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Manif du COBP: « Je leur montrerais pour une fois c’est quoi de la brutalité policière », dit Jeff Fillion

Chaque 15 mars à Montréal, le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP) manifeste contre la brutalité policière. Le thème de cette année était la gentrification et 500 personnes ont pris la rue.

Mais c’est trop de liberté pour Jeff libârté Fillion. Il dit que s’il dirigeait la police, il materait les manifestants de façon tellement violente que ce serait la dernière manif. Fillion fait clairement de l’incitation à la violence.

Vous trouvez ces propos inacceptables? Vous pouvez porter plainte au CCNR ou au CPQ, écrire une lettre aux annonceurs et signer la déclaration pour des ondes saines.

Radio X: un peu de violence pour maitriser les manifestants

16 mars 2017, Maurais live, avec Dominic Maurais et Jean-François Fillion (00:07:55)

8h18 : DM- « Incroyable de voir des jeunes qui se réunissent pour faire de la casse (…) »

JF- « Sais-tu ce que je ferais, moi? Je leur montrerais pour une fois c’est quoi de la brutalité policière. Je le ferais rien qu’une fois.

DM- « Comme en Corée du Sud, des fois, quand il y a des manifs qui dégénèrent un peu, plus que le camion à eau (…) »

— Fillion laisse entendre qu’on devrait traiter les manifestants comme en Chine —

JF- « Des manifestations de Tibétains, il n’y en a pas beaucoup sur les tracks de chemin de fer. On est tellement molasse (…) Faut que tu montres que tu as de la pogne. Faut qu’on montre qu’on a une discipline (…) »

DM- Une petite sauce Pat Burns avec son passé de police à Gatineau, c’était la tête par en avant aweille rentre là-dedans.

JF- L’annuaire!

DM- L’annuaire, dans le temps, hein? (…)

JF- La loi et l’ordre, c’est quelque chose qu’on a comme… abandonné (…)

DM- Faut que tu protèges les fondements de notre société (…)

JF- Ça a pris quoi pour remettre New York safe? Ça a pris un républicain avec une tête de cochon qui à partir d’aujourd’hui je mets la police dans la rue puis vous allez voir qu’on va vous trainer la face sur l’asphalte (…) New York a besoin d’un maire autoritaire (…) ​

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Fillion veut congédier tous les profs communistes

Jeff Fillion a des solutions simplistes pour tout. En matière d’éducation, c’est tout un plan:

  • Mettre tous les profs à la porte
  • Donner plein pouvoir aux directeurs d’écoles
  • Engager de nouveaux profs sous réserve de réussir un « test anti-communiste »
  • Mettre des caméras dans les salles de classe pour espionner les profs

Bref, Fillion veut remplacer tous les profs par des gens qui pensent comme lui. Et certains profs sont juste remplacés par un écran vidéo diffusant des films en format vidéo.

Les parents de Jeff Fillion étaient profs. Amateur de psychanalyse, à vos notes.

Radio X : faut mettre à la porte tous les profs et ramener les anti-communistes

17 janvier 2017, Fillion, avec Jeff Fillion

11h45 : « JF- On a des profs qui se plaignent tout le temps (…) « 

Fillion raconte que ça prend des caméras partout, parce que les profs sont communistes (…)

« JF- Premièrement, on les sacre dehors à coups de pied dans le derrière, pour leur montrer qui qui mène (…) Puis si on te dit tu vas donner un cours d’économie en septembre, tu fermes ta gueule et tu vas donner un cours d’économie, sinon tu prends tes affaires (…) puis goodbye. Ok? (…) Sinon tu rentres puis tu fais ce qu’on te dit (…) On projette ces vidéos-là (ceux fait par la droite), dans les classes et c’est pas donné par des profs communistes qui vont nous dire que le capitalisme c’est dangereux, et que la planète est polluée, et qu’il faut faire des entreprises communautaires. Y en a une gang de même. On leur fait passer un test anti-communiste et une fois qu’ils ont passé le test, on les met dans une capsule vidéo (…) Le jour où on va mettre tous les profs dehors, qu’on aura redonné les clés à la direction d’école en lui disant : c’est ton école, c’est à toi d’attirer du monde (…) »

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Les anti-Trump sont des « crottes de nez », selon Denis Gravel

Denis Gravel

Les gens ont manifesté à travers le monde à l’occasion de l’inauguration de Donald Trump comme président des États-Unis. Des femmes ont rejeté avec colère l’élection d’un président macho à New York, Philadelphie, Chicago, Los Angeles, Paris, Berlin, Londres, Prague, Sydney et Montréal, entre autres.

