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Attentat à la mosquée: une invitation à agir

Il y a deux ans une tragédie frappait la paisible communauté musulmane de la ville de Québec.

Les médias, particulièrement les radios-poubelles, sont pointées du doigt. Un discours islamophobe décomplexé revient au galop quelques heures après l’attentat. La haine reprend sa place.

Nous n’avons pas à tolérer la victoire des haineux. Reprenons l’initiative et passons à l’action.

Voici une lettre qu’on vous invite à transmettre aux élus indiqués plus bas:

Bonjour,

Il y a deux ans, l’attentat à la mosquée de Québec allait bouleverser nos vies à jamais. Cette attaque raciste traumatisante nous a fait prendre conscience de la précarité de certaines valeurs fondamentales inscrites dans nos Chartes des droits, notamment le droit à la vie, à la sûreté et l’intégrité des personnes, et la liberté de religion.

Ces droits que nous chérissons sont mis à mal par la montée du populisme et de l’extrême-droite, dont le tueur de la mosquée n’est qu’une de ses nombreuses incarnations.

Réagissant à l’attentat, la population s’est mobilisée massivement, démontrant un rejet sans équivoque de cette haine et cette intolérance.

La présente est pour vous inviter à faire suite à cette volonté exprimée par la population, au lendemain de l’attentat, et de faire barrage à la haine d’extrême-droite. Plusieurs élus ont aussi pris des engagements auxquels nous vous prions de donner suite.

Par exemple, le député Joël Lightbound est allé jusqu’à demander pardon pour avoir observé sans dénoncer « l’ostracisation et la stigmatisation » de la communauté musulmane tout en concluant par cette promesse : « plus jamais ».

Aussi, le maire Régis Labeaume est cité ainsi dans la Presse, le 1 février 2017: « Il y aura un moment donné où il faudra interpeller les dirigeants, les propriétaires, les familles propriétaires et surtout les actionnaires des entreprises qui créent et vendent des produits haineux. (…) Espérons peut-être qu’une des conséquences, ce sera de rejeter ceux et celles qui s’enrichissent avec la haine. » Il avait aussi ajouté qu’il y a des choses qui ne pourront plus être dites”.

Les actes du tueur ne sont pas sortis de nulle part. D’ailleurs, plusieurs intervenants n’ont pas tardé à désigner des responsables qui, sans avoir appuyé sur la gâchette, ont contribué à pourrir le climat social. La Coalition sortons les radios-poubelles en a fait le long inventaire: une soixantaine de personnes ont désigné publiquement, entre autres, les radios de Québec pour une forme de responsabilité dans l’attentat.

Nous déplorons

  • La faiblesse des institutions censées défendre nos droits (CRTC, CCNR, CPQ, médias).
  • Le silence, voire la complicité, des élus face aux manifestations les plus déplorables de racisme.
  • Le travail bâclé de certains médias francophones mettant le l’huile sur le feu pour des gains personnels et leur traitement inadmissible des questions relatives au racisme.

Il faut agir

  • Donner des dents au CPQ: l’adhésion à ce tribunal devrait être obligatoire, l’adhésion à la déontologie journalistique aussi. Le Conseil de presse du Québec devrait pouvoir appliquer des sanctions, financières ou autres, aux entreprises de presse blâmées.
  • Redynamiser le CRTC: corriger le processus visant à noyer les plaintes dans la bureaucratie et nommer au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes des gens capables de faire respecter la loi sur la radiodiffusion.
  • Dénoncer le racisme: les personnes élues ne devraient pas tarder à dénoncer le racisme lorsqu’il se manifeste dans des médias. Elles devraient aussi refuser d’encourager les médias qui font leur fonds de commerce de l’intolérance, et inviter tout le monde à le faire.
  • Retirer la pub: tous les gouvernements contribuent au financement des radios de Québec via des campagnes de publicité. Cet appui devrait être conditionnel au strict respect des principes déontologiques de base du journalisme.
  • Mettre sur pied une commission sur le racisme systémique.

La bonne façon de respecter les victimes est d’agir avec force pour éviter qu’une autre tuerie ne se reproduise.

Soyons solidaires avec les victimes et leurs familles. Faisons en sorte que leur sacrifice n’ait pas été vain. Des actes pas des mots. Agissons.

