Liberté d’expression: Les héros et les zéros

Le prix Nobel vient d’être attribué à 2 journalistes: Maria Ressa et Dimitri Mouratov.

Ressa a fondé un média en 2012 pour couvrir la campagne antidrogue sanguinaire du régime du président philippin Rodrigo Duterte. Mouratov couvre la corruption du régime Poutine. 6 des journalistes de son équipe y ont laissé la vie.

La liberté d’expression la plus précieuse est celle qui dérange les pouvoirs établis. Ressa et Mouratov travaillent chaque jour au risque de leur vie. Ce sont des héros.

« Un monde sans faits signifie un monde sans vérité et sans confiance », a déclaré Maria Ressa.

C’est la première fois en 120 ans d’histoire que le Nobel récompense la liberté d’information en tant que telle.

Pendant ce temps, Jeff Fillion prend modèle sur le dictateur Duterte. Éric Duhaime, lui, souhaite retirer le droit de vote aux pauvres. Donald Trump, qui a renié les résultats électoraux qui lui étaient défavorables, est leur politicien préféré.

Lorsqu’une prof de journaliste émérite, Dominique Payette, a écrit un rapport sur le climat de peur entretenu par la radio à Québec, la radio-poubelle a répliqué avec des insultes sur son apparence physique.

Et pas plus tard que cette semaine, Dominic Maurais a qualifié des groupes écologistes de « parasites », juste parce qu’ils ne pensent pas comme lui.

Ils ont beau se plaindre à tout vent que leur liberté est constamment brimée, la réalité c’est qu’ils sont des nuisances. Ce sont des ennemis de la liberté d’expression. Pire que des zéros.

Radio-Canada