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Le FM93 manœuvre pour réhabiliter le harceleur sexuel Gilles Parent

Il était une fois une station qui cherchait à se maintenir au sommet des sondages. Mais ses patrons étaient bien embêtés. Ils avaient mis à pied leur animateur vedette, Gilles Parent, dans la foulée d’accusations à caractère sexuel.

Des collègues de travail avaient courageusement défié leurs patrons en disant: « C’est assez, le cochon doit s’en aller! » Elles profitaient d’un vent favorable puisque le mouvement #metoo battait alors son plein.

Les patrons ont été forcés d’obtempérer.

Onze mois plus tard, ceux-ci se grattaient le bout du menton: « Et si on essayait de réengager le cochon? »

Ils se tournèrent alors vers leur exécutant des basses œuvres, le mercenaire de l’opinion Éric Duhaime, qui venait juste d’être nommé au poste prestigieux d’animateur de l’émission du retour, poste qu’occupait précédemment Gilles Parent.

« Dis-moi, Éric », susurra le patron, « J’ai besoin que tu me rendes service. Nous préparons le retour de Parent et vous voulons que tu testes l’auditoire. Nous devons savoir s’ils sont prêts à pardonner Gilles Parent. Mais il ne faut surtout pas que ça ait l’air d’une opération de réhabilitation! Tu sais à quel point ils sont naïfs. Ça devrait être un jeu d’enfant pour toi. »

Et c’est ainsi que cette semaine, le mercredi 12 septembre, on a pu lire Gilles Parent sécher ses larmes avec son cash, dans une entrevue sollicitée par lui-même, avec Mylène Moisan dans le  Soleil. Suivi par une entrevue fort complaisante de Moisan avec le duo Ségal-Lavoie au FM93.

Puis, Éric Duhaime entre en jeu. Banalisant les gestes posés, les agressions sexuelles, le harcèlement, qu’il résume à un simple « flirt ». Duhaime, champion de la manipulation, fait son travail. L’extrait audio, sidérant, est joint ci dessous.

Une opération de réhabilitation de Gilles Parent en bonne et due forme.

Notons qu’Éric Duhaime, comme Mylène Moisan, n’ont pas dit un seul mot compatissant pour les femmes qui ont dénoncé Gilles Parent.

Il y en a six en tout mais seulement 2 sont connues. Catherine Bachand et Catherine Desbiens, d’anciennes collègues de Parent.

Les allégations sont récentes. Catherine Desbiens s’est fait tâter une fesse par Parent lors d’un party de sondage en 2016. Elle porte alors aussitôt plainte pour harcèlement. Elle sera plutôt poussée vers la porte. Elle mentionne aussi les « gestes et commentaires déplacés » qu’elle a subis en travaillant 4 ans avec Parent. Les nombreux textos dégueulasses, envoyés par Parent, même après avoir exposé la situation à son patron, relèvent d’un harcèlement continu.

«Si moi, je dis “non” à Gilles, je perds ma job. Tu ne veux pas déplaire. Tu finis par entrer dans la «game» et tu te perds là-dedans. J’avais tellement peur de perdre ma job»

Catherine Desbiens

Quant à Catherine Bachand, son témoignage remonte à 2005 alors qu’elle était enceinte. Elle affirme que Parent lui a palpé un sein en ondes, par surprise, alors qu’il feignait de vouloir toucher son ventre. Ça s’appelle une agression sexuelle.

« Je n’ai pas porté plainte. Pourquoi ? Parce que bien honnêtement, même très jeune, je voyais le sort que l’on réservait aux victimes. Il est faux de croire que le système de justice encourage à la dénonciation, et j’ai plusieurs exemples pour appuyer mes dires »

Catherine Bachand

Rendu là, nous partageons toute notre solidarité aux femmes ayant été victimes de Gilles Parent. Plusieurs d’entre elles doivent être terrorisées par la perspective d’un retour de Parent à la radio. #onvouscroit

Ce n’est pas normal. C’est l’agresseur qui devrait avoir peur.

Concluons par un message en deux teintes aux patrons, et particulièrement à Pierre Martineau, puisque c’est le seul qui est cité dans toute cette histoire.

C’est vous les responsables. Vous les peureux qui vont planquez derrière les animateurs. Vous qui avez protégé Parent pendant toutes ces années. Vous êtes d’indécrottables machos, un boy’s club. Vous méritez d’être sanctionnés.

Votre comportement devait être exemplaire, vous deviez protéger vos employées, vous avez bafoué leur confiance et failli à votre devoir. Vous n’avez aucun honneur ni dignité.

