Archives pour la catégorie insultes

Maurais propose de mettre les manifestants en prison

Après Jeff Fillion proposant de leur mettre « une balle dans la tête », voici Maurais proposant sa solution anti-manifestants: mettre tout le monde en prison.

Dans quels pays approuve-t-on de telles pratiques? Ça ne serait pas dans « des pays de cul », par hasard?

Et la libârté d’expression?

Dégouté? Pourquoi ne pas écrire une lettre aux annonceurs pour vous défouler.

CHOI: Des peines de prison pour les manifestants

5 juin 2018, Maurais avec Dominic Maurais, Dany Gravel et Jean-Christophe Ouellet

6h50: DM- « On fait tout ça pour se protéger d’une bande de connards. Si on augmentait les peines de prison, si on mettait ça un peu plus salé dans le code criminel, j’haïrais pas ça, moi. Un petit extra, là. Manif illégale, tu fais 2 ans de prison. On comprend très bien qu’ils feront pas 2 ans de prison, là. T’es là, la police call la manif illégale pour la troisième fois, tu t’en vas en-dedans, casier judiciaire, 2 ans de prison. Il y en aurait peut-être moins. »

JC- « Moi juste le casier… moi j’irais avec des amendes, plus. »

DM- « Waf. C’est papa qui va payer (…) Je veux que ce soit plus musclé. C’est ça mon point. »

JC- « Tu pimpes les amendes à 10,000$ (…) »

maurais-live_2018-06-05-6h50.mp3

Carrés jaunes: Une ado sans soutien-gorge est une « guidoune », selon Martin Everell

L’extrait audio suivant est surréaliste. On a ici deux adultes influents, faisant un salaire dans les 6 chiffres, dénigrant et insultant une jeune de 15 ans. Il s’agit de Nathalie Normandeau et Martin Everell s’attaquant à la porte-parole des carrés jaunes, Célestine Uhde.

Et niveau argumentation, vous serez à même de constater dans l’audio qu’une jeune fille de 15 ans peut battre haut la main une ancienne vice-première-ministre.

Les carrés jaunes souhaitent alléger le code vestimentaire de leur école secondaire. Elles disent qu’il est sexiste et qu’il brime leur liberté.

Que l’on soit d’accord ou non, ça ne change rien au fait que ce sont encore des mineures méritant un minimum de respect. On peut aussi avoir de l’admiration pour des gens qui s’engagent dans une cause pour améliorer la société. On aime les jeunes allumés, intéressés aux affaires politiques et sensibles aux enjeux de société, n’est-ce pas?

Nathalie Normandeau et Martin Everell, des adultes en position d’autorité, sensés montrer l’exemple, rappelons-le, s’en donnent à cœur joie pour démolir l’ado dans une des radios les plus écoutées en ville.

Les « arguments » de Nathalie Normandeau sont:

  • T’sais, là, wo
  • Les arguments des carrés jaunes sont frivoles, insensés, gauchistes et féministes
  • Célestine devrait être plus à droite comme moi
  • Au travail, il y a des codes vestimentaires, alors à l’école c’est pareil, ça fait partie de la vie en société
  • Les carrés jaunes sont peu nombreux et veulent imposer leur volonté à la majorité (?!?!)
  • Plusieurs insultes paternalistes

Une belle collection de sophismes. C’est incroyable sachant, rappelons-le une 46e fois, que Nathalie Normandeau est une ancienne vice-première-ministre dont l’emploi consistait précisément à développer un argumentaire pour débattre à l’Assemblée nationale.

La question est pourtant simple: pourquoi serait-ce important d’interdire les bretelles spaghetti? Il doit bien y avoir au moins une bonne raison! Mais Nathalie est incapable d’en fournir une seule!

Bien entendu ce genre d’insulte gratuite n’est pas permis selon la déontologie, c’est pourquoi nous vous invitons à porter plainte au CCNR ou au CPQ, et à écrire une lettre aux annonceurs.

