Archives du mot-clé autoritarisme

Éric Duhaime veut supprimer votre droit de vote

Dans l’extrait suivant, Éric Duhaime réclame que le droit de vote soit attribué en proportion du montant d’argent versé à l’impôt. Plus tu paies d’impôt, plus tu as de votes. Donner le pouvoir aux riches, en somme. Ce type de gouvernement s’appelle une ploutocratie, et ça n’a rien d’innovant.

Et vu que les écarts de richesse sont importants au Québec (20% de la population en détient 70%), ça revient à dire que le vote de la majorité de la population ne vaudrait plus rien.

Étrangement, la discussion s’amorce alors que le duo Drainville-Duhaime aborde les votes des actionnaires de Bombardier. Pourtant, s’il y a bien une preuve que les riches dirigent déjà le Québec, c’est bien les milliards d’argent public versés à la famille Bombardier.

Duhaime n’est pas le premier animateur à revendiquer d’abolir le droit de vote des gens sur l’aide sociale. Déjà, André Arthur l’avait proposé en septembre 2015 et Sylvain Bouchard en janvier 2014.

Et comme Drainville le fait remarquer à Duhaime, tout le monde paie des taxes, même les plus pauvres. Monsieur Éric-je-connais-ça-moi-les-chiffres-Duhaime réplique que les taxes représentent une fraction « marginale » des revenus de l’État. Ça en représente quand même 21%!

Et Duhaime de poursuivre en disant que la démocratie, la santé et l’éducation ne sont « pas des droits ». Pourtant, tout ça est bien consigné dans les deux Chartes des droits et libertés. Donc, non seulement ce sont des droits, mais ils sont parmi les plus importants et les plus protégés au Canada.

Éric Duhaime affirme que les pauvres ne peuvent pas bien voter parce qu’ils sont en conflit d’intérêt… C’est rassurant de voir que Duhaime se préoccupe des conflits d’intérêt, lui qui empoche l’argent des concessionnaires automobiles tout en revendiquant un troisième lien, des élargissements d’autoroute et la suppression des voies réservées aux autobus.

La quantité de balivernes dans cet extrait dépasse largement les limites. Vous pouvez porter plainte au CCNR ou au CPQ et écrire une lettre aux annonceurs.

93.3: retirer le droit de vote à ceux qui ne paient pas d’impot

9 mai 2017, Drainville-Duhaime avec Éric Duhaime et Bernard Drainville (00:12:24)

11h20 : ED- « La démocratie avec l’argent, là. C’est-à-dire: une piastre, un vote. C’est pas de la démocratie, tout le monde est égal à tout le monde (…) On devrait faire ça en démocratie. Chaque dollar que tu mets à l’impôt, ça te donne un droit de vote. Si tu paies pas une cenne et tu ne fais que recevoir, bien tu fermes ta gueule, et tu n’as pas le droit de vote. Ça serait pas pire (…) Tu paies 10,000$ en impôt, t’as 10,000 droits de vote (…)

BD- Ça, ça veut dire que les 10 familles les plus riches du Québec pourraient probablement contrôler le gouvernement.

ED- Bien, c’est déjà mieux que le monde qui paie pas une maudite cenne d’impôt, puis qui décide qui va être élu au gouvernement, alors qu’ils ont même pas contribué. Ça va bien, voter pour un gouvernement qui dit: hé va dépenser ici, va dépenser là, quand c’est pas toi qui paie, t’es en conflit d’intérêt. Voyons donc!

BD- T’es en train de dire que les gens qui sont sur l’aide sociale, c’est pas des vrais citoyens.

ED- Ils devraient remercier le monde de leur donner de l’argent. Mais ils ne devraient pas dire donnez-moi en plus, je vais voter pour vous autres. Parce qu’en quelque part, c’est quasiment un hold-up sur ceux qui paient des taxes et des impôts (…)

ED- Parce que les taxes, on s’entend que c’est marginal en terme de revenus pour le gouvernement, par rapport aux impôts (…)

BD- L’éducation, les hôpitaux… « Là, tu vas commencer par le droit de vote, et après ça va être d’autres droits »

ED- « Premièrement, c’est pas un droit. C’est écrit où ça? L’éducation, c’est un privilège. Tous ces services là [hôpitaux], c’est un privilège. Il y a plein de monde sur la planète qui ont pas ça! C’est pas un droit pour tous les êtres humains du monde (…) »