Pour Denis Gravel (la-voix-des-sans-voix autoproclamée), ce sont tous des « crottes de nez ».

Le monologue a le mérite de dévoiler la façon inédite de Gravel de concevoir la démocratie: « Si tu es pas d’accord, reste chez vous! »

Radio X : Les anti-Trump sont des « crottes de nez »

20 janvier 2017, Gravel dans le retour, avec Denis Gravel

15h05 : « DG- On a entendu beaucoup parlé aussi de sécurité, de manifestations aussi, depuis le début de la journée, je trouve ça incroyable que des gens manquent de classe et d’intelligence au point de manifester aujourd’hui. Vraiment des gens qui ont la tête pognée dans l’nombril et qui ne voient absolument rien. Je trouve ça triste dans une démocratie (…) Tu es une crotte de nez si tu manifeste aujourd’hui. C’est l’élection démocratique d’un président dans une démocratie. Si tu es pas d’accord, reste chez vous. Mais la démocratie, c’est plus gros que ce que tu penses de Donald Trump (…) Une fois de temps en temps, faut juste fermer nos gueules et reconnaitre que le système fonctionne (…) Les gens qui manifestent à Montréal, je vais vous le dire, vous êtes des crottes de nez. Les gens qui manifestent à Washington, vous êtes des crottes de nez (…)

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Les flics de Val d’Or ne peuvent pas avoir violé les Autochtones, elles sont laides et ils sont beaux, selon Fillion

Jeff Fillion

Les policiers n’auraient pas violé les Autochtones à Val d’Or, parce que les policiers sont trop beaux, selon Fillion, citant une  »source policière ». De leur côté, les femmes autochtones sont trop « déboitées » pour être des proies de choix pour des violeurs.

Dossier réglé. Aucun policier n’aurait ainsi pu agresser des femmes autochtones à Val d’Or, selon Fillion.

L’affirmation est bien entendu insultante et vise à dénigrer les Autochtones, des victimes de multiples actes de brutalité policière et d’agressions, dont des agressions sexuelles. Elle a aussi de forts relents racistes et sexistes. Le viol n’a rien à voir avec un acte de séduction sexuelle, mais a tout à voir avec un acte de pouvoir.

CHOI : les policiers pas des violeurs puisqu’ils sont beaux

15 novembre 2016, Fillion, avec Jean-François Fillion et Gerry (00:05:35)

11h38 : « J’ai déjà parlé à un policier (…) On est tous des jeunes, on arrive, on a tous des belles femmes, on commence (…) les femmes autochtones avec qui on a affaire, c’est des cas problématiques. Des filles qui sniffent de la colle (…) On sait que les Amérindiens acceptent pas, surtout quand ils sont intoxiqués, ils acceptent pas l’autorité. Ça prend un peu de discipline, ça prend des gens qui brassent un peu. Mais les policiers de là à avoir des agressions sexuelles… Ce que le gars me disait, il dit je regarde autour de moi, c’est tous des beaux gars (…) Il dit mettons que là-dedans, il y en a qui ont envie de tromper leur femme. Je veux pas être méchant, mais ils feront pas ça avec quelqu’un qui a sans doute des problèmes d’hépatite,  (…) des dents pourries (…) le terme qu’on va utiliser : déboitées. Vraiment maganées. »

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Le caporal Fillion recommande d’interdire les syndicats et de réduire le nombre d’élus

Jeff Fillion

Jeff Fillion prétend vouloir « redonner le pouvoir au monde ordinaire ». Alors, que propose-t-il concrètement? Améliorer la démocratie municipale? Augmenter le nombre de référendums?

Pas du tout! Pour résumer, il faut donner le pouvoir à un gars qui va interdire le syndicalisme dans le secteur public et réduire le nombre d’élus à l’Assemblée nationale.

Ça ressemble plutôt au bon vieil autoritarisme d’antan, rien là-dedans pour redonner le pouvoir au monde, au contraire!

Radio X : make Quebec great again

15 novembre 2016, Maurais live, avec Jean-Francois Fillion et Dominic Maurais (00:04:20)

8h20 : « Faut qu’il y ait une loi qui empêche le secteur public d’avoir un syndicat (…) Moi je pense qu’on va voir un combat énorme entre le monde ordinaire et l’establishment, ça inclut les syndicats. Avec l’élection de Trump, on a fait un pas de géant (…) J’ai fait mes 100 jours, mon premier point d’hier c’est on passe de 125 à 29 élus. »

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