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Le Parti démocrate est controlé par des Antifas opposés à la démocratie, selon Rafael Jacob

Rafael Jacob est analyste politique des États-Unis. Dans cette chronique avec Dominic Maurais, ce 18 juin, celui-ci y va d’une singulière analyse de la situation alors que Trump et Biden commencent la campagne électorale pour remporter la présidence du pays.

Une analyse tellement tordue qu’on pourrait la qualifier de confusionniste.

Le meeting de Tusla

Ça commence par Jacob qui nous entretient de la tactique de diversion du jour, le grand show partisan de Trump dans un aréna à Tusla.

Jacob commence la chronique en disant être très impressionné qu’une personne de cet âge soit capable de livrer de tels discours-fleuves.

« On a ici un gars de 74 ans qui donne un discours-fleuve de 1h15, 1h30 sans télésouffleur et les gens qui sont là sont debout la majorité du temps. »

Ok, mais quel intérêt? Et surtout, comment justifier cette folie de tenir un événement intérieur sans distanciation physique alors que la covid19 fait toujours des ravages?

À ce sujet, Rafael Jacob est catégorique: Ça ne mènera pas à « une explosion du nombre d’hospitalisations », ce qui est très présomptueux. Pourquoi banaliser les risques?

Tulsa, l’endroit où avait lieu le rally, a pourtant connu une hausse marquée du nombre de cas de covid19. Le responsable sanitaire local avait même demandé de reporter l’événement.

Rafael Jacob se fout que Trump risque des vies inutilement.

Mais, ça va plus loin que ça, en commençant de la sorte sa chronique, Rafael Jacob nous embarque à fond de train dans la stratégie de la diversion. C’est-à-dire s’étendre largement sur des éléments futiles pour nous cacher ce qui se passe d’important derrière.

Jacob ne parle même pas de ce qui a fait réagir tous les analystes sérieux. Lors de son discours, Trump s’est en effet vanté d’avoir réclamé une diminution du nombre de tests de covid19!

Ainsi, de façon très habile et sans en avoir l’air, Jacob présente Donald Trump d’une façon positive tout en dissimulant ses travers.

Le Parti démocrate, un parti « radical »

Celle-là serait à hurler de rire si le sujet n’était pas aussi sérieux. Rafael Jacob et Maurais affirment que le Parti démocrate serait noyauté par des personnes « radicales », par « Antifa » et une élue démocrate, Alexandria Ocasio-Cortez.

Quel est le lien entre le Parti démocrate et quelque chose du nom d’Antifa? Est-ce qu’on peut commencer par établir ça avant d’amalgamer les deux?

Parce que, pour l’instant, ce n’est qu’une allégation vaseuse.

Jacob qualifie les personnes radicales qui tireraient les ficelles du Parti démocrate de « forces extrêmement puissantes ».

Pourtant, une course au leadership a eu lieu en février et ce n’est pas le candidat le plus à gauche, Bernie Sanders, qui a gagné. C’est Joe Biden, ex vice-président de Barack Obama.

C’est suffisant pour discréditer la thèse farfelue de Jacob.

Rafael Jacob va jusqu’à dire qu’il craint pour la démocratie si le Parti démocrate prend le pouvoir.

Jacob ne s’inquiète pourtant pas de la démocratie alors qu’elle est piétinée en ce moment même par l’occupant de la Maison blanche.

Si on se préoccupe pour vrai de la démocratie, comment rester muet devant le racisme et la brutalité policière? Les menaces de violences militaires envers des protestataires pacifiques? Les tentatives de museler les réseaux sociaux? Le déferlement de violence de militants et de milices d’extrême-droite armés jusqu’aux dents et encouragés par le président?

Pour appuyer ses propos, Maurais évoque l’occupation d’une zone à Seattle par des activistes. Ce mouvement est pourtant pacifique, démocratique et non-partisan.

Rafael Jacob est plus inquiet d’une menace hypothétique et loufoque que d’un péril concret et actuel.

Et pour finir Jacob conclut sa chronique en attaquant les médias qui ne seraient « pas objectifs ».