#DeuxAnsEtToujoursRien

Élus à contacter

Sébastien Proulx <Sebastien.Proulx.JETA@assnat.qc.ca>,

Catherine Dorion <Catherine.Dorion.TASC@assnat.qc.ca>,

Sol Zanetti <Sol.Zanetti.JELE@assnat.qc.ca>,

Justin Trudeau <justin.trudeau@parl.gc.ca>,

Régis Labeaume <info@ville.quebec.qc.ca>,

François Paradis <Francois.Paradis.LEVI@assnat.qc.ca>,

Joël Lightbound <Joel.Lightbound@parl.gc.ca>,

Jean-Yves Duclos <Jean-Yves.Duclos.C1B@parl.gc.ca>,

Valérie Plante <valerie.plante@ville.montreal.qc.ca>,

Omar Alghabra <Omar.Alghabra@parl.gc.ca>,

Gérard Deltell <Gerard.Deltell@parl.gc.ca>,

Jean-François Gosselin <jean-francois.gosselin@ville.quebec.qc.ca>,

Jean Rousseau <jean.rousseau@ville.quebec.qc.ca>,

Iqra Khalid <Iqra.Khalid@parl.gc.ca>,

Ralph Goodale <ralph.goodale@parl.gc.ca>,

Attentat à la mosquée: Deux ans et toujours rien

Il y a deux ans, le 29 janvier 2017, a lieu l’attentat à la mosquée de Québec. Un sympathisant ultranationaliste, sexiste et raciste ouvre le feu, tue 6 personnes et fait 8 blessés.

Rapidement, la radio-poubelle se retrouve au banc des accusés. De toutes parts, les accusations fusent. C’est comme si, soudain, on semble réaliser le tort causé par la toxicité de la radio-poubelle depuis tant d’années.

La communauté musulmane, des politiciens, des journalistes, des intellectuels sont unanimes: plus jamais ça. Le maire dira même que désormais «il y a des choses qui ne pourront plus être dites».

Et depuis? Rien. L’islamophobie est toujours étalée au grand jour et la loi du silence règne.

Ce mois-ci, la Coalition Sortons les radios-poubelles vous présente chaque jour, sur Facebook et Twitter, les accusations, directes ou indirectes, d’une nouvelle personne contre la radio-poubelle pour son rôle dans l’attentat.

Certains trouveront ça lourd. Ça l’est. D’ailleurs, vous aurez remarqué qu’on n’est pas trop porté sur l’humour. Mais c’est surtout un signe de respect envers les victimes.

Si le discours changeait de ton… Si les racistes renouaient avec la peur, la honte et la stigmatisation à nouveau… Le sacrifice de ces hommes n’aura pas été complètement vain.

Ça fait #DeuxAnsEtToujoursRien depuis l’#AttentatMosquée

Rétrospective 2018: les amis de l’extrême-droite, des violeurs et du tueur de la mosquée

Sauce beige, par Alex Fatta

Toujours aussi haineuse, raciste, sexiste et homophobe, la radio-poubelle vient de passer une nouvelle année riche en rebondissements. En voici un résumé décliné mois par mois.

Chaque exemple est accompagné d’hyperliens conduisant vers les fichiers audios.

Janvier – Condamné pour menaces de mort, était-il inspiré par Jeff Fillion?

Un fan de Métallica faisant des menaces de mort à la chroniqueuse du Journal de Québec, Karine Gagnon, et au maire Régis Labeaume, est déclaré coupable.

Comme par hasard, Jeff Fillion de Radio X s’attaquait aux mêmes personnalités à la radio, au même moment. Personne n’a relevé la « coincidence ».

Pourtant ce n’est pas la première fois que ce genre de choses arrive. Lorsque Jeff Fillion s’en prenait à Pierre Jobin de TVA, entre 2003 et 2007, des auditeurs téléphonaient à Jobin pour le menacer et l’intimider. De purs inconnus l’apostrophaient dans des lieux publics avec les mêmes propos de Fillion.

À part notre Coalition, personne n’a révélé les similitudes entre les deux situations.

Le 29 janvier, André Arthur perd son emploi chez BLVD.

Février – Radio X sous la loupe du CRTC pour sa propagande en faveur de Québec 21

Le CRTC s’intéresse à l’ingérence de Radio X dans la campagne électorale municipale. En effet, un parti municipal, Québec 21, a été créé par Radio X de A à Z. Sans surprise, la radio lui a offert un traitement largement favorable, au point où Québec 21 est devenu l’opposition officielle. Nous avons rédigé une étude très détaillée sur le sujet.

Le CRTC doit faire respecter la loi et le règlement de 1986 sur la radio stipulant que:

« Au cours d’une période électorale, le titulaire doit répartir équitablement entre les différents partis politiques accrédités et les candidats rivaux représentés à l’élection ou au référendum le temps consacré à la radiodiffusion d’émissions, d’annonces ou d’avis qui exposent la politique d’un parti ».

