Grand succès du Top 10

La vidéo du top 10 de la radio-poubelle, mis en ligne samedi 27 avril, a connu un succès fulgurant. En 48 heures, elle a été visionnée plus de 30,000 fois. À l’heure qu’il est, on approche du 40,000 vues. Ce succès est inattendu compte tenu que les propos sont loin d’être plaisants. S’il y a un constat à faire, c’est que les gens sont en colère devant tant de haine, de racisme, d’intolérance, de sexisme et souhaitent que ça cesse.

Les gens sont tellement en furie que des initiatives autonomes ont soudainement démarrées. Des gens ont fait des affiches associant les propos des animateurs aux annonceurs. D’autres ont écrit aux annonceurs pour leur faire savoir leur façon de penser. Il y a même des comiques qui font des petits vidéos.

La radio-poubelle, visiblement paniquée par l’ampleur du mouvement, se met à la recherche d’un bouc-émissaire. Patrice Demers s’en prend, on ne sait trop pourquoi, à l’un des administrateurs de la page Facebook Québec s’excuse pour sa radio-poubelle. Cet administrateur n’est même pas l’auteur des images controversées. L’action à toutes les apparences d’une tentative d’intimidation.

M. Demers, plutôt que de s’attaquer à de pauvres bougres qui n’ont rien à se reprocher, pourquoi ne pas surveiller les propos de vos employés? Plutôt que de tenter de supprimer les conséquences, pourquoi ne pas lutter contre les causes des problèmes dont vous êtes responsable? Un petit peu de « responsabilité individuelle », Patrice?

Nous connaissons nos droits. Le harcèlement et l’intimidation c’est criminel. Pour faire une poursuite au civil nous vous recommandons Juripop, qui possède un bureau sur Grande-Allée. Les Centres de justice de proximité peuvent également vous conseiller dans vos démarches.

Toute cette affaire démontre bien pourquoi la Coalition trouve importante de conserver son anonymat. Hier des cyclistes sont harcelés sur la route, aujourd’hui ce sont des administrateurs de page Facebook. Le climat de peur, imposé par la radio-poubelle, ne laisse guère d’autres choix.