Logique policière: Menacer de mort des manifestants, c’est oui, menacer de mort des policiers, c’est non

Le chef du SPVQ Robert Pigeon affirme n’avoir aucun problème avec les propos de Fillion parce que « C’était juste une image ».

En 2002, un rappeur est arrêté pour avoir chanté « Je suis un soldat qui a comme mission de faire sauter le poste Victoria » à l’antenne de Radio X.

La police ne rigole pas avec les « images » lorsque c’est elle qui est la cible.

Un bel exemple de deux poids deux mesures.

Voir.ca

Radio X modifie ses enregistrements

Le texte du directeur d’une école qui forme la relève de la radio-poubelle, Alain Dufresne du CRTQ, serait insignifiant s’il ne contenait pas une information bien intéressante:

Radio X modifie les audios disponibles sur son site internet. Les extraits jugés compromettants sont tout simplement remplacés par d’autres extraits.

Ça signifie que Radio X trafique les audios qu’elle rend disponible sur son site web.

C’est quand même se donner beaucoup de mal pour tromper ses auditeurs.

Pour lire le texte: Journaldequebec.com

Jeff Fillion et la violence banalisée

Ça ne sert à rien de traiter Jeff Fillion de cave. Il faut que les gens refusent ce discours, que la radio n’ait plus de raisons de le garder en ondes – vu que le CRTC a depuis un moment abandonné son rôle de surveillance des ondes.

Mais on ne peut pas juste chicaner ou punir tous ces chichuahuas qui jappent. Faut trouver une manière de les rassurer et que leur peur parte. Leur redonner confiance en l’autre, en eux, en la vie.

Voir.ca

G7: Fillion propose « une balle entre les deux yeux » aux protestataires

Dans l’extrait suivant, Fillion commet un crime: il invite ses auditeurs à faire des meurtres.

Je pense qu’on peut considérer que la carrière de Jean-François Fillion est terminée et qu’on pourra le voir sortir du studio de Radio X les menottes aux poings, aujourd’hui même.

Menace de mort, incitation à la violence, à la haine, à commettre un crime…

C’est assez.

Vous pouvez écrire une lettre aux annonceurs.

CHOI: une balle entre les deux yeux

9 mai 2018, Fillion avec Jean-François Fillion, Vincent Busuttil, Dominic Dumas, Gerry (00:00:50)

13h : JF- « Une des choses qu’on pourrait dire. On vous donne la chance de manifester pacifiquement. La minute que quelqu’un fait du grabuge, il a une balle entre les deux yeux. Il n’y en aura pas de grabuge. (silence) on exagère, mais il faut montrer de la pogne. C’est ça que je veux vous dire. »

(…)

JF- « T’sais l’autre fois je prenais l’expression, faut leur frotter la face sur l’asphalte… »

Gerry: « Ah! garanti. »

Merci à Infoman.

Menacer de tuer des protestataires est conforme à la déontologie, selon le CPQ

Le Conseil de presse juge que menacer de tuer des protestataires est parfaitement correct et conforme au code de déontologie. L’origine de la discussion est une manifestation opposée à la brutalité policière à Montréal.

Dans l’extrait du 16 mars 2017, Fillion prend comme exemple les conducteurs de train chinois qui « n’arrêtent pas » lorsque des protestataires tibétains s’assoient sur la voie ferrée. Il déplore qu’au Québec, « on est trop molasse ». Vous pouvez écouter l’extrait ici.

Selon l’administration centrale tibétaine, la Chine a causé la mort de 1.2 million de tibétains depuis 1950.

Dans la même émission, Dominic Maurais prend comme exemple l’époque où les policiers frappaient les détenus avec un annuaire. Et Fillion d’ajouter que, s’il était policier, « [il] leur montrerai[t] c’est quoi pour une fois de la brutalité policière. [il] le ferai[t] rien qu’une fois ».

En un mot, Fillion, Maurais et Ouellet font l’apologie de la violence policière. Il déplore que les méthodes violentes de jadis ne sont plus employées et invite les corps policiers à s’inspirer de dictatures violentes comme celle de la Chine.

Et le Conseil de presse n’y voit aucun problème.

Lire la décision sur Conseildepresse.qc.ca.