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Le duo Duhaime-Ségal en appui à l’extrême-droite

Hier soir un groupe néonazi de Québec, Atalante, profite de l’épisode des demandeurs d’asile pour mousser son agenda raciste.

Ils ont donc posé quelques bannières à travers la ville indiquant « Remigration ». Selon Wikipédia:

« La remigration, désigne le retour dans un pays de personnes ayant précédemment émigré ou de leurs descendants (…) »

C’est un terme populaire chez les identitaires français, par l’extrême-droite donc.

Dans l’audio suivant, le duo Éric Duhaime et Myriam Ségal donne son appréciation de l’événement.

Aussi ils en profitent pour revenir sur Charlottesville, où des suprémacistes blancs se sont rassemblés avant-hier. L’un d’entre eux a tué une contre-manifestante.

Pour résumer la longue discussion Ségal-Duhaime:

  • L’extrême-droite a le droit de s’exprimer question de liberté d’expression.
  • Le problème selon Duhaime c’est que les banderoles [bannières] peuvent « nuire à la sécurité ».
  • Pour Ségal le problème c’est que les membres d’Atalante étaient masqués et cela « l’horripile ».
  • Le tueur est « un cave », mais ça leur prend 30 minutes et un courriel de critique pour ajouter simplement que c’est un suprémaciste blanc.
  • Les racistes et les antiracistes sont aussi mauvais l’un que l’autre, comme disait Donald Trump il y a 3 jours avant de se raviser.
  • Ils ne trouvent rien de raciste à vouloir déporter les non-blancs à l’extérieur du pays.
  • Duhaime fait un parallèle entre le déboulonnage de la statue du général sudiste Robert E Lee avec la statue de René Lévesque à l’Assemblée Nationale.

Et lorsque le duo critique la bannière « Bash the fash, solidarity means violence« , parce que c’est méchant, posons-nous la question, oseraient-ils en discuter avec un vétéran de la Seconde Guerre mondiale? Ces cheerleaders de l’armée canadienne ont-ils oublié ceux qui combattaient l’extrême-droite européenne l’arme au poing en 39-45? C’est pourtant la même gangrène!

Il s’agit donc de propos inacceptables et racistes. Vous pouvez donc porter plainte au CCNR ou au CPQ, et écrire une lettre aux annonceurs.

FM93: en appui à Atalante

15 août 2017, Ségal-Duhaime, avec Éric Duhaime et Myriam Ségal

11h13: ED- « En terminant, on veut parler de ces banderoles qui ont beaucoup fait jaser à Québec (…)

MS- « Et qui sont présentées par les médias bien-pensants (…) comme des affiches haineuses »

ED- « C’est marqué remigration (…) »

MS- « Actuellement [les demandeurs d’asile] ils n’ont pas été chassés des États-Unis. Ce ne sont pas des gens qui demain matin vont se retrouver en prison. »

ED- « Je suis en partie d’accord avec ce que ces gens-là n’entrent pas. Fait que j’ai de la misère à voir quelque chose de haineux (…) De là à dire que c’est des slogans haineux, je trouve que c’est charrié, pas à peu près. »

MS- « À LCN tantôt, on parlait des affiches haineuses et on donnait en exemple deux images du site internet de la Meute dont une qui dit : supportons la GRC. »

ED- « Bien là, supportons l’autorité, nos policiers, notre justice, j’espère que c’est pas haineux! (…) »

MS- « En quoi est-ce que c’est haineux de dire qu’on soutient la GRC? (…) Par contre, les journalistes hier ont assisté à une manifestation de solidarité envers les victimes de Charlottesville. »

ED- « Ça, on n’en a pas parlé, mais il y a une manifestation qui a dégénéré de suprémacistes blancs et d’antifas, la gauche radicale. »

MS- « Y a un cinglé qui a foncé dans la foule et qui a tué une jeune avocate (…)

ED- « C’est un cave! Et tout le monde doit dénoncer ça (…) c’est un fou. Par contre, ceux qui répliquent, qui prônent la non-violence, c’est là que c’est bizarre.  »

MS- « Hier à Montréal, les affiches c’est  »bash the fash, solidarity means revenge » (…) »

ED- « Est-ce que c’est haineux ça? C’est pas mal plus haineux que dire remigration! Hier, tu as vu la manifestation à Charlottesville, ce qui ont fait? Ils ont pris une statue des confédérés et ils l’ont sacrée à terre. Ils ont abimé un bien public, comme des sauvages, au nom de dénoncer la violence! (…)  »

MS- « Il y a un mouvement aux États-Unis au sujet des statues des sudistes célèbres. Les mouvements qualifiés de droite disent : ça fait partie de notre patrimoine.

