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Pauline Marois responsable d’un « génocide culturel », selon Mailloux

Il faut bien connaitre Pierre Mailloux pour savoir qu’il ressent une haine viscérale contre les centres de la petite enfance (CPE). Il en parle souvent pour une raison très simple: le vieux macho n’accepte toujours pas que ça ait entre autres permis aux femmes de sortir de la maison pour devenir libres, épanouies et autonomes.

Dans l’extrait suivant, Pierre Mailloux accuse la fondatrice des CPE, Pauline Marois, d’avoir fait un « génocide culturel » parce qu’elle aurait nui, selon lui, au lien « mère-bébé ».

L’expression « génocide culturel » a été employée depuis quelques années pour qualifier le rôle des pensionnats dans la destruction de l’identité et de la culture autochtone de 1820 jusqu’en 1990. Au moins 3200 enfants y ont perdu la vie et, sous prétexte d’éduquer ces enfants, ces institutions avait comme but premier de les assimiler et d’effacer de leur mémoire leur langue et leur culture.

Sans être un grand-psychanaliste-génial comme Mailloux, on peut estimer que ce qui nuit plutôt aux relations familiales, ce sont les relations inégalitaires. C’est la domination de l’homme sur la femme.

Le problème réside beaucoup plus chez les grands donneurs de leçons machos qui dénigrent les femmes pour perpétuer la domination masculine.

Vous trouvez ça inacceptable? Vous pouvez porter plainte au CCNR ou écrire une lettre aux annonceurs.

Pauline Marois responsable d’un génocide culturel

16 aout 2018, Doc Mailloux et Josey, avec Pierre Mailloux et Josey Arsenault (00:03:30)

10h33: PM- « Un enfant qui n’a pas profité d’un lien maternel rassurant (…) va devenir un adulte méfiant (…) Il n’y a jamais personne qui m’a demandé comment se fait-il que t’accuse Pauline Marois de génocide culturel pour les Canadiens-français. Il n’y a jamais personne qui m’a demandé ça! Parce que Pauline Marois, travailleuse sociale de formation, a invité les femmes à mépriser, sous-estimer, renier, négliger, le lien maternel mère-bébé. Avec une conséquence, des adultes qui vont être incapables de faire confiance dans les bonnes proportions. »

JA- « À sa défense elle avait pas toute votre expérience en psychanalise etcétéra, (LOL) elle faisait ça pour permettre aux femmes d’aller sur le marché du travail (…) On n’ira pas l’accuser quand même d’avoir tout planifié ça… »

PM- « Oui, elle le savait. Elle est intelligente, elle le savait. Elle l’a fait sciemment. »

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« On va s’autodétruire comme être humain si on peut plus s’affirmer comme hétérosexuel », selon Jérôme Landry

Le Pharmachien va sortir un livre pour enfants intitulé « Le petit garçon qui pose trop de questions ». Il y aurait une « controverse sur les réseaux sociaux », les gens se plaignant qu’ils auraient préféré une fille comme personnage principal.

Il n’en faut plus pour que Jérôme Landry pète une crise du bacon, affirmant qu’être ambigu sur la question du genre, de déroger d’une vision stéréotypée de l’homme de la femme, conduirait l’espèce humaine à l’autodestruction.

Et son discours dérape complètement alors qu’il affirme que l’objectif des féministes est d’éliminer le désir et les rapports sexuels.

C’est pourtant l’inverse. Les féministes ont toujours revendiqué une plus grande liberté sexuelle. Landry est malhonnête en détournant complètement les propos de gens qui ne pensent pas comme lui. Il fait son gros sexiste alors qu’aujourd’hui même il disait trouver « admirable » les hommes qui se déguisent en femmes pour jouer.

Dur à suivre, le Landry.

« Un retour moderne » dit l’autopromo. lol.

