Les média-poubelles blâmés par le Conseil de presse

maurais

Après Richard Martineau, c’est au tour d’animateurs de CHOI Radio X, à Québec, d’être blâmés par le Conseil de presse.

Dans une décision rendue le 21 septembre, le Conseil de presse retient une plainte contre Dominic Maurais, animateur à CHOI, pour sa chronique «Les Soviets de salon» publiée dans le Journal de Québec.

Maurais affirmait que la «L’ASSÉ, de Gabriel Nadeau-Dubois, est affiliée à l’Union communiste libertaire (UCL) » et que «Les principaux organes de diffusion de l’ASSÉE et de la CLASSÉ sont les blogues de l’UCL». Des affirmations qui sont fausses.

(…)

Dans une autre décision, le Conseil de presse retient des plaintes de «ton et propos irrespectueux et méprisants» contre les animateurs Denis Gravel et Jérôme Landry, du Show du matin à CHOI Radio X.
Le Conseil de presse blâme des animateurs de CHOI Radio X, après Richard Martineau sur Huffingtonpost.ca

La réaction
À notre connaissance, Maurais n’en a même pas pipé mot.

Denis Gravel et Jérôme Landry ont réagi hier à cette plainte: « je suis convaincu que ce qui a dérangé sur les ondes de CHOI depuis que Radio X est Radio X c’est pas l’histoire de Sophie Chiasson. C’est plutôt les idées. Il y en a qui ont été challengé sur leurs idées reçues sur le Québec ». Ils ont soigneusement évité de revenir sur les propos pour plutôt s’autocongratuler.
À écouter par ici 12116.mp3 sur Radio Ego. Dans cet autre extrait plus long, un Gravel ému mentionne sa possible démission.

Cette plainte faisait suite à la déclaration suivante:

« En avant des ponts là, on vous a enduré en avant des ponts à Montréal, pis c’était l’temps que les policiers vous sauvent le cul, parce que s’il fallait que le monde sorte de leur char, là, ça aurait pas été beau. » Contrairement à ce qu’affirment les plaignants, le Conseil n’y voit pas d’incitation à la violence dans cet extrait.
Décision du Conseil de presse

Notez que notre section archive est remplie d’extraits avec des propos haineux, racistes et sexistes. Nous vous invitons à porter plainte chaque fois que vous en avez l’occasion.

Remarquez que même si une décision du Conseil de presse n’est pas suivi de conséquences directes concrètes (comme une amende, par exemple), elle a un impact psychologique certain sur les chroniqueurs.

En effet, ça peut faire très mal à l’égo et à la réputation de se faire dire par les médias de la province que ce qu’ils font est du mauvais travail.