Après analyse, le CRTC est arrivé à la conclusion que tout était correct. Le CRTC, gangréné par des bureaucrates placés par le Parti Conservateur du Canada, ne semble plus intéressé à faire respecter son mandat.

Peu après, Radio X lance une nouvelle campagne de lobbying pour le 3e lien.

Mars – Une ado féministe plante une ex-vice première ministre en débat

Constance et Célestine Uhde, porte-parole des carrés jaunes

Martin Everell se révèle un macho de calibre olympique en déclarant qu’une ado sans soutien-gorge est une « guidoune ».

Everell et l’ancienne vice-première ministre déchue, Nathalie Normandeau, s’en prennent à Célestine Uhde, la porte-parole des carrés jaunes, une adolescente de 15 ans critiquant le code vestimentaire sexiste de son école.

Dans un argumentaire totalement inepte, le duo qualifie l’adolescente de frivole, insensée, gauchiste, féministe et plus encore.

Oui, oui, deux adultes gagnant des salaires dans les 6 chiffres insultent, diffament et intimident une ado de 15 ans dans une radio populaire, parce qu’elle pense différemment d’eux.

La bonne nouvelle c’est que ce sont les carrés jaunes qui ont gagné, au final.

Avril – À la défense du tueur de la mosquée

Ce sont les procédures entourant la divulgation de la preuve contre le tueur de la mosquée de Sainte-Foy. La radio-poubelle défend le tueur tout en continuant de propager le racisme et l’islamophobie.

Maurais utilise un parti politique municipal insignifiant en Belgique, ISLAM, pour tenter de démontrer que les islamistes « utilisent notre démocratie » pour nous « miner de l’intérieur« . Le lendemain, un nouveau chroniqueur, le syndicaliste conspirationniste Ken Pereira, fils d’immigrants, déclare que la vague de demandeurs d’asile est une « invasion ».

Puis, la radio-poubelle se met à défendre le tueur de la mosquée suite à la publication de l’enregistrement de son appel téléphonique au 911.

Éric Duhaime ouvre une ligne à plein d’auditeurs compatissants, tout en soulignant qu’il n’a entendu « aucuns propos islamophobes ». Richard Martineau et Jonathan Trudeau poursuivent dans le même sens et Trudeau qualifie le tueur de « pauvre faible dérangé ». De son côté, Pierre « Doc » Mailloux est catégorique: non seulement ce n’est pas un terroriste mais en plus il n’était pas raciste! Et finalement l’antipathique Fillion analyse que les propos du tueur ne contenaient « pas une once de haine« .

Rappelons que le tueur était un ultranationaliste d’extrême-droite raciste, terrorisé par l’immigration. Quelqu’un partageant de nombreux atomes crochus avec la radio-poubelle.

Mai – Intimidation de journalistes: l’extrême-droite a le droit d’exprimer sa liberté d’expression selon un faire-valoir de Jeff Fillion

Les brutes du groupe d’extrême-droite violent Atalante débarquent dans les bureaux d’un média montréalais, Vice, et intimident les journalistes présents. Comment réagit la radio-poubelle, selon vous?

Merci à Antagoniste.net pour les captures d’écran

Dominique Dumas, le faire-valoir de Jeff Fillion, affirme sur Twitter qu’Atalante a « usé de sa liberté d’expression », que ce n’est pas un groupe extrémiste et que le média Vice le méritait.

Dans une discussion sur le sujet, Myriam Ségal et Éric Duhaime réservent leurs critiques les plus dures pour l’extrême-gauche et… les journalistes!

Gardez ça en tête la prochaine fois qu’un animateur va prétendre se porter à la défense de la liberté d’expression.

C’est aussi en mai que Fillion affirme qu’on devrait « mettre une balle dans la tête » des protestataires anti-G7.

Juin – Doc Mailloux postule que certaines « races » sont supérieures à d’autres

Pierre « Doc » Mailloux affirme qu’il y a des « races » qui sont meilleures que d’autres génétiquement. Il ajoute que parmi les dites « races », certaines peuvent être dangereuses et radicales.

C’est du racisme scientifique, tel qu’il s’en pratiquait avant la Deuxième Guerre mondiale. Le monde a évolué depuis et il y a un consensus sur l’inexistence des races. Mais Mailloux, dont les connaissances proviennent de penseurs du 19e siècle, n’en a cure.