D’un autre côté on peut comprendre que vous souhaitiez le retour de la mine d’or Parent. Mais pensez-y un instant. Les temps changent. Bien sûr, il reste encore plein de gens d’affaires machos qui prendront Gilles Parent comme porte-parole avec plaisir. Imaginez, Jeff Fillion parvient encore à en trouver.

Mais il y a aussi, peut-être davantage, de gens qui sont dégoutés par les propos et les comportements sexistes des animateurs de radio. Ce sont des gens d’affaire, des auditrices et des auditeurs et des employés qui ne veulent rien savoir du retour de Gilles Parent.

Il est temps d’être à l’écoute de ces personnes qui sont à la page du temps présent.

Comme on l’a vu avec les députés libéraux Gerry Sklavounos et Pierre Paradis, il n’est pas nécessaire d’être condamné par un juge pour qu’un comportement soit considéré suffisamment offensant pour se faire montrer la porte. Le simple Gros Bon Sens, celui que vos animateurs réclament sans cesse, devrait suffire.

Vous trouvez ça inacceptable? Vous pouvez porter plainte au CCNR ou écrire une lettre aux annonceurs.

FM93: Duhaime réhabilite Gilles Parent en banalisant les agressions sexuelles

12 septembre 2018, Le retour d’Éric Duhaime, avec Éric Duhaime et Dan Pou

14h: ED- « C’est un des deux trois géants de la radio de Québec (…) Je veux pas défendre l’indéfendable aujourd’hui, mais je trouvais que le sort qu’il a subi est disproportionné par rapport à ce qu’on lui reprochait (…) C’est sûr que Gilles aurait aimé ça vous parler à vous les auditeurs (…), mais dans le contexte actuel, il a peur que ça envoie un mauvais signal (…) »

ED- « Ce qu’on lui reproche (…) sa conjointe parle d’infidélité, ou d’infidélité platonique, ou de flirt, mais je m’excuse, mais si c’est juste ça qu’on a reproché à Gilles Parent, bien ça concerne les gens dans leur relation intime (…) »

ED- « Si ce qu’on a à reprocher à Gilles Parent, c’est ce qui nous a été dit et ce qu’on a pu lire au cours des 11 derniers mois, je me demande comment ça se fait que ça a pris 11 mois avant qu’on le réentende, pis comment ça se fait que la page n’est pas encore tournée (…) À date, il n’y a aucune accusation formelle contre Gilles. Il n’y a absolument rien. Les seules affaires qu’on a, c’est des allégations, des textos, des flirts et des mots bizarres. Mais t’sais, des jokes mal placées, des flirts que l’autre personne entend pas la même chose que ce que notre intention est, si on condamne les gens là-dessus, on serait tous en prison (…) J’espère que c’est le début d’un retour (…) »

Puis, Duhaime répond à des interventions d’auditeurs

ED- « Il y a quelqu’un qui revient sur le sein (Parent avait palpé le sein de Catherine Bachand par surprise). Pour que ce soit considéré comme une agression il y a aussi le fait qu’il faut que ce soit répétitif. S’il n’y a pas eu répétition, c’était peut-être un geste mal placé, mais le fait qu’il n’y a pas eu de répétition, ça rend l’acte moins répréhensible d’une certaine façon. »

(…)

ED (citant un auditeur)- « Le fait qu’il a pris le sein d’une collaboratrice c’est un viol, lui il pense que c’est carrément un viol, c’est sûr que c’est pas comme toutes celles de #moiaussi qu’en penses-tu? Bien je pense que non, c’est pas un viol. Je comprends que c’est une agression, mais ça peut pas être un viol. »

DP: « Tout le monde a sa perception aussi! »

fm93_eric_sur_gilles_12_sept.mp3

Sources

Allégations contre Gilles Parent: Témoignage émouvant de Catherine Bachand, journaldequebec.com, 20 octobre 2017.

Inconduites sexuelles: des textos de Gilles Parent après une rencontre disciplinaire, JournaldeQuebec.com, 20 octobre 2017

L’enquête sur Gilles Parent se poursuit, 23 octobre 2017, lesoleil.com.

Gilles Parent brise le silence, LeSoleil.com, 12 septembre 2018.

La sortie médiatique de Gilles Parent est la cible de critiques, Journaldequebec.com, 12 septembre 2018.

Apprenez-en plus sur le harcèlement sexuel en allant sur inspq.qc.ca.

Pauline Marois responsable d’un « génocide culturel », selon Mailloux

Il faut bien connaitre Pierre Mailloux pour savoir qu’il ressent une haine viscérale contre les centres de la petite enfance (CPE). Il en parle souvent pour une raison très simple: le vieux macho n’accepte toujours pas que ça ait entre autres permis aux femmes de sortir de la maison pour devenir libres, épanouies et autonomes.

