Archives pour la catégorie extrême-droite

Qui se cache derrière No way tramway / Tramway non merci?

Un nouveau « groupe citoyen » vient d’apparaitre pour contester le projet de tramway. Ils ont déjà planifié une manifestation au mois de mars.

Composé de six personnes, seulement quatre d’entre elles étaient présentes à leur lancement: Marc Roussin, Robert Lavoie, Nathalie Breton Lachance et Stéphane Lachance. La moitié n’habite pas à Québec.

Marc Roussin, Robert Lavoie et Nathalie Breton Lachance lors du lancement

Celui qu’on entend le plus, Stéphane Lachance, est le directeur d’une entreprise active dans l’événementiel, Concert plus.

Mais qui sont les deux personnes manquantes? C’est un mystère qu’on va tenter d’élucider.

Ce groupe ne se trouve en fait qu’à être composé… des membres de la même famille proche d’idées et de groupes d’extrême-droite et de partis libertariens marginaux.

Le lancement du groupe a eu un tel impact que plusieurs politiciens, dont certains du gouvernement provincial, se sont vus forcés de réagir, réitérant leur appui au tramway et allongeant 2,5 millions de $ pour le promouvoir.

Voyons voir qui sont ces moineaux.

Nathalie Breton Lachance

Celle-ci est présentée comme « Membre fondatrice de No way tramway ».

C’est aussi l’organisatrice d’une manif de 50 personnes en faveur du troisième lien en juin 2018.

On pouvait reconnaitre dans les rangs de cette micro-manif des logos de Storm Alliance et de l’Équipe Autonomiste. Équipe Autonomiste est un parti aux mêmes idées que le Parti conservateur du Québec, soi-disant libertarien, mais voulant que l’État paie pour un pont de 8 milliards sans péage.

Nathalie est une islamophobe virulente

Image
alterinfo.ch

Et aussi promotrice de la théorie du complot du deuxième tireur à la mosquée de Québec.

Image

Elle est aussi co-administratrice du groupe d’extrême-droite Independance day.

Photo de Xavier Camus.

Marco désigne Julie, à gauche, comme membre de sa famille sur son compte Facebook.

Marco Breton

Marco Breton est le fondateur et chef d’Independance Day, un groupe d’extrême-droite ayant participé aux fameuses manifestations dans des parkings du groupe La Meute à Québec et ailleurs.

Il était absent au lancement de No way tramway, mais c’est l’administrateur du groupe Facebook. Il a aussi été nommé par Stéphane Lachance lors d’une entrevue à Radio X. On a notre 5e membre.

Image

Sur cette photo, on peut reconnaitre Marco au centre, Nathalie et Julie à gauche… et Michel Larocque ex leader du KKK de Montréal dans les années 90’, avec la cravate.

z3f leur mariage
Nathalie et Julie à gauche, Marco au centre.

Marco BRETON est fort probablement le mari de Nathalie BRETON Lachance puisqu’ils partagent le même nom de famille. D’ailleurs…

Marco est un islamophobe virulent…

Image

Et un fan de Trump bien entendu.

Image

Stéphane Lachance

Ayant fait une entrevue le jour précédent le lancement à Radio X, Stéphane Lachance a comparé la démocratie au Québec avec celle de Cuba et du Vénézuela, qu’il déteste.

« Labeaume est de plus en plus déconnecté (…) Il l’a dit lui-même, il prend des décisions de façon totalitaire. On vit dans une démocratie, moi j’ai pas décidé de vivre au Vénézuela ou à Cuba, là »

Stéphane Lachance, Radio X, 11 février 2020

Dominic Maurais de Radio X l’a qualifié d’auditeur régulier de Radio X.

« Je sais que Stéphane c’est un auditeur, parce qu’on voit le nom Stéphane Lachance quand il commente de temps à autre. Je suis content de lui avoir parlé »

Dominic Maurais, Radio X, 11 février 2020

Pendant son entrevue, Stéphane a salué le travail du docteur Marc Lacroix avec sa pétition contre le tramway.

Ce n’est pas par hasard si c’est lui que le groupe met de l’avant, parce que c’est aussi lui qui a l’air le plus respectable, avec son statut de directeur général de Concert plus.

Stéphane LACHANCE est peut être le frère de Nathalie Breton LACHANCE puisqu’ils partagent le même nom de famille.

A noter qu’à l’époque de la manif des Cols rouge, l’organisateur qui était de mèche avec le FM93 était aussi un organisateur d’événements publics.

