Table ronde sur le livre La collision des récits

Une table ronde d’une heure avec Philippe de Grosbois, Gabrielle Brassard-Lecours et Valérie Lefebvre-Faucher

C’est devenu un lieu commun: les fake news ont envahi internet, et c’est la faute aux médias sociaux. Mais est-ce vraiment le cas?

Pour Philippe de Grosbois, il s’agit avant tout d’une profonde crise de confiance envers nos institutions, et plus particulièrement envers le journalisme «positiviste» dont se réclament les grands médias.

Si la désinformation se répand, ce n’est pas simplement parce qu’un public passif se fait berner par des «faits alternatifs», mais parce que les récits des médias traditionnels sonnent de plus en plus faux à nos oreilles. Nous ne vivons pas dans une ère de grande crédulité, mais bien de doute, de méfiance et de désillusion. Ainsi, la question n’est pas de se demander comment on peut croire aux thèses farfelues de QAnon ou au mythe de la Terre plate, mais pourquoi on en vient à ne plus croire aux récits de nos institutions et des grands médias d’information.

Les journalistes tamiseront-ils leur prétention à la neutralité au profit d’une plus grande transparence pour regagner la confiance du public? Accepteront-ils de reconnaître les biais inhérents à leur métier? Désireux d’entamer une conversation nécessaire entre les journalistes et leur public, Philippe de Grosbois pose un diagnostic franc et assumé dans cet essai qui déjoue tous les clichés sur le quatrième pouvoir.