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« Islam extrémiste »: Ravary et Martineau en remettent une couche!

Lise Ravary

Même pas quatre jours. C’est tout ce que les islamophobes ont accordé comme trêve aux familles endeuillés et aux orphelins des victimes de l’attentat terroriste islamophobe de dimanche.

Dans l’extrait suivant, Lise Ravary et Richard Martineau ressortent leurs crécelles islamophobes.

Ravary affirme qu’il n’existe pas « d’islam modéré » et Martineau ajoute que l’islam « ne peut pas être interprété ».

C’est drôle, pourtant il est largement connu qu’il existe plusieurs branches de l’islam, entre autres le chiisme et le sunnisme, qui sont des interprétations complètement différentes du Coran.

Et ce que dit Ravary est un tissu d’inepties visant à stigmatiser les musulmans.

Ne laissons pas cet acte impuni et réagissons en envoyant une lettre aux annonceurs.

Joël Lightbound, Denis Coderre et Régis Labeaume, vous avez affirmé: « plus jamais de propos islamophobes ». Votre premier test est sur la table. En souhaitant que vos actes seront à la hauteur de vos paroles.

CHOI : pas d’Islam modéré

2 février 2017, Martineau-Trudeau, avec Richard Martineau et Lise Ravary (00:13:46)

13h45: Ravary chiale contre La Presse: « Ils ont mis 9 secondes dans une entrevue de 18 minutes (…) L’Islam modéré n’existe pas. Fin, ils ont mis rien d’autre. Alors qu’après je continue et que j’explique l’Islam peut pas être modéré c’est les musulmans qui sont modérés. La religion elle, elle est ce qu’elle est. Hein? Y a pas un catholicisme modéré. »

M- « En plus l’Islam c’est la parole directement de dieu donc elle ne peut pas être remise en question. Elle ne peut pas être interprétée, faut vraiment la lire au pied de la lettre, c’est ça le Coran, c’est pas moi qui… puis toi qui… »

LR- « Et il n’y a pas un imam qui se respecte, ok, qui va dire que ça existe un Islam modéré. Jamais, jamais tu vas entendre dire ça. » Puis Lise retourne à son pleurnichage sur La Presse et conclut par: « C’est un règlement de compte personnel ».

lise-ravary-sexcuse-aux-auditeurs-de-radiox_2017-02-02.mp3

On met l’extrait au complet pour ne pas se faire blâmer d’exclure le contexte.

Radio-poubelles complices!

« C’est pas Québec !», voilà ce qu’on entend depuis l’attentat de la mosquée de Sainte-Foy, dimanche.

Pourtant, si c’est peut-être pas le Québec, cela ressemble terriblement à Québec, cette ville où il suffit d’ouvrir son poste de radio pour entendre ça :

« La gang qui est ouvertement en guerre contre les occidentaux et nos valeurs, c’est les musulmans (…) J’ai peur que dans cinq ans, dans dix ans, on ait des problèmes ici. »

-Jeff Fillion, Radio-Pirate, le 9 décembre 2015

Ou encore :

« Je l’ai déjà dit et je vais le dire encore: on n’est pas fait pour vivre ensemble. C’est-tu assez clair? (…) On n’a pas les mêmes valeurs, on n’a pas les mêmes buts, on voit pas les choses de la même manière, ça se peut-tu qu’on n’est pas fait pour aller ensemble? »

-Jeff Fillion, Radio X, le 19 septembre 2016

Ou bien :

« ils [les musulmans] ont en horreur les valeurs occidentales, la liberté, la démocratie, l’égalité homme-femme. Ils veulent détruire cette civilisation qui est la nôtre. »

-Jacques Brassard, Radio X, le 19 septembre 2016

Faut-il rappeler que lorsqu’une tête de porc ensanglantée avait été déposée, en juin dernier, devant la même mosquée que celle visée par l’attentat de dimanche, on avait pu entendre cela sur ces mêmes radios :

« Geste haineux, islamophobie… On se calme le pompon! (…) C’est écrit où dans le code criminel que j’ai pas le droit de donner une tête de cochon? C’est peut-être une joke niaiseuse (…) C’est un peu ridicule (…) En quoi c’est de la haine? »

-Eric Duhaime, FM93, le 20 juin 2016

Ces radio-poubelles ont leurs responsabilités dans les événements de dimanche. Oui, c’est sûr, ils n’ont pas appuyé sur la gâchette ou planifié l’attentat, par contre, ces radio-poubelles ont développé un climat de haine envers la communauté musulmane. Elles ont banalisé les propos racistes et contribué à créer un climat favorable à la xénophobie.

