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Petite mise à jour sur les changements à la radio-poubelle

BLVD: Martin supermacho Everell tasse Nathalie Normandeau dans le retour. Normandeau se contentra d’animer dans le créneau moins écouté du midi.

Rappelons que peu après son embauche par BLVD, Everell s’est démarqué par des propos sexistes. Il avait affirmé que les mineures ne portant pas de soutiens-gorge sont des « guidounes ».

BLVD va mettre de la musique rock entre les émissions. Le créneau rock était autrefois occupé par Radio X2 (renommé POP).

FM93: Le chroniqueur Sylvain Levésque quitte la station et se présente pour la #CAQ. Bernard Drainville revient par téléphone avec Bouchard.

Éric Duhaime remplace Gilles Parent dans l’un des segments les plus écoutés à Québec, le retour à la maison. Son émission est censée être « légère ».

Radio X: Richard Martineau et Jonathan Trudeau ont quitté Radio X pour d’autres projets. Ils sont remplacés par le gars de sport Vincent Cauchon. Une nette amélioration.

A surveiller lors des élections provinciales: Maurais et Fillion ont déjà annoncé leur intention de « faire campagne ». Pour l’instant, ils offrent un appui critique à la CAQ principalement à cause du #3eLien.

Ajoutons que Jeff Fillion semble se radicaliser de plus en plus. Pour son retour il a suggéré de couper les effectifs de la police de moitié (ce qui est très inhabituel pour un amoureux des flics comme lui) tout en défendant les Hell’s angels.

NRJ: Josée Morissette et Stéphane Gendron quittent la radio. En 2 ans, Gendron s’est affirmé comme la seule voix avec des opinions originales dans la radio privée de Québec. Avec son départ, c’est un retour à un monopole complet de l’opinion par la droite poubelle.

Logique policière: Menacer de mort des manifestants, c’est oui, menacer de mort des policiers, c’est non

Le chef du SPVQ Robert Pigeon affirme n’avoir aucun problème avec les propos de Fillion parce que « C’était juste une image ».

En 2002, un rappeur est arrêté pour avoir chanté « Je suis un soldat qui a comme mission de faire sauter le poste Victoria » à l’antenne de Radio X.

La police ne rigole pas avec les « images » lorsque c’est elle qui est la cible.

Un bel exemple de deux poids deux mesures.

Voir.ca

Radio X modifie ses enregistrements

Le texte du directeur d’une école qui forme la relève de la radio-poubelle, Alain Dufresne du CRTQ, serait insignifiant s’il ne contenait pas une information bien intéressante:

Radio X modifie les audios disponibles sur son site internet. Les extraits jugés compromettants sont tout simplement remplacés par d’autres extraits.

Ça signifie que Radio X trafique les audios qu’elle rend disponible sur son site web.

C’est quand même se donner beaucoup de mal pour tromper ses auditeurs.

Pour lire le texte: Journaldequebec.com

Menacer de tuer des protestataires est conforme à la déontologie, selon le CPQ

Le Conseil de presse juge que menacer de tuer des protestataires est parfaitement correct et conforme au code de déontologie. L’origine de la discussion est une manifestation opposée à la brutalité policière à Montréal.

Dans l’extrait du 16 mars 2017, Fillion prend comme exemple les conducteurs de train chinois qui « n’arrêtent pas » lorsque des protestataires tibétains s’assoient sur la voie ferrée. Il déplore qu’au Québec, « on est trop molasse ». Vous pouvez écouter l’extrait ici.

Selon l’administration centrale tibétaine, la Chine a causé la mort de 1.2 million de tibétains depuis 1950.

Dans la même émission, Dominic Maurais prend comme exemple l’époque où les policiers frappaient les détenus avec un annuaire. Et Fillion d’ajouter que, s’il était policier, « [il] leur montrerai[t] c’est quoi pour une fois de la brutalité policière. [il] le ferai[t] rien qu’une fois ».

En un mot, Fillion, Maurais et Ouellet font l’apologie de la violence policière. Il déplore que les méthodes violentes de jadis ne sont plus employées et invite les corps policiers à s’inspirer de dictatures violentes comme celle de la Chine.

Et le Conseil de presse n’y voit aucun problème.

Lire la décision sur Conseildepresse.qc.ca.

Justifier le viol c’est correct, selon le CCNR

Il n’y a pas de problème à justifier le viol, mais il faut condamner le langage vulgaire. C’est ainsi qu’il faut interpréter une nouvelle décision révoltante du Conseil canadien des normes de la radiotélévision, le CCNR.

La décision concerne un segment de l’émission de Pierre « Doc » Mailloux, alors en compagnie de Josey Arsenault, datant d’octobre 2016. Il y a plus d’un an et demi!

On peut résumer ces paroles, dont nous vous invitons à écouter l’audio, en ces termes:

  • Une fois bandé, un homme perd le contrôle de lui-même, comme un animal. Il peut même être violent. C’est à la femme de prendre les moyens pour ne pas être violée.
  • Depuis 35 ans, les féministes tentent en vain d’expliquer que « sans oui c’est non ».  Il ne sert à rien de conscientiser les hommes.

Après longue analyse, le CCNR n’y voit aucune infraction à son « Code sur la représentation équitable » ni à son « Code de déontologie ».

La décision a été rendue par un comité composé à majorité de femmes (3/5).

Il est fascinant de constater les tactiques dilatoires employées par le CCNR dans le traitement de la plainte

  • Les énormes délais et le processus compliqué.
  • Les citations de Mailloux absentes de la décision, ce qui est inhabituel.
  • L’amalgame de 3 plaintes différentes pour rédiger une seule décision, ça aussi c’est inhabituel.
  • L’affirmation que les féministes ça « n’équivaut pas à un groupe identifiable ».

Rappelons qu’à l’origine d’une relation sexuelle saine, il y a un consentement libre et éclairé. Une relation sexuelle sans consentement, selon la loi canadienne, c’est une agression sexuelle. Ça fait plus de 20 ans que c’est ce qui est communément admis. Nous vous invitons à consulter le site web de la campagne « Sans oui, c’est non ».

Pierre Mailloux a souvent justifié les viols par le passé. En mai 2017, il avait proposé que les problèmes conjugaux d’une auditrice c’était sa responsabilité puisqu’elle ne se laisserait pas suffisamment violer. En janvier 2017, il avait aussi affirmé que des femmes violentées au sein dune relation conjugale pouvaient en tirer profit. Mailloux a toujours pu dire ces horreurs sans aucune conséquence.

Avec de telles décisions, il n’est pas étonnant que la radio-poubelle s’en permette autant dans les propos haineux à l’endroit des femmes. Faut-il rappeler encore que la violence sexuelle et la violence conjugale font des victimes tous les jours? De plus, la haine sexiste en ligne fait de plus en plus d’adeptes dangereux, comme l’ont révélé les recherches autour des groupes INCELs après l’attentat de Toronto ayant fait de nombreuses victimes, dont une majorité de femmes. Banaliser ainsi les propos haineux à l’endroit des femmes et des féministes n’est plus du tout acceptable. Il est grand temps que la présidente du CCNR, Andrée Noël, laisse sa place à quelqu’un d’autre.

La décision du CCNR.