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Black Lives Matter: Benjamin « prof » Tremblay se met les pieds dans les plats

Benjamin Tremblay est un gars connu pour 7 jours sur terre, une série de courts vidéo sur internet abordant toutes sortes de sujets.

Il intervient aussi chaque semaine à l’émission de Denis Gravel à Radio X. Cette semaine il y était pour parler de Black Lives Matter.

Et il y va de toutes sortes d’affirmations boiteuses: le racisme systémique est un concept « dangereux » qui ne s’applique pas au Québec. Il minimise la violence policière. Il considère qu’Antifa est « presque » un groupe terroriste.

Lorsque Tremblay aborde la question des États-Unis, il a presque tout bon. C’est quand il parle du Québec que ça se gâte.

Tout d’abord, il rejette le concept de racisme systémique au Québec. Tout comme Mathieu Bock-Côté, il trouve que c’est un concept qui ne s’applique pas ici. Ce serait même un concept « dangereux ».

Plus dangereux que de reconnaitre que le phénomène existe? Combien de morts l’utilisation de ce concept a-t-il causé cette année?

Il ajoute que « d’importer » le concept du racisme systémique porte le risque de se « coloniser à l’américaine ». Sauf que Radio X travaille depuis 20 ans à l’annexion politique et culturelle du Québec par les États-Unis. C’est donc assez ironique.

Il minimise le racisme québécois, affirmant que la dernière personne noire tuée par la police au Québec est Freddy Villanueva (qui était latino).

Ce qui est faux, il y en a au moins 22 autres personnes depuis Villanueva, dont 4 hommes noirs.

Benjamin dit aussi que de classer Antifa comme une organisation terroriste est « une question légitime ».

Antifa n’est pourtant pas une organisation, ce qui est suffisant pour discréditer Benjamin. Et combien de morts a causé Antifa cette année aux États-Unis?

Il considère que le passé raciste étatsunien est pire que celui du Québec. Peut-être. Mais ça ne doit pas être un prétexte pour éviter de parler du racisme québécois ou canadien.

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Puisqu’il y a beaucoup de faussetés, vous pouvez porter plainte au CCNR ou au CPQ. Vous pouvez aussi écrire une lettre aux annonceurs.

CHOI: Benjamin Tremblay considère légitime de déclarer Antifa « terroriste »

3 juin 2020, Gravel dans le retour, avec Denis Gravel et Benjamin Tremblay

BT: « On ne viendra jamais à bout du racisme (…)

BT: « Antifa est un groupe qu’on pourrait pratiquement qualifier de terroriste, c’est une question très débattable (sic), Donald Trump a choisi de les qualifier de terroristes, c’est un débat qui peut avoir lieu (…) « 

DG: « Est-ce qu’on pourrait faire des parallèles à la situation au Québec, au niveau du racisme? »

BT: « Ça, je trouve que c’est extrêmement dangereux comme parallèle. D’abord parce que le système d’exploitation (?) de l’esclavage systématique (?) pour lequel on s’est battu (?) et pour lequel il y avait des dispositions législatives… on n’a pas vécu ça au Québec (…) Le passé historique québécois n’est pas aussi chargé (…)

Le racisme systémique c’est un concept qui a été importé des États-Unis, des université américaines (…) On tente de l’appliquer au Québec sans même vérifier s’il s’applique. Il y a un danger là-dessus, à vouloir se coloniser à l’américaine (LOL) (…) »

BT: « Oui, le Québec a un enjeu de racisme. Mais des noirs abattus par la police? (…) On voit pas ça. Le dernier, ça remontait à Freddy Villanueva (…)

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Liberté d’expression à deux vitesses: oui pour l’extrême-droite, non pour l’extrême-gauche