Ces radios sont coupables d’avoir banalisé l’islamophobie à tel point que quelqu’un s’est senti le droit de massacrer des habitants de notre ville sous prétexte de leur religion.

On assiste depuis dimanche au carnaval de l’hypocrisie de tous ces médias, comme, par exemple, Richard Martineau qui, dans sa chronique du Journal de Québec du 31 janvier, condamne l’extrême-droite au même titre que l’islamisme.

Faut-il rappeler à M. Martineau qu’il ne cesse d’encenser le Front National et Marine Le Pen dans ses chroniques ? Le même parti dont Alexandre Bissonnette, l’auteur de l’attentat, se disait partisan…

Les Duhaime, Fillion, Martineau et autres ont une responsabilité dans les meurtres d’Abdelkrim, Aboubaker, Khaled, Azzedine, Mamadou et Ibrahim.

Jusque là, vous étiez juste racistes, xénophobes et sexistes, vous êtes désormais complices d’un assassin.

Martineau appuie Macleod: « les Chinois, la conduite, c’est pas leur fort »

martineau

Peter Macleod fait une joke raciste sur les Chinois, affirmant qu’ils ne savent pas conduire. Martineau se porte à sa défense.

Dans l’extrait suivant, est-ce que Martineau ne fait que citer Macleod ou bien donne-t-il son opinion personnelle? Ce n’est pas clair. Une chose est certaine, pour Martineau, dire que les Chinois conduisent mal et qu’ils sont bons dans un cirque, ce n’est pas raciste.

Nous avions déjà repéré Macleod en octobre 2012. Son discours macho et anti-syndical nous avait surpris.

CHOI : c’est vrai que les Chinois conduisent mal

18 novembre 2016, Martineau-Trudeau, avec Richard Martineau et Jonathan Trudeau (00:00:55)

12h50 : « Je suis allé voir le show de Peter Macleod. Il dit les Chinois conduisent mal. Il dit pas qu’ils sont pas intelligents, il dit pas qu’ils sont nonos. Tsé, les Chinois conduisent mal, tous ceux qui conduisent sur la route, tous ceux qui ont touché à une automobile, c’est vrai que les Chinois, c’est pas leur fort. Ils sont excellents pour être un par-dessus l’autre sur un vélo au cirque, n’importe quoi. Là, il se fait traiter de racisme. Come on. On peut-tu rien que rire un peu? »

2016-11-18-13h50-RadioX-martineau-trudeau.mp3

Se défendre contre Richard Martineau

martineau

Par Graisseux Beurk Beauté

Ce texte est un détournement de celui de Mathieu Bock-Côté : À la défense de Richard Martineau

Dans le milieu des mononcs d’extrême-droite, il y a un manque d’éducation politique qui fait des dégâts. Ces mononcs apprécient Richard Martineau. Ils lui font des éloges quand celui-ci déverse ses préjugés à l’égard des victimes d’une société inégalitaire et, tant qu’à lui dresser un autel, on y ajoute le portrait de sa femme pour les prier et les remercier en paire de libérer la parole raciste et misogyne. La caricature est la suivante : Martineau serait le champion de la liberté d’expression du paysage québécois. Mais il fait fortune dans la rumeur. D’ailleurs, on notera que chez les gens de gauche, dénoncer la démagogie de Martineau est devenu une pénible corvée. Combien de fois a-t-on vu des écrivains, journalistes ou militants de gauche perdre de leur précieux temps à démentir une à une les innombrables contre-vérités que déverse Martineau sur ses multiples tribunes ? Écrire son nom est déjà une saloperie dont on se passerait. On n’est pas résistant à peu de frais. « Oh la ! Martineau a encore vomi une chronique démagogique », dira le premier antifasciste. « Tu m’étonnes », dira le second, écœuré et découragé de ce flot continu d’imbécilités.  Fuck Martineau !

Qu’on me permette pourtant de dire mon mépris de ce démagogue bien rémunéré, parce que la rumeur médiatique, qui aime se fabriquer des monstres, nous impose ce Martineau qui jouit des coups qu’il donne aux minorités et des crachats que l’on doit constamment essuyer, la chose étant objectivement pénible pour peu que l’on prenne la peine de l’imaginer. Car Martineau, qui se fait passer pour un tribun depuis des années, représente les intérêts des classes dirigeantes dans un paysage médiatique qui fonctionne au consensus bourgeois obligatoire. Alors que l’homme ordinaire est généralement méprisé et manipulé par Martineau (et ses amis populistes de droite), ce dernier le transforme en petit être frustré, raciste et sexiste (et ce petit homme, on est obligé de le corriger en permanence pour qu’il refoule ces pulsions phobiques, ce discours haineux, vulgaire et décomplexé par la lecture de ses chroniques), Martineau se porte ensuite à la défense de sa création : cet homme radicalisé à droite.