ED- « Ça fait partie de l’histoire, qu’on l’aime ou pas, il y a des fédéralistes qui aiment pas la statue de René Lévesque devant le parlement (…)

MS- « J’aime pas plus les gens masqués du côté gauche que du côté droit. »

Puis, le duo revient plus tard suite à un courriel critiquant cette discussion.

11h42: MS- « C’est vrai que cet homme-là est un nazi crackpot qui fait partie d’un mouvement (…) » [ouf ça a été difficile] « Mais ce n’est pas une organisation qui l’a envoyé faire ça. Les fils se sont touchés. »

ED- « Il ne fait pas partie d’une organisation terroriste (…) Il n’a pas été manipulé par des imams sur internet. »

MS- « De la même manière quand un islamiste intégriste fait une connerie, on ne peut pas dire que tous les islamistes sont comme ça [Pourtant ils le disent souvent], de la même manière on ne peut pas dire parce qu’il y a un crackpot d’un mouvement suprémaciste blanc qui fait une connerie que tout le mouvement est condamnable (…) »

MS- « Ces gens-là ont le droit de s’exprimer dans le cadre de la légalité. »

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« Les immigrants illégaux affluent aux frontières » : Éric Duhaime tient une ligne ouverte raciste

Des centaines de personnes traversent la frontière canadienne suite aux menaces du président des États-Unis, Donald Trump.

Éric Duhaime n’est pas content et ouvre ses lignes après avoir bien crinqué son auditoire avec un discours catastrophiste. Comme de bien entendu, les racistes répondent en grand nombre à l’appel de leur gourou.

Au fait, Éric Duhaime répète abondamment que ces migrations sont illégales, ce qui est faux. Il se demande aussi pourquoi ces gens ne passent pas par les douanes. C’est très simple: parce qu’ils seraient automatiquement refoulés au pays d’où ils viennent.

Il s’agit donc de propos erronés et racistes. Vous pouvez donc porter plainte au CCNR ou au CPQ, et écrire une lettre aux annonceurs.

FM93: ligne ouverte fanatisée sur les immigrants

7 août 2017, avec Éric Duhaime, et des auditeurs anonymes (00:51:31)

11h37 : ED- « Les immigrants illégaux continuent à affluer aux frontières (…) »

AA- « C’est plus une frontière, c’est une passoire (…) »

ED- « Trump a dit que (…) ceux qu’il veut pas, c’est ceux et celles qui ont un casier judiciaire. C’est-tu eux autres qu’on est en train d’accueillir? (…) »

AA- « Je pensais pas connaitre une calamité au Québec, au Canada avant de mourir. (…) Si on disait qu’on n’est pas raciste, bien on va le devenir (…) À part ça, pourquoi tant d’Haïtiens? On sait comment ils sont tellement travaillants! (…) Il s’en viennent ici se faire vivre pour rien (…) »

AA- « Ça là, le problème c’est l’immigration. Mais le problème, c’est la gogauche qui gouverne toute la machine, que ce soit au provincial ou au fédéral (…) »

AA- « Ça va prendre quelqu’un de responsable pour rassurer la population parce que c’est une forme d’invasion. Écoutez c’est grave, et je ne comprends pas qu’il n’y ait pas des gens qui agissent avec une main de fer (…) »

ED- « Parce que là, ça rentre par centaines, puis si on continue à être une passoire, il va y en avoir des milliers, et si ça continue ça va être 10,000, et si on continue ça va être 100,000! Ça finira jamais là (…) »

AA- « Les politiciens, c’est des traitres à la nation (…) »

