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Éric Duhaime: Le meilleur du pire

Éric Duhaime est tout un personnage. Co-fondateur de Québec FIER, une patente financée par l’industrie pétrolière pour influencer les élections, ex-lobbyiste de l’industrie du tabac, propriétaire immobilier, locateur Airbnb voyou, millionnaire, auteur de mauvais livres, négationniste de l’homophobie, collaborateur de l’IEDM, ex-apparatchik du Bloc Québécois, du parti réformiste, de l’ADQ, co-fondateur du Réseau Liberté Québec, ex-employé du secrétariat d’État américain, de La National Endowment for Democracy et du National Democratic Institute.

C’est un agitateur politique de haut calibre.

Il est aussi intarissable. Il a œuvré ou travaille toujours à Radio X, TVA, Canal V, Journal de Québec, Toronto Sun, FM93 et au 98,5 FM Montréal, ainsi qu’au média d’extrême-droite The Rebel.

On l’entend déjà tellement qu’on peut se demander quelle est la pertinence de lui offrir une tribune de plus chez Urbania. Quand, en plus, on vient prétexter la sauvegarde de la liberté d’expression… prenez-nous pas, tous, pour des valises.

Il travaille chaque jour à la radio la plus écoutée de la région de Québec, le FM93 Cogeco, à la plage horaire la plus populaire, le retour.

C’est donc une personnalité qui a un poids disproportionné dans l’espace public et qui s’en sert pour persuader et convaincre.

Regardons maintenant ses idées, surtout celles qui n’ont pas défrayé les manchettes. Elles sont toutes accompagnées du fichier audio prouvant ce qu’on dit.

Contre la liberté d’expression

Savez-vous comment a réagi Éric Duhaime quand le groupe violent d’extrême-droite Atalante est allé intimider les journalistes de Vice en 2018?

Il a banalisé l’intimidation, critiqué les antiracistes et les journalistes et défendu… la suprémaciste blanche Faith Goldy.

Réécoutez l’extrait sur Intimidation chez Vice: la radio-poubelle soutient l’extrême-droite violente

En fait Duhaime défend l’extrême-droite violente à chaque occasion (1) (2) (3).

Contre la démocratie surtout quand il s’agit des pauvres

Duhaime veut priver les pauvres de leur droit de vote et le réserver aux plus riches.

Écoutez l’extrait de 2017 dans Éric Duhaime veut supprimer votre droit de vote.

Démocratie est formé de deux mots du grec ancien. Démos, pour « peuple » puis « kratein » pour « commander » donc « le peuple aux commandes ».

Éric est donc un populiste voulant enlever le droit de vote à la tranche du peuple la plus nombreuse, les pauvres.

Contre les pauvres

Quand une itinérante est menacée par écrit (l’auteur propose de se « débarrasser des quêteux » au lance-flamme, au napalm ou par une balle dans la nuque), Éric Duhaime… défend l’intimidateur. Ça s’est passé en 2013.

Réécoutez l’extrait sur Duhaime critique la victime d’une lettre haineuse

En décembre 2017, Duhaime fait une ligne ouverte haineuse contre les pauvres à la veille de Noël. Il remettra ça avec sa fakenews islamophobe sur la buche des fêtes quelques jours plus tard.

Instrumentaliser Noël pour disséminer la haine… Faut être particulièrement tordu pour arriver à faire ça.

Défenseur du tueur de la grande mosquée de Sainte-Foy

Duhaime trouve que le tueur est un prisonnier politique, un peu comme Nelson Mandela.

C’est en 2018 dans Le tueur de la mosquée est un « prisonnier politique », selon Éric Duhaime

Pour les croix et contre les voiles

Éric Duhaime croit qu’on doit conserver les croix catholiques dans les établissements publics (CPE, hopitaux, écoles, Assemblée Nationale) comme une sorte de bouclier contre un islam qualifié de conquérant et menaçant.

Il est toutefois capable de changer ce discours raciste selon le contexte.

À voir en 2019 dans le Retrait du crucifix à l’Assemblée nationale: la nouvelle croisade islamophobe de Duhaime

Une posture rappelant le Crucifixgate, un épisode de 2017 dans lequel le duo Duhaime et Drainville se lance à la défense d’un crucifix entre deux ascenceurs de l’hopital Saint-Sacrement. Ils seront rejoint par un groupe intégriste catholique, le Mouvement Tradition Québec.