Dans l’extrait suivant, Pierre Mailloux accuse la fondatrice des CPE, Pauline Marois, d’avoir fait un « génocide culturel » parce qu’elle aurait nui, selon lui, au lien « mère-bébé ».

L’expression « génocide culturel » a été employée depuis quelques années pour qualifier le rôle des pensionnats dans la destruction de l’identité et de la culture autochtone de 1820 jusqu’en 1990. Au moins 3200 enfants y ont perdu la vie et, sous prétexte d’éduquer ces enfants, ces institutions avait comme but premier de les assimiler et d’effacer de leur mémoire leur langue et leur culture.

Sans être un grand-psychanaliste-génial comme Mailloux, on peut estimer que ce qui nuit plutôt aux relations familiales, ce sont les relations inégalitaires. C’est la domination de l’homme sur la femme.

Le problème réside beaucoup plus chez les grands donneurs de leçons machos qui dénigrent les femmes pour perpétuer la domination masculine.

Vous trouvez ça inacceptable? Vous pouvez porter plainte au CCNR ou écrire une lettre aux annonceurs.

Pauline Marois responsable d’un génocide culturel

16 aout 2018, Doc Mailloux et Josey, avec Pierre Mailloux et Josey Arsenault (00:03:30)

10h33: PM- « Un enfant qui n’a pas profité d’un lien maternel rassurant (…) va devenir un adulte méfiant (…) Il n’y a jamais personne qui m’a demandé comment se fait-il que t’accuse Pauline Marois de génocide culturel pour les Canadiens-français. Il n’y a jamais personne qui m’a demandé ça! Parce que Pauline Marois, travailleuse sociale de formation, a invité les femmes à mépriser, sous-estimer, renier, négliger, le lien maternel mère-bébé. Avec une conséquence, des adultes qui vont être incapables de faire confiance dans les bonnes proportions. »

JA- « À sa défense elle avait pas toute votre expérience en psychanalise etcétéra, (LOL) elle faisait ça pour permettre aux femmes d’aller sur le marché du travail (…) On n’ira pas l’accuser quand même d’avoir tout planifié ça… »

PM- « Oui, elle le savait. Elle est intelligente, elle le savait. Elle l’a fait sciemment. »

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« On va s’autodétruire comme être humain si on peut plus s’affirmer comme hétérosexuel », selon Jérôme Landry

Le Pharmachien va sortir un livre pour enfants intitulé « Le petit garçon qui pose trop de questions ». Il y aurait une « controverse sur les réseaux sociaux », les gens se plaignant qu’ils auraient préféré une fille comme personnage principal.

Il n’en faut plus pour que Jérôme Landry pète une crise du bacon, affirmant qu’être ambigu sur la question du genre, de déroger d’une vision stéréotypée de l’homme de la femme, conduirait l’espèce humaine à l’autodestruction.

Et son discours dérape complètement alors qu’il affirme que l’objectif des féministes est d’éliminer le désir et les rapports sexuels.

C’est pourtant l’inverse. Les féministes ont toujours revendiqué une plus grande liberté sexuelle. Landry est malhonnête en détournant complètement les propos de gens qui ne pensent pas comme lui. Il fait son gros sexiste alors qu’aujourd’hui même il disait trouver « admirable » les hommes qui se déguisent en femmes pour jouer.

Dur à suivre, le Landry.

« Un retour moderne » dit l’autopromo. lol.

NRJ: on va s’autodétruire comme être humain si on peut plus s’affirmer comme hétérosexuel

15 juin 2018, Jérôme Landry au retour, avec Katherine Guillemette et Jérôme Landry (00:09:04)

JL- « Est-ce qu’on a encore le droit d’exister en tant que gars hétérosexuel? (…) Savez-vous où ça va mener ça? Ça va mener à l’autodestruction de l’humanité, si ça continue (…) »

JL- « Ultimement, on va s’autodétruire comme être humain si on peut plus s’affirmer comme hétérosexuel. Si on peut plus trouver une femme belle parce qu’elle a un décolleté. Ça veut pas dire de jouer au gros colon, mais là, on dirait qu’on voit plus la différence entre être un maudit gros colon qui va fixer pendant une demie-heure le décolleté d’une femme et quelqu’un qui va peut-être juste jeter un regard sur une fille qui est belle et qui, oui, a une poitrine intéressante. On veut tellement se dénaturer, que ça va nous mener à quoi? ça va nous mener à plus de relations sexuelles, ou quoi? Si on peut plus être allumé et attiré sexuellement par le corps de la femme? Faut tout rabrouer. Ça va être quoi, l’humanité? (…) »