En 2017, Louis Audet, président de Cogeco, l’entreprise propriétaire du FM93 où travaille Mailloux, soulignait sa crainte du populisme. Coudonc, Cogeco, qu’est-ce que vous foutez?

Juillet – Radio X trompe ses auditeurs avec une publicité dissimulée en entrevue

Dominic Maurais fait une publicité déguisée en offrant une entrevue au docteur Marc Lacroix, un ami et client de longue date de Radio X. Lacroix est un pionnier des cliniques de santé privées.

C’est un évident conflit d’intérêt. Niveau respect de principes éthiques de base, c’est pas très bon pour Maurais et encore moins pour Lacroix. On souhaite que les médecins respectent les plus hauts standards déontologiques, non?

Notons qu’une partenaire de Lacroix avait déjà dénoncé l’entreprise, notamment sa «publicité trompeuse», en 2014.

C’est beau la santé privée!

Août – Mailloux accuse Pauline Marois de « génocide culturel »

Pierre « Doc » Mailloux accuse Pauline Marois d’être responsable d’un « génocide culturel ». Oui, oui, génocide culturel comme les congrégations religieuses gérant les pensionnats autochtones, responsables d’au moins 3200 morts. Mailloux blâme Marois pour avoir fondé les CPE.

Selon Mailloux, les CPE vont créer des problèmes sociaux d’envergure: drogue, délinquance, criminalité etc. Et Marois l’aurait fait en toute connaissance de cause, dans l’objectif machiavélique de nuire au « lien maternel mère-bébé ».

Septembre – Agressions sexuelles: la victime est aussi coupable, selon Mailloux

Un grand débat a lieu aux États-Unis autour de la candidature de Brett Kavanaugh, comme juge à la Cour suprême. Christine Blasey Ford l’accuse d’être un agresseur sexuel.

Pierre « Doc » Mailloux fait sa ligne ouverte sur ce thème et il est formel: chaque camp a ses torts. La victime et l’agresseur. On ne commencera pas à éduquer les hommes à respecter les femmes, il n’en est pas question, dit-il.

Le même mois, Mailloux révèle une de ses sources, un gourou sectaire, défenseur de l’Église de Scientologie, ami des islamistes, obsédé par les pédophiles et antisémite.

Aussi, le FM93 manœuvre pour réhabiliter le harceleur sexuel Gilles Parent, qui prépare son retour.

Octobre – Le tueur de la mosquée est un prisonnier politique, selon Duhaime

Dans un long monologue confus, Éric Duhaime déclare que le tueur de la moquée de Québec est un « prisonnier politique ». Oui oui, comme Nelson Mandela, Gandhi et Martin Luther King.

Ironiquement, quelques jours avant, son collègue Sylvain Bouchard déclarait qu’il était « mérité » de congédier quelqu’un disant une chose pareille.

Louis Audet devrait en prendre bonne note.

Novembre – Fillion se dit intimidé par Jérémy Gabriel et le menace en retour!

Après un tweet climatosceptique banal de Fillion, le chanteur Jeremy Gabriel réplique par le hashtag #FillionRoiDesCaves.

La brute hypersensible Jeff Fillion, pourtant condamné 3 fois pour avoir diffamé, harcelé et insulté des personnalités publiques, se plaint d’être intimidé et menace Gabriel de le poursuivre en justice pour 42,000$.

Si le ridicule tuait, les ondes seraient bien débarrassées depuis longtemps.

Peu après, un temple dédié à la gloire de Jeff Fillion, Codeboxx, présente sa première cohorte.

Décembre – L’islamophobe au jambon cite ses inspirateurs

Lors d’une entrevue à Radio X, le militant islamophobe pro-Trump, Richard Majeau, nomme ceux qui l’ont inspiré à mettre du bacon dans un comptoir halal: Éric Duhaime, Mario Dumont, Marc Lebuis, Djemila Benhabib, Nadia El-Mabrouk et André Sirois.

En mars, Maurais déplorait déjà sur Facebook la présence d’un comptoir halal dans un Costco avec le hashtag #unpasalafois. Maurais croit que les islamistes « utilisent notre démocratie pour nous miner de l’intérieur ».

Ce qui démontre que ceux qui prétendent défendre la démocratie en sont souvent les plus farouches adversaires. Car une des valeurs démocratiques importantes est celle de l’ouverture à la différence.

C’est à peu près ce qu’affirmait Philippe Couillard en quittant ses fonctions de premier ministre:

C’est aussi en décembre que Fillion affirme que les personnes gaies et transgenres annoncent la chute de la civilisation et que c’est important de se revendiquer homophobe.