Contre les survivantes de la tuerie de Polytechnique

Cette année, quelques jours avant la commémoration de la tuerie à la mosquée de Québec, Éric Duhaime trouve que ça serait une bonne idée de ridiculiser et dénigrer les survivantes de la plus grande tuerie au Canada, Polytechnique.

Registre des armes à feu: Morin et Duhaime ridiculisent les survivantes de Polytechnique

Pour la banalisation du harcèlement sexuel

Quand son ami Gilles Parent démissionne dans la foulée de #metoo, suite à des accusations d’harcèlement et d’agression sexuels contre d’ex-collègues, Duhaime atténue les faits.

Il dit, en 2018, qu’il s’agit simplement de « flirt ».

Le FM93 manœuvre pour réhabiliter le harceleur sexuel Gilles Parent

Contre les femmes

Lors d’une discussion avec Myriam Ségal en 2016, Duhaime et Ségal affirment que les femmes gagneraient un salaire plus bas par choix, qu’elles auraient des prédispositions génétiques à la faiblesse, qu’elles sont plus « prudentes » et plus « protectrices » « par nature ».

Et ça se termine pas un réquisitoire réclamant la suppression de toutes les institutions féministes existantes.

Les femmes sont inférieures à l’homme pour des raisons biologiques, selon Myriam Ségal

Contre les écolos

En 2015, Duhaime propose de donner des « claques sur la gueule » aux militants de Greenpeace.

Greenpeace: « Ça va prendre des claques sur la gueule »

Contre les Autochtones

Lorsque la cheffe autochtone fait une grève de la faim pour dénoncer les conditions de vie déplorables dans sa communauté en 2012, Duhaime attaque sa crédibilité.

« Elle boit du bouillon de poisson (…) a gagné trois livres depuis le début de son régime (…) elle fait bien pitié (…) Plus d’argent, ça veut dire plus de corruption, pis on remplit encore plus les poches du monde comme Theresa Spence » a-t-il affirmé.

Theresa Spence attaquée par la radio-poubelle

Contre les musulmans

En 2012, Reynald Du Berger affirme qu’« un bon musulman ça existe pas ». Il est en train de citer Éric Duhaime.

Reynald Du Berger: « un bon musulman ça existe pas »

Pour les animaux

Duhaime déteste peut-être les pauvres mais il aime les animaux.

L’urgence d’être lucide face au populisme haineux

Avant-hier, la journaliste Isabelle Hachey a rejoint le débat sur l’embauche de Duhaime au journal de gauche Urbania.

Elle se demande: Est-ce que toutes les idées, même les plus nauséabondes, méritent d’être entendues?

Est-ce qu’en feignant la main tendue, la tolérance, on ne se retrouverait pas à faire exactement l’inverse?

La question est bonne et le texte mérite d’être lu.

Le lendemain, Éric Duhaime répond. L’habile communicateur revient sur les propos qui lui sont reprochés par Hachey, dont la fameuse histoire de la tête de porc ensanglantée déposée à l’entrée d’une mosquée de Québec quelques jours avant l’attentat. « Une bonne blague » comparable à une fausse livraison de pizza, avait à l’époque commenté Duhaime.

On ne saurait tarir d’éloges pour les talents de persuasion de Duhaime. Posé et sans effusion, celui-ci semble répondre de façon mesurée à chacune des accusations.

Sauf que les observateurs attentifs constateront tout de même un hic. Duhaime est aussi le roi des sophistes.

Dans l’affaire de la tête de porc, Duhaime dit qu’il était contrarié par la façon dont les médias traitaient la nouvelle d’un attentat homophobe, la tuerie d’Orlando.

C’est très intéressant, mais ça n’a aucun rapport. Ce n’est pas parce qu’on juge que l’attentat d’Orlando a été mal couvert par les médias que ça rend un acte d’intimidation haineux sur une mosquée plus « drôle »!

Ça s’appelle un sophisme de faux dilemme.