Mais qu’en est-il de lui-même? Rafael Jacob est-il un analyste neutre ou a-t-il un agenda politique bien caché? Et comment se fait-il que Jacob change son analyse en fonction du média dans lequel il s’exprime?

Que fait la Chaire Raoul-Dandurand?

CHOI: Le Parti démocrate dirigé par Antifa

18 juin 2020, Maurais live, avec Dominic Maurais et Rafael Jacob

8h30- RJ: « (Trump) C’est un showman (…) On a ici un gars de 74 ans qui donne un discours fleuve de 1h15, 1h30 sans télésouffleur et les gens qui sont là sont debout la majorité du temps (…) »

RJ: « L’équipe de Donald Trump aurait du tenir le rassemblement à l’extérieur. Pas parce que ça va mener à une explosion au niveau des hospitalisations ou des décès pour la covid19, nécessairement (…) « 

Mais bien parce que ça aurait été bon pour son image.

Jacob poursuit en faisant un parallèle douteux, comme l’ont fait tous les autres populistes, avec les manifestations de Black Lives Matter s’étant déroulées sans distanciation physique. Comme si on pouvait contrôler un mouvement social d’ampleur, des manifestations monstres, comme on gère le robinet du lavabo.

Puis, Maurais et Jacob disent que le Parti démocrate est un parti « radical ».

DM- « Je vois Biden comme un épouvantail. C’est un parti qui est devenu très radical. La mouvance pro-Sanders. Antifa. Ocasio-Cortez, etc. C’est vraiment la mouvance de ce parti-là qui prédomine (…) »

RJ- « (Biden) c’est plus un masque. C’est la figure en haut qui a l’air modérée et raisonnable mais sous laquelle… Parce que là, c’est plus rendu un mouvement très très isolé au sein de ce parti-là. »

DM- « C’est un parti radical. »

RJ- « Tu as une faction qui est radicale. Et qui a… je vais faire attention à ce que je vais dire, qui a des inclinaisons antidémocratiques. Tu as une grosse partie du mouvement, en ce moment, au niveau de retirer les statues. Faire du vandalisme (…)

Et Maurais donne en exemple l’occupation d’une zone à Seattle par des activistes.

RJ- « Joe Biden est chef d’un parti qui n’est pas comme lui l’est. Si jamais il est élu, qu’est-ce que ça va donner comme présidence? Je ne le sais pas, parce qu’il va y avoir des forces extrêmement puissantes et qui gagnent en influence de semaine en semaine, de mois en mois, au sein du parti qui ne sont pas du tout modérées (…) »

Ces forces sont tellement « extrêmement puissantes » qu’elles ont échoué à faire élire Bernie Sanders à la tête du parti.

Puis, Rafael s’en prend aux médias.

RJ- « On ne pourra jamais espérer avoir une couverture objective. Ça fait un bout de temps que ça dure. Plus ça avance, moins c’est objectif (…)

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Les trous noirs dans l’histoire de Gilles Proulx

On parle histoire, racisme, colonialisme et esclavage, cette fois avec le polémiste et sommité poussiéreuse du monde des médias, Gilles Proulx.

Dans cette chronique avec Dominic Maurais le 16 juin, Proulx démontre, soit une ignorance abyssale, soit une mauvaise foi gigantesque soit une vision périmée de l’histoire. Tout ça épicé de masculinisme et de nationalisme crasse.

Allons-y dans l’ordre. Il est d’abord question, dans la foulée des manifestations de Black Lives Matter, des destructions de statues de Churchill et de Christophe Colomb. Proulx trouve que ces derniers étaient des petits poulets sans défense et qu’on a tort de les critiquer.

Il est ensuite question d’esclavage. Proulx semble dire qu’on exagère l’importance de ce sujet.

Et ça finit avec la mairesse de Montréal qu’il qualifie de « conasse ».

Affirmation 1: Churchill admirait Mussolini à cause de la gymnastique obligatoire

Proulx affirme, de façon simpliste, qu’alors qu’il était ministre de l’économie britannique, Winston Churchill, admirait Mussolini parce qu’il « redressait son peuple puis il l’amenait vers la fierté et la gymnastique obligatoire ».