JL- « Un jour, ça va arriver, les gars les filles vont s’habiller exactement de la même façon. Ils vont avoir les cheveux coupés tous exactement de la même façon. Ça va arriver, mais il va arriver quoi avec l’espèce humaine quand ça va être comme ça? Sérieusement, là? On es-tu en train de s’auto-éliminer? (…) »

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Justifier le viol c’est correct, selon le CCNR

Il n’y a pas de problème à justifier le viol, mais il faut condamner le langage vulgaire. C’est ainsi qu’il faut interpréter une nouvelle décision révoltante du Conseil canadien des normes de la radiotélévision, le CCNR.

La décision concerne un segment de l’émission de Pierre « Doc » Mailloux, alors en compagnie de Josey Arsenault, datant d’octobre 2016. Il y a plus d’un an et demi!

On peut résumer ces paroles, dont nous vous invitons à écouter l’audio, en ces termes:

  • Une fois bandé, un homme perd le contrôle de lui-même, comme un animal. Il peut même être violent. C’est à la femme de prendre les moyens pour ne pas être violée.
  • Depuis 35 ans, les féministes tentent en vain d’expliquer que « sans oui c’est non ».  Il ne sert à rien de conscientiser les hommes.

Après longue analyse, le CCNR n’y voit aucune infraction à son « Code sur la représentation équitable » ni à son « Code de déontologie ».

La décision a été rendue par un comité composé à majorité de femmes (3/5).

Il est fascinant de constater les tactiques dilatoires employées par le CCNR dans le traitement de la plainte

  • Les énormes délais et le processus compliqué.
  • Les citations de Mailloux absentes de la décision, ce qui est inhabituel.
  • L’amalgame de 3 plaintes différentes pour rédiger une seule décision, ça aussi c’est inhabituel.
  • L’affirmation que les féministes ça « n’équivaut pas à un groupe identifiable ».

Rappelons qu’à l’origine d’une relation sexuelle saine, il y a un consentement libre et éclairé. Une relation sexuelle sans consentement, selon la loi canadienne, c’est une agression sexuelle. Ça fait plus de 20 ans que c’est ce qui est communément admis. Nous vous invitons à consulter le site web de la campagne « Sans oui, c’est non ».

Pierre Mailloux a souvent justifié les viols par le passé. En mai 2017, il avait proposé que les problèmes conjugaux d’une auditrice c’était sa responsabilité puisqu’elle ne se laisserait pas suffisamment violer. En janvier 2017, il avait aussi affirmé que des femmes violentées au sein dune relation conjugale pouvaient en tirer profit. Mailloux a toujours pu dire ces horreurs sans aucune conséquence.

Avec de telles décisions, il n’est pas étonnant que la radio-poubelle s’en permette autant dans les propos haineux à l’endroit des femmes. Faut-il rappeler encore que la violence sexuelle et la violence conjugale font des victimes tous les jours? De plus, la haine sexiste en ligne fait de plus en plus d’adeptes dangereux, comme l’ont révélé les recherches autour des groupes INCELs après l’attentat de Toronto ayant fait de nombreuses victimes, dont une majorité de femmes. Banaliser ainsi les propos haineux à l’endroit des femmes et des féministes n’est plus du tout acceptable. Il est grand temps que la présidente du CCNR, Andrée Noël, laisse sa place à quelqu’un d’autre.

La décision du CCNR.

Carrés jaunes: Une ado sans soutien-gorge est une « guidoune », selon Martin Everell

L’extrait audio suivant est surréaliste. On a ici deux adultes influents, faisant un salaire dans les 6 chiffres, dénigrant et insultant une jeune de 15 ans. Il s’agit de Nathalie Normandeau et Martin Everell s’attaquant à la porte-parole des carrés jaunes, Célestine Uhde.

Et niveau argumentation, vous serez à même de constater dans l’audio qu’une jeune fille de 15 ans peut battre haut la main une ancienne vice-première-ministre.

Les carrés jaunes souhaitent alléger le code vestimentaire de leur école secondaire. Elles disent qu’il est sexiste et qu’il brime leur liberté.

Que l’on soit d’accord ou non, ça ne change rien au fait que ce sont encore des mineures méritant un minimum de respect. On peut aussi avoir de l’admiration pour des gens qui s’engagent dans une cause pour améliorer la société. On aime les jeunes allumés, intéressés aux affaires politiques et sensibles aux enjeux de société, n’est-ce pas?