AA- « Combien qu’il y en a qui vont s’infiltrer? (…) Ils viennent du Tchad, ils viennent du Nigéria. C’est quoi la religion qu’ils pratiquent là-bas? (…) »

ED- « C’est ça qui me fait peur, on risque de se ramasser avec les immigrants les moins désirables (…) On s’occupe pas de notre monde, mais on s’occupe des gens qui entrent ici comme les criminels (…) Il y en a combien des gens qui sont des criminels? (…) »

AA- « Si on les garde pas là, faut-tu les renvoyer jusqu’en Haïti et en Afrique, ou on les retourne aux États-Unis? (…) Moi je leur mettrais des micropuces (…) »

AA- « Écoute Éric, toi tu m’as pompé tantôt là! (…) »

AA- « Pourquoi eux-autres, les immigrants, sont capables d’avoir de l’aide sociale quand moi ça fait 15 ans je travaille dans la construction et j’ai jamais eu de l’aide sociale (…) Eux-autres ont-ils déjà travaillé? (…) »

ED- « On met des grillages! (…) Avec des barbelés au-dessus (…) Des clôtures Frost ça coute vraiment pas cher (…) »

AA- « Je suis en beau tabarnac! (…) »

ED- « On est une des plus grandes terre d’accueil. Alors ceux qui disent qu’on fait du racisme systémique là, un instant! (…) Le gouvernement est en train de faire une commission sur le racisme systémique, j’ai l’impression qu’il est en train de s’assurer qu’il y ait des racistes au Québec. Parce que de la manière qu’il agit là, il joue avec les braises de l’intolérance (…) »

AA- « On est rendu à presque 4% de Noirs au Québec, là. Et 4% de musulmans (…) »

AA- « Le désastre européen, c’est une question de temps avant que ça arrive ici (…) »

ED- « Ça me fait peur, j’espère qu’on ira pas jusque là, mais… À écouter nos dirigeants, j’ai l’impression que c’est vers là qu’ils souhaitent qu’on aille (…) »

AA- « Les assistés sociaux, ils ont pas de coupons pour aller manger 3 fois par jour là (…) »

ED- « Comment ça qu’on leur donne des coupons pour aller manger au restaurant? »

AA- « Pourquoi il y a pas un pot de beurre de pinottes et un pain, là, sur le bord de la table? (…) »

ED- « J’ai reçu plus de 100 courriels, j’ai reçu 22 appels, il n’y en a pas un qui est d’accord (…) »

AA- « Moi si j’étais le gouvernement haïtien, je ferais venir un gros gros bateau, vide les prisons, ça leur coute cher garder ça, et toute la gang de pourris qui sont là-bas, t’es embarque dans le bateau et tu les envoies à Québec (…) »

AA- « Pourquoi on prend pas tous ces immigrés là illégaux, on les embarque (…) et on les retourne tous dans leur pays? (…) »

ED- « C’est sûr que votre solution c’est meilleur que le statu quo! (…) »

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Ironique de voir la quantité de gens qui évoquent l’aide sociale pour dénigrer les migrants soi-disant privilégiés. Radio X fait pourtant la guerre aux pauvres depuis des années.

Annonceurs et radio-poubelle, une histoire d’amour consanguine, ou pourquoi les subventions au Festival d’été de Québec ne sont jamais dénoncées

Ponce Pilate se lavait les mains aussi

S’il y a bien un sujet dont on ne parle jamais, c’est bien des clients de la radio-poubelle: les annonceurs. Ceux qui paient les salaires faramineux des animateurs. Ceux qui se lavent les mains pendant les scandales racistes, homophobes et sexistes.

Pourtant le cœur du problème est là. Tous les scandales, les envolées belliqueuses, l’intimidation, les menaces, les campagnes politiques, le racisme, les crises du bacon, tout ça s’explique par la volonté des animateurs d’attirer leurs auditeurs vers les annonceurs.

Un journaliste honnête rejette les conflits d’intérêts. Il combat tous les liens entre son travail et une entreprise privée.

L’animateur de radio-poubelle, au contraire, fusionne avec son client jusqu’à s’effacer lui-même.