Marc Roussin

Marc est militant du Parti Conservateur du Québec, un parti se prétendant libertarien.

Image

Le chef du PCQ a une chronique hebdomadaire avec Jeff Fillion, à Radio X.

Robert Lavoie

Pas de détails sur Robert.

Le sixième membre du groupe est peut-être Julie, apparentée avec Marco et Nathalie.

Au sujet du nom du groupe, c’est ironique. L’inventeur de l’expression « No way tramway » est le politicien conservateur Gérard Deltell quand il était avec la CAQ en politique provinciale. Il s’était opposé au projet de tramway parce qu’il passait seulement en haute ville:

«S’il n’y a pas d’amélioration dans les banlieues, je ne vois pas comment on pourrait être partie prenante à ça»

lesoleil.com

Sauf que le tracé du tramway de 23 kilomètres, est prévu pour se rendre en banlieue: Beauport, Charlesbourg, Sainte-Foy. Et qu’un métro pour le même prix, de 5 kilomètres, ne pourrait se faire qu’en haute-ville.

Suivant cette logique, No way tramway s’opposant au tramway, mais pas à une autre forme de réseau structurant, l’alternative ne pourrait pas être le métro. Alors, vous proposez quoi?

A noter que lors des élections partielles dans Jean-Talon, le PCQ avait fait campagne contre le tramway. Est-ce que No way tramway ne serait qu’un paravent pour le Parti conservateur du Québec? Est-ce que le PCQ compte se servir de ce groupe aux prochaines élections?

Si c’est le cas, No way tramway se qualifie pour l’épithète d’astroturf, un groupe se présentant comme citoyen mais dont les ficelles sont en réalité tirées par des intérêts bien (ou mal) cachés.

En résumé, sur 6 membres, 3 n’habitent pas Québec. Quatre font partie de la même famille proche, famille s’étant fièrement fait prendre en photo avec un membre violent du KKK à Montréal; famille toujours active dans des groupuscules d’extrême-droite. Et l’un des 6 membres est militant du Parti Conservateur du Québec, un parti ultra marginal.

Tout sauf « Monsieur et Madame tout le monde ».

Les Québécois craignent surtout l’extrémisme islamique

C’est à travers la lentille médiatique que le public observe généralement l’extrémisme violent. Parmi les différentes formes que la brutalité idéologique peut prendre, les Québécois craignent en premier lieu l’extrémisme islamique. Plus étonnamment, leurs perceptions varient en fonction des médias qu’ils consultent, selon une nouvelle enquête.

ledevoir.com

Pas nazis, mais…

Les 27 janvier 1945, les soviétiques pénétrent dans le camp d’extermination Auschwitz, mettant fin aux opérations. Depuis 2005, le monde utilise cette journée pour commémorer la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste.

75 ans plus tard, les rejetons bâtards des nazis se portent très bien merci.

Non cet article ne vise pas à qualifier les animateurs de nazis. Ils ne le sont pas. Ils sont simplement très perméables et complaisants envers le national-socialisme et, surtout, ses idées.

Saviez-vous que Pierre « Doc » Mailloux a déjà déclaré être nazi? Il l’a fait pas plus tard qu’en 2019. Peut-être juste par provocation, difficile de juger. Ses propos sont par contre très clairs:

« Trois enfants, les familles ne paient plus d’impôt sur les revenus familial. Ça c’est un incitatif financier de Mailloux pour que les meilleurs éléments de notre société se reproduisent. C’est de l’eugénisme. C’est comme ça que ça s’appelle les amis. Mailloux c’est un nazi, autoproclamé. »

clubdesmalcites.com

Mailloux a aussi déjà stipulé l’existence d’inégalités intrinsèques entre les « races ».

Et comment réagissent Denis Gravel, Jérôme Landry et Sylvain Bouchard, en 2011, lorsque le groupe d’extrême-droite Légitime Violence est banni du festival Envol et Macadam parce qu’ils chantent leur amour du Zyklon B, le gaz utilisé pour tuer les détenus dans les camps de concentration?

Ils défendent les violents sympathisants nazis au nom de la libarté d’expression, multipliant les encouragements et les félicitations.

En 2014, un animateur va jusqu’à suggérer la chambre à gaz pour certaines catégories de criminels. Le regretté Carl Monette est celui qui affirme:

Moi lui une balle dans le front j’ai aucun problème avec ça (…) Moi Guy Turcotte, m’en débarasserait ça prendrait pas de temps (…) Tant qu’à moi, je les passerais toutes. Les pédophiles, les meurtriers, les violeurs, je les mettrais toutes dans la même chambre puis je partirais le gaz ça serait pas long.

