Le tramway et le cancer de Québec

La radio-poubelle a commencé à faire spinner des soupçons de corruption autour du tramway.

Soyons clairs: si la radio-poubelle souhaite chercher des poux à la construction du #tramway, c’est leur droit le plus strict.

S’ils questionnent des politiciens et demandent des comptes, pour une fois, bravo.

Sauf que… Ce n’est probablement jamais arrivé, en 20 ans, que la radio-poubelle déniche de vraies histoires de fraude ou de corruption.

Par contre, l’inverse s’est souvent produit.

L’amphithéâtre, l’agora du vieux-port, la Nordique Nation, la collection de voitures anciennes de la famille Demers, sont tous des projets ayant bénéficié de l’appui aveugle de la radio-poubelle.

Tous des éléphants blancs.

Tous financés par le gouvernemaman #mestaxes

Même chose pour le #3eLien: c’est juste qu’ils ne s’en sont pas encore rendu compte.

Et le traitement que réserve la radio-poubelle au tramway, c’est comme le reste: malhonnête et biaisé.

Le projet n’est pas scruté à la loupe parce qu’il y a anguille sous roche. Le projet de tramway est scruté parce que les animateurs de radio-poubelle sont contre!

Quitte à inventer des histoires.

À force de répéter et répéter qu’il y a de quoi de louche avec le tramway, qui sera le premier mouton de politicien qui lancera une enquête?

À surveiller!

Autre affaire.

Si on observe la trajectoire de l’idée d’implanter un transport en commun structurant depuis 10 ans, c’est cahin-caha.

Le projet a été adopté, rejeté, transformé des dizaines de fois.

Peut-être en partie à cause de la radio-poubelle, toujours là pour mettre des bâtons dans les roues d’un projet qui pourrait, selon les « pro autos », ôter des voies et des routes aux automobiles.

On peut déplorer la courte vision des politiciens, incapables de bien ficeler un projet d’envergure.

Mais il y a lieu de se demander si la présence de la radio-poubelle ne rend pas le débat impossible?

Serait-il possible que, dans un contexte aussi toxique et hostile au transport en commun, on soit incapable d’avoir un débat serein sur un sujet aussi crucial ?

Serait-il possible qu’à chaque étape où des politiciens ont eu l’intention de lancer une consultation publique, ils y aient pensé deux fois en se disant « si on fait ça, Fillion va mobiliser sa secte et ça va être tout un freak show. Une vraie catastrophe! » ?

Serait-il possible que de lancer un projet d’envergure dans la région de Québec soit rendu impossible à cause de la radio-poubelle?

Rappelons que Québec est la seule ville canadienne d’envergure sans système de transport en commun structurant.

Rappelons que des automobilistes avaient bloqué et insulté des chauffeurs du RTC à l’époque où la radio-poubelle faisait campagne contre des voies réservées sur une autoroute.

Il est grand temps qu’on commence à allumer et qu’on sorte de l’angélisme.

La radio-poubelle se développe comme un lent cancer des idées.