populistes et démagogiques qui abondent sur certaines radios privées de Québec et les groupes d’extrême droite y gagnent en visibilité dans la capitale québécoise.

-Herman Deparice-Okomba, directeur au Centre québécois de prévention de la radicalisation menant à la violence, Le Monde, 4 février 2017.

Des gens du milieu des communications

« Puis, on a appris que le suspect principal est, entre autres, une personne qui a une haine des musulmans et des féministes et qu’il utilise l’expression « féminazie », rendue populaire par certains animateurs de radio-poubelle, reprise par des vlogueurs et maintenant abondante sur les médias sociaux. »

-Michelle Blanc, consultante conférencière et auteure stratégies Web, Huffington Post, 1 février 2017.

« Une question me turlupine depuis quelques jours: sommes-nous les bailleurs de fonds de la haine? Qu’avons-nous fait et que faisons-nous face à la montée des radio-poubelles? Face à la radicalisation de certains chroniqueurs? »

-Chris Bergeron, directrice chez la firme de communications, Cossette, Infopresse, 31 janvier 2017.

Des quidams

« @jefffillion tu as ta part de responsabilité là dedans. Donc ta fausse compassion garde-la pour toi.

@jefffillion Tout ça, c’est un peu à cause de toi, de ta haine et de tes préjugés. Tu as leur sang sur les mains.

Ceux qui soufflent sur les braises on leur part de responsabilité. La haine attise la haine. »

ProjetJ, 30 janvier 2017.

« La xénophobie et le racisme qui ont lieu à Québec ne sortent pas de nulle part et ne jaillissent pas du néant »

« Leurs propos visent à banaliser des discours racistes qui, au fur et à mesure, deviennent de plus en plus normaux. Ces gens-là ne se cachent plus et se [revendiquent] fièrement de ces idéologies-là. »

-André-Philippe Doré et Roxanne Lachance, organisateurs de la manifestation, Radio-Canada, 11 février 2017.

« It’s completely stupid and easy. They don’t give you facts. They just give you opinions that provoke people. »

-Guillaume Verret, client d’un Starbuck de Ste-Foy, Washington Post, 31 janvier 2017.

« Ce ton intimidateur, ces faits déformés, cette logique argumentaire déficiente, cette haine des autres… N’envoie-t-on pas nos enfants à l’école justement pour les équiper contre ces grossièretés ? »

-Bruno Fortin, le Devoir, 10 février 2017.

Est-ce que tout ce beau monde avait tort?

« Les Duhaime, Fillion, Martineau et autres ont une responsabilité dans les meurtres d’Abdelkrim, Aboubaker, Khaled, Azzedine, Mamadou et Ibrahim.

Jusque là, vous étiez juste racistes, xénophobes et sexistes, vous êtes désormais complices d’un assassin. »

-La Coalition sortons les radios-poubelles, Radio-poubelles complices!, 31 janvier 2017.

En toute solidarité avec la communauté musulmane, nous vous invitons à la commémoration de l’attentat qui aura lieu le 29 janvier, à 18h30, au 820, rue du Chanoine-Martin.

Stigmatisation et faussetés sur les enfants transgenres

Un groupe de scientifiques dénoncent les mensonges véhiculés par le psychologue patenté Yvon Dallaire lors d’une entrevue au FM93 sur les personnes trans

Nous désirons réagir à l’entrevue avec l’invité Yvon Dallaire, psychologue, diffusée le 18 décembre dernier sur les ondes du FM93 à Québec. À titre de cliniciens spécialistes, chercheurs et personnes intéressées à la question des enfants trans, plusieurs propos entendus nous semblent erronés et nous désirons ici rétablir quelques faits. Cette intervention médiatique contribue d’après nous à la stigmatisation de ce groupe déjà vulnérable et comporte plusieurs informations qui ne sont pas cohérentes avec les données probantes en recherche.

lesoleil.com

Dessine-moi un troisième lien

Il existait pourtant un beau projet, le service rapide par bus (SRB), appuyé par le maire Labeaume de Québec et le gouvernement Couillard. Mais une intense mobilisation anti-SRB a été lancée, avec certaines radios privées. En seulement six mois, l’appui au projet a chuté de 75 à 50 %. Le maire de Lévis a ensuite enterré le projet. La minorité bruyante a ainsi gagné. M. Labeaume se bat contre un cercle vicieux : les transports collectifs sont vus comme une solution de pauvre, alors la demande est faible, et on y sous-investi.

lapresse.ca