Les pieds sur le pouf

Le pire, c’est que lorsque tu évoques un complot écologiste, un gouvernement noyauté par la gauche, tu croies que tu ébranles les colonnes du temple. Tu es convaincu que tu contestes l’état des choses.

C’est pourtant le contraire. Tu reconduis tes auditeurs par milliers dans les ornières d’habitudes bétonnées. Tu sanctifies leur quotidien, alors qu’il est déjà divin, indiscutable, célébré dans mille pubs à l’heure où l’image du monde manucuré dont ils rêvent – parce qu’on leur dit qu’ils devraient en rêver, et que cela donne du sens à toute leur vie – est projetée en boucle afin de leur vendre d’autres merdes.

C’est de ce monde libre que tu parles ?
Les pieds sur le pouf sur ledevoir.com