BLVD: les carrés jaunes, t’sais, là, wo

27 mars 2018, 100% Normandeau, avec Nathalie Normandeau et Martin Everell

16h: NN: « Bon! Elle a 15 ans, elle a décidé de prendre ça en main, la petite (…) »

ME: « Regarde, elle a rien qu’à s’habiller comme une guedoune après l’école (…) Une guedoune, j’appelle ça comme ça, une petite fille avec une camisole pas de brassière, avec des shorts très courtes. C’est une guidoune (…) »

NN: « Oui, tu as raison de parler de dérape, je comprends, que la petite veut s’exprimer. Elle est peut-être en manque d’attention. On va-tu se pâmer devant une jeune fille qui se drape dans un discours féministo-gauchisant politically correct? On va-tu s’écraser devant ce discours? (…) C’est comme… hey! Tu vas à l’école, ma belle. À l’école, il y a des règles (…) Un moment donné t’sais. Ça va s’arrêter où, ce discours-là, qui est loin de représenter la majorité des jeunes femmes? Cette femme-là parle pour une très très très petite minorité. Est-ce qu’on va jouer à faire de l’aplaventrisme? (…) J’espère que l’école [la direction] va se tenir debout et l’école va dire: wo, un instant. Moi, j’en reviens pas, le code vestimentaire obéit à la logique de la femme à cacher. Hey! On dit juste qu’une camisole à bretelles spaghetti ça se porte pas dans la classe (…) C’est du grand n’importe quoi, ça! (…)

Puis Normandeau revient sur l’utilisation du terme « guidoune » par Martin.

NN: « Plutôt qu’utiliser ton expression que tu as utilisée tantôt, j’utiliserais les filles légèrement couvertes. »

ME: « J’assume. »

NN: « Il faut faire attention à ce qu’on dit au micro, on a une responsabilité » [Remarquons que Normandeau vient de dire de quoi d’intelligent ça vaut la peine de le souligner]

NN: « On est dans cette mouvance-là. On remplace mère, père, par parent. On fait des toilettes non genrées. Si je peux pas m’habiller comme je veux à l’école, c’est qu’on brime mes droits, avez-vous remarqué qu’ils revendiquent juste des droits? Comme s’il n’y avait pas d’obligations. Et toi, le reste de la société, tais-toi, et tu es mieux de te rendre à mes arguments parce que moi, j’ai décidé de t’imposer de nouveaux standards pour vivre dans notre société. »

ME: « Il n’y a plus de paramètres (…) »

NN: « Fait qu’un moment donné, on peut-tu se calmer le pompon? Mais cette petite, selon moi, aurait besoin d’un petit recentrage sur le plan idéologique et qu’on aurait besoin de lui expliquer les vraies choses de la vie (…) »

NN: « Ce genre de discours, ça me brule, vous avez pas idée. Ça vient me chercher. (…) Sa famille est politisée. Probablement qu’ils votent Québec Solidaire, remarque, j’ai rien contre ça. Un moment donné c’est comme. Et la petite est incapable de faire un lien dans les concepts. Elle associe la culture du viol au fait d’être brimée parce qu’elle peut pas porter sa camisole avec des bretelles spaghetti. Wo. »

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Les féminazies veulent interdire les enfants, selon Maurais

Pour la Journée internationale des droits des femmes, quoi de mieux que de dénigrer les féministes. Et c’est ce que fait avec beaucoup de haine et de mauvaise foi Dominic Maurais dans l’audio suivant.

Nous avons souvent démontré à quel point Maurais méprise les féministes, même les survivantes de viol, alors qu’il a lui même raconté avoir été agressé sexuellement dans son enfance. Cette fois-ci Maurais s’attaque à #MeToo et aux inégalités salariales.

Maurais voit dans les revendications pour l’égalité ni plus ni moins qu’un agenda caché des féministes pour… abolir les enfants.

Rappelons que nous sommes en période de sondage Numéris et que tout scandale est bon à prendre.

Ça justifie une plainte. Maurais fait porter de faux arguments aux féministes et aussi pour les insultes. Porte plainte au CCNR ou au CPQ, et écrit une lettre aux annonceurs.

Radio X : les féminazies contre les enfants

9 mars 2018Maurais live, avec Dominic Maurais et Jean-Christophe Ouellet (00:08:17)

8h: DM- « C’est rendu totalement débile. Tout ce mouvement là. #MeToo. Ouais, là, je suis une victime parce que j’ai couché avec mon boss, puis j’ai eu un gros chèque, puis un moment donné ça a mal viré. Ah, puis moi aussi je suis victime, moi aussi je veux être dans la photo! »

(…)

DM- « Tout ça c’est tout en train de délirer de manière monumentale. Et là hier, une autre dérape à Rad-canne, bien oui les femmes sont moins payées. Moi j’ai jamais vu ça. »

Puis, Maurais prend exemple sur des boites syndiquées, ce qui est assez ironique, compte tenu de l’antisyndicalisme du monsieur.