Et, à travers ça, Éric Duhaime prend soin d’éviter de répondre à la question fondamentale posée par Mme Hachey. Est-ce que toutes les idées se valent? Est-ce que, derrière de nobles intentions de tendre des ponts, on n’érige pas, en réalité, de nouveaux barbelés?

Le racisme est-il aussi « bon » que l’antiracisme?

Il y a une chose sur laquelle on est d’accord avec Duhaime, cependant, c’est qu’il faut bien connaître la radio avant d’en parler avec justesse.

Heureusement, on est là pour ça.

Par ailleurs on n’a aucun doute que Mme Hachey a fait ses devoirs avec rigueur et professionnalisme. On parle d’une journaliste de l’émission Enquête récipiendaire de nombreux prix de journalisme.

Lors de son émission tout à l’heure, Duhaime a affirmé être content que l’artiste Stéphane Venne prenne sa défense, suite à sa réponse.

Les naïfs se font berner par le beau parleur qui écrit bien. On va le répéter pour que ce soit clair: Duhaime est peut-être le plus grand communicateur au Québec. Manipulateur, persuasif, convaincant, il en a toutes les qualités.

Avez sa verve, tout a été facile dans la vie pour ce millionaire. L’embauche par Urbania ne fait que le démontrer une fois de plus.

On va le dire et le répéter, le problème avec Duhaime, et la radio-poubelle, c’est le racisme, l’homophobie, le sexisme et l’anti-journalisme systématique.

Et ça, ça ne se corrige pas avec de séduisants sophismes. Un minimum d’esprit critique est de mise.

Le texte d’Isabelle Hachey

La réplique de Duhaime

L’audio de l’affaire de la tête de porc

Peut-être le pire audio qu’on a de Duhaime, c’est lorsqu’il défend un intimidateur violent qui veut bruler une itinérante au lance-flamme

Ce qui les dérange c’est qu’il y a encore des opposants qui respirent

Revenons deux minutes sur la sortie de Gilles Lehouillier cette semaine sur le 3e lien.

Gilles Lehouillier est maire de Lévis. C’était jadis un homme calme et d’allure respectable en public. En privé, c’était un tyran qui lance des objets en criant dans son bureau mais ça, c’est une autre histoire.

En effet, en mai 2013, à Radio-Canada, Lehouillier termine l’entrevue en louangeant l’émission de Claude Bernatchez: « Pour moi, c’est l’émission la plus reposante le matin (…) on sent pas que c’est polluant ».

Aussitôt, les animateurs de radio-poubelle virent écarlates. Cette déclaration prouverait que Lehouillier « méprise les gens de Lévis »!

Nos brutes hypersensibles, intolérants à la critique, le prennent personnel.

« Prenez-le en note, Lehouillier vous regarde de haut. Si vous écoutez CHOI Radio X ce matin et que vous êtes à Lévis, vous avez le droit de vote! », dénonce Jérôme Landry, tout à coup en campagne pour faire échec à la réélection de Lehouillier . Une offensive qui s’étendra sur plusieurs jours.

Tout ça pour une courte déclaration d’amour à Radio-Canada saupoudrée d’une inoffensive critique de la radio privée locale.

Mais depuis 2013, les choses ont bien changé. Monsieur le maire s’est métamorphosé en marionnette de la radio-poubelle.

Disant ce que la radio-poubelle dit, faisant ce que la radio-poubelle dit de faire et parlant de la même façon que la radio-poubelle parle.

Le maire Lehouillier est devenu le singe en chef de Radio X.

C’est ainsi qu’il faut voir la sortie de cette semaine contre la « petite élite de Québec et de Montréal » qui veut nuire à son précieux 3e lien.

Tout le monde a déjà compris que le projet est hors de prix, farfelu, inutile, polluant et nuisible, mais il y a encore des gens qui s’y accrochent.

La plupart du temps il n’y a pas d’opposition à Québec pour ce genre de projet. À cause du régime de peur dénoncé par Dominique Payette. Si bien que la radio-poubelle se retrouve contrainte de toujours chialer, depuis plus de 20 ans, contre l’opinion des « gens de Montréal ».

Là, on a 3 personnes de Québec se retrouvant à penser différemment de la radio-poubelle: Alexandre Turgeon, du Conseil régional de l’environnement, Étienne Grandmont, d’Accès transports viables et Christian Simard, de Nature Québec.

