Archives pour la catégorie cpq et ccnr

Québecor poursuit le Conseil de presse

Si le CPQ est si inutile que ça, comme plusieurs le disent, pourquoi est-ce que Québecor leur fait une poursuite?

Voici la preuve par 1+1 qu’on a besoin du CPQ.

Et c’est drôle parce qu’à l’issue de ce procès, si Québecor va au bout du processus -ce qui serait surprenant-, le juge n’aura d’autre choix que de donner raison au CPQ.

Québecor reproche entre autre au CPQ d’avoir baclé l’évaluation d’une chronique de Martineau. Dans cette décision, le CPQ blame Martineau pour « manque de rigueur et de raisonnement ».

C’est curieux parce qu’à la lecture de la décision, on constate que le CPQ s’est au contraire appuyé sur plusieurs sources crédibles.

Dans cette décision précise, le CPQ est loin d’avoir baclé le travail.

Le CPQ a pris toutes sortes de décisions, dont plusieurs très mal avisées. Cependant, leur présence lève d’un centimètre l’impunité totale dont disposent les chroniqueurs poubelles. Il faut appuyer les journalistes dans cette cause.

Ajoutons que les populistes semblent penser que la liberté d’expression doit les priver de toutes critiques.C’est une vision très malhonnête de la chose. Et un juge n’aura pas d’autre choix que de le constater.

L’article de radio-canada.ca

La décision du conseildepresse.qc.ca

Propos sur les autochtones laides et les beaux policiers: Le CCNR inflige un blâme d’une rare sévérité

Jeff Fillion

En novembre 2016, le Québec est en émoi suite à un reportage de Radio-Canada dévoilant des témoignages troublants de femmes autochtones affirmant avoir été agressées par des policiers.

Fillion fait alors ce qu’il fait de mieux, c’est-à-dire protéger le fort contre le faible. Dans ses propos, il affirme que les policiers ne peuvent pas avoir violé personne parce qu’ils sont trop beaux et que les femmes autochtones sont trop « déboitées ».

Le CCNR conclut que ces propos sont:

  • discriminatoires quant à la race ou l’origine
  • des stéréotypes indûment négatifs
  • stigmatisants envers des groupes
  • dégradants

Radio X est tenu de diffuser l’audio de cette décision deux fois sur des heures de grande écoute, à l’heure normalement réservée à l’émission de Fillion.

Rappelons qu’un grand nombre de décisions de ce genre peuvemt entrainer une révision de la licence.

Pour une rare fois, on va féliciter cette décision éclairée du CCNR. Elle est basée sur l’ensemble du contexte, sur des discussions dans deux émissions séparées et sur plusieurs articles de deux différents codes (la déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR) et le Code sur la représentation équitable).

Le comité décideur du CCNR a fait une belle job. Nous avons d’ailleurs remarqué que le comité a fait le plein de nouveaux membres.

Le processus compliqué et flou du CCNR continue toutefois de faire son œuvre, alors que sur 31 plaignants, un seul s’est rendu jusqu’au bout.

Si cette personne avait abandonné comme les 30 autres, Fillion n’aurait jamais été puni.

Vous pouvez réécouter les propos de Fillion en novembre 2016.

Martineau blâmé pour « manque de rigueur de raisonnement »

Martineau est blâmé pour « manque de rigueur de raisonnement » par le Conseil de presse. C’est suite à une chronique dans le Journal de Montréal portant sur Omar Khadr, l’ex enfant-soldat sur lequel les populistes font de l’acharnement.

Martineau y affirme deux choses douteuses: de un, que Khadr n’était pas si « enfant-soldat » que ça, puisqu’il avait 15 ans et de deux, qu’il « pratiquait le terrorisme par choix ».

Le CPQ est de l’avis du plaignant qu’on est enfant-soldat jusqu’à 18 ans et qu’il est difficile de faire des choix éclairés quand on est mineur.

Le grief de manque de rigueur de raisonnement est retenu à la majorité, 2 membres sur 6 ayant exprimé leur dissidence.

conseildepresse.qc.ca

Fillion blâmé pour des amalgames islamophobes

Jeff Fillion

Le Conseil de presse vient de rendre public un blame à Jean-François Fillion pour des « propos discriminatoires ».

Sa tirade islamophobe remonte à janvier 2017 au moment d’une entrevue avec le rappeur antiraciste Webster au sujet du Festival contre le racisme.

Faire des propos racistes pendant qu’on parle de festivités antiracistes… Ça ne s’invente pas.

Les propos de Fillion sont:

« Leur technique [aux musulmans] est de s’intégrer pis de vivre comme nous pis de se rapprocher de nous, pis à un moment opportun de frapper »

Et la décision du Conseil de presse:

Après analyse, la majorité des membres (4/5) du comité jugent que les propos visés par la plainte sont discriminatoires sur la base de la religion et tendent à entretenir des préjugés envers les musulmans puisque l’animateur, même s’il s’en défend, fait des amalgames entre les islamistes radicaux et les musulmans. De plus, il encourage la « méfiance » envers ceux qui tentent de s’intégrer au Québec  puisque, selon lui, « leur technique est de s’intégrer pis de vivre comme nous pis de se rapprocher de nous, pis à un moment opportun de frapper ». Selon le Conseil, ce genre de commentaires contribue à entretenir les préjugés envers les musulmans.

conseildepresse.qc.ca – d2017-01-014

Les propos sont discriminatoires « même s’il s’en défend ». Fillion vient encore de rater sa tentative de se dédouaner comme un peureux. LOL.

Rappelons qu’en août 2017, Fillion est blamé pour propos racistes, sexistes, dégradants, haineux, préjugés et atteinte à la dignité.

Menacer de tuer des protestataires est conforme à la déontologie, selon le CPQ

Le Conseil de presse juge que menacer de tuer des protestataires est parfaitement correct et conforme au code de déontologie. L’origine de la discussion est une manifestation opposée à la brutalité policière à Montréal.

Dans l’extrait du 16 mars 2017, Fillion prend comme exemple les conducteurs de train chinois qui « n’arrêtent pas » lorsque des protestataires tibétains s’assoient sur la voie ferrée. Il déplore qu’au Québec, « on est trop molasse ». Vous pouvez écouter l’extrait ici.

Selon l’administration centrale tibétaine, la Chine a causé la mort de 1.2 million de tibétains depuis 1950.

Dans la même émission, Dominic Maurais prend comme exemple l’époque où les policiers frappaient les détenus avec un annuaire. Et Fillion d’ajouter que, s’il était policier, « [il] leur montrerai[t] c’est quoi pour une fois de la brutalité policière. [il] le ferai[t] rien qu’une fois ».

En un mot, Fillion, Maurais et Ouellet font l’apologie de la violence policière. Il déplore que les méthodes violentes de jadis ne sont plus employées et invite les corps policiers à s’inspirer de dictatures violentes comme celle de la Chine.

Et le Conseil de presse n’y voit aucun problème.

Lire la décision sur Conseildepresse.qc.ca.