NRJ: on va s’autodétruire comme être humain si on peut plus s’affirmer comme hétérosexuel

15 juin 2018, Jérôme Landry au retour, avec Katherine Guillemette et Jérôme Landry (00:09:04)

JL- « Est-ce qu’on a encore le droit d’exister en tant que gars hétérosexuel? (…) Savez-vous où ça va mener ça? Ça va mener à l’autodestruction de l’humanité, si ça continue (…) »

JL- « Ultimement, on va s’autodétruire comme être humain si on peut plus s’affirmer comme hétérosexuel. Si on peut plus trouver une femme belle parce qu’elle a un décolleté. Ça veut pas dire de jouer au gros colon, mais là, on dirait qu’on voit plus la différence entre être un maudit gros colon qui va fixer pendant une demie-heure le décolleté d’une femme et quelqu’un qui va peut-être juste jeter un regard sur une fille qui est belle et qui, oui, a une poitrine intéressante. On veut tellement se dénaturer, que ça va nous mener à quoi? ça va nous mener à plus de relations sexuelles, ou quoi? Si on peut plus être allumé et attiré sexuellement par le corps de la femme? Faut tout rabrouer. Ça va être quoi, l’humanité? (…) »

JL- « Un jour, ça va arriver, les gars les filles vont s’habiller exactement de la même façon. Ils vont avoir les cheveux coupés tous exactement de la même façon. Ça va arriver, mais il va arriver quoi avec l’espèce humaine quand ça va être comme ça? Sérieusement, là? On es-tu en train de s’auto-éliminer? (…) »

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Justifier le viol c’est correct, selon le CCNR

Il n’y a pas de problème à justifier le viol, mais il faut condamner le langage vulgaire. C’est ainsi qu’il faut interpréter une nouvelle décision révoltante du Conseil canadien des normes de la radiotélévision, le CCNR.

La décision concerne un segment de l’émission de Pierre « Doc » Mailloux, alors en compagnie de Josey Arsenault, datant d’octobre 2016. Il y a plus d’un an et demi!

On peut résumer ces paroles, dont nous vous invitons à écouter l’audio, en ces termes:

  • Une fois bandé, un homme perd le contrôle de lui-même, comme un animal. Il peut même être violent. C’est à la femme de prendre les moyens pour ne pas être violée.
  • Depuis 35 ans, les féministes tentent en vain d’expliquer que « sans oui c’est non ».  Il ne sert à rien de conscientiser les hommes.

Après longue analyse, le CCNR n’y voit aucune infraction à son « Code sur la représentation équitable » ni à son « Code de déontologie ».

La décision a été rendue par un comité composé à majorité de femmes (3/5).

Il est fascinant de constater les tactiques dilatoires employées par le CCNR dans le traitement de la plainte

  • Les énormes délais et le processus compliqué.
  • Les citations de Mailloux absentes de la décision, ce qui est inhabituel.
  • L’amalgame de 3 plaintes différentes pour rédiger une seule décision, ça aussi c’est inhabituel.
  • L’affirmation que les féministes ça « n’équivaut pas à un groupe identifiable ».

Rappelons qu’à l’origine d’une relation sexuelle saine, il y a un consentement libre et éclairé. Une relation sexuelle sans consentement, selon la loi canadienne, c’est une agression sexuelle. Ça fait plus de 20 ans que c’est ce qui est communément admis. Nous vous invitons à consulter le site web de la campagne « Sans oui, c’est non ».

Pierre Mailloux a souvent justifié les viols par le passé. En mai 2017, il avait proposé que les problèmes conjugaux d’une auditrice c’était sa responsabilité puisqu’elle ne se laisserait pas suffisamment violer. En janvier 2017, il avait aussi affirmé que des femmes violentées au sein dune relation conjugale pouvaient en tirer profit. Mailloux a toujours pu dire ces horreurs sans aucune conséquence.

Avec de telles décisions, il n’est pas étonnant que la radio-poubelle s’en permette autant dans les propos haineux à l’endroit des femmes. Faut-il rappeler encore que la violence sexuelle et la violence conjugale font des victimes tous les jours? De plus, la haine sexiste en ligne fait de plus en plus d’adeptes dangereux, comme l’ont révélé les recherches autour des groupes INCELs après l’attentat de Toronto ayant fait de nombreuses victimes, dont une majorité de femmes. Banaliser ainsi les propos haineux à l’endroit des femmes et des féministes n’est plus du tout acceptable. Il est grand temps que la présidente du CCNR, Andrée Noël, laisse sa place à quelqu’un d’autre.

La décision du CCNR.