DM- « J’ai pas vécu ça moi. C’est-à-dire, pour la même même job payée 25,000$ de plus, c’était comme ça avant, mais aujourd’hui sincèrement là. Fait le tour. Allez à RDS, allez à News world, allez à TVA dans les salles de nouvelles. Les femmes peuvent tout faire. »

(…)

DM- « Et l’autre affaire aussi c’est que les  »ah ouais les femmes un moment donné dans leur vie ils font moins d’argent parce qu’ils font des enfants ». Yark. Il y a une twist dans le mouvement féministe, c’est ça (…) Une femme c’est elle qui porte les enfants (…) »

JCO – « Qu’est-ce qu’on attend pour interdire les enfants? »

DM- « On en est là! Toute cette gang là, les ultraféministes, ce que j’appelle les féminazis et les gauchistes verdoyants, on n’ose pas le dire parce que ça se dit pas encore, mais l’enfant est très problématique là. »

JCO – « Tu viens d’ouvrir une belle porte là. Parce que les enfants, ça pollue beaucoup là. »

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Jaggi Singh, un « parasite » selon Duhaime

Jaggi Singh est pris pour cible par la police et le maire de Québec, suite à une manifestation de l’extrême-droite. Après ça, les commentateurs lui font porter le chapeau de bouc-émissaire. Ils l’accusent d’être un casseur, un chef anarchiste et un fauteur de troubles.

Sauf que Jaggi s’avère un adversaire coriace et le voilà en train de ridiculiser la police de Québec lors de son procès.

Éric Duhaime, le libertarien-sans-liberté, tenant de la ligne dure de la police et de la répression, fait sa crise du bacon et insulte Jaggi.

Duhaime qui n’a jamais que du miel à la bouche pour parler des vrais parasites: les politiciens, banquiers, chefs d’entreprises et commentateurs comme lui. Duhaime, toujours prêt à protéger les riches contre les pauvres.

Ses insultes ont même une certaine connotation raciste.

Ces propos sont inacceptables. Porte plainte au CCNR ou au CPQ, et écrit une lettre aux annonceurs.

FM93: Jaggi Singh, un « parasite »

2 mars 2018, Duhaime-Ségal, avec Éric Duhaime et Myriam Ségal (00:05:18)

11h: ED- « Je te dis que si Jaggi Singh prenait son talent, son talent et son énergie, à faire de quoi de positif dans la société… C’est un brasseux de marde. C’est son job à temps plein. Mais c’est pas un gars dépourvu d’intelligence. Et s’il pouvait utiliser cette intelligence-là positivement pour la société québécoise, plutôt que de faire chier tout le monde, de vandaliser le bien public, et d’aller devant les tribunaux congestionner le système, je te dis qu’il serait mauditement utile. Il pourrait être aussi utile qu’il est inutile, qu’il est dommageable présentement en tant que parasite. »

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Duhaime s’est-il inspiré du groupe néo-nazi Atalante?

En ce temps des fêtes, quoi de mieux qu’haïr son prochain

Encore une belle ligne ouverte bien haineuse de Duhaime en ce temps des fêtes.

Duhaime chauffe bien comme il faut son auditoire en disant que les gens sur l’aide sociale en ont trop et qu’il aimerait qu’on les coupe davantage. Les auditeurs font le reste.

FM93: les BS, c’est une gang de pourris

11 décembre 2017, Duhaime-Ségal le midi, avec Éric Duhaime (00:18:00)

11h30 : AA- « Ils sont payés à rien faire ils sont trop lâches pour aller travailler. Je suis quasiment enragé. »

ED- « Vous êtes à la retraite? Les gens sur la retraite, ils font moins que les assistés sociaux (…) »

ED- « Après un an ou deux, si tu veux pas t’aider, bien nous. on t’aide plus là. »

AA- « Cette gang-là, c’est une gang de pourris! »

ED- « Vous avez raison, merci Denis! »

11-12-2017-fm93-11h30-ligne-ouverte-contre-pauvres.mp3