Sortonslespoubelles.com

Et que dire de la fois ou il avait affirmé qu’on devrait envoyer les itinérants, castrés, faire des travaux forcés derrière un mur dans le Nord.

Toujours en 2014, Gabriel Nadeau-Dubois sort son livre Tenir tête. Sylvain Bouchard, furieux, ne trouve rien de mieux que de proposer une activité prisée des nazis: une grande crémation collective de livres.

Les animateurs ne sont pas des nazis. Mais il n’en manque pas tant que ça pour que, dans un contexte favorable, des atomes crochus ne se forment.

Mettez les animateurs de la radio-poubelle dans l’Allemagne des années 30 et il n’y a aucune illusion à se faire.

Si tu n’es pas antifa t’es quoi? La radio-poubelle a fait son choix.

Le modèle de société fasciste de Jeff Fillion

Jeff Fillion

L’histoire de départ concerne une bagarre qui s’est mal terminée à l’école secondaire Charles-Gravel, lundi le 7 octobre. Un jeune de 14 ans s’est fait attaquer par un autre jeune. Résultat: une entorse cervicale et une possible commotion cérébrale.

C’est la même école où Jeff Fillion a étudié et où son père a enseigné il y a plusieurs années. Rappelons que Fillion y était aussi battu par son père et les profs.

Sans exprimer beaucoup de sympathie pour la victime, Fillion ne trouve rien de mieux que d’utiliser l’épisode pour… se valoriser lui-même: « J’ai étudié à cette école, elle a fait de moi presqu’un Superman, un homme tough« , dit-il en résumé.

LOL. Être victime d’intimidation n’a jamais rendu personne tough mais plutôt anxieuse et dépressive.

C’est suivi d’un long sermon sur son expérience à la polyvalente Charles-Gravel de Chicoutimi-Nord. Expérience qu’il a appréciée, ajoutant que ça aurait été « marquant » et l’aurait « défini comme personne », rien de moins.

Il y raconte un monde dans lequel des bandes de gars, des petits truands violents, dominent l’école en protégeant les faibles, filles et « geeks », dans l’espoir qu’ils leur soient utiles un jour. Des petits flics sans uniformes assurant une sorte de cohésion dans cette société droguée et ultraviolente. Une école où les employés et la direction ignorent ce qui se passe, car ils sont trop préoccupés par des peccadilles comme « le climat ».

Une société hiérarchisée, macho, divisée en castes et dont tous les problèmes se règlent par des coups de poing.

On s’entend que ce monde n’a jamais existé pour vrai, mais c’est quand même le fantasme interprété par la petite tête de Fillion. Il est tentant d’y voir une allégorie de son modèle de société.

Une société ressemblant à l’Allemagne sous le régime nazi.

Un régime dans lequel deux gouvernements agissaient en parallèle: le gouvernement traditionnel (la direction de l’école) et le gouvernement du parti fasciste (les « leaders »), composé de brutes et de criminels.

Au sujet de l’intimidation à l’école, dont Fillion se fait à la fois promoteur et exemple, l’IRIS a publié un billet sur le sujet, indiquant qu’il s’agit d’une question de pouvoir:

les gestes d’intimidation seraient en partie motivés par le désir d’un statut supérieur et d’une position de pouvoir à l’intérieur du groupe de pairs. L’intimidation serait donc un phénomène de groupe à l’intérieur duquel l’attitude des spectateurs et spectatrices aurait un effet considérable sur l’agent intimidateur et sa victime. En effet, en assistant et en encourageant l’initiateur ou l’initiatrice de gestes d’intimidation, les spectateurs et spectatrices permettent l’accès à la position de pouvoir recherchée, alors qu’en défendant la victime, ils rendent la stratégie de l’intimidation inefficace pour atteindre un statut supérieur au sein du groupe.

iris-recherche.qc.ca

Par ses paroles, Fillion glorifie les intimidateurs et se fait le champion d’une répartition inégale du pouvoir à l’école.

