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Une femme se fait violer par son conjoint? Le problème est la libido de cette femme, selon Pierre Mailloux

Pierre Mailloux

Une femme appelle sur la ligne ouverte de Pierre Mailloux. Elle affirme être régulièrement violée par son conjoint… et Pierre Mailloux et Josey Arsenault déplorent ses médicaments qui nuiraient à sa libido.

Donc, puisque vous subissez des viols répétés par votre conjoint, vous pouvez corriger le problème en vous rendant encore plus disponible sexuellement. Le problème n’est pas que l’homme remplisse ses besoins sexuels sans votre consentement, le problème c’est que vous n’en éprouvez aucun plaisir.

Ces propos ne sont-ils pas une incitation à commettre un acte criminel, un viol?

Ce qui est remarquable dans cet extrait, c’est la culpabilisation de la victime. Pierre Mailloux, feignant l’empathie, cherche à prendre l’auditrice en défaut. Pas l’agresseur, non. Lui, c’est correct. Selon Mailloux, la femme serait suspectée d’être tombée enceinte, et elle est coupable de ne pas se livrer aux désirs sexuels du violeur.

Remarquez que le mot viol n’est jamais employé dans l’extrait audio.

Mailloux est un promoteur du viol. En octobre 2016, il affirmait que la seule issue pour une femme face à un homme en érection est de se soumettre à ses désirs. Que toute tentative de discipliner les hommes à avoir une attitude plus respectueuse serait vouée à l’échec. Quelques jours avant, il affirmait aussi que parfois des « non » sont des  »oui ».

C’est de l’incitation à la violence et vous pouvez donc porter plainte au CCNR ou au CPQ et écrire une lettre aux annonceurs.

FM93 : femme violée, manque de libido

24 mai 2017, Doc Mailloux et Josey, avec Pierre Mailloux, Josey Arsenault et Martine (00:09:37)

10h18 : Martine – « J’ai la maladie de Crohn depuis l’âge de 20 ans (…) Il voulait faire du sexe tous les jours (…) même si je disais non, il me pénétrait quand même (…) »

« PM- Vous trouvez pas ça drôle, vous êtes malade, vous avez de la misère à vous trainer, vous faites un autre enfant? (…) »

PM- « Qu’est-ce que vous aviez comme traitement pour la dépression? »

M- « Du Cipralex »

PM- « Est-ce que le Cipralex a eu un impact sur votre appétit? Gain de poids? Et sur votre appétit sexuel? »

M- « (…) J’avais pas d’appétit sexuel. »

PM- « Vous trouvez pas ça drôle qu’on essaie de vous guérir d’une dépression, alors que la principale plainte du conjoint est votre piètre libido. Le médecin vous prescrit un médicament qui va annihiler votre libido. Tu vois, on s’en va où avec ça? (…) »

JA- « Le problème, c’est le manque de libido, et on donne de quoi pour enlever la libido. »

PM- Et c’est pas un reproche qu’on vous fait Martine (…) »

2017.05.24-10.18-933-viol-libido.mp3

Laveuse qui suce: Monette ne s’excuse pas tant que ça, finalement

Deux machos parlent des femmes. Carl Monette et Richard Décarie. Et ça vole bas, très bas.

Beaucoup de matériel dans cet extrait audio. Monette revenant brièvement sur la « laveuse qui suce ». Monette ayant offert ses « sincères excuses », mais continuant malgré tout en insultant Sophie Durocher, la « tampax power machine« . Si on comprend bien, les féministes chialent pour rien depuis l’époque de Duplessis. Et non seulement les femmes, les Noirs aussi se plaindraient pour rien de racisme: « ça a toujours été irrationnel ». Le transgenre est qualifié de « merde », sans plus de détails. Puis, ils ajoutent que la violence conjugale c’est moitié-moitié et que le féminisme menace la stabilité des couples. Ouf!

Vous trouvez ça inacceptable? Contactez les annonceurs.