C’est ironique parce que c’est une version teintée par le fascisme. Comment ça « redresser son peuple? » Ça veut dire quoi concrètement? C’est de la pure foutaise inventée par la propagande fasciste!

La réalité est que Churchill l’appréciait parce qu’il partageait des affinités avec lui. Son amour de l’autorité. Son plan économique. Et son anticommunisme.

Affirmation 2: Christophe Colomb était un ange

Proulx semble affirmer que Christophe Colomb n’a commis aucun crime contre les autochtones des Amériques. Il dit que ce sont plutôt ces derniers qui l’ont maltraité!

Encore une fois, de la bouillie pour les chats. Dès sa première expédition en 1492, Colomb est obsédé par l’or. À Hispaniola (Haïti et République dominicaine), il fit de nombreux prisonniers chez les Arawaks parce que ceux-ci possédaient des petits bijoux en or. Lors de leur retour en Espagne, tous les captifs décédèrent. Il fit un rapport délirant au roi, ajoutant qu’il lui rapporterait « autant d’or qu’ils en auront besoin (…) Et autant d’esclaves qu’ils en exigeront ».

Lors de sa seconde expédition, il enferma 1500 Arawaks et en sélectionna 500 pour les ramener en Espagne. 200 moururent en chemin.

Et ainsi de suite. Chaque expédition de Colomb laisse quantité de morts, de pillages, destructions et viols dans son sillage. Il y en eu 4 de ces expéditions.

Le roi d’Espagne était tellement indigné par la violence de Colomb à Hispaniola qu’il l’a condamné à la prison en 1500.

Affirmation 3: on exagère avec l’esclavage

Ce que Proulx dit est tellement confus qu’il est difficile d’en tirer quelque chose. Grosso-modo il semble dire qu’on a tort d’insister sur l’esclavage au Canada.

Pourtant ce n’est pas un sujet très connu ni discuté.

L’historien Webster vient de faire paraitre un petit livret sur le sujet intitulé L’esclavage au Canada. C’est disponible gratuitement ici.

En gros il y eu des milliers d’esclaves au Canada, même Gilles Proulx le reconnait. Les 2/3 étaient autochtones et le 1/3 restant était composé de personnes africaines ou afro-descendantes.

Puisque Proulx propage beaucoup de faussetés, vous pouvez porter plainte au CCNR ou au CPQ. Vous pouvez aussi écrire une lettre aux annonceurs.

CHOI : Christophe Colomb n’a rien à se reprocher selon Gilles Proulx

16 juin 2020, Maurais live, avec Dominic Maurais et Gilles Proulx

Au sujet du déboulonnement de statues de racistes

9h07: DM- « Oui on doit questionner l’histoire mais doit-on éradiquer des pans complets de l’histoire? (…) Il y a une offensive très agressive des talibans de l’extrême-gauche qui veulent démolir à coup de masse des statues… quelle est ta réaction toi qui est un amoureux de l’histoire? »

GP- « Churchill avait une admiration pour Mussolini. Parce que, bon, il redressait son peuple puis il l’amenait vers la fierté et la gymnastique obligatoire, il a eu des relents d’admiration. Ça a duré le temps que ça a pu (…) »

GP- « J’en ai marre qu’on dise que Christophe Colomb était un raciste (…) Est-ce que c’est de sa faute parce que ses anticorps étaient plus forts que ceux qui l’accueillaient. Qui l’accueillaient pas tellement tant que ça parce que les Caraïbes étaient des Autochtones très durs. Donc plusieurs vont finir dans la bouilloire avec ses explorateurs. Alors est-ce que c’était de sa faute? »

Au sujet de l’esclavage (?)

