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Liberté d’expression à deux vitesses: oui pour l’extrême-droite, non pour l’extrême-gauche

Liberté à deux vitesses

Ce vidéo est la plus éloquente preuve de l'hypocrisie de la radio-poubelle et de leur discours sur la "liberté d'expression".D'un côté un groupe de musique d'extrême-gauche dont les animateurs réclament l'expulsion d'un festival, de l'autre un groupe d'extrême-droite louangé par les animateurs.Pour l'extrême-droite, les animateurs se gargarisant de liberté d'expression avec toute une panoplie de beaux arguments. Pour l'extrême-gauche, les mêmes arguments ne tiennent plus, les animateurs réclamant plutôt la censure.En 2012, le groupe d'extrême-gauche Mise en demeure est invité au festival de musique Envol et Macadam. Le groupe d'humour acidulé s'en prend aux policiers et aux vitrines de commerces de luxe. Le jugement de la radio-poubelle est sans appel: ils doivent être bannis du festival.Pourtant, quelques semaines avant, en 2011, le groupe d'extrême-droite violent Légitime Violence est booké au même festival. Le groupe fait des blagues sur les camps de concentration nazi. Une de leur chanson parle de "poignarder des gauchistes efféminés", ce qui fait référence à un vrai événement ou l'un des membres du groupe a poignardé 6 personnes au Bar-Coop l’AgitéE en 2007. Ce groupe reprend aussi des chansons d'un groupe néo-nazi. Plusieurs des membres du groupe ont un lourd dossier criminel (agression, menaces, trafic de stupéfiants etc).Depuis, les membres de Légitime Violence ont fondé Atalante qui s'est fait connaitre entre autre en intimidant les journalistes du média Vice.Écoutez maintenant ce vidéo. Les animateurs vont très loin dans leurs appréciation du groupe en multipliant les encouragements et les félicitations. Les animateurs vont juste qu'à défendre les paroles de la chanson vantant l'épisode ou un bonehead a poignardé de sang froid 6 personnes désarmées. C'est à glacer le sang.La logique de la radio-poubelle est donc la suivante: qu'un groupe d'extrême-gauche fantasme de poignarder des policiers, c'est inacceptable et doit être condamné. Mais qu'un groupe d'extrême-droite se vante d'avoir déjà poignardé des personnes innocentes, ça, c'est correct.Ce vidéo est la preuve que la radio-poubelle ne peut plus jamais revendiquer l'étendard de la liberté d'expression. Ils en brandissent l'étendard de façon ostentatoire quand ça fait leur affaire pour se torcher avec 5 minutes après. Ils ne sont pas crédibles.Dehors les radios-poubelles.

Julkaissut Sortons les radio-poubelles Keskiviikkona 2. lokakuuta 2019

Ce vidéo est la plus éloquente preuve de l’hypocrisie de la radio-poubelle et de leur discours sur la « liberté d’expression ».

D’un côté un groupe de musique d’extrême-gauche dont les animateurs réclament l’expulsion d’un festival, de l’autre un groupe d’extrême-droite louangé par les animateurs.

Pour l’extrême-droite, les animateurs se gargarisant de liberté d’expression avec toute une panoplie de beaux arguments. Pour l’extrême-gauche, les mêmes arguments ne tiennent plus, les animateurs réclamant plutôt la censure.

En 2012, le groupe d’extrême-gauche Mise en demeure est invité au festival de musique Envol et Macadam. Le groupe d’humour acidulé s’en prend aux policiers et aux vitrines de commerces de luxe. Le jugement de la radio-poubelle est sans appel: ils doivent être bannis du festival.

Pourtant, quelques semaines avant, en 2011, le groupe d’extrême-droite violent Légitime Violence est booké au même festival. Le groupe fait des blagues sur les camps de concentration nazi. Une de leur chanson parle de « poignarder des gauchistes efféminés », ce qui fait référence à un vrai événement ou l’un des membres du groupe a poignardé 6 personnes au Bar-Coop l’AgitéE en 2007. Ce groupe reprend aussi des chansons d’un groupe néo-nazi. Plusieurs des membres du groupe ont un lourd dossier criminel (agression, menaces, trafic de stupéfiants etc).

Depuis, les membres de Légitime Violence ont fondé Atalante qui s’est fait connaitre entre autre en intimidant les journalistes du média Vice.

Écoutez maintenant ce vidéo. Les animateurs vont très loin dans leurs appréciation du groupe en multipliant les encouragements et les félicitations. Les animateurs vont juste qu’à défendre les paroles de la chanson vantant l’épisode ou un bonehead a poignardé de sang froid 6 personnes désarmées. C’est à glacer le sang.

La logique de la radio-poubelle est donc la suivante: qu’un groupe d’extrême-gauche fantasme de poignarder des policiers, c’est inacceptable et doit être condamné. Mais qu’un groupe d’extrême-droite se vante d’avoir déjà poignardé des personnes innocentes, ça, c’est correct.