CHOI: le modèle fasciste

9 octobre 2019, Fillion, avec Jean-François Fillion, Dominic Dumas et Laurence Gagnon

JF: « C’est une des polyvalentes les plus dures au Québec. C’était une des toughs. Puis moi, ça m’a formé. Il y a des gens qui disent :  »me semble, Jeff, t’es tough. T’es capable d’en prendre. T’es capable d’endurer. » Pas tant que ça. J’suis pas Superman. Dans ce temps-là, tu prenais ton trou et t’étais low profile ou t’étais dans les leaders alphas qui menaient la place pas mal. »

G: « T’es allé à la guerre. »

JF: « Oui oui (…) »

JF: « Tsé, les meilleurs en mathématique savaient calculer combien de mescalines ils vendaient dans une journée. Dans mon casier où j’étais, j’étais entouré de vendeurs de drogue. Des amis (…) »

JF: « Je veux saluer mon chum André Castonguay (…) S’il y avait pas eu André, probablement que je serais mort. Le gros me surveillait parce qu’il savait que je partais des bagarres partout et c’est lui qui venait ramasser les pots cassés (…) « 

LG: « Toi, tu étais le fatiguant à la grand gueule qui partait la bagarre mais qui se battait pas. »

JF: « Non, non, je me battais (…) »

(LOL)

JF: « Y avait de l’intimidation. Ça fait partie de l’adolescence. »

JF: « Jamais les leaders de la place n’auraient toléré que quelqu’un se fasse intimider jusqu’à ce que ça finisse avec des claques s’a gueule comme ça a fini hier. Dans cette jungle-là, il y avait des lois non écrites quelque part. La plupart du temps, c’est des gangs qui s’affrontaient. Des toughs contre des toughs. Mais jamais quelqu’un, un geek, un gars gêné, un plus gros (…)

Les leaders des écoles (…) les brasseux. Les plus forts de la gang. La société est faite de même. Je sais que la gogauche aimerait que tout le monde soit pareil. Dans la vraie vie, ça n’existe pas. Il y a une hiérarchie. Il y a des castes. Et c’est comme ça. Tu as le leader, t’a pas loin du leader, ça descend c’est comme ça. C’est un nid de fourmis, la vie (…) Mais moi, dans mon temps, ces leaders-là jouaient à la police et ils ne toléraient pas que personne en bas de la pyramide se fasse écœurer de même. Jamais, jamais. Moi j’ai jamais vu ça. »

Et les leaders (…) vous êtes un peu la police de la place. Et les salauds qui font ça, vous devez vous en rejeter, vous devez vous en occuper vous autres personnellement (…) Les vrais de vrais leaders c’est là aussi pour protéger les faibles. »

DD: « Adam nous dit: quand j’étais en secondaire 3, j’ai claqué un gars qui avait sacré un coup de poing s’a gueule à une fille (…) »

JF: « Yeah, good job! (…) Parfait, voilà (…) Bravo Adam. C’est exactement ce qu’il faut faire. C’est ça, protégez les filles. Protégez les geeks. Protégez les faibles (…) Les faibles, ils vont finir en haut de nous autres. Ils vont finir mieux placés et ils vont gagner 250,000 par année. C’est cette période-là qu’ils ont besoin d’être protégés. C’est peut-être un futur médecin, il va te sauver la vie de ton cancer 30 ans plus tard. »

JF: « Les directions scolaire sont aux fraises. Ils s’occupent du climat. Toutes des maudites niaiseries (…) »

JF: « Surtout les gars: Protégez les filles, protégez les plus faibles. »

JF: « J’ai tellement de moments que tout est clair dans ma tête dans ces années-là (…) Ces moments-là m’ont marqué et ça m’a défini comme personne (…) »

JF: « C’est un bon bout de radio. Un très bon bout de radio. Ouais, mes détracteurs ne le garderont jamais. »

DD: « Oui, ils vont pogner des affaires là-dedans »

radio-x-2019.10.09-61-Nos%20%C3%A9coles%20forment%20des%20leaders%20ou%20des%20losers.mp3

Liberté d’expression à deux vitesses: oui pour l’extrême-droite, non pour l’extrême-gauche

