Le Conseil de presse blâme Radio X pour conflit d’intérêts, préjugés, discrimination et propos méprisants

Le Conseil de presse a rendu publiques deux décisions concernant Radio X.

L’une concerne une plainte déposée le 6 mai 2015. On y rapporte que Jean-Christophe Ouellet, le co-animateur de Dominic Maurais à Radio X, parle de vapotage à l’antenne tout en étant propriétaire d’une boutique de cigarettes électroniques. Ce qui le met en conflit d’intérêts.

La chose est tellement banalisée à Radio X que Maurais avait même fabriqué un thème musical spécial chaque fois que Ouellet parlait de vapotage: « les vapo news ».

« Pour le Conseil, le conflit d’intérêts de M. Ouellet est évident. Étant donné son statut de propriétaire d’une boutique de cigarettes électroniques, il aurait dû s’interdire d’aborder tout sujet touchant au vapotage. »

Un blâme est également porté à l’encontre de Dominic Maurais « pour avoir omis de veiller à ce que M. Ouellet ne se retrouve pas en situation de conflit d’intérêts. »

Cette décision va dans le sens de ce que la Coalition affirme depuis maintenant 4 ans: la radio-poubelle fait de l’anti-journalisme. Elle utilise le journalisme tout en en piétinant les principes déontologiques de base.

Ça fait plusieurs semaines qu’il n’y a pas eu de « vaponews » à Radio X, ce qui confirme une autre affaire: si la radio-poubelle n’est pas membre du CPQ et ne répond pas aux plaintes, elle garde une oreille attentive et peut modifier ses comportements dans le bon sens.

Lire toute la décision du Conseil de presse d2015-05-137.

L’autre décision concerne une grande séance de défoulement contre les plus démunis de la société: les gens vivant de l’aide sociale.

La plainte est déposée le 17 avril 2015 par le Regroupement des femmes sans emploi du Nord de Québec. Elle concerne Denis Gravel et Jérôme Landry à l’époque où ils faisaient croire qu’ils étaient les meilleurs amis du monde.

Le conseil atteste que Gravel et Landry ont fait preuve de mépris et de discrimination, et ont propagé des préjugés envers les gens vivant de l’aide sociale mais aussi contre ceux qui les défendent.

Les gens vivant de l’aide sociale y sont qualifiés de voleurs, sales et alcooliques.

Extraits:

« Les gens aptes au travail, met ton cadran, peigne-toi et va travailler […]. Lave-toi […]. »

« On tolère des gens, dix, onze ans sur le B.S, alors qu’ils sont aptes au travail […] ces gens-là sont des voleurs! […] qui tu voles? Ceux qui ont des limitations à l’emploi, ils enlèvent de l’argent à ceux qui en ont vraiment besoin […]. »

Le CPQ déplore aussi l’utilisation péjorative à répétition du mot « B.S ».

En répétant continuellement le terme “B.S.”, l’animateur contribue à renforcer une image négative à l’égard des personnes assistées sociales.

La Coalition sortons les radios-poubelles déplore l’acharnement des animateurs à s’attaquer aux plus faibles et à en faire des boucs-émissaires. En plus de s’attaquer aux pauvres, la radio-poubelle s’attaque aussi aux musulmans, aux femmes, aux gays, etc.

Nous déplorons l’impunité dont jouit la radio-poubelle. Une organisation avec des dents doit être en mesure de faire appliquer des sanctions contre ceux qui piétinent la déontologie journalistique et qui répandent la haine.

Lire la plainte d2015-05-140.