Meurtre dans un hôtel de Sainte-Foy: Fillion blâme la victime

Jeff Fillion

Mercredi dernier une jeune femme de 22 ans, Marylène Lévesque, est assassinée dans un hôtel. L’agresseur, 51 ans, est un tueur récidiviste. Il avait promis à Mme Lévesque 2000$ en échange de services sexuels.

Dans l’extrait audio ci-bas, Jeff Fillion commente, passant environ 2 minutes à parler du tueur et consacrant les 16 minutes restantes à critiquer le comportement de la victime alors que son cadavre est encore chaud.

Fillion résume bien sa position dans une phrase: « Il y a un salaud qui n’aurait pas dû être en liberté, mais il y a une victime qui n’a pas été prudente. »

Le tueur et l’assassinée seraient ainsi coupables au même titre. En fait non, la morte est d’avantage coupable, selon Jeff Fillion, puisqu’elle récolte l’essentiel des critiques.

C’est une posture traditionnelle de la radio-poubelle: la victime est coupable. Quand des survivantes dénoncent le prédateur sexuel Harvey Weinstein, Fillion blâme les femmes pour en avoir profité et pour « ne pas avoir de bonnes valeurs ». Quand des femmes sont agressées à l’Université Laval, Fillion fustige la « prise de contrôle des femmes dans la société ».

Et suite à l’opération Scorpion en 2003, Fillion s’en prendra à Geneviève Quinty, responsable au Projet intervention prostitution Québec (PIPQ). Celle-ci lui réclamera 100 000 $ pour avoir tenu des propos offensants sur son orientation sexuelle (elle est lesbienne) et sur sa compétence professionnelle.

Fillion commence son sermon en réclamant la peine de mort pour le tueur.

Mais peine de mort ou pas, ça n’aurait pas empêché le crime de se produire. Ce n’est pas une solution. Ce n’est qu’une façon, lâche, de se venger.

Mention spéciale à Dominique qui a quand même essayé d’expliquer à Fillion que la victime ne pouvait pas être coupable. Bel essai.

Rappelons que Fillion lui-même a déjà trempé dans une histoire de proxénitisme. C’est aussi quelqu’un ayant déjà affirmé que la « prostitution sous toutes ses formes, c’est pas si grave que ça ». On soupçonne toujours Radio X de faire du proxénitisme.

Ces propos sont inacceptables. Nous vous invitons à écrire un courriel aux annonceurs.

CHOI: La victime c’est un peu de sa faute si elle est morte

24 janvier 2019, Fillion avec Jean-François Fillion, Dominique Dumas, Laurence Gagnon et Gerry

12:44: JF- « Moi je suis pour la peine de mort (…)

DM- « Depuis sa sortie (…) Il avait remontré des signes de violence… »

JF- « Oui; parce qu’au spa… au salon de massage ils l’ont sacré dehors. Ils l’ont barré. La jeune fille a pris beaucoup de risques. »

DD- « L’appât du gain »

JF- « Là, on est sage avec la jeune fille, parce qu’elle est d’une beauté extrême (????) Si c’était une prostituée comme on voit habituellement, un peu plus maganée, on serait plus dur. »

DD- « Mais même à ça, ça demeure la victime là-dedans. »

JF- « Je comprends, mais ce qu’il faut retenir chez les gens qui sont là-dedans, ou n’importe quoi, quand toutes les lumières sont allumées, c’est pas 2000$ qui va te sécuriser »

(…)

JF- « Elle s’est dit: «ah, il s’est fait mettre dehors, il est violent, il a fait de la prison, l’histoire avec sa femme, mais c’est pas grave, c’est une bonne paie je vais y aller» (…) »

LG- « Elle le savait pas qu’il avait tué sa conjointe. Elle savait juste qu’il avait été rough avec d’autres filles au salon »

JF- « Oui, mais elle savait qu’il avait fait de la prison pour sa femme. Elle savait pas qu’il l’avait tuée. Elle savait… »

LG- « …qu’il avait fait de la prison pour violence »

(…)

JF- « Il y a deux affaires. Il y a un salaud qui n’aurait pas dû être en liberté mais il y a une victime qui n’a pas été prudente. Elle n’a pas écouté ses amis. Et s’est écouté pour une histoire d’argent. Parce que c’était de l’argent vite fait (…) Maudit criff que c’est jouer avec le feu x2. C’est terrible »

(…)

JF- « Moi je dis juste que (…) Quand vous savez que vous avez à faire tout seul avec quelqu’un qui a un passé, et qu’il y a des lumières d’allumées, allez-y pas. »

(…)

JF- « Elle… écoute elle a manqué de jugement. Ça c’est clair (…) »

JF- « C’est tout parti d’elle. Elle a dérogé de son… entre guillemets… plan d’affaire, elle savait pourquoi elle était dans un salon, que c’est plus sécure d’être, quand elle a vu que le gars s’est fait mettre dehors, elle l’a suivi à l’extérieur et elle n’a pas écouté (…) Son ami lui a dit: «va pas là, tu courres après le trouble» (…) Il y a des erreurs de sa part (…) Ça aurait pu être un client qu’elle n’a jamais vu (…) Mais là, elle avait des indices (…) »

(…)

JF- « Quand il y a des lumières qui allument, il faut partir à la course »

G- « Est-ce qu’une fille un peu plus vieille, un peu plus d’expérience? (…)

JF- « Elle a quand même 21, 22 ans (…) »

JF- « Il y a des pimps qui protègent leurs filles (…)

Puis Jeff Fillion dit que c’est à cause de la gauche que Marylène Lévesque est morte.

JF- « Je suis né dans ce monde-là, dirigé par la gogauche, le no fault, la deuxième chance (…) »

JF- « Elle s’est dit: «je vais aller le voir à l’extérieur». Califf de criff ! qu’est-ce qu’elle a pensé? (…) Elle aurait pu éviter sa mort… de par une décision, juste en disant, fuck le 2000$! puis je retourne chez nous, je vais aller voir mon chum. »

(…)

JF- « Je pense que les gens sont pour qu’on légalise les travailleuses du sexe, mais il va falloir plus d’argent et de ressources pour contrer la prostitution juvénile. »

2020.01.24-12h00-rx-fillion-meurtre-prostitution.mp3

La crainte persiste chez les musulmans de la capitale

Pendant que certains s’accrochent «à l’espoir du vivre ensemble en harmonie», d’autres craignent «le cynisme politique et les discours creux sur le multiculturalisme sans désir d’endiguer les problèmes de racisme et d’islamophobie». À bout d’énergie, des membres de la communauté se préparent à quitter le Québec, tandis que d’autres s’efforcent de convertir leur déception en détermination. Il y a une fracture tangible depuis les événements. Et l’émergence de groupes d’extrême droite, encouragée par les propos xénophobes des animateurs de radio poubelle, n’a rien pour rassurer.

QuebecHebdo.com

Fillion préférerait être dans les années 80 pour pouvoir frapper des protestataires véganes

« Moi si mettons je suis végane, pis je va faire un tour chez Biceps pis chanter pendant huit minutes des insultes au monde qui mange, d’après moi, mon seul feeling, c’est que ça va mal finir.

Moi je m’ennuie des années 70 et 80. C’est mes années folles […] Ce genre de patente-là, ça se réglait avec une claque sur la gueule »
-Jeff « maudite gauche haineuse » Fillion

Le Club des mal cités