Ce vidéo est la preuve que la radio-poubelle ne peut plus jamais revendiquer l’étendard de la liberté d’expression. Ils en brandissent l’étendard de façon ostentatoire quand ça fait leur affaire pour se torcher avec 5 minutes après. Ils ne sont pas crédibles.

Dehors les radios-poubelles.

Tentative de meurtre islamophobe: la victime blame la radio

Tentative de meurtre raciste à Saint-Roch le 19 juillet: la victime, ex-urgentiste aujourd’hui chauffeur de taxi, se vide le coeur et raconte les insultes racistes qu’il subit chaque jour.

« Moi j’ai 38 ans, je suis capable de faire la part des choses (…) Mais un petit jeune de 15, 18 ans (…) qui ouvre la radio et qui entend tout le temps les mêmes rageux les mêmes haineux. En train de parler Islam Islam Islam. Les arabes, Islam. Tous les journaux. Pareil. »

Fillion apprécie se faire battre comme un chien par son père et ses profs

La vidéo suivante est une discussion sur le dressage des chiens. Alors que Gerry parle de les mettre en cage ou de les frapper, Jeff Fillion déclare que les profs qui « l’ont le plus dressé » sont ceux qui lui ont donné des « coups de genoux dans le côté, pis des coups de coude, pis des claques sur la gueule ».

C’est grave, parce que non seulement Fillion dit ce qu’il a subit, mais il dit que ça lui a fait du bien. Indirectement, il encourage ses moutons d’auditeurs à adopter la violence envers les enfants.

Juste avant, Fillion affirme avoir déjà « mangé une osti de claque dans le côté » pour avoir « défié son père ».

la maltraitance des enfants peut avoir plus tard dans la vie de lourdes conséquences à l’origine de troubles de santé mentale, tels que dépression, anxiété, consommation excessive d’alcool et de drogues, problèmes de jeu, idées suicidaires et tentatives de suicide (…)

les personnes maltraitées durant leur enfance sont plus susceptibles de devenir sans-abri, d’avoir une piètre qualité de vie liée à la santé, et de subir de la violence dans leurs relations une fois adultes.

cihr-irsc.gc.ca, Des conséquences pour la vie : les mauvais traitements peuvent compromettre l’avenir d’un enfant, Instituts de recherche en santé du Canada

Au sujet de sa mère, Fillion a déjà dit qu’elle était « autoritaire et elle voulait pas qu’on écoute la télé de peur que ça nous ramollisse le cerveau ».

Le père de Fillion, Gilbert Fillion, était prof, député du Bloc Québécois, conseiller municipal, commissaire de la Commission municipale et directeur d’un groupe de cadets. En grande partie il représente tout ce contre quoi Fillion s’acharne depuis ses débuts en radio.

Le vidéo nous aide beaucoup à comprendre d’où viennent les pulsions violentes de Fillion.

Radio Pirate avec Jean-François Fillion, Gerry et un troisième homme

?- « Moi j’ai toujours eu des danois. C’est comme un enfant d’âge mental »

JF: « Ça a 2 ans d’âge mental »

?- « As-tu déjà défié ton père toi un peu?

JF: « Oui »

?- « Moi pareil. As-tu mangé une volée? »

JF: « J’ai mangé une osti de claque dans le côté »

?- « Moi pareil. Ben mon chien ça a été pareil. »

Gerry : « Là tu frappes le chien, mais tu veux pas le mettre dans une cage… Frapper le chien, c’pas grave, mais y faire passer six heures dans une cage… »

JF : « Ouain, c’est 6 heures, tandis que des claques su’a gueule j’en ai eu là, c’pas grave. J’en ai eu des claques s’u à gueule en masse, ça dure 3 secondes. Le feeling, la demi-seconde, plus deux secondes, han!, pis après ça, c’est l’orgueil qu’est touché… »

?: « Tu y penses après, le chien y pense aussi après… Quand t’as un poing su’le bord de la tête »

JF : « Les profs qui m’ont le plus dressé, c’est ceux qui m’ont donné des coups de genoux dans le côté, pis des coups de coude, pis des claques sur la gueule »

Catherine Dorion et Safia Nolin ramassent la radio-poubelle

Un événement rare. Depuis la fondation de la Coalition Sortons les poubelles en 2012, ça n’est jamais arrivé. On avait perdu tout espoir que ça pouvait être possible, mais ça vient bel et bien de se produire.

Une élue critique ouvertement la radio-poubelle.

C’est la nouvelle députée de Taschereau, Catherine Dorion, qui s’y colle en entrevue avec l’autrice-compositrice-interprète Safia Nolin. Ça a été publié hier dans une vidéo de la série Nous ne sommes pas seuls.

Ça va très loin. Et pourtant, ça ressemble aussi beaucoup à ce que bien du monde dit à propos de la radio-poubelle, depuis des années. En fait il n’y a rien à redire, tout est là.