Nathalie Normandeau et Martin Everell, des adultes en position d’autorité, sensés montrer l’exemple, rappelons-le, s’en donnent à cœur joie pour démolir l’ado dans une des radios les plus écoutées en ville.

Les « arguments » de Nathalie Normandeau sont:

  • T’sais, là, wo
  • Les arguments des carrés jaunes sont frivoles, insensés, gauchistes et féministes
  • Célestine devrait être plus à droite comme moi
  • Au travail, il y a des codes vestimentaires, alors à l’école c’est pareil, ça fait partie de la vie en société
  • Les carrés jaunes sont peu nombreux et veulent imposer leur volonté à la majorité (?!?!)
  • Plusieurs insultes paternalistes

Une belle collection de sophismes. C’est incroyable sachant, rappelons-le une 46e fois, que Nathalie Normandeau est une ancienne vice-première-ministre dont l’emploi consistait précisément à développer un argumentaire pour débattre à l’Assemblée nationale.

La question est pourtant simple: pourquoi serait-ce important d’interdire les bretelles spaghetti? Il doit bien y avoir au moins une bonne raison! Mais Nathalie est incapable d’en fournir une seule!

Bien entendu ce genre d’insulte gratuite n’est pas permis selon la déontologie, c’est pourquoi nous vous invitons à porter plainte au CCNR ou au CPQ, et à écrire une lettre aux annonceurs.

BLVD: les carrés jaunes, t’sais, là, wo

27 mars 2018, 100% Normandeau, avec Nathalie Normandeau et Martin Everell

16h: NN: « Bon! Elle a 15 ans, elle a décidé de prendre ça en main, la petite (…) »

ME: « Regarde, elle a rien qu’à s’habiller comme une guedoune après l’école (…) Une guedoune, j’appelle ça comme ça, une petite fille avec une camisole pas de brassière, avec des shorts très courtes. C’est une guidoune (…) »

NN: « Oui, tu as raison de parler de dérape, je comprends, que la petite veut s’exprimer. Elle est peut-être en manque d’attention. On va-tu se pâmer devant une jeune fille qui se drape dans un discours féministo-gauchisant politically correct? On va-tu s’écraser devant ce discours? (…) C’est comme… hey! Tu vas à l’école, ma belle. À l’école, il y a des règles (…) Un moment donné t’sais. Ça va s’arrêter où, ce discours-là, qui est loin de représenter la majorité des jeunes femmes? Cette femme-là parle pour une très très très petite minorité. Est-ce qu’on va jouer à faire de l’aplaventrisme? (…) J’espère que l’école [la direction] va se tenir debout et l’école va dire: wo, un instant. Moi, j’en reviens pas, le code vestimentaire obéit à la logique de la femme à cacher. Hey! On dit juste qu’une camisole à bretelles spaghetti ça se porte pas dans la classe (…) C’est du grand n’importe quoi, ça! (…)

Puis Normandeau revient sur l’utilisation du terme « guidoune » par Martin.

NN: « Plutôt qu’utiliser ton expression que tu as utilisée tantôt, j’utiliserais les filles légèrement couvertes. »

ME: « J’assume. »

NN: « Il faut faire attention à ce qu’on dit au micro, on a une responsabilité » [Remarquons que Normandeau vient de dire de quoi d’intelligent ça vaut la peine de le souligner]

NN: « On est dans cette mouvance-là. On remplace mère, père, par parent. On fait des toilettes non genrées. Si je peux pas m’habiller comme je veux à l’école, c’est qu’on brime mes droits, avez-vous remarqué qu’ils revendiquent juste des droits? Comme s’il n’y avait pas d’obligations. Et toi, le reste de la société, tais-toi, et tu es mieux de te rendre à mes arguments parce que moi, j’ai décidé de t’imposer de nouveaux standards pour vivre dans notre société. »

ME: « Il n’y a plus de paramètres (…) »

NN: « Fait qu’un moment donné, on peut-tu se calmer le pompon? Mais cette petite, selon moi, aurait besoin d’un petit recentrage sur le plan idéologique et qu’on aurait besoin de lui expliquer les vraies choses de la vie (…) »

NN: « Ce genre de discours, ça me brule, vous avez pas idée. Ça vient me chercher. (…) Sa famille est politisée. Probablement qu’ils votent Québec Solidaire, remarque, j’ai rien contre ça. Un moment donné c’est comme. Et la petite est incapable de faire un lien dans les concepts. Elle associe la culture du viol au fait d’être brimée parce qu’elle peut pas porter sa camisole avec des bretelles spaghetti. Wo. »

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