Le CPQ, kossa donne?

Le CPQ est l’organisation qui possède le monopole du traitement du code de la déontologie des journalistes au Québec. Son adhésion est volontaire. Québecor et Radio X n’en sont pas membre. Ils peuvent cependant être jugés par le Conseil.

Il y a de nombreux avantages à faire une plainte au CPQ:

  • Facile: la radio-poubelle viole le code de déontologie presque chaque jour. Il est facile de trouver des raisons de déposer une plainte justifiée. La Coalition fournit régulièrement toutes les informations nécessaires pour sauver un maximum de temps dans la rédaction de la plainte (citations, noms des animateurs, heure, station etc).
  • Crédible: un jugement du CPQ, c’est un ensemble de journalistes chevronnés faisant un jugement réfléchi sur un média. Ce sont des gens qui connaissent le métier. Ce sont des pairs qui se jugent entre eux. Si un quidam accuse la radio-poubelle d’être raciste, ça ne vaut rien. Mais si le CPQ affirme la même chose, le jugement sera respecté. De plus, les plaintes justifiées par le CPQ peuvent-être utiles dans le cadre de d’autres plaintes (au CRTC par exemple) et auront plus de poids.
  • Démoralisateur: un jugement du CPQ nuit au moral des animateurs qui sont jugés. On entend souvent les animateurs se plaindre de vieux jugements du CPQ. Imaginez vous faire dire par vos pairs, vos amis dans la profession (et n’habitant pas forcément le Plateau!), que vous faites une job merdique. Ça fesse. De plus, un jugement décridibilise la radio-poubelle dans la profession. La radio-poubelle n’utilise pas les jugements du CPQ pour se victimiser. Ils ont honte des jugements et tentent de les ignorer. Ce n’est que par la bande, et discrètement, qu’ils mentionnent parfois les jugements. De plus, puisque le jugement du CPQ n’a pas d’impact coercitif, c’est difficile de justifier le rôle de victime.
  • Impact médiatique: un jugement du CPQ peut justifier un article ou un reportage, mettant en lumière le caractère toxique de la radio-poubelle face au public, pouvant ainsi le sensibiliser. Ça aura aussi un impact sur des annonceurs soucieux de leur image, pouvant aller jusqu’à revenir sur leur partenariat.

Les effets passés
Sous des airs de grands méchants loups, la radio-poubelle est une géante aux pieds d’argiles. La crainte de perdre sa job est une réalité quotidienne tangible pour les animateurs depuis l’épisode Libârté. Tout en feignant d’ignorer les décisions du CPQ, la radio-poubelle est en réalité très attentive à ses décisions et change ses pratiques en conséquence.

Si le nombre de plaintes atteint un niveau critique, la profession pourrait être portée à changer le rôle et les pouvoirs du CPQ. D’ailleurs les journalistes sont depuis quelques années en réflexion sur la profession. Souvenons-nous des réflexions sur une licence professionnelle. Le travail de la Coalition peut contribuer à la réflexion.