ED- « Moi, j’ai-tu le droit d’arrêter de payer de l’impôt? Ah non, ça, ça existe pas ce droit-là. C’est juste les droits définis par les gauchistes (…) »

2017.05.09-11.20-933-dictature-des-riches.mp3

Manif du COBP: « Je leur montrerais pour une fois c’est quoi de la brutalité policière », dit Jeff Fillion

Chaque 15 mars à Montréal, le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP) manifeste contre la brutalité policière. Le thème de cette année était la gentrification et 500 personnes ont pris la rue.

Mais c’est trop de liberté pour Jeff libârté Fillion. Il dit que s’il dirigeait la police, il materait les manifestants de façon tellement violente que ce serait la dernière manif. Fillion fait clairement de l’incitation à la violence.

Vous trouvez ces propos inacceptables? Vous pouvez porter plainte au CCNR ou au CPQ, écrire une lettre aux annonceurs et signer la déclaration pour des ondes saines.

Radio X: un peu de violence pour maitriser les manifestants

16 mars 2017, Maurais live, avec Dominic Maurais et Jean-François Fillion (00:07:55)

8h18 : DM- « Incroyable de voir des jeunes qui se réunissent pour faire de la casse (…) »

JF- « Sais-tu ce que je ferais, moi? Je leur montrerais pour une fois c’est quoi de la brutalité policière. Je le ferais rien qu’une fois.

DM- « Comme en Corée du Sud, des fois, quand il y a des manifs qui dégénèrent un peu, plus que le camion à eau (…) »

— Fillion laisse entendre qu’on devrait traiter les manifestants comme en Chine —

JF- « Des manifestations de Tibétains, il n’y en a pas beaucoup sur les tracks de chemin de fer. On est tellement molasse (…) Faut que tu montres que tu as de la pogne. Faut qu’on montre qu’on a une discipline (…) »

DM- Une petite sauce Pat Burns avec son passé de police à Gatineau, c’était la tête par en avant aweille rentre là-dedans.

JF- L’annuaire!

DM- L’annuaire, dans le temps, hein? (…)

JF- La loi et l’ordre, c’est quelque chose qu’on a comme… abandonné (…)

DM- Faut que tu protèges les fondements de notre société (…)

JF- Ça a pris quoi pour remettre New York safe? Ça a pris un républicain avec une tête de cochon qui à partir d’aujourd’hui je mets la police dans la rue puis vous allez voir qu’on va vous trainer la face sur l’asphalte (…) New York a besoin d’un maire autoritaire (…) ​

maurais-live_2017-03-16-8h18-la-face-sur-lasphalte-brutalite-cobp.mp3

Fillion veut congédier tous les profs communistes

Jeff Fillion a des solutions simplistes pour tout. En matière d’éducation, c’est tout un plan:

  • Mettre tous les profs à la porte
  • Donner plein pouvoir aux directeurs d’écoles
  • Engager de nouveaux profs sous réserve de réussir un « test anti-communiste »
  • Mettre des caméras dans les salles de classe pour espionner les profs

Bref, Fillion veut remplacer tous les profs par des gens qui pensent comme lui. Et certains profs sont juste remplacés par un écran vidéo diffusant des films en format vidéo.

Les parents de Jeff Fillion étaient profs. Amateur de psychanalyse, à vos notes.

Radio X : faut mettre à la porte tous les profs et ramener les anti-communistes

17 janvier 2017, Fillion, avec Jeff Fillion

11h45 : « JF- On a des profs qui se plaignent tout le temps (…) « 

Fillion raconte que ça prend des caméras partout, parce que les profs sont communistes (…)

