Denis Gravel s’attaque subtilement à Jeff Fillion

Dans une sorte de mise au point pour son premier jour du retour de ses vacances, Denis Gravel a mis carte sur table aujourd’hui: Il en a assez du côté « militant » de Radio X.

C’est le départ de 3 jeunes (Laurence Gagnon, Martin Busuttil et Alexandre Leblond) de leur propre chef qui lui a provoqué cette réflexion.

Chose inédite, il s’est en partie attribué la responsabilité de ces démissions:

« Il y a une partie de ce qu’on fait et de ce qu’on est qui est responsable ».

Il a ajouté souhaiter une plus grande communication entre la gauche et la droite, tout en s’interrogeant sur la véritable raison des départs:

« Peut-être qu’on a pêché par manque d’ouverture et qu’à cause de ça des jeunes ont décidé de plus faire de radio », a-t-il ajouté.

« Si vous pensez que des végés-patés qui vont crier fuck la viande dans un Ashton c’est une agression et que 2 gars pas masqués qui vont coller une journaliste c’est pas une agression… pack your shit! », a-t-il résumé.

Ça fait depuis plusieurs années que Radio X a pris un virage nettement plus politique, notamment sous l’impulsion de Jeff Fillion. Radio X est devenue une radio de combat au service de la droite. Celle qui est très complaisante avec l’extrême-droite.

Quand Gravel dit qu’il en a assez des militants endurcis, incapables de dialoguer ni de raisonner, bien sûr qu’il pense à Fillion. Il fait même plusieurs références délicates et polies à Fillion pendant son speech de 15 minutes.

Ceux qui suivent Radio X auront remarqué que Gravel a mis la pédale douce depuis plusieurs années. Depuis le départ de son co-animateur Jérôme Landry, environ. Celui avec qui il feignait d’entretenir une riche amitié.

Et quand Gravel se dit étonné qu’il y ait 3 jeunes qui ont quitté Radio X de leur propre chef, sans passer chez un compétiteur, il a raison. C’est inhabituel.

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Menace à l’endroit d’une journaliste: un individu arrêté

La Sûreté du Québec a arrêté un homme des Laurentides âgé de 26 ans qui aurait fait des menaces à la journaliste de TVA Kariane Bourassa, victime d’une accolade lors d’une manifestation.

Journaldemontreal.com

Voici quelques captures d’écran de sa page Facebook:

Capture d’écran de son mur Facebook, 29 juillet 2020
Capture d’écran de son mur Facebook, 29 juillet 2020
Capture d’écran de son mur Facebook, 29 juillet 2020

Ste-Julienne: le polémiste Éric Duhaime donne du fil à retordre à une préposée d’un dépanneur

Éric Duhaime, ex-animateur de radio polémiste de la ville de Québec ayant récemment perdu son micro sur les ondes de Cogeco, était de passage dans Lanaudière cette fin de semaine. Il est bien connu pour ses opinions très tranchées et pour avoir déjà affirmé qu’il n’y avait plus d’homophobie au Québec et que le mouvement pour l’égalité des droits n’a donc plus de raison d’être.

monjoliette.com

Le Parti démocrate est controlé par des Antifas opposés à la démocratie, selon Rafael Jacob

Rafael Jacob est analyste politique des États-Unis. Dans cette chronique avec Dominic Maurais, ce 18 juin, celui-ci y va d’une singulière analyse de la situation alors que Trump et Biden commencent la campagne électorale pour remporter la présidence du pays.

Une analyse tellement tordue qu’on pourrait la qualifier de confusionniste.

Le meeting de Tusla

Ça commence par Jacob qui nous entretient de la tactique de diversion du jour, le grand show partisan de Trump dans un aréna à Tusla.

Jacob commence la chronique en disant être très impressionné qu’une personne de cet âge soit capable de livrer de tels discours-fleuves.

« On a ici un gars de 74 ans qui donne un discours-fleuve de 1h15, 1h30 sans télésouffleur et les gens qui sont là sont debout la majorité du temps. »

Ok, mais quel intérêt? Et surtout, comment justifier cette folie de tenir un événement intérieur sans distanciation physique alors que la covid19 fait toujours des ravages?

À ce sujet, Rafael Jacob est catégorique: Ça ne mènera pas à « une explosion du nombre d’hospitalisations », ce qui est très présomptueux. Pourquoi banaliser les risques?

Tulsa, l’endroit où avait lieu le rally, a pourtant connu une hausse marquée du nombre de cas de covid19. Le responsable sanitaire local avait même demandé de reporter l’événement.

Rafael Jacob se fout que Trump risque des vies inutilement.

Mais, ça va plus loin que ça, en commençant de la sorte sa chronique, Rafael Jacob nous embarque à fond de train dans la stratégie de la diversion. C’est-à-dire s’étendre largement sur des éléments futiles pour nous cacher ce qui se passe d’important derrière.

Jacob ne parle même pas de ce qui a fait réagir tous les analystes sérieux. Lors de son discours, Trump s’est en effet vanté d’avoir réclamé une diminution du nombre de tests de covid19!