GP- « Plus tard, c’est sûr, l’Espagne va profiter de la découverte pour encourager l’expédition de noirs (?) (…) La France va y aller aussi dans les villes… mais pas au Canada, quelques milliers près, des boys, des servantes, alors on a exagéré encore une fois! La France était ici 200 ans de temps, c’est grâce à ses alliances avec ses Indiens. Donc, il n’y a pas de racisme là-dedans! (…) Est-ce qu’on doit blâmer tout ça, Christophe Colomb, l’origine de la première arrivée en Amérique du Nord? Non (…) »

GP- « La solution à ce maudit problème-là, parce que là, c’est la minorité qui vont mener la majorité, mais la solution, c’est simplement la connaissance de l’autre #RegardeQuiParle. Si on avait plus de culture et d’éducation dans l’enseignement (…) »

GP- « La gauche a noyauté tous les groupes ethniques (…) »

DM- « Valérie Plante, elle s’excuse beaucoup (…) À la prochaine séance du conseil municipal, elle va mettre son genou à terre (…)

GP- « C’est une connasse! (…) Elle est manipulée… d’abord, de donner un nom de rue aux Iroquois (…) Pourquoi honorer un Iroquois? Elle aurait pu honorer un Algonquin, c’était nos alliés, un Huron, Membemtou (…) Elle préfère faire croire aux Mohawks, il y a un vote anglais là-dedans très fort, que Montréal a été volé, que ça leur appartenait alors qu’on sait qu’ils n’étaient pas ici entre Jacques Cartier et Champlain, ils avaient été chassés (…)

GP- « Elle continue à japper ses maudites âneries. Le problème c’est que ce qu’elle dit, c’est une femme, puis c’est bien, c’est l’affirmation d’une femme frêle, qui représente enfin une force montante puis nous autres, les blancs, les conquistadors, les durs de durs, des racistes, des Africains du sud (?) on doit se taire (…) »

À propos de Defund the police, un mouvement pour réduire les budgets ou abolir la police:

GP- « On est à l’avant-gardisme de la bêtise quand il y a un mouvement bête et stupide et facile, pourquoi pas désarmer la police. Sauf que là, on l’a déjà fait, mais on a été obligé de se réarmer (?) devant la montée de la multitude de ces anciennes colonies, avec des cultures et des agressivités différentes (…) C’est la victoire du sud qui monte vers le nord, mais ne s’adapte pas au continent nord et qui exige au nord de se conformer à la mentalité du sud.

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Pas de racisme systémique aux États-Unis, selon Fillion

Réagissant aux manifestations Black Lives Matter en Amérique du Nord, Fillion en tire cette conclusion: Il n’y a pas de racisme systémique aux États-Unis.

Mais il y a bien quelques individus racistes ici et là dans la police. Il appelle ça des « têtes de pus ».

De plus, les personnes noires seraient responsables de la majorité des « crimes durs ». Alors, c’est eux qui devraient faire un effort. La victime est coupable.

Et les blancs? Bof. Il suffit de se mettre les pieds sur le pouf et, comme par magie, le racisme va s’en aller en diminuant, sans toutefois disparaitre. Surtout ne rien faire. Aussi simple que ça.

Pas un mot sur les problèmes touchant disproportionnellement plus les noirs que les blancs aux États-Unis: décrochage, maladie, pauvreté etc. Le racisme y est pourtant très ancré dans tous les aspects de la vie. Et les personnes noires n’en sont pas responsables.

Fillion affirme que les droits des noirs ont avancé grâce à Martin Luther King qui rejetait la violence. Cette affirmation est à nuancer. En 1967, King affirmait plutôt que les émeutes étaient « le langage de ceux qu’on n’entend pas » et que c’était le résultat de « certaines conditions » persistantes dans la société, comme la pauvreté.

Notons que l’ex président républicain Georges Bush s’est demandé comment mettre fin au racisme systémique le 3 juin dernier. Aux États-Unis, le concept fait moins débat qu’ici.

Il y a eu une explosion du nombre de crimes haineux et d’organisations de suprémacistes blancs depuis l’élection de Donald Trump. Ce n’est pas un hasard.

En rejetant toute la responsabilité sur quelques policiers et sur la communauté noire et en disculpant les blancs de toute responsabilité, Fillion a un discours raciste. Habile, en apparence correct, mais raciste quand même.