Un animateur de radio-poubelle est un anti-journaliste. Il singe tous les attributs du journaliste (d’opinion ou pas) pour mieux les piétiner. Il prend le code de déontologie de la profession et fait méthodiquement tout de travers.

Le journaliste doit être neutre? La radio-poubelle lance des campagnes politiques en faveur de certains partis. Le journaliste doit être honnête? La radio-poubelle ment et se fiche de vérifier ses sources. Le journaliste évite toute forme de discrimination? La radio-poubelle passe des heures à dénigrer les pauvres, les immigrants et les femmes.

La relation fusionnelle entre l’animateur et son client relève de l’anti-journalisme. Elle n’a aucun équivalent dans les autres médias. Et c’est ce que la radio-poubelle fait de mieux.

À la radio-poubelle, un grand soin est consacré à satisfaire les clients. On y lèche les bottes des annonceurs de plusieurs façons:

  • Elle est porte-parole de marques de commerce
  • Elle fait des entrevues bidons, de complaisance
    • pour se tirer d’embarras
    • pour l’argent
  • Elle offre une sorte de service de lobbyisme-à-découvert et promeut le capitalisme

Elle est porte-parole de marques

Les animateurs sont porte-paroles pour diverses entreprises. Martineau est porte-parole du restaurant le Graffiti, rue Cartier. Éric Duhaime est porte-parole du restaurant Savini, sur Grande-Allée. Et ainsi de suite.

En gros un restaurateur paie l’animateur pour lui faire dire qu’il vient manger chez lui régulièrement (lol). Ces segments peuvent être pré-enregistrés ou faits en direct, mais toujours pendant une pause publicitaire.

Un annonceur qui engage un animateur le choisit car il le considère crédible. Il croit que la notoriété de l’animateur va rejaillir sur sa propre entreprise.

Croyez-le ou non, mais le Cosmos considère qu’il est dans son intérêt de faire de Jeff Fillion, un intimidateur récidiviste, son porte-parole.

Ce ne sont pas de grosses entreprises multinationales comme McDonald’s qui utilisent cette méthode. Ce sont des entreprises locales, qui choisissent, en parfaite connaissance de cause, ce type d’animateurs. Il y a fort à parier qu’ils le font aussi parce qu’ils partagent leurs opinions.

Une entreprise utilisant cette méthode augmente les chances d’être cité en dehors des espaces publicitaires prévus.

– « Le prix du steak au IGA a augmenté de 25 sous… »

– « À ce prix-là, aussi bien aller en manger à La Bête! »

Vous voyez le genre.

Ce qui est aussi fascinant c’est de tenter de comprendre comment ces animateurs, qui vendent leurs opinions au plus offrant, conservent leur crédibilité auprès de leurs auditeurs.

N’y a-t-il pas une contradiction quand, d’une part, Sylvain Bouchard fustige la moindre dépense publique et, d’autre part, vante les subventions pour des travaux de rénovation lors d’une pub de compagnie de portes et fenêtres?

Elle fait des entrevues bidons, de complaisance

La radio-poubelle fait trois types d’entrevues: de vraies entrevues, de fausses entrevues de complaisance d’affaires et de fausses entrevues payées.

Une fausse entrevue payée est une entrevue commanditée par un client. Par exemple, les chroniques avec Planet X le vendredi, la chronique de Chalou et celle avec la Maison Adam. Il s’agit d’une sorte de pub sous forme d’entrevue. À la Coalition, on appelle ça une « publi-entrevue ».

La radio-poubelle ajoute un petit bonus. En effet, Radio X particulièrement, excelle dans l’art de camoufler le motif de ces entrevues. À moins d’être vigilant, on peut facilement les confondre avec de vraies entrevues. Radio X met un grand soin à tromper son public.

Un média traditionnel va souvent avertir, d’une façon ou d’une autre, des motifs de l’entrevue. Dans les pages d’un quotidien, on retrouvera l’indication « publi-reportage » dans l’en-tête. On s’attend d’un média normal de faire preuve d’honnêteté. Pas à la radio-poubelle.