Carrés jaunes: Une ado sans soutien-gorge est une « guidoune », selon Martin Everell

L’extrait audio suivant est surréaliste. On a ici deux adultes influents, faisant un salaire dans les 6 chiffres, dénigrant et insultant une jeune de 15 ans. Il s’agit de Nathalie Normandeau et Martin Everell s’attaquant à la porte-parole des carrés jaunes, Célestine Uhde.

Et niveau argumentation, vous serez à même de constater dans l’audio qu’une jeune fille de 15 ans peut battre haut la main une ancienne vice-première-ministre.

Les carrés jaunes souhaitent alléger le code vestimentaire de leur école secondaire. Elles disent qu’il est sexiste et qu’il brime leur liberté.

Que l’on soit d’accord ou non, ça ne change rien au fait que ce sont encore des mineures méritant un minimum de respect. On peut aussi avoir de l’admiration pour des gens qui s’engagent dans une cause pour améliorer la société. On aime les jeunes allumés, intéressés aux affaires politiques et sensibles aux enjeux de société, n’est-ce pas?

Nathalie Normandeau et Martin Everell, des adultes en position d’autorité, sensés montrer l’exemple, rappelons-le, s’en donnent à cœur joie pour démolir l’ado dans une des radios les plus écoutées en ville.

Les « arguments » de Nathalie Normandeau sont:

  • T’sais, là, wo
  • Les arguments des carrés jaunes sont frivoles, insensés, gauchistes et féministes
  • Célestine devrait être plus à droite comme moi
  • Au travail, il y a des codes vestimentaires, alors à l’école c’est pareil, ça fait partie de la vie en société
  • Les carrés jaunes sont peu nombreux et veulent imposer leur volonté à la majorité (?!?!)
  • Plusieurs insultes paternalistes

Une belle collection de sophismes. C’est incroyable sachant, rappelons-le une 46e fois, que Nathalie Normandeau est une ancienne vice-première-ministre dont l’emploi consistait précisément à développer un argumentaire pour débattre à l’Assemblée nationale.

La question est pourtant simple: pourquoi serait-ce important d’interdire les bretelles spaghetti? Il doit bien y avoir au moins une bonne raison! Mais Nathalie est incapable d’en fournir une seule!

Bien entendu ce genre d’insulte gratuite n’est pas permis selon la déontologie, c’est pourquoi nous vous invitons à porter plainte au CCNR ou au CPQ, et à écrire une lettre aux annonceurs.

BLVD: les carrés jaunes, t’sais, là, wo

27 mars 2018, 100% Normandeau, avec Nathalie Normandeau et Martin Everell

16h: NN: « Bon! Elle a 15 ans, elle a décidé de prendre ça en main, la petite (…) »

ME: « Regarde, elle a rien qu’à s’habiller comme une guedoune après l’école (…) Une guedoune, j’appelle ça comme ça, une petite fille avec une camisole pas de brassière, avec des shorts très courtes. C’est une guidoune (…) »

NN: « Oui, tu as raison de parler de dérape, je comprends, que la petite veut s’exprimer. Elle est peut-être en manque d’attention. On va-tu se pâmer devant une jeune fille qui se drape dans un discours féministo-gauchisant politically correct? On va-tu s’écraser devant ce discours? (…) C’est comme… hey! Tu vas à l’école, ma belle. À l’école, il y a des règles (…) Un moment donné t’sais. Ça va s’arrêter où, ce discours-là, qui est loin de représenter la majorité des jeunes femmes? Cette femme-là parle pour une très très très petite minorité. Est-ce qu’on va jouer à faire de l’aplaventrisme? (…) J’espère que l’école [la direction] va se tenir debout et l’école va dire: wo, un instant. Moi, j’en reviens pas, le code vestimentaire obéit à la logique de la femme à cacher. Hey! On dit juste qu’une camisole à bretelles spaghetti ça se porte pas dans la classe (…) C’est du grand n’importe quoi, ça! (…)

Puis Normandeau revient sur l’utilisation du terme « guidoune » par Martin.