La plupart d’entre vous lisent sans doute ces noms pour la première fois: « Alexandre qui? »

Pourtant ce sont bien là les membres de cette « élite maléfique » fantasmée par Lehouillier, tirant les ficelles d’un sombre et puissant complot destiné à saboter la construction du 3e lien.

Alors qu’en réalité, ces trois personnes ne font que faire leur travail pour représenter une opinion pro-environnementale largement répandue dans la population mais ayant peu de portée dans l’espace public.

Plusieurs événements anti-3e lien des derniers mois ont récolté des records d’affluence. L’an dernier, 2000 personnes ont marché dans une manifestation contre le 3e lien.

La radio-poubelle attise tellement la haine contre cette « élite », ces 3 boucs-émissaires, que c’est à se demander si le pire ne pourrait pas arriver. Il arrive par exemple de plus en plus souvent que la radio-poubelle se plaint des « gens se trouvant au Centre Frédéric Back ». Est-ce que des auditeurs un peu zélés ne pourraient pas y causer du trouble?

Cessons d’être naïfs. C’est arrivé à plein de monde. Karine Gagnon, Pierre Jobin, Sophie Chiasson, Julie Lemieux, etc. C’est arrivé au Centre multiethnique le mois dernier.

Et pourquoi toute cette haine? Simplement parce que des gens pensent différemment d’eux. Des gens ayant eu l’audace de disposer d’une autonomie de pensée.

Cette soi-disant « petite élite », qu’on entend nulle part, qu’on ne voit nulle part et dont personne ne connait les noms, même si elle n’a aucune influence, aucune présence, aucun média, aucune caméra, aucun micro et qu’on entend une fois par mois sur je ne sais quelle antenne ou sur un stupide mur Facebook, bien, dispose déjà de trop de visibilité pour des populistes s’étant pourtant autoproclamés « défenseurs de la liberté d’expression ».

L’hégémonie de la radio-poubelle est totale. Tous les animateurs, gagnant un salaire dans les 6 chiffres, appuient le 3e lien et plusieurs radios ont déjà fait campagne pour l’obtenir, forçant le gouvernement à investir des millions dans de futiles études. Des politiciens rampent à leur pied pour obtenir la faveur de 15 minutes à l’antenne. Ils rejoignent des centaines de milliers d’auditeurs chaque jour.

Face a eux, 3 boy-scouts en culottes courtes.

Le rapport de force est complètement disproportionné.

Et c’est déjà trop.

Tout le monde doit penser la même chose ou souffrir intimidation, harcèlement, moqueries.

Hors de la pensée unique déterminée par la radio-poubelle, point de salut.

Le problème n’est donc pas qu’il y ait une petite clique de Québec ou de Montréal opposée au projet. Le vrai problème c’est qu’ils osent s’exprimer.

Bon courage, les boy-scouts.

Les brutes hypersensibles et l’attaque-réplique-victimite

Ces derniers jours, on a pu observer un pattern répandu chez les populistes. Celle de l’attaque-réplique-victimite.

Cette stratégie vise à piétiner des personnes sans pouvoir avec violence, recevoir quelques critiques pour conclure en se repliant en position fœtale en pleurnichant d’être incompris et de n’être qu’une pauvre victime de la violente gauche.

Passer d’agresseur à victime en quelques secondes.

On l’a vu avec les panneaux publicitaires de Maxime Bernier, avec le texte homophobe de Martineau et avec la tentative de jumelage de Maurais au Centre Multiethnique de Québec. Mais il y a plein d’autres exemples (vous souvenez-vous que Jérémy Gabriel ait insulté Fillion sur Twitter #FillionRoiDesCaves ?)

Première étape: piétiner des gens incapables de se défendre

Le populiste débarque en trombe et montre ses gros poings. Maxime Bernier (le groupe True North Strong & Free) fait installer pour 60,000$ de panneaux publicitaires dans tout le Canada pour dire qu’on se fait envahir par l’immigration. Juste pour être certain que les immigrants d’ici ne se sentent pas vraiment libres.

Bernier n’a pas eu besoin de mettre un seul sou de sa poche, un brave homme d’affaires riche de l’industrie minière a tout payé!