Mais le stratagème le plus intéressant est l’entrevue de complaisance d’affaires. Là, on ne parle pas tant de malhonnêteté que de manipulation.

Il s’agit d’une entrevue que la radio offre à un client pour que celui-ci ait l’opportunité de s’exprimer sur un sujet. C’est souvent une façon qu’utilise l’entreprise pour laver sa réputation à l’antenne d’une des stations les plus écoutées en ville. L’objectif est de faire copain-copain, d’améliorer la relation entre la radio et l’entreprise, et avec la communauté d’affaires en général.

L’idée est de lancer le message suivant : « à Québec, la radio est votre alliée ». Ces segments ne sont probablement pas payés par le client.

Ainsi, en février 2014, quand le groupe Resto-plaisir est condamné par Revenu Québec, Maurais de Radio X invite son porte-parole à une entrevue. Sa première question est: « On veut les écœurer pas à peu près les restaurateurs, hein? ». En mars 2016, Roby Moreault de Radio X offre une belle entrevue au docteur Marc Lacroix, pionnier des cliniques de santé privées dans la région et-client-et-collaborateur-de-Radio-X, sans que rien dans l’actualité ne le justifie. En novembre 2015, Maurais se lance dans un grand discours passionné en faveur des cliniques privées du docteur Lacroix, après que le ministre de la santé ait émis des doutes sur son intégrité professionnelle.

Ces entrevues bidons sont douteuses au plan éthique et déontologique mais, puisque les organismes chargés de surveiller les journalistes n’ont jamais blâmé quelqu’un de le faire, pourquoi s’en priver?

Ces entrevues expliquent sans doute beaucoup pourquoi certains gens d’affaires défendent vigoureusement la radio-poubelle.

Elle offre une sorte de service de lobbyisme-à-découvert

Le discours de la radio-poubelle est fait sur mesure pour la communauté d’affaires.

Une grève se déclenche? La radio-poubelle fustige les grévistes. Le gouvernement veut des voies réservées? La radio-poubelle défend le tout-à-l’auto. Le gouvernement veut appliquer les mêmes lois sur le vapotage que sur les cigarettes? La radio-poubelle s’attaque à la ministre en entrevue.

La radio-poubelle fait donc du lobbyisme pour ses clients mais à visage découvert. Ce détail leur permet de se soustraire aux règles auxquelles les autres lobbyistes doivent se soumettre, notamment l’inscription à un registre public.

Plusieurs animateurs sont propriétaires de commerces eux-mêmes. Jean-François Fillion est associé au Club de golf La Tempête (qui reçoit de belles subventions). Jean-Christophe Ouellet est propriétaire d’une boutique de vapotage, le Vapoclub à Lévis. Jérôme Landry est aussi inscrit au registre des entreprises.

Si vous vous demandez pourquoi il n’y a pas de radio privée « de gauche », vous n’avez qu’à analyser le récent conflit entre Guillaume Wagner et Martin Matte sur la publicité au supermarché Maxi. Vous allez vite comprendre qu’un gauchiste ne peut pas vanter les mérites de n’importe quel commerce. Il respecte des contraintes en fonction de ses principes.

Alors que la radio-poubelle met sa voix en location. Du moment que vous y mettez le prix, vous devenez copropriétaire de la voix et de l’opinion des petits mercenaires de l’info de la radio-poubelle.

Plus largement, la radio-poubelle défend et vante constamment les mérites du système économique qui nous gouverne: le capitalisme. Ils fustigent les taxes et les dépenses en éducation et en santé.

Quant aux autoroutes, c’est au diable la dépense.

Tout cela explique pourquoi la radio-poubelle dénonce toujours les quelques misérables subventions accordées aux artistes et aux petits organismes d’art mais jamais les millions aux gros festivals. Le Festival d’Été de Québec peut dormir tranquille.

T’es toxique Éric

Éric s’est retrouvé dans les manchettes, hier, pour sa collaboration à un site de merde qui surfe sur la haine de l’Autre, j’ai nommé The Rebel, un site canadien qui n’a apparemment jamais rencontré de crackpot assez fou pour ne pas collaborer avec lui…

Lapresse.ca