Liberté à deux vitesses

Ce montage vidéo est la plus éloquente preuve de l'hypocrisie de la radio-poubelle et de leur discours sur la "liberté d'expression".D'un côté, un groupe de musique d'extrême-gauche dont les animateurs réclament l'expulsion d'un festival, de l'autre, un groupe d'extrême-droite louangé par les animateurs.Face à l'extrême-droite, les animateurs se gargarisant de liberté d'expression avec toute une panoplie de beaux arguments. Face à l'extrême-gauche, un an plus tard, les mêmes arguments ne tiennent plus, les animateurs réclamant plutôt la censure.En 2012, le groupe d'extrême-gauche Mise en demeure est invité au festival de musique Envol et Macadam. Le groupe d'humour acidulé s'en prend aux policiers et aux vitrines de commerces de luxe. Le jugement de la radio-poubelle est sans appel: ils doivent être bannis du festival.Pourtant, en 2011, le groupe d'extrême-droite violent Légitime Violence est booké au même festival. Le groupe fait des blagues sur les camps de concentration nazi. Une de leurs chansons parle de "poignarder des gauchistes efféminés", ce qui fait référence à un vrai événement où l'un des membres du groupe a poignardé 6 personnes au Bar-Coop l’AgitéE en 2007. Ce groupe reprend aussi des chansons d'un groupe néo-nazi. Plusieurs des membres du groupe ont un lourd dossier criminel (agression, menaces, trafic de stupéfiants etc).Depuis ce temps, des membres de Légitime Violence ont fondé Atalante qui s'est fait connaitre entre autres en intimidant les journalistes du média Vice.Écoutez maintenant cette vidéo. Les animateurs vont très loin dans leur appréciation du groupe LV en multipliant les encouragements et les félicitations. Les animateurs vont jusqu'à défendre les paroles de la chanson vantant l'épisode où un bonehead a poignardé de sang-froid 6 personnes désarmées. C'est à glacer le sang.La logique de la radio-poubelle est donc la suivante: qu'un groupe d'extrême-gauche fantasme de poignarder des policiers, c'est inacceptable et ça doit être condamné. Mais qu'un groupe d'extrême-droite se vante d'avoir déjà poignardé des personnes innocentes, ça, c'est correct.Cette vidéo est la preuve que la radio-poubelle ne peut plus jamais revendiquer l'étendard de la liberté d'expression. Ils en brandissent l'étendard de façon ostentatoire quand ça fait leur affaire pour se torcher avec 5 minutes après. Ils ne sont pas crédibles.Dehors les radios-poubelles.

Julkaissut Sortons les radio-poubelles Keskiviikkona 2. lokakuuta 2019

Ce vidéo est la plus éloquente preuve de l’hypocrisie de la radio-poubelle et de leur discours sur la « liberté d’expression ».

D’un côté un groupe de musique d’extrême-gauche dont les animateurs réclament l’expulsion d’un festival, de l’autre un groupe d’extrême-droite louangé par les animateurs.

Pour l’extrême-droite, les animateurs se gargarisant de liberté d’expression avec toute une panoplie de beaux arguments. Pour l’extrême-gauche, les mêmes arguments ne tiennent plus, les animateurs réclamant plutôt la censure.

En 2012, le groupe d’extrême-gauche Mise en demeure est invité au festival de musique Envol et Macadam. Le groupe d’humour acidulé s’en prend aux policiers et aux vitrines de commerces de luxe. Le jugement de la radio-poubelle est sans appel: ils doivent être bannis du festival.

Pourtant, quelques semaines avant, en 2011, le groupe d’extrême-droite violent Légitime Violence est booké au même festival. Le groupe fait des blagues sur les camps de concentration nazi. Une de leur chanson parle de « poignarder des gauchistes efféminés », ce qui fait référence à un vrai événement ou l’un des membres du groupe a poignardé 6 personnes au Bar-Coop l’AgitéE en 2007. Ce groupe reprend aussi des chansons d’un groupe néo-nazi. Plusieurs des membres du groupe ont un lourd dossier criminel (agression, menaces, trafic de stupéfiants etc).

Depuis, les membres de Légitime Violence ont fondé Atalante qui s’est fait connaitre entre autre en intimidant les journalistes du média Vice.

Écoutez maintenant ce vidéo. Les animateurs vont très loin dans leurs appréciation du groupe en multipliant les encouragements et les félicitations. Les animateurs vont juste qu’à défendre les paroles de la chanson vantant l’épisode ou un bonehead a poignardé de sang froid 6 personnes désarmées. C’est à glacer le sang.

La logique de la radio-poubelle est donc la suivante: qu’un groupe d’extrême-gauche fantasme de poignarder des policiers, c’est inacceptable et doit être condamné. Mais qu’un groupe d’extrême-droite se vante d’avoir déjà poignardé des personnes innocentes, ça, c’est correct.

Ce vidéo est la preuve que la radio-poubelle ne peut plus jamais revendiquer l’étendard de la liberté d’expression. Ils en brandissent l’étendard de façon ostentatoire quand ça fait leur affaire pour se torcher avec 5 minutes après. Ils ne sont pas crédibles.

Dehors les radios-poubelles.

Denis Gravel blamé pour « non-respect de la présomption d’innocence »

Le Conseil de Presse du Québec blame Denis Gravel pour « non-respect de la présomption d’innocence d’Audrey Gagnon ».

Madame Gagnon était alors soupçonnée du meurtre de sa fille de deux ans.

Le Conseil de presse du Québec retient la plainte (…) et blâme les mis en cause pour non-respect de la présomption d’innocence d’Audrey Gagnon. Le Conseil rejette le grief de non-respect de la présomption d’innocence dans le cas d’Alexandre Bissonnette, ainsi que les griefs de manque d’indépendance du média et de propos méprisants incitant à la violence. Le grief de propos heurtant la sensibilité du public est rejeté à la majorité (5/8 membres).

d2018-04-051

Une publicité déguisée de Radio X dénoncée par le Conseil de presse

Une décision publiée en juin mais qu’on avait pas vu passé met dans l’embarras un annonceur de longue date de la radio-poubelle: Jose Adam.

Le plaignant estime que l’entrevue de José Adam avec l