Attentat à la mosquée: Deux ans et toujours rien

Il y a deux ans, le 29 janvier 2017, a lieu l’attentat à la mosquée de Québec. Un sympathisant ultranationaliste, sexiste et raciste ouvre le feu, tue 6 personnes et fait 8 blessés.

Rapidement, la radio-poubelle se retrouve au banc des accusés. De toutes parts, les accusations fusent. C’est comme si, soudain, on semble réaliser le tort causé par la toxicité de la radio-poubelle depuis tant d’années.

La communauté musulmane, des politiciens, des journalistes, des intellectuels sont unanimes: plus jamais ça. Le maire dira même que désormais «il y a des choses qui ne pourront plus être dites».

Et depuis? Rien. L’islamophobie est toujours étalée au grand jour et la loi du silence règne.

Ce mois-ci, la Coalition Sortons les radios-poubelles vous présente chaque jour, sur Facebook et Twitter, les accusations, directes ou indirectes, d’une nouvelle personne contre la radio-poubelle pour son rôle dans l’attentat.

Certains trouveront ça lourd. Ça l’est. D’ailleurs, vous aurez remarqué qu’on n’est pas trop porté sur l’humour. Mais c’est surtout un signe de respect envers les victimes.

Si le discours changeait de ton… Si les racistes renouaient avec la peur, la honte et la stigmatisation à nouveau… Le sacrifice de ces hommes n’aura pas été complètement vain.

Ça fait #DeuxAnsEtToujoursRien depuis l’#AttentatMosquée