Faut dire que Fillion a déjà émis des propos racistes envers les Indiens, les Chinois, les Mexicains et les musulmans. Le Conseil de presse l’a même blamé pour des propos sur les Mexicains, les musulmans et les autochtones.

Pourquoi ne pas signaler votre dégout en écrivant aux annonceurs?

CHOI: Les Noirs doivent régler leurs affaires

4 juin 2020, Maurais live, avec Dominic Maurais et Jean-Francois Fillion

JF- « La société parfaite n’existera jamais (…) Sera-t-elle un jour parfaite? Non (…) »

JF- « Martin Luther King disait: on ira nulle part avec la violence (…) »

JF- « On va finir ça (Fillion veut passer a un autre sujet) Les leaders noirs vont devoir faire un talk avec leur communauté. Oui, les policiers, écoute ils sont 700,000 c’est sûr qu’il y a des têtes de pus (…) Si on veut régler tous les problèmes, je pense que la communauté doit adresser ça. Il y a des profs de Harvard qui ont voulu voir si c’est vrai qu’il y avait un système (racisme systémique) et ils n’ont pas été capable de prouver ça. Ça a été fait il y a quelques années (…) Si tu fais une étude de tous les policiers, bien c’est correct. Mais si tu les prends un à un, tu vas tomber sur un crotté (…)

DM- « Tu remets en doute le racisme systémique. »

JF- « Systémique… collectif oui (…) »

DM- « C’est des cas isolés d’incompétence et de décisions douteuses »

(…)

DM- « Pourquoi tant de criminalité dans la NFL impliquant des afros-américains? (…) La criminalité dure, la criminalité de gang (…) »

JF- « Alentour de moi… j’en connais pas. On s’entoure de gens qui nous ressemblent. Moi des gens racistes, j’en connais pas (…) Notre génération n’est pas comme ca (…) »

« Cette communauté-là a un travail à faire. Les stats sont là pareil. Est-ce qu’il y a discrimination, est-ce qu’il y a quelque chose à mieux faire… N’empêche que 57% des crimes durs sont faits par 13% de la population (les personnes noires). Donc, ils ont également un travail (…) »

« On a une grande réflexion à faire. Je vois pas le jour où on va être parfait (…) J’ai le feeling que c’est de mieux en mieux (…) Faut éliminer les têtes de pus (…)

DM- « Ceux qui font de la casse sont des anarchistes. C’est pas les noirs dont tu parles, les modérés (…) »

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Black Lives Matter: Benjamin « prof » Tremblay se met les pieds dans les plats

Benjamin Tremblay est un gars connu pour 7 jours sur terre, une série de courts vidéo sur internet abordant toutes sortes de sujets.

Il intervient aussi chaque semaine à l’émission de Denis Gravel à Radio X. Cette semaine il y était pour parler de Black Lives Matter.

Et il y va de toutes sortes d’affirmations boiteuses: le racisme systémique est un concept « dangereux » qui ne s’applique pas au Québec. Il minimise la violence policière. Il considère qu’Antifa est « presque » un groupe terroriste.

Lorsque Tremblay aborde la question des États-Unis, il a presque tout bon. C’est quand il parle du Québec que ça se gâte.

Tout d’abord, il rejette le concept de racisme systémique au Québec. Tout comme Mathieu Bock-Côté, il trouve que c’est un concept qui ne s’applique pas ici. Ce serait même un concept « dangereux ».

Plus dangereux que de reconnaitre que le phénomène existe? Combien de morts l’utilisation de ce concept a-t-il causé cette année?

Il ajoute que « d’importer » le concept du racisme systémique porte le risque de se « coloniser à l’américaine ». Sauf que Radio X travaille depuis 20 ans à l’annexion politique et culturelle du Québec par les États-Unis. C’est donc assez ironique.

Il minimise le racisme québécois, affirmant que la dernière personne noire tuée par la police au Québec est Freddy Villanueva (qui était latino).

Ce qui est faux, il y en a au moins 22 autres personnes depuis Villanueva, dont 4 hommes noirs.

Benjamin dit aussi que de classer Antifa comme une organisation terroriste est « une question légitime ».

