Menacer de tuer des protestataires est conforme à la déontologie, selon le CPQ

Le Conseil de presse juge que menacer de tuer des protestataires est parfaitement correct et conforme au code de déontologie. L’origine de la discussion est une manifestation opposée à la brutalité policière à Montréal.

Dans l’extrait du 16 mars 2017, Fillion prend comme exemple les conducteurs de train chinois qui « n’arrêtent pas » lorsque des protestataires tibétains s’assoient sur la voie ferrée. Il déplore qu’au Québec, « on est trop molasse ». Vous pouvez écouter l’extrait ici.

Selon l’administration centrale tibétaine, la Chine a causé la mort de 1.2 million de tibétains depuis 1950.

Dans la même émission, Dominic Maurais prend comme exemple l’époque où les policiers frappaient les détenus avec un annuaire. Et Fillion d’ajouter que, s’il était policier, « [il] leur montrerai[t] c’est quoi pour une fois de la brutalité policière. [il] le ferai[t] rien qu’une fois ».

En un mot, Fillion, Maurais et Ouellet font l’apologie de la violence policière. Il déplore que les méthodes violentes de jadis ne sont plus employées et invite les corps policiers à s’inspirer de dictatures violentes comme celle de la Chine.

Et le Conseil de presse n’y voit aucun problème.

Lire la décision sur Conseildepresse.qc.ca.