Que Fillion a un discours apocalyptique à la Alex Jones (inspirateur du tueur de la mosquée). Que c’est comme une secte qui rend les gens malades. Que c’est de la haine, de l’intimidation, que ça polarise. Que ça nuit à la liberté d’expression.

Que ça mobilise les gens racistes et homophobes.

La radio-poubelle a réagi aujourd’hui et fait planer des menaces de poursuites judiciaires contre Dorion. Avouez que ça serait amusant. Enfin, on aurait un débat de fond sur le pouvoir nocif de la radio-poubelle. Et ça tombe en pleine période de sondages Numéris.

On vous avait dit, il y a quelques jours, que la crise du bacon de Fillion contre la Coalition était un symptôme de la peur qu’il ressent face à une opposition grandissante. Vous en avez ici une nouvelle démonstration.

C’est d’autant plus surprenant que Catherine Dorion ne semblait pas s’enligner du tout vers ça, à ses débuts comme politicienne.

La peur serait-elle est en train de changer de camp?

Discussion sur l’intimidation entre Nolin et Dorion

À partir de 51 minutes

SN: « Avant on disait: Richard Martineau est pas cool. Maintenant il y a Sophie, Richard, Denise, Lise, il y a Jeff Fillion, tout le monde de Radio X, Éric Duhaime, Bock-Côté. Là, ils sont rendus 25.

CD: « Et ils ont tous des grosses tribunes »

(…)

CD: « C’est une droite qui, dans la culture ou la moralité, est super autoritaire. Soit de même. C’est l’inverse de la liberté. C’est comme de la religion. Sous des curés au Québec (…) »

SN: « C’est juste de la haine. Je ne comprends pas que les gens font ça. Je ne comprends pas qu’ils ont encore moyen de le faire (…) J’ai écouté un extrait de Jeff (L’extrait est ici) (…) L’autre jour, il y a un gai qui est allé faire son cours habillé en femme. Et là, il est fâché, et il parle d’un transgenre. C’est wrong sur plein de levels. Il dit pas son prénom, il l’appelle monsieur (…) Il dit que si c’est moi la culture au Québec, c’est la fin. Et que bientôt il va y avoir un mystère. C’est quasiment épeurant ce qu’il dit (…) Ça me fait penser à Alex Jones. La cour de Jeff Fillion, qui dit que dans pas long il va y avoir un restart. Safia Nolin c’est la culture au Québec. Ça s’en vient à la fin. Il va y avoir un restart. Ça me fait penser à Alex Jones (…) »

CD: « C’est dangereux »

SN: « On dirait, ‘’on est rendu au bout et il va y avoir une genre de guerre civile’’. On n’est pas sûr de ce qu’il veut dire. »

CD: « Un genre de preacher »

SN: « Un genre de preacher fou. Bref je l’haïs. Je comprends pas que c’est légal de dire ça. C’est de l’incitation à la haine. »

CD: « Clairement. Peut-être que c’est illégal, mais faut que quelqu’un poursuive. »

SN: « Mais je ne comprends pas, il a eu plein de poursuites, Jeff Fillion »

CD: « Mais le modèle fait que c’est décourageant d’en faire. Ça va me faire chier, ça va me couter cher (…) »

SN: « A chaque fois que je viens à Québec, je mets la radio à Radio X pour savoir qu’est-ce qu’ils disent (…) »

CD: « C’est comme des intimidateurs de l’école secondaire »

SN: « Ils intimident tout le Québec (…) »

CD: « Ils rendent du monde malade, aussi »

SN: « Calisse, ils rendent du monde xénophobes, homophobes, misogynes (…) »

CD: « Ces types de radio là, ils ont scrappé la vie de mon père à une certaine époque. Ils lui ont rentré dedans. Il a fallu qu’il déménage à Montréal à cause de ça. Il a changé de job (…) »

SN: « Je comprends la liberté d’expression, mais il y a toujours bien des limites. »

CD: « En fait ça enlève de la liberté. Ça atteint psychologiquement du monde qui, après, n’osent plus s’exprimer. »

SN: « C’est comme la gangrène (…) L’attentat à Québec, quand ça s’est passé, j’étais même pas surpris (…) Il y a quelque chose à Québec qui se passe et qui monte de plus en plus, je trouve. »

CD: « C’est l’occupation médiatique par du monde méchant qui encourage la division, la haine et tout ça, qui nous fait dire que le Québec c’est de la marde. Ça fait que, oui, ils vont radicaliser du monde. Comme du monde qui font des actes haineux et qui font des meurtres. Ils vont faire ça. Et c’est pour ça que je pense que c’est dangereux (…) »

SF: « J’ai réussi à me faire menacer de mort parce que j’étais Arabe à Québec (…) Il y a une switch chez les gens, et Radio X mettent la switch vers la mauvaise partie (…) C’est juste un baril d’huile géant qui fait juste essayer de grossir des feux partout dans la tête du monde (…) »

CD: « Je ne comprends pas ce qui motive à faire ça. »

SN: « L’argent, la haine (…) Ils font du cash beaucoup avec ça (…) »