Exit Patrice Demers

Patrice Demers, le directeur général de Radio X, n’occupe plus son poste. Il tenait les rênes de CHOI 98,1 depuis 1996 et a oeuvré à créer le groupe, qui comprend aussi Radio X2, CHOI 91,9 à Montréal et KYK 95,7 à Saguenay.

On ne connaît pas encore la cause du départ de M. Demers, qui ne nous a pas rappelés. Même silence du côté du bureau de Raynald Brière, Radio Nord Communications (RNC), propriétaire du groupe Radio X.
Le groupe Radio X se passera de Patrice Demers sur lapresse.ca

Quelques points

  • Patrice Demers est l’homme fort de Radio X. C’est lui qui, en 1997, achète CHOI et prend le virage de la trash-radio. C’était l’époque ou il était président de Genex. C’est l’homme derrière Jeff Fillion. Demers a pris les mesures nécessaires pour sauver CHOI de la fermeture, alors que le CRTC menaçait de lui retirer sa licence.
  • Stéphane Dupont croit que son départ est lié aux les larges investissements pour Radio X Montréal qui ne rapportent pas.
  • Demers quitte alors que Radio X affiche des cotes d’écoute record. Radio X n’a jamais eu d’aussi bonnes audiences à Québec et le réseau n’a jamais été autant étendu (Québec, Saguenay et Montréal).
  • La résistance est forte contre Radio X. Depuis des mois, les annonceurs sont sollicités de toutes parts de cesser de collaborer avec Radio X. Il y a quelques mois, deux éboueurs ont été trainés en cour. C’est le cas à Québec, Saguenay et Montréal, ce qui n’est jamais arrivé dans l’histoire de Radio X. Est-ce que les propriétaires de RNC sont plus sensibles à la critique?
  • C’est ce que semble penser l’animateur du matin Denis Gravel, qui a indiqué sur Facebook « Je ne sais plus pour qui je travaille actuellement et je me questionne sur la patience, la vision et la carapace de cette relève. « 
  • Jeff Fillion affirme qu’il a été viré parce que Québec est la seule station dans le réseau qui fonctionne bien. Cette affirmation est à prendre avec des pincettes. Si on ne peut nier que ça pourrait aller mieux à Montréal, ça ne va pas si mal au Saguenay ou à Radio X2.

C’est une victoire pour ceux qui souhaient une radio de qualité, dénuée de propos sexistes, homophobes et haineux.

Ce n’est pas le temps de baisser les bras, au contraire. Mais on peut célébrer!