Antifa n’est pourtant pas une organisation, ce qui est suffisant pour discréditer Benjamin. Et combien de morts a causé Antifa cette année aux États-Unis?

Il considère que le passé raciste étatsunien est pire que celui du Québec. Peut-être. Mais ça ne doit pas être un prétexte pour éviter de parler du racisme québécois ou canadien.

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Puisqu’il y a beaucoup de faussetés, vous pouvez porter plainte au CCNR ou au CPQ. Vous pouvez aussi écrire une lettre aux annonceurs.

CHOI: Benjamin Tremblay considère légitime de déclarer Antifa « terroriste »

3 juin 2020, Gravel dans le retour, avec Denis Gravel et Benjamin Tremblay

BT: « On ne viendra jamais à bout du racisme (…)

BT: « Antifa est un groupe qu’on pourrait pratiquement qualifier de terroriste, c’est une question très débattable (sic), Donald Trump a choisi de les qualifier de terroristes, c’est un débat qui peut avoir lieu (…) « 

DG: « Est-ce qu’on pourrait faire des parallèles à la situation au Québec, au niveau du racisme? »

BT: « Ça, je trouve que c’est extrêmement dangereux comme parallèle. D’abord parce que le système d’exploitation (?) de l’esclavage systématique (?) pour lequel on s’est battu (?) et pour lequel il y avait des dispositions législatives… on n’a pas vécu ça au Québec (…) Le passé historique québécois n’est pas aussi chargé (…)

Le racisme systémique c’est un concept qui a été importé des États-Unis, des université américaines (…) On tente de l’appliquer au Québec sans même vérifier s’il s’applique. Il y a un danger là-dessus, à vouloir se coloniser à l’américaine (LOL) (…) »

BT: « Oui, le Québec a un enjeu de racisme. Mais des noirs abattus par la police? (…) On voit pas ça. Le dernier, ça remontait à Freddy Villanueva (…)

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Les Indiens vivant dans les poubelles avec des singes développent des anticorps, selon Jeff Fillion et Pierre Couture

Ça ne volait déjà pas haut au niveau de l’actualité internationale mais là, on atteint le fond.

Jeff Fillion discute de la covid19 avec son nouveau chroniqueur économique Pierre Couture. Fillion bifurque pour parler de l’Inde. S’ensuit des préjugés racistes et méprisants sur les pauvres et les Indiens.

D’abord Fillion avance que la covid 19 ne cause pas de victimes en Inde alors qu’ils ne pratiquent pas le confinement.

C’est faux. L’Inde a adopté un système de confinement parmi les plus stricts au monde.

Ensuite Gerry ajoute que la proximité des ordures endurciraient les enfants et serait bonne pour développer des anticorps.

Cette information est, au mieux, vaseuse, au pire, dangereuse. Ensuite, elle présume quoi? Qu’une majorité d’enfants indiens vivent dans les ordures?

Et mention spéciale à Pierre Couture qui met une petite touche raciste à l’ensemble.

En réponse, vous pouvez porter plainte au CCNR ou au CPQ et écrire une lettre aux annonceurs.

CHOI: en Inde les gens vivent avec des singes

13 mai 2020, Fillion avec Jean-François Fillion, Gerry et Pierre Couture

12h50: JF- « J’ai vu les chiffres de l’Inde (…) Tsé, ça ressemble un peu, Gerry, au Brésil, là où ce qu’ils restent un par-dessus l’autre (…) En Inde, c’est ça là. Ils sont empilés un à côté de l’autre. Ils vivent 7-8 dans une cabane, le toit est fait avec une toile en plastique. »

PC- « Il y a des singes à travers ça… »

JF- « (…) Ils ont deux décès par million. Il y a zéro distanciation sociale, zéro. Il n’y a pas de confinement plus qu’il faut. Il y a rien et y a pas de morts. On s’entend que le virus est là! »

G- « Tsé, quand tu vis dans une dompe. On s’entend-tu que tes anticorps… ils travaillent pas mal (…) Tsé, les enfants qui vivent… leur job c’est de fouiller dans les vidanges (…) Ils développent des anticorps. »

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