Lise Ravary blamée par le CPQ pour sa chronique ou elle fantasme un drapeau de ISIS

Le Conseil de presse du Québec blâme la chroniqueuse Lise Ravary ainsi que Quebecor pour information inexacte.

Quatre jours après une manifestation organisée à Montréal contre le racisme, Lise Ravary publie une chronique dans laquelle elle avance que les participants de cette manifestation, qu’elle juge « anti-québécoise » ne « représentaient pas la majorité des immigrants ».

Dans sa chronique, toujours en ligne, elle indique que « Deux jeunes hommes, drapeau noir de l’État islamique sur leurs épaules, suivaient le cortège qui comportait son lot de banderoles du Hamas, du Hezbollah (…) »

Après des aveux de la principale intéressée et une petite enquête du CPQ, il est manifeste que les drapeaux en question n’ont jamais existés.

Le Conseil blâme la chroniqueuse, malgré les excuses publiques de celle-ci, car il considère que la faute qu’elle a commise est grave et que la sensibilité du sujet exigeait une attention particulière quant à l’exactitude des faits avancés. Le Conseil juge, par ailleurs, que le délai de 10 jours entre sa chronique initiale et son mea culpa était trop long au regard de la gravité de sa faute et de la sensibilité du sujet dans l’espace public.

Le Conseil impose un blâme sévère au Journal de Montréal et au site Internet journaldemontreal.com, car, en plus d’avoir publié une information inexacte, la correction apportée n’est pas diligente ni complète. Le média aurait dû rectifier les fausses informations de la chronique en cause qui est toujours en ligne dans sa version originale. Le Conseil y voit là un manquement grave dans un contexte où cette chronique pouvait exacerber inutilement des tensions dans la société sur la base d’une information erronée.

d2018-10-104