Liberté à deux vitesses

Ce montage vidéo est la plus éloquente preuve de l'hypocrisie de la radio-poubelle et de leur discours sur la "liberté d'expression".D'un côté, un groupe de musique d'extrême-gauche dont les animateurs réclament l'expulsion d'un festival, de l'autre, un groupe d'extrême-droite louangé par les animateurs.Face à l'extrême-droite, les animateurs se gargarisant de liberté d'expression avec toute une panoplie de beaux arguments. Face à l'extrême-gauche, un an plus tard, les mêmes arguments ne tiennent plus, les animateurs réclamant plutôt la censure.En 2012, le groupe d'extrême-gauche Mise en demeure est invité au festival de musique Envol et Macadam. Le groupe d'humour acidulé s'en prend aux policiers et aux vitrines de commerces de luxe. Le jugement de la radio-poubelle est sans appel: ils doivent être bannis du festival.Pourtant, en 2011, le groupe d'extrême-droite violent Légitime Violence est booké au même festival. Le groupe fait des blagues sur les camps de concentration nazi. Une de leurs chansons parle de "poignarder des gauchistes efféminés", ce qui fait référence à un vrai événement où l'un des membres du groupe a poignardé 6 personnes au Bar-Coop l’AgitéE en 2007. Ce groupe reprend aussi des chansons d'un groupe néo-nazi. Plusieurs des membres du groupe ont un lourd dossier criminel (agression, menaces, trafic de stupéfiants etc).Depuis ce temps, des membres de Légitime Violence ont fondé Atalante qui s'est fait connaitre entre autres en intimidant les journalistes du média Vice.Écoutez maintenant cette vidéo. Les animateurs vont très loin dans leur appréciation du groupe LV en multipliant les encouragements et les félicitations. Les animateurs vont jusqu'à défendre les paroles de la chanson vantant l'épisode où un bonehead a poignardé de sang-froid 6 personnes désarmées. C'est à glacer le sang.La logique de la radio-poubelle est donc la suivante: qu'un groupe d'extrême-gauche fantasme de poignarder des policiers, c'est inacceptable et ça doit être condamné. Mais qu'un groupe d'extrême-droite se vante d'avoir déjà poignardé des personnes innocentes, ça, c'est correct.Cette vidéo est la preuve que la radio-poubelle ne peut plus jamais revendiquer l'étendard de la liberté d'expression. Ils en brandissent l'étendard de façon ostentatoire quand ça fait leur affaire pour se torcher avec 5 minutes après. Ils ne sont pas crédibles.Dehors les radios-poubelles.

Julkaissut Sortons les radio-poubelles Keskiviikkona 2. lokakuuta 2019

Ce vidéo est la plus éloquente preuve de l’hypocrisie de la radio-poubelle et de leur discours sur la « liberté d’expression ».

D’un côté un groupe de musique d’extrême-gauche dont les animateurs réclament l’expulsion d’un festival, de l’autre un groupe d’extrême-droite louangé par les animateurs.

Pour l’extrême-droite, les animateurs se gargarisant de liberté d’expression avec toute une panoplie de beaux arguments. Pour l’extrême-gauche, les mêmes arguments ne tiennent plus, les animateurs réclamant plutôt la censure.

En 2012, le groupe d’extrême-gauche Mise en demeure est invité au festival de musique Envol et Macadam. Le groupe d’humour acidulé s’en prend aux policiers et aux vitrines de commerces de luxe. Le jugement de la radio-poubelle est sans appel: ils doivent être bannis du festival.

Pourtant, quelques semaines avant, en 2011, le groupe d’extrême-droite violent Légitime Violence est booké au même festival. Le groupe fait des blagues sur les camps de concentration nazi. Une de leur chanson parle de « poignarder des gauchistes efféminés », ce qui fait référence à un vrai événement ou l’un des membres du groupe a poignardé 6 personnes au Bar-Coop l’AgitéE en 2007. Ce groupe reprend aussi des chansons d’un groupe néo-nazi. Plusieurs des membres du groupe ont un lourd dossier criminel (agression, menaces, trafic de stupéfiants etc).

Depuis, les membres de Légitime Violence ont fondé Atalante qui s’est fait connaitre entre autre en intimidant les journalistes du média Vice.

Écoutez maintenant ce vidéo. Les animateurs vont très loin dans leurs appréciation du groupe en multipliant les encouragements et les félicitations. Les animateurs vont juste qu’à défendre les paroles de la chanson vantant l’épisode ou un bonehead a poignardé de sang froid 6 personnes désarmées. C’est à glacer le sang.

La logique de la radio-poubelle est donc la suivante: qu’un groupe d’extrême-gauche fantasme de poignarder des policiers, c’est inacceptable et doit être condamné. Mais qu’un groupe d’extrême-droite se vante d’avoir déjà poignardé des personnes innocentes, ça, c’est correct.

Ce vidéo est la preuve que la radio-poubelle ne peut plus jamais revendiquer l’étendard de la liberté d’expression. Ils en brandissent l’étendard de façon ostentatoire quand ça fait leur affaire pour se torcher avec 5 minutes après. Ils ne sont pas crédibles.

Dehors les radios-poubelles.