On veut nous faire croire à un conservatisme spontané des classes populaires. C’est qu’un mélange d’éducation à la servilité dans les écoles et de démagogie dans les journaux aux ordres des puissants leur est asséné depuis l’enfance jusqu’à la tombe. Bien intégrée, cette ignorance programmée est le pilier de la domination bourgeoise, elle permet aux propriétaires du capital de détourner les masses de leur intérêt général au profit de ceux qui les exploitent. Au vingtième siècle, l’Église fit place aux médias dans ce rôle de manipulation des foules. Évidemment, bien utilisé, ce conservatisme a mené les classes populaires au fascisme. Ça, les populistes de droite, tel Martineau, Durocher, Bock-Côté, Ravary, Duhaime et Jeff Fillion, le savent, mais le nient, en voulant nous faire croire, par exemple, que Marine Le Pen est de gauche.  Pour peu qu’on le lise sérieusement, Richard Martineau est celui qui tient le premier rôle, dans la vie publique, pour la dédiabolisation des idées d’extrême-droite et pour la décomplexion du racisme et de l’islamophobie. Ses sentiments sont sans noblesse aucune.

[Passons le paragraphe sur Les Franc-tireurs, je n’ai pas toute la journée pour parodier un texte aussi débile]

Selon une formule qui mériterait d’être « convenue », on ne peut pas aimer ce que Martineau veut faire passer pour des idées. Le mépris qu’il mérite et qu’on ne lui démontre pas assez souvent a quelque chose de libérateur. Il témoigne d’une pulsion vitale d’une certaine intelligentsia qui en a fait sa tête de turc dans un esprit satirique, inquiète qu’elle est de lire les commentaires haineux et racistes de ceux qui se reconnaissent en lui. Ceux qui s’amusent à s’essuyer les pieds sur lui s’honorent en le remettant à la place de paillasson qui lui revient. Si un plus grand nombre de personnes sensées prenaient la peine de le lire quotidiennement elles seraient plus révoltées que surprises : elles découvriraient un locuteur sans qualité qui accumule des textes toujours semblables, mal écrits, simplificateurs et démagogiques avec qui il serait inutile et même indigne de vouloir débattre. Ils entendraient aussi la voix de bien des gens qui répètent les idées de Martineau, mais sans la retenue hypocrite de ce dernier, cette prudence étant, depuis des années, la seule chose qui lui permette de développer ce discours criminel tout en évitant d’être traduit en justice pour appels à la haine.

Un critique de Martineau serait un malade mental, selon Maurais

maurais

Il y a des gens qui disent que la radio-poubelle n’existe plus. Selon leur vision étroite, puisque la radio-poubelle ne s’attaque plus à des individus, mais à des groupes, il n’y a plus de problèmes.

Ces gens-là se fient à ce qui est écrit sur la radio-poubelle dans le journal. Ainsi, ils ignorent que des gens comme Amir Khadir, Gabriel Nadeau-Dubois ou Naomie Tremblay-Trudeau sont souvent insultés et diffamés.

Maurais a déjà comparé Khadir à Staline sans que ça ne sorte dans les journaux, par exemple. Et sans qu’il y ait de conséquences ni d’excuses.

Ça explique qu’il y ait des idiots utiles, obsédés par la diffamation, ignorant le racisme, le sexisme et l’islamophobie, pensant que la radio-poubelle n’existe plus.

Voici maintenant un nouveau beau cas. Il s’agit de Maurais insultant Marc-André Cyr. M. Cyr est l’auteur d’un article critiquant Richard Martineau. L’article satirique s’intitule « Notice nécrologique » et a paru sur un blogue que personne ne connait, Ricochet.

Martineau, traumatisé, en a parlé pendant 2 semaines dans ses 23 tribunes. Parlé, c’est vite dit. Il a surtout commenté la caricature accompagnant le texte.

CHOI : Marc-André Cyr est un malade mental (00:01:05)

20 mai 2016, Maurais live, avec Dominic Maurais et Richard Martineau

8h30 : DM- « Cyr, il en veut à Martineau. Il est carrément obsédé. C’est un cas d’obsession. C’est une maladie. Je pense qu’il a besoin d’aide. En psychiatrie, il y a eu une belle évolution ces dernières années. Je pense qu’on devrait mettre un spécialiste à contribution. »

2016-05-20-CHOI-martineau-macyr.mp3