*****

La Coalition est apparue en 2012 et poursuit son observation de la haine ordinaire, du sexisme, du racisme, de l’islamophobie, de l’homophobie et de la transphobie.

On vous invite à (re)lire la rétrospective de 2017 débutant en force avec l’attentat à la mosquée de Québec, dans laquelle la radio-poubelle a tenu un rôle central.

Vous vous souvenez des propos du maire Régis Labeaume, suite à l’attentat, affirmant : «Il y a des choses qui ne pourront plus être dites»? Ce n’est pas arrivé. Comme beaucoup de paroles de politiciens autour de ces tristes événements, c’est du pur blabla.

Pour vous remercier d’avoir lu jusqu’ici, voici une photo d’Éric Duhaime en sapin-de-Noêl-mais-surtout-pas-des-fêtes

Le tueur de la mosquée est un « prisonnier politique », selon Éric Duhaime

Le tueur de la Grande mosquée de Québec, est-il un prisonnier politique? C’est ce qu’affirme Éric Duhaime hier dans une longue explication étrange et confuse. C’est, en d’autres mots, ce qu’il avait déjà dit le 25 octobre.

Éric Duhaime est un communicateur habile. Il fait un long réquisitoire qui n’a rien à voir avec le sujet principal en espérant que sa logorrhée finisse par embrouiller complètement son auditoire. Écoutez l’extrait ci-joint et prenez des notes. Ceci est un cas d’école.

C’est la défense Chewbacca.

Éclaircissons les choses. Qu’est-ce qu’un prisonnier politique?

Si on en juge par le livre Les prisonniers politiques au Québec, de Jean-Philippe Warren, il s’agit de membres du FLQ en 1970, des Patriotes de 1837, des Métis de Louis Riel en 1885 et des anticonscriptionnistes en 1917.

Si on va a l’international et qu’on regarde la définition suggérée par Wikipédia,  »un prisonnier politique est une personne emprisonnée pour des motifs politiques, c’est-à-dire pour s’être opposé par des actions au pouvoir en place de son pays ». Amnistie internationale considère que les prisonniers d’opinion font partie des prisonniers politiques.

Si on regarde la liste des gens dans la catégorie prisonniers politiques sur Wikipédia, on trouve beaucoup de militants pour les droits humains, comme Jordi Sànchez, militant indépendantiste catalan. Ou Bassel Khartabil, développeur open-source palestinio-syrien.

Et si on jette un œil sur la Top 10 Political Prisoners du Times, on retrouve Nelson Mandela, Gandhi et Martin Luther King.

Voyez-vous la similitude entre ces prisonniers politiques et Alexandre Bissonnette le tueur de la mosquée de Sainte-Foy? Non?

C’est probablement parce qu’il n’y en a pas et qu’Éric Duhaime est un démagogue islamophobe fanatique, cherchant en réalité à glorifier une figure de la droite radicale pour faire plaisir à sa gang d’extrême-droite.

Éric Duhaime est un agitateur politique dangereux en mission pour des intérêts non-avoués. Il s’amuse à miner le climat social et à polariser la population. Il doit quitter les ondes.

Vous trouvez ces propos inacceptables? Vous pouvez porter plainte au CCNR, ou écrire une lettre aux annonceurs.

FM93: Alexandre Bissonnette est un prisonnier politique

31 octobre 2018, Le retour d’Éric Duhaime, avec Éric Duhaime (00:04:24)

14h50 ED- « (L’enseignante congédiée) au niveau de la terminologie avait raison (…) Bissonnette pour moi, même s’il a agi seul, c’est un attentat terroriste (…) Un prisonnier politique, c’est quelqu’un qui veut et qui a commis des crimes (…) En 94, au Canada, le ministre Allan Rock a adopté une législation contre les crimes haineux qui ciblaient des groupes minoritaires (…) pour dire que ça a un caractère encore pire parce que c’est pas juste la victime que tu tues, c’est toute une communauté que tu cibles, et tu as des motivations politiques ou religieuses quand tu fais ça »

(…)

« S’il y a des gens qui pensent que parce que j’ai dit ça je défendais Alexandre Bissonnette, faudrait que vous révisiez comment ça fonctionne au niveau judiciaire, parce que la définition même de ce que j’ai dit, c’est pas ça. Et pour avoir déjà travaillé dans des organisations internationales, c’est au secrétariat d’État américain que j’ai appris l’utilisation du mot prisonnier politique et la nuance entre prisonnier politique et prisonnier d’opinion. »

fm93-31oct2018-14h52-bissonnnette-prisonnier-politique.mp3