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«Convoi de la liberté»: les pubs de la Ville de Québec à Radio X, une «incohérence», dénonce Smith

La Ville de Québec, qui tente de limiter les effets négatifs de la présence des manifestants contre les mesures sanitaires, a recommencé à placer des publicités à CHOI Radio X, alors que la station fait la promotion du «Convoi de la liberté». Une «incohérence», dénonce la cheffe de Transition Québec, Jackie Smith.

lesoleil.com

La publication complète de Jackie Smith est disponible sur Facebook.

Le Cégep de Sainte-Foy peut faire mieux contre l’islamophobie

Nous publions ce texte sous forme de lettre que nous vous invitons à faire suivre au service des communications du Cégep info@cegep-ste-foy.qc.ca; danielle.beaudet@cegep-ste-foy.qc.ca

Monsieur, Madame,

Votre administration a pris la décision de suspendre quatre étudiantes ayant réalisé une vidéo qui a suscité de vives réactions. Moins de deux ans après l’attentat à la mosquée de Sainte-Foy, aborder l’islamophobie de façon légère ou maladroite, c’est quelque chose qu’on ne peut plus accepter. Nous savons tous que le racisme tue.

Mais je constate que votre institution fait preuve de beaucoup moins de détermination quand c’est le temps de suspendre la publicité qu’elle achète à une certaine radio de la capitale, qu’on appelle radio-poubelle. Il s’agit pourtant d’un média exprimant des propos islamophobes et racistes avec une puissance, une vigueur et une fréquence qui surpassent de beaucoup la petite vidéo des quatre étudiantes suspendues.

Par exemple, en juin 2018, Jean-François (Jeff) Fillion a été condamné par le Conseil de presse du Québec pour les propos islamophobes suivants: « Leur technique [aux musulmans] est de s’intégrer pis de vivre comme nous pis de se rapprocher de nous, pis à un moment opportun de frapper ». Le CPQ juge que ces propos sont « discriminatoires sur la base de la religion et tendent à entretenir des préjugés envers les musulmans ».

La radio-poubelle a aussi été pointée du doigt pour son rôle dans l’attentat à la mosquée par des dizaines de personnes dans la communauté musulmane, des journalistes, des politiciens, des communicateurs, des artistes et des intellectuels.

Comment votre institution peut, à la fois, punir quatre étudiantes pour une vidéo malavisée, alors qu’elle contribue à payer le salaire d’animateurs islamophobes?

Votre institution vient de démontrer son admirable intransigeance dans la lutte contre le racisme. Elle se voudrait certes un modèle pour toutes les autres. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin?

En souhaitant que vous soyez cohérente et que vous preniez la décision qui s’impose. Une institution d’enseignement se doit, après tout, de donner l’exemple à la jeune génération; l’enjeu de l’opposition au racisme nous concerne tous et toutes.

Maurais demande aux concessionnaires de boycotter le Journal de Québec

Dans leur folle campagne d’appui au troisième lien à l’est, la radio-poubelle est prête à tous les excès. Elle est aussi en période de sondage Numéris, ce qui ne fait que doubler les probabilités d’enflures verbales.

Dans l’extrait suivant, Dominic Maurais invite les concessionnaires automobiles à cesser d’acheter de la publicité au Journal de Québec. Ce média publiant, à ses yeux, trop de textes critiques sur le 3e lien.

Ça serait tellement mieux si tous les médias répétaient tous en chœur la même chanson. C’est déjà le cas à la radio privée de Québec, mais ce n’est pas suffisant. Ce n’est jamais assez. Toute dissension, même microscopique, doit être écrasée.

Est-ce que le Journal de Québec est défavorable au troisième lien, alors que les concessionnaires automobiles forment une grande partie de leur clientèle? C’est possible. Mais, si c’est le cas, ça serait surprenant.

Pas surprenant dans le sens négatif. Plutôt dans le sens de courageux et digne. On retrouve rarement cette intégrité professionnelle de nos jours. C’est tout à l’honneur des journalistes du Journal de Québec.

Parallèlement, Maurais démontre ce qu’il est vraiment: un petit mercenaire prêt à vendre son opinion contre de l’argent. Un individu malhonnête. Ça prend vraiment quelqu’un d’abject pour, en plus de dénigrer des journalistes honnêtes, utiliser leur vertu en l’interprétant comme une tare.

