Archives pour la catégorie cpq et ccnr

Denis Gravel blamé pour « non-respect de la présomption d’innocence »

Le Conseil de Presse du Québec blame Denis Gravel pour « non-respect de la présomption d’innocence d’Audrey Gagnon ».

Madame Gagnon était alors soupçonnée du meurtre de sa fille de deux ans.

Le Conseil de presse du Québec retient la plainte (…) et blâme les mis en cause pour non-respect de la présomption d’innocence d’Audrey Gagnon. Le Conseil rejette le grief de non-respect de la présomption d’innocence dans le cas d’Alexandre Bissonnette, ainsi que les griefs de manque d’indépendance du média et de propos méprisants incitant à la violence. Le grief de propos heurtant la sensibilité du public est rejeté à la majorité (5/8 membres).

d2018-04-051

Carrés jaunes « guidounes » : Martin Everell blamé par le Conseil de presse

En mars 2018, des élèves d’une école secondaire de la région de Québec dénoncent le code vestimentaire strict de leur institution d’enseignement. Elles portent le carré jaune. Le mouvement fait parler dans toute la province.

C’est à l’antenne de BLVD que ça dégénère. Le journaliste déchu de TVA, Martin Everell, qui coanime avec l’ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau, qualifie une porte-parole du mouvement de « guidoune ».

Et il vient d’être blamé par le Conseil de presse pour avoir dit ça:

« Elle a rien qu’à s’habiller comme une guidoune après l’école, c’est tout. À l’école, qu’elle respecte le code vestimentaire. En dehors de l’école qu’elle s’habille en guidoune, c’est son problème […] Guidoune. Moi, j’appelle ça comme ça une petite fille avec une camisole pas de brassière pis de shorts très très courtes (sic), c’est une guidoune. »

En rétrospective les propos d’Everell frisent carrément la pédophilie. Particulièrement ceux-ci:

Nathalie Normandeau : Elle, ça y tente pas de porter de brassière. Elle déteste le fait que son école la force, l’oblige à porter sa brassière.

Martin Everell : Parce qu’elle a pas des gros seins.

[…]

Martin Everell : Quand t’as des gros seins… tu veux porter une brassière, je pense.

Selon le Conseil, « l’utilisation à répétition du terme « guidoune », un québécisme synonyme de prostituée, constitue un manque d’équité envers la jeune fille. »

Il juge aussi que « les commentaires du coanimateur sur la morphologie de la jeune fille sont insultants et dégradants d’autant plus qu’ils visent une mineure clairement identifiée par son nom. »

Pour réécouter ce moment dégradant de radio, c’est ici.

https://conseildepresse.qc.ca/decisions/d2018-04-035/

Québecor poursuit le Conseil de presse

Si le CPQ est si inutile que ça, comme plusieurs le disent, pourquoi est-ce que Québecor leur fait une poursuite?

Voici la preuve par 1+1 qu’on a besoin du CPQ.

Et c’est drôle parce qu’à l’issue de ce procès, si Québecor va au bout du processus -ce qui serait surprenant-, le juge n’aura d’autre choix que de donner raison au CPQ.

Québecor reproche entre autre au CPQ d’avoir baclé l’évaluation d’une chronique de Martineau. Dans cette décision, le CPQ blame Martineau pour « manque de rigueur et de raisonnement ».

C’est curieux parce qu’à la lecture de la décision, on constate que le CPQ s’est au contraire appuyé sur plusieurs sources crédibles.

Dans cette décision précise, le CPQ est loin d’avoir baclé le travail.

Le CPQ a pris toutes sortes de décisions, dont plusieurs très mal avisées. Cependant, leur présence lève d’un centimètre l’impunité totale dont disposent les chroniqueurs poubelles. Il faut appuyer les journalistes dans cette cause.

Ajoutons que les populistes semblent penser que la liberté d’expression doit les priver de toutes critiques.C’est une vision très malhonnête de la chose. Et un juge n’aura pas d’autre choix que de le constater.

L’article de radio-canada.ca

La décision du conseildepresse.qc.ca