Ainsi, de façon très habile et sans en avoir l’air, Jacob présente Donald Trump d’une façon positive tout en dissimulant ses travers.

Le Parti démocrate, un parti « radical »

Celle-là serait à hurler de rire si le sujet n’était pas aussi sérieux. Rafael Jacob et Maurais affirment que le Parti démocrate serait noyauté par des personnes « radicales », par « Antifa » et une élue démocrate, Alexandria Ocasio-Cortez.

Quel est le lien entre le Parti démocrate et quelque chose du nom d’Antifa? Est-ce qu’on peut commencer par établir ça avant d’amalgamer les deux?

Parce que, pour l’instant, ce n’est qu’une allégation vaseuse.

Jacob qualifie les personnes radicales qui tireraient les ficelles du Parti démocrate de « forces extrêmement puissantes ».

Pourtant, une course au leadership a eu lieu en février et ce n’est pas le candidat le plus à gauche, Bernie Sanders, qui a gagné. C’est Joe Biden, ex vice-président de Barack Obama.

C’est suffisant pour discréditer la thèse farfelue de Jacob.

Rafael Jacob va jusqu’à dire qu’il craint pour la démocratie si le Parti démocrate prend le pouvoir.

Jacob ne s’inquiète pourtant pas de la démocratie alors qu’elle est piétinée en ce moment même par l’occupant de la Maison blanche.

Si on se préoccupe pour vrai de la démocratie, comment rester muet devant le racisme et la brutalité policière? Les menaces de violences militaires envers des protestataires pacifiques? Les tentatives de museler les réseaux sociaux? Le déferlement de violence de militants et de milices d’extrême-droite armés jusqu’aux dents et encouragés par le président?

Pour appuyer ses propos, Maurais évoque l’occupation d’une zone à Seattle par des activistes. Ce mouvement est pourtant pacifique, démocratique et non-partisan.

Rafael Jacob est plus inquiet d’une menace hypothétique et loufoque que d’un péril concret et actuel.

Et pour finir Jacob conclut sa chronique en attaquant les médias qui ne seraient « pas objectifs ».

Mais qu’en est-il de lui-même? Rafael Jacob est-il un analyste neutre ou a-t-il un agenda politique bien caché? Et comment se fait-il que Jacob change son analyse en fonction du média dans lequel il s’exprime?

Que fait la Chaire Raoul-Dandurand?

CHOI: Le Parti démocrate dirigé par Antifa

18 juin 2020, Maurais live, avec Dominic Maurais et Rafael Jacob

8h30- RJ: « (Trump) C’est un showman (…) On a ici un gars de 74 ans qui donne un discours fleuve de 1h15, 1h30 sans télésouffleur et les gens qui sont là sont debout la majorité du temps (…) »

RJ: « L’équipe de Donald Trump aurait du tenir le rassemblement à l’extérieur. Pas parce que ça va mener à une explosion au niveau des hospitalisations ou des décès pour la covid19, nécessairement (…) « 

Mais bien parce que ça aurait été bon pour son image.

Jacob poursuit en faisant un parallèle douteux, comme l’ont fait tous les autres populistes, avec les manifestations de Black Lives Matter s’étant déroulées sans distanciation physique. Comme si on pouvait contrôler un mouvement social d’ampleur, des manifestations monstres, comme on gère le robinet du lavabo.

Puis, Maurais et Jacob disent que le Parti démocrate est un parti « radical ».

DM- « Je vois Biden comme un épouvantail. C’est un parti qui est devenu très radical. La mouvance pro-Sanders. Antifa. Ocasio-Cortez, etc. C’est vraiment la mouvance de ce parti-là qui prédomine (…) »

RJ- « (Biden) c’est plus un masque. C’est la figure en haut qui a l’air modérée et raisonnable mais sous laquelle… Parce que là, c’est plus rendu un mouvement très très isolé au sein de ce parti-là. »

DM- « C’est un parti radical. »

RJ- « Tu as une faction qui est radicale. Et qui a… je vais faire attention à ce que je vais dire, qui a des inclinaisons antidémocratiques. Tu as une grosse partie du mouvement, en ce moment, au niveau de retirer les statues. Faire du vandalisme (…)

Et Maurais donne en exemple l’occupation d’une zone à Seattle par des activistes.

RJ- « Joe Biden est chef d’un parti qui n’est pas comme lui l’est. Si jamais il est élu, qu’est-ce que ça va donner comme présidence? Je ne le sais pas, parce qu’il va y avoir des forces extrêmement puissantes et qui gagnent en influence de semaine en semaine, de mois en mois, au sein du parti qui ne sont pas du tout modérées (…) »

Ces forces sont tellement « extrêmement puissantes » qu’elles ont échoué à faire élire Bernie Sanders à la tête du parti.

Puis, Rafael s’en prend aux médias.

RJ- « On ne pourra jamais espérer avoir une couverture objective. Ça fait un bout de temps que ça dure. Plus ça avance, moins c’est objectif (…)

rx-2020.06.18-rafael-jacob-parti-democrate-antifa.mp3