Aussi, Martineau publie un texte dans le quotidien le plus lu au Québec affirmant que les personnes transgenres sont appréciées de la population parce que ce sont des « losers ». Et qu’une personne subissant plusieurs oppressions se retrouverait, comme par magie, privilégiée.

Piétiner les petits, c’est triompher sans péril.

Deuxième étape: subir quelques critiques

Alors des gens utilisent la liberté-d’expression-t’sais-celle-protégée-par-les-chartes pour critiquer la pub de Bernier. Certains téléphonent à la compagnie d’affichage pour se plaindre, à l’invitation de la compagnie elle-même. Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse émet aussi des doutes.

Dans le cas du texte de Martineau, une vingtaine de manifestants expriment leur dégout et leur colère en manifestant devant le Journal de Montréal. Ils brandissent des pancartes et prononcent des discours tout en restant sagement sur le trottoir.

Deux pétitions réclamant la démission de Martineau se mettent à circuler. Un pastiche humoristique de la chronique sort sur Facebook. Et une sympathique levée de fonds visant à envoyer en vacances le couple Martineau-Durocher est lancée. Si les deux chroniqueurs refusent, l’argent sera remis à l’organisme GRIS-Montréal.

Troisième étape: la crise de victimite

Peu importe l’intensité ou la force de la critique, le populiste doit maintenant crier aussi fort et aussi aigu que s’il se faisait arracher les ongles.

Après que la compagnie de pancartes ait décidé d’enlever ses publicités, Bernier blâme, sur toutes les tribunes, une « meute gauchiste totalitaire » et les « gauchistes autoritaires » voulant « étouffer les discussions sur l’immigration et le tenir à l’écart des débats électoraux ».

Spécial pour un gars qui considère la Chine « plus libre que le Canada ». Il a l’air d’aimer ça pourtant, les « gauchistes autoritaires », quand ils sont Chinois.

On vient de vérifier, le premier ministre de Nouvelle-Écosse est membre du parti libéral. À part la couleur rouge, ce parti n’a pas grand chose en commun avec « la gauche ».

Martineau, pour sa part, se fait réconforter par sa clique du Journal de Montréal. « Ce n’est pas en organisant une manifestation pour réclamer la censure d’un tel ou en vous ouvrant les veines d’indignation sur les réseaux sociaux que vous arriverez à vos fins », réplique Léolane Kemner, du même quotidien.

Dans le cas de Maurais contre le Centre Multiethnique il y a un extra-sauce. Dans sa retraite, il empoisonne les puits. En effet, Maurais dévoilera sur Facebook l’identité et le numéro de téléphone de ceux qu’il juge responsable du rejet de son offre de jumelage.

Bernier et Martineau sortent les couteaux, prêts à tuer, mais se recroquevillent aussitôt, apeurés. Pas devant une menace concrète, mais bien dans la vague perspective du début du commencement de l’intention d’une menace.

Entretemps, d’autres idiots utiles, qualifiés « de gauche » surviennent pour dire que de critiquer le populiste est contreproductif et brime la liberté d’expression.

Et lorsqu’une élue questionnera le grand patron de Québecor, Pierre-Karl Péladeau, sur sa façon de piétiner la liberté d’expression de ses employés, celui-ci ne trouvera rien d’autre que de… refuser de répondre.

Si vous n’êtes pas d’accord, faites donc le mort. Ravalez votre colère! C’est ça la liberté d’expression: « Laissez à ceux qui ont toute la place encore plus de place et taisez-vous. »

Le problème, c’est qu’on n’entendrait qu’un couinement sous la pile des sans voix et ce serait encore trop. Les populistes feraient quand même tout un cirque.

C’est la chose qu’il faut en comprendre: peu importe ce que les adversaires des populistes disent et font, ce sera toujours trop pour ceux qui vont nulle part.

Alors au diable les pseudos-défenseurs de la liberté d’expression. Ce n’est pas ça qu’ils défendent. C’est un écran de fumée, un prétexte. C’est beaucoup plus le confort ouaté du statu quo de ceux qui ont le pognon qu’ils protègent.

Toutes les méthodes sont bonnes pour stopper les racistes, les sexistes, les homophobes. Ceux qui piétinent la liberté des sans pouvoirs.