NN: « Plutôt qu’utiliser ton expression que tu as utilisée tantôt, j’utiliserais les filles légèrement couvertes. »

ME: « J’assume. »

NN: « Il faut faire attention à ce qu’on dit au micro, on a une responsabilité » [Remarquons que Normandeau vient de dire de quoi d’intelligent ça vaut la peine de le souligner]

NN: « On est dans cette mouvance-là. On remplace mère, père, par parent. On fait des toilettes non genrées. Si je peux pas m’habiller comme je veux à l’école, c’est qu’on brime mes droits, avez-vous remarqué qu’ils revendiquent juste des droits? Comme s’il n’y avait pas d’obligations. Et toi, le reste de la société, tais-toi, et tu es mieux de te rendre à mes arguments parce que moi, j’ai décidé de t’imposer de nouveaux standards pour vivre dans notre société. »

ME: « Il n’y a plus de paramètres (…) »

NN: « Fait qu’un moment donné, on peut-tu se calmer le pompon? Mais cette petite, selon moi, aurait besoin d’un petit recentrage sur le plan idéologique et qu’on aurait besoin de lui expliquer les vraies choses de la vie (…) »

NN: « Ce genre de discours, ça me brule, vous avez pas idée. Ça vient me chercher. (…) Sa famille est politisée. Probablement qu’ils votent Québec Solidaire, remarque, j’ai rien contre ça. Un moment donné c’est comme. Et la petite est incapable de faire un lien dans les concepts. Elle associe la culture du viol au fait d’être brimée parce qu’elle peut pas porter sa camisole avec des bretelles spaghetti. Wo. »

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Les féminazies veulent interdire les enfants, selon Maurais

Pour la Journée internationale des droits des femmes, quoi de mieux que de dénigrer les féministes. Et c’est ce que fait avec beaucoup de haine et de mauvaise foi Dominic Maurais dans l’audio suivant.

Nous avons souvent démontré à quel point Maurais méprise les féministes, même les survivantes de viol, alors qu’il a lui même raconté avoir été agressé sexuellement dans son enfance. Cette fois-ci Maurais s’attaque à #MeToo et aux inégalités salariales.

Maurais voit dans les revendications pour l’égalité ni plus ni moins qu’un agenda caché des féministes pour… abolir les enfants.

Rappelons que nous sommes en période de sondage Numéris et que tout scandale est bon à prendre.

Ça justifie une plainte. Maurais fait porter de faux arguments aux féministes et aussi pour les insultes. Porte plainte au CCNR ou au CPQ, et écrit une lettre aux annonceurs.

Radio X : les féminazies contre les enfants

9 mars 2018Maurais live, avec Dominic Maurais et Jean-Christophe Ouellet (00:08:17)

8h: DM- « C’est rendu totalement débile. Tout ce mouvement là. #MeToo. Ouais, là, je suis une victime parce que j’ai couché avec mon boss, puis j’ai eu un gros chèque, puis un moment donné ça a mal viré. Ah, puis moi aussi je suis victime, moi aussi je veux être dans la photo! »

(…)

DM- « Tout ça c’est tout en train de délirer de manière monumentale. Et là hier, une autre dérape à Rad-canne, bien oui les femmes sont moins payées. Moi j’ai jamais vu ça. »

Puis, Maurais prend exemple sur des boites syndiquées, ce qui est assez ironique, compte tenu de l’antisyndicalisme du monsieur.

DM- « J’ai pas vécu ça moi. C’est-à-dire, pour la même même job payée 25,000$ de plus, c’était comme ça avant, mais aujourd’hui sincèrement là. Fait le tour. Allez à RDS, allez à News world, allez à TVA dans les salles de nouvelles. Les femmes peuvent tout faire. »

(…)

DM- « Et l’autre affaire aussi c’est que les  »ah ouais les femmes un moment donné dans leur vie ils font moins d’argent parce qu’ils font des enfants ». Yark. Il y a une twist dans le mouvement féministe, c’est ça (…) Une femme c’est elle qui porte les enfants (…) »

JCO – « Qu’est-ce qu’on attend pour interdire les enfants? »

DM- « On en est là! Toute cette gang là, les ultraféministes, ce que j’appelle les féminazis et les gauchistes verdoyants, on n’ose pas le dire parce que ça se dit pas encore, mais l’enfant est très problématique là. »

JCO – « Tu viens d’ouvrir une belle porte là. Parce que les enfants, ça pollue beaucoup là. »

maurais-live_2018-03-09-8h-antifeminisme.mp3