« JF- Premièrement, on les sacre dehors à coups de pied dans le derrière, pour leur montrer qui qui mène (…) Puis si on te dit tu vas donner un cours d’économie en septembre, tu fermes ta gueule et tu vas donner un cours d’économie, sinon tu prends tes affaires (…) puis goodbye. Ok? (…) Sinon tu rentres puis tu fais ce qu’on te dit (…) On projette ces vidéos-là (ceux fait par la droite), dans les classes et c’est pas donné par des profs communistes qui vont nous dire que le capitalisme c’est dangereux, et que la planète est polluée, et qu’il faut faire des entreprises communautaires. Y en a une gang de même. On leur fait passer un test anti-communiste et une fois qu’ils ont passé le test, on les met dans une capsule vidéo (…) Le jour où on va mettre tous les profs dehors, qu’on aura redonné les clés à la direction d’école en lui disant : c’est ton école, c’est à toi d’attirer du monde (…) »

fillion_2017-01-17-enseignants-bashing.mp3

Les anti-Trump sont des « crottes de nez », selon Denis Gravel

Denis Gravel

Les gens ont manifesté à travers le monde à l’occasion de l’inauguration de Donald Trump comme président des États-Unis. Des femmes ont rejeté avec colère l’élection d’un président macho à New York, Philadelphie, Chicago, Los Angeles, Paris, Berlin, Londres, Prague, Sydney et Montréal, entre autres.

Pour Denis Gravel (la-voix-des-sans-voix autoproclamée), ce sont tous des « crottes de nez ».

Le monologue a le mérite de dévoiler la façon inédite de Gravel de concevoir la démocratie: « Si tu es pas d’accord, reste chez vous! »

Radio X : Les anti-Trump sont des « crottes de nez »

20 janvier 2017, Gravel dans le retour, avec Denis Gravel

15h05 : « DG- On a entendu beaucoup parlé aussi de sécurité, de manifestations aussi, depuis le début de la journée, je trouve ça incroyable que des gens manquent de classe et d’intelligence au point de manifester aujourd’hui. Vraiment des gens qui ont la tête pognée dans l’nombril et qui ne voient absolument rien. Je trouve ça triste dans une démocratie (…) Tu es une crotte de nez si tu manifeste aujourd’hui. C’est l’élection démocratique d’un président dans une démocratie. Si tu es pas d’accord, reste chez vous. Mais la démocratie, c’est plus gros que ce que tu penses de Donald Trump (…) Une fois de temps en temps, faut juste fermer nos gueules et reconnaitre que le système fonctionne (…) Les gens qui manifestent à Montréal, je vais vous le dire, vous êtes des crottes de nez. Les gens qui manifestent à Washington, vous êtes des crottes de nez (…)

gravel-dans-le-retour_2017-01-20-15h05-crotte-de-nez-trump.mp3

Les flics de Val d’Or ne peuvent pas avoir violé les Autochtones, elles sont laides et ils sont beaux, selon Fillion

Jeff Fillion

Les policiers n’auraient pas violé les Autochtones à Val d’Or, parce que les policiers sont trop beaux, selon Fillion, citant une  »source policière ». De leur côté, les femmes autochtones sont trop « déboitées » pour être des proies de choix pour des violeurs.

Dossier réglé. Aucun policier n’aurait ainsi pu agresser des femmes autochtones à Val d’Or, selon Fillion.

L’affirmation est bien entendu insultante et vise à dénigrer les Autochtones, des victimes de multiples actes de brutalité policière et d’agressions, dont des agressions sexuelles. Elle a aussi de forts relents racistes et sexistes. Le viol n’a rien à voir avec un acte de séduction sexuelle, mais a tout à voir avec un acte de pouvoir.

CHOI : les policiers pas des violeurs puisqu’ils sont beaux

15 novembre 2016, Fillion, avec Jean-François Fillion et Gerry (00:05:35)

11h38 : « J’ai déjà parlé à un policier (…) On est tous des jeunes, on arrive, on a tous des belles femmes, on commence (…) les femmes autochtones avec qui on a affaire, c’est des cas problématiques. Des filles qui sniffent de la colle (…) On sait que les Amérindiens acceptent pas, surtout quand ils sont intoxiqués, ils acceptent pas l’autorité. Ça prend un peu de discipline, ça prend des gens qui brassent un peu. Mais les policiers de là à avoir des agressions sexuelles… Ce que le gars me disait, il dit je regarde autour de moi, c’est tous des beaux gars (…) Il dit mettons que là-dedans, il y en a qui ont envie de tromper leur femme. Je veux pas être méchant, mais ils feront pas ça avec quelqu’un qui a sans doute des problèmes d’hépatite,  (…) des dents pourries (…) le terme qu’on va utiliser : déboitées. Vraiment maganées. »

2016-11-15-11h38-Fillion-autochtone-pas-belles.mp3