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Dominique Payette et Hugo Chavez, même combat!

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Les réactions de la radio-poubelle au rapport Payette ont été frénétiques. Si ça vous intéresse, radioego a tout répertorié.

La radio-poubelle se dit ouverte aux débats et aux opinions différentes. Pourtant, si vous les critiquez… préparez-vous aux pires mensonges, insultes et autres vacheries.

Je mets ici un bel exemple… ou Mme Payette est accusée de vouloir imposer une dictature.

CHOI : s’entendre sur les prix de pub, c’est de la dictature (00:09:47)

4 novembre 2015, Maurais live, avec Dominic Maurais

7h15 : Les propositions de Payette « C’est du contrôle étatique. Sur l’aspect du contrôle du discours, je trouve ça épeurant. Ça, c’est le Vénézuela sous Hugo Chavez. C’est une dictature. »

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Rapport Payette: la crise du bacon de la droite en dit long

Le rapport de Dominique Payette est éclairant. Pas juste pour ce qu’il y a dedans. Le psychodrame de son dévoilement est aussi très instructif. Il témoigne de la lucidité de Mme Payette, éclaire les responsables du problème et dévoile l’aveuglement de la classe politique et de plusieurs journalistes.

Le rapport était à peine dévoilé mercredi que, déjà, les politiciens faisaient la file pour se porter à la rescousse de la radio-poubelle.

  • Éric Caire, député de la CAQ et chroniqueur régulier de Radio X, qualifiait le rapport de « tragique farce ».
  • Sam Hamad, ministre du Parti Libéral, pourfendeur des voies réservées sur Henri IV et récemment sur Robert-Bourassa, se pose en grand allié de la radio-poubelle.
  • Francois Legault, chef de la CAQ, éclatant de malhonnêteté, déclarait « Qui peut être dans une démocratie contre le fait que des animateurs émettent des opinions ».
  • Pierre Karl-Péladeau, approuvait quelques propositions du rapport tout en disant, à propos des radios, « Moi, j’aime ça. C’est mon style ! »
  • Régis Labeaume, d’habitude si loquace, préférait se taire. Pourtant, il boycotte le 93.3 depuis des mois. Il avait même publiquement invité la population à boycotter les médias homophobes. C’est aussi un ancien chroniqueur de Radio X.
  • Agnès Maltais, députée péquiste, faisait copain-copain avec la radio-poubelle.

Et aussi des journalistes et chroniqueurs…

  • Sophie Durocher, chroniqueuse de Maurais live, faisait une chronique douteuse démolissant le rapport.
  • Le Journal de Québec remplissait ses pages des commentaires des animateurs… animateurs dont la moitié travaillent chez Québecor.
  • Martineau, chroniqueur à Radio X, incendiait le rapport et Madame Marois
  • Michel Hébert

Première constatation, aucun journaliste n’a jugé bon de faire état des conflits d’intérêts que nous venons d’étayer. Selon leur code de déontologie, Durocher et Martineau doivent mentionner qu’ils sont aussi payés par Radio X dans leur chronique du Journal de Québec. C’est utile à la compréhension des enjeux. Et pourquoi le journaliste du Devoir, Marco Bélair-Cirino, cite Éric Caire sans mentionner sa collaboration régulière à Radio X?

Ensuite, aucun politicien n’a eu le temps de lire le rapport. Ils se sont, littéralement, bousculés pour défendre la radio-poubelle et pour attaquer la crédibilité d’un document dont ils ignoraient le contenu.

La radio-poubelle impose un climat de peur dans la Vieille Capitale. C’est l’idée centrale du rapport. Terreur niée par la radio-poubelle. Pourtant, l’agressivité de cette meute ne fait que prouver la pertinence de cette affirmation.

Cette crise du bacon met en lumière l’influence de la radio-poubelle à l’Assemblée nationale. Elle dévoile tous ceux qui profitent du climat toxique dans la capitale.

Pas de débat sur le fond

Les reproches envers Mme Payette sont tellement nombreux qu’ils seraient trop long à énumérer. Ces critiques ont l’utile avantage d’éviter de débattre sur le fond de la question: la radio-poubelle intimide-t-elle les gens dans la région de Québec? Le Conseil de presse est-il une organisation efficace pour défendre la déontologie journalistique? Est-ce le rôle d’un média d’asséner un discours anti-féministe? Doit-on laisser les radios s’entendre sur le prix de la publicité?

Vous n’entendrez pas ici même le début de l’amorce d’un atome de débat.

Et pendant qu’on fait une overdose d’opinionite de nos pauvres animateurs martyrisés, on attend toujours qu’un journaliste s’intéresse aux propos des victimes de la radio-poubelle.

Le silence de la gauche

Puisque la droite poubelle dénonce Payette comme étant une infâme communiste, qu’en dit la gauche? Après tout, ne sont-ils pas parmi les victimes de la violence quotidienne de la radio-poubelle?

Qu’en dit Amir Khadir, que Dominic Maurais avait comparé à Staline après que Khadir ait proposé « une réflexion collective, une audience publique » sur la radio-poubelle? Rien. Et Françoise David? C’est une féministe, entre femmes on s’appuie. Et elle à déjà déposé une plainte au CCNR contre Sylvain Bouchard. Mais non, il semble qu’elle n’ait rien dit non plus.

Même la gauche a peur de critiquer la radio-poubelle. Mais un jour il faudra bien qu’elle prenne le taureau par les cornes.

Il faut entendre les animateurs se relayer depuis mercredi pour enchainer des propos plein de haine contre Dominique Payette. Des propos frénétiques. Sentant la peur.

Vous savez ce qu’est un vampire? Dans le noir, il est très fort. Mais dès que vous approchez une lanterne, il s’évanouit. Le rapport de Mme Payette est une petite lanterne.

Conclusion, lisez le.

Radios privées parlées à Québec : Le bâillon n’est pas la solution, selon des experts

La Ligue des droits et libertés nous invitaient récemment à la réflexion sur la radio-poubelle. ProjetJ y consacre un article.

Faut-il agir contre le discours des radios privées parlées à Québec? Voici la question que posait la Ligue des droits et libertés, section de Québec, à la quarantaine d’individus venus assister à la discussion jeudi dernier, qui a eu lieu dans les locaux du Centre de l’environnement. Un débat auquel ont participé les professeures et conférencières Dominique Payette et Lucie Lemonde.

Radios privées parlées à Québec : Le bâillon n’est pas la solution, selon des experts sur ProjetJ.ca

Les conférencières soulèvent des questions légitimes et quelques pistes intéressantes.

Mme Payette parle entre autre de lier « l’aide publique «au respect uniforme des règles déontologiques par des journalistes professionnels et les entreprises qui les emploient» (…) Par exemple, le rapport recommandait que seuls les membres du Conseil de presse soient admissibles aux subventions étatiques ou en mesure de recevoir de la publicité gouvernementale. »

Cette façon de faire est avantageuse puisqu’il lie le succès ou l’échec d’une radio au respect de pratiques déontologiques qui sont déterminées par les journalistes eux-mêmes. Il s’agit d’une piste prometteuse.