Archives pour la catégorie cpq et ccnr

Sophie Chiasson contre Jeff Fillion: un combat épique de la liberté contre la libârté

« Sophie, je t’aime, je te le dis ici, présentement, en Cour, je t’aime, puis je te félicite de te tenir debout. En même temps que tu te tiens debout, c’est nous autres que tu tiens debout. »

Alcide Chiasson, père de Sophie

L’histoire qui suit est celle de Sophie Chiasson: une fille de la basse-ville qui souhaitait s’en sortir pour rayonner à la grandeur de la province. Femme talentueuse, communicatrice hors pair, elle monte les échelons, décrochant des emplois à la télé alors qu’elle a à peine 20 ans. 

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Lise Ravary blamée par le CPQ pour sa chronique ou elle fantasme un drapeau de ISIS

Le Conseil de presse du Québec blâme la chroniqueuse Lise Ravary ainsi que Quebecor pour information inexacte.

Quatre jours après une manifestation organisée à Montréal contre le racisme, Lise Ravary publie une chronique dans laquelle elle avance que les participants de cette manifestation, qu’elle juge « anti-québécoise » ne « représentaient pas la majorité des immigrants ».

Dans sa chronique, toujours en ligne, elle indique que « Deux jeunes hommes, drapeau noir de l’État islamique sur leurs épaules, suivaient le cortège qui comportait son lot de banderoles du Hamas, du Hezbollah (…) »

Après des aveux de la principale intéressée et une petite enquête du CPQ, il est manifeste que les drapeaux en question n’ont jamais existés.

Le Conseil blâme la chroniqueuse, malgré les excuses publiques de celle-ci, car il considère que la faute qu’elle a commise est grave et que la sensibilité du sujet exigeait une attention particulière quant à l’exactitude des faits avancés. Le Conseil juge, par ailleurs, que le délai de 10 jours entre sa chronique initiale et son mea culpa était trop long au regard de la gravité de sa faute et de la sensibilité du sujet dans l’espace public.

Le Conseil impose un blâme sévère au Journal de Montréal et au site Internet journaldemontreal.com, car, en plus d’avoir publié une information inexacte, la correction apportée n’est pas diligente ni complète. Le média aurait dû rectifier les fausses informations de la chronique en cause qui est toujours en ligne dans sa version originale. Le Conseil y voit là un manquement grave dans un contexte où cette chronique pouvait exacerber inutilement des tensions dans la société sur la base d’une information erronée.

d2018-10-104

Le Conseil de presse rejete une plainte de racisme contre Richard Martineau

Cette décision mérite d’être lue attentivement. Un membre de la Ligue des noirs, une organisation défendant les droits de la personne, accuse Martineau de racisme. Le CPQ préfère utiliser le terme prude de « discrimination » mais on a tous compris.

Ça fait référence à une chronique de Martineau affirmant que la Fédération des femmes du Québec, la Ligue des noirs et tous « les « associations formées sur la base du sexe ou de l’ethnie » forme « l’un des plus grands rackets de notre époque ».

L’un des plus grands rackets. Parle-t-il de l’entreprise Bombardier, renflouée à coups de milliards à même le trésor public? Parle-t-il des PDGs gagnants plus de 100 fois le salaire moyen de leurs employés?

Mais non. Ce sont des groupes de défenses de droits, représentant des minorités, disons le, pauvres et minorisées, qui seraient le plus gros rackets.

Le CPQ ne voit pas de discrimination la dedans. Même si tous les groupes mentionnés représentent, comme par hasard, des groupes dicriminées.

Mais ce n’est pas ça le pire.

Le plaignant affirme avoir été ciblé suite à cette chronique. Il aurait reçu des oeufs sur la porte de son domicile À CAUSE du texte de Martineau. Il va même jusqu’à craindre « le début d’une vague de violence ».

Mais c’est la réponse du CPQ qui est la plus incroyable.

« le Conseil considère que les réactions subséquentes à la parution d’un article, même si la preuve était faite qu’elles résultaient de la chronique, ne sont pas constitutives d’un manque d’équité et sont hors du contrôle du journaliste. »

Autrement dit, selon le CPQ, peu importe si une personne cause un crime suite à ce qu’il a lu dans un article, ce n’est pas la faute de l’auteur de l’article!

C’est tu assez irresponsable à votre gout? Les journalistes, pas responsables des conséquences de ce qu’ils écrivent, vraiment?

Si on prend un cas extrême aux États-Unis. Il y a quelques semaines le terroriste Cesar Sayoc envoyait des bombes par courrier aux boucs-émissaires quotidiens de Donald Trump. Fox News aurait contribué à sa radicalisation. Peut-on vraiment dissocier Fox News du crime?

Prenons un cas plus proche de nous: lorsque Fillion s’en prend à Pierre Jobin et le harcèle pendant 4 ans, entre 2003 et 2007, et que des quidams se mettent à lui téléphoner pour lui faire des menaces de mort, le juge va considèrer qu’il s’agit d’un facteur aggravant. Il condamnera Fillion en conséquence.

Bref le CPQ erre encore et doit se réveiller.

Le Conseil de presse blame Jeff Fillion pour des propos racistes envers des mexicains

Jeff Fillion

Le 24 mai 2019, Fillion tient des propos discriminatoires à l’endroit des mexicains.

« Le Conseil est d’avis qu’en suggérant d’aller chercher des Mexicains, des « gars […] de l’Amérique centrale » parce qu’ils ont « pas peur de l’ouvrage », que « ça va prendre un maudit bout avant qu’ils parlent français » et qu’ils « vous écoeureront pas avec des histoires de syndicat pis des patentes de même », l’animateur fait preuve de discrimination en véhiculant des préjugés selon lesquels les Mexicains et les latino-américains représentent une main-d’oeuvre qui n’apprendra jamais le français, qui est docile et peu revendicatrice en matière de droit du travail. »

conseildepresse.qc.ca, d2018-05-066

Ce qui est bizarre c’est qu’on ne retrouve par les paroles de Fillion sur les « mexicains rapaces » « proches de la mafia » dans la décision du CPQ. C’est pourtant dans le même segment.

Heureusement c’est sur notre site internet.
Vous pouvez réécouter l’audio intégral ici

Denis Gravel blamé pour « non-respect de la présomption d’innocence »

Le Conseil de Presse du Québec blame Denis Gravel pour « non-respect de la présomption d’innocence d’Audrey Gagnon ».

Madame Gagnon était alors soupçonnée du meurtre de sa fille de deux ans.

Le Conseil de presse du Québec retient la plainte (…) et blâme les mis en cause pour non-respect de la présomption d’innocence d’Audrey Gagnon. Le Conseil rejette le grief de non-respect de la présomption d’innocence dans le cas d’Alexandre Bissonnette, ainsi que les griefs de manque d’indépendance du média et de propos méprisants incitant à la violence. Le grief de propos heurtant la sensibilité du public est rejeté à la majorité (5/8 membres).

d2018-04-051