CHOI: Sophie Durocher c’est une « tampax power machine » (00:10:13)
22 avril 2015, Monette avec Carl Monette et Richard Décarie. Montage.
13h06 : Comment PKP pourrait aller chercher les souverainistes mous de la CAQ? « Décarie: C’est pas en gardant Martine Ouellet qui a le symbole de l’URSS dans le front (…) L’égalité n’existe pas (…)
Monette: Les gars ont certaines attitudes, les femmes en ont d’autres et mon commentaire va s’arrêter là parce que j’ai pas le gout que la tampax power machine du Journal de Québec me tombe sur le dos.
Décarie: Leur discours est complètement ridicule, les hommes et les femmes sont complémentaires et non opposés comme disent les féministes. Aujourd’hui on est rendu avec les transgenres et toute cette merde-là. » Décarie dérive vers le mouvement féministe et les Noirs. « Ce débat-là, c’est dépassé, ça a toujours été irrationnel (…) C’est de la victimisation (…)
Monette: Ça me fait penser à toutes ces étudiantes frustrées anarchistes qui nous ressortent tout le temps la maudite culture du viol. (…)
Décarie: C’est comme la violence dans les couples, ça fait 40 ans qu’on nous rabat ça sur les oreilles, tu vas prendre un ou deux cas de violence conjugale et, effectivement, si l’homme est plus fort que la femme tu vas avoir des conséquences problématiques. Mais la violence psychologique, il y a bien des femmes dans les chicanes de couple qui se font aller là-dedans. Depuis 20, 30 ans, ça a toujours été l’homme qui payait parce que le lobby féministe a mis ça dans la tête des gens. (…)
Monette: La violence conjugale c’est 50/50. »
Monette continue son délire anti-féministe, ajoutant que, s’il y a peu de centres pour hommes, c’est à cause des féministes. Décarie dit que les études féministes à l’Université c’est contre les femmes parce que ça menace la stabilité des couples.

Monette_22_04_2015-13h06-ChroniqueDecarieTransphobeEtAntifeministe.mp3

Aguicher, ce n’est pas un jeu

La victime est coupable. C’est le constat auquel arrive le texte de Jérôme Landry dans le Journal de Québec. Vous aurez compris qu’il est question des manifestations étudiantes et de Naomie.

L’argumentaire de la victime-coupable ressemble beaucoup à celui souvent utilisé contre les victimes de viol.

On a donc fait le test et on a très légèrement modifié le texte de Landry pour l’adapter dans un contexte de viol. Le résultat est assez clair.

Le texte original est ici. Les ajouts sont entre parenthèses.

(Aguicher), ce n’est pas un jeu

Les images de la jeune (fille agressée par un homme) de Québec sont tristes à pleurer.

En la voyant, j’ai pensé aux deux enfants de ma blonde. Deux cégépien(nes) qui lisent le (Cosmopolitan), deux jeunes adultes qui (aiment fêter).

J’espère que jamais, (elles) ne se retrouveront le visage à quelques pouces d’un (homme) armé jusqu’au cou, dopé à l’adrénaline.

Comment cette jeune fille en apparence pacifique a-t-elle pu se retrouver là ?

Quel chemin intellectuel a-t-elle parcouru avant de sortir de chez elle pour aller (fêter le soir avec des filles) qui ne cherchaient qu’à provoquer les (hommes) de Québec ?

Je comprends que, dans certains pays, des jeunes puissent risquer leur vie et intégrité physique pour (faire la fête).

Mais au Québec? Sérieux? Il faut être d’une naïveté déconcertante pour penser que la situation (au niveau actuel de la violence contre les femmes) justifie de prendre le risque d’être défiguré(e) dans une (agression) violente.

Mauvaise foi

Si les images de (l’agression) démontrent que l’homme a manqué de jugement en visant la tête de la jeune fille, elles démontrent aussi que les (filles) ont fait preuve d’une évidente mauvaise foi.

Avez-vous vu et entendu les (hommes courtiser) et faire signe à plusieurs reprises aux (filles) de (danser)?

Avez-vous vu la vidéo tournée par Marc V(.) (un) caméraman qui montre clairement un adolescent(e) aller (aguicher) un (homme) avec une telle (insistance) qu’(elle) a réussi à le (titiller)?

Malheureusement, quand on s’associe à ce genre de «filles», on risque de (se faire battre) en pleine figure. Ou d’être (agressée).

Vous savez quoi? On peut même mourir étouffé ou piétiné dans une (agression) de ce genre. Faudrait le réaliser. Participer à une démonstration (d’aguichage) n’a rien de banal, ce n’est pas un jeu qu’on pratique entre deux joints pour le fun.

Cela n’excuse pas le geste d(e) (l’homme) . Mais (la jeune fille) n’aurait pas dû se trouver là à mon avis. Le lendemain, elle reconnaissait elle même en entrevue au Journal, que les (filles) avaient provoqué les (hommes) et qu’elle serait plus prudente à l’avenir.

Bienvenue dans la réalité

L’histoire de cette étudiante est une belle occasion pour nous, les parents, d’avoir de belles discussions avec nos jeunes (filles). Des discussions sur la réalité. Des discussions sur les (hommes) qui oui, peuvent parfois perdre les pédales malgré (un non).

Des discussions sur (le sexisme) aussi. Nos enfants ont peut-être besoin qu’on leur montre à voir ce qui se passe au Québec avec une perspective mondiale. Ils vivent après tout, dans un pays où les inégalités sociales n’ont rien à voir avec la vraie misère humaine.

(Sortir), ((fêter et s’amuser) pacifiquement et légalement, c’est admirable et même nécessaire. C’est sain.

Mais descendre dans la rue avec des (filles) qui prônent (l’aguichage), c’est risqué. (fin du texte).