Maurais déplore que les journalistes s’opposent aux intérêts de leurs clients. Mais ça ne fait que démontrer leur honnêteté. C’est une qualité, pas un défaut! En même temps c’est normal: Maurais n’a aucune idée de ce que c’est, l’honnêteté!

Pour une information neutre et de qualité, il doit y avoir une saine distance entre la salle de rédaction et les annonceurs. Ce qui est tout sauf le cas à Radio X.

Dans le même ordre d’idée, on se demande pourquoi les annonceurs suivants sont toujours à Radio X: Université Laval, Télé-Québec, le Syndicat des teamsters, la Formation continue du Cégep Ste-Foy, la SAQ, le RTC, les divers gouvernements, le Collège Bart et le Club des petits déjeuners?

CHOI: Maurais demande aux concessionnaires de boycotter le Journal de Québec

15 octobre 2018, Maurais live, avec Dominic Maurais, Jean-Christophe Ouellet et Dany Gravel

6h10: DG- « Tous les gens qui sont en faveur d’un troisième lien prônent également l’élargissement complet du boulevard de la Capitale. »

(…)

DM- « C’est quand même une guerre à l’auto. On va saluer ce matin les commanditaires du Journal; c’est quand même eux autres qui paient la salle de nouvelles. Les salaires. Donc, à la une, c’est Genesis de Québec. Fournier. Également, vous avez à la page 4: Option Subaru. Page 7, vous avez Sainte-Foy Hyundai. Vous avez ensuite, page 10, KIA, avec la KIA Forte. Vous avez également Richard Dufour qui vend des chars usagés, page 11. Vous avez à page 13, (Imitant Stephan Dupont) Bilodeau. Y en a-tu des annonces de char? Antirouille Métropolitain, on met ça là-dedans. Vous avez également Subaru, à la page 21. Page 23, Acura, une moitié de page. Page 25, vous avez Nissan. Et vous avez la chronique Auto, en plein milieu, qui annonce le nouveau Traverse. La dernière page, c’est Ford.

J’ai pas compté, mais c’est plusieurs dizaines de milliers de dollars. Ça, ce matin, les journalistes qui sont payés et qui font une job anti-auto, mais qui sont payés avec l’argent de Chevrolet et de Subaru.

Ça serait bon un moment donné, du côté des concessionnaires de Québec, que vous puissiez vous jaser à la gang. Vous dire: ouais, on fait quoi là? C’est parce que là, on se fait cracher dans notre soupe. »

(…)

DM- « Moi, les concessionnaires, sincèrement, je vous trouve caves. »

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Mise à jour des annonceurs: Voici d’où vient l’argent du salaire des animateurs

La super liste des annonceurs ainsi que la liste de sensibilisation viennent d’être mises à jour.

La Super liste contient un index des annonceurs qui ont acheté de la pub à Radio X depuis l’existence de la Coalition, en 2012. Alors que la liste de sensibilisation est utilisée pour la campagne dédiée aux annonceurs actifs depuis janvier 2016.

Pour l’occasion nous avons fait une petite expérience. Chaque annonceur est classé dans une catégorie. Nous pouvons donc estimer laquelle est la plus impliquée dans le financement de la radio-poubelle.

Il s’agit de calculs effectués sur le nombre d’annonceurs depuis 2012. L’importance d’un annonceur par rapport à un autre n’est pas pris en compte. Il s’agit d’observations sans prétentions scientifiques basés sur la Super liste.

Tout d’abord il est étonnant de constater que l’industrie automobile n’est pas la première source de financement. C’est néanmoins une source importante (3e position). La source primaire est l’industrie du divertissement et du tourisme, une industrie ultra-subventionnée.

Ça nous fait prendre conscience que si la radio-poubelle critique beaucoup les quelques sous de subventions à des petites organisations culturelles et envers certains artistes, elle ne critique jamais les millions de subventions aux grands festivals comme le Festival d’été de Québec. Les restaurateurs de la Grande-Allée sont de très gros clients de la radio-poubelle.

La deuxième source de financement principale vient de tout ce qui touche le petit propriétaire et son bungalow. Et puisque toutes les publicités ciblent les gens de la banlieue, ça reste un milieu très proche de l’industrie automobile. Ajoutons qu’il existe plein de programmes de subventions pour les rénos.

Vous serez rassurés de savoir que les institutions scolaires ne comptent pas pour beaucoup dans la part de financement de la radio-poubelle.

Et vous sourirez en constatant qu’environ 6% du salaire de Jeff Fillion provient de gouvernements et de syndicats.