La droite, la grève et le fascisme

Normand Lester signe une chronique particulièrement malhonnête au sujet de la CLASSE, la comparant à diverses variantes de fascisme.

Le ton lyrique pépère, la prétention loufoque de représenter le peuple, l’appel à la démocratie directe, le rejet des partis politiques et des institutions parlementaires: tout cela rappelle la naissance du fascisme en Italie dans les années 1920. Mussolini et ses partisans, qui venaient du parti socialiste italien, chantaient, comme la CLASSE, «Nous sommes avenir», «Nous sommes le Peuple.»
Le manifeste de la CLASSE: Mussolini serait fier!

Une fois de plus, la droite qui prétend connaitre l’histoire, étale son indigence intellectuelle.

Il n’est pas le seul. Joseph Facal a imaginé un Québec dominé par le dictateur bolchévique Amir Khadir dans un article intitulé Le maître du monde.

La radio-poubelle n’est pas en reste. Le 14 mai, Martineau compare les piqueteurs de grève au  Ku Klux Klan, en compagnie de Sylvain Bouchard, au 93.3. Dans le même souffle, ils évoquent un possible recours à l’armée.

Et CHOI compare la situation que vit Laurent Proulx à Montréal à celle d’un Juif dans la Pologne sous contrôle des nazis.

Le plus étonnant, c’est que ces mêmes individus s’indignent lorsque la gauche fait des liens, douteux il est vrai, entre Charest et Hitler. Deux poids deux mesures.La différence est que la gauche le fait sur les réseaux sociaux ou dans la rue. Pas dans des médias diffusés à travers le Québec.

Par leur amour de l’autorité, leur capacité de trouver des boucs émissaires pour tous les problèmes imaginés ou réels, leur aptitude à minimiser des déclarations racistes, c’est bien plutôt cette droite-là qui démontre quotidiennement une complaisance coupable à l’égard du fascisme.

D’ailleurs, alors qu’ils répètent de temps à autre que « c’est correct de manifester », la radio-poubelle applaudit à chaque restriction de le faire. La loi 78 et les ajouts anti manifestations au règlement municipal sur « la paix et le bon ordre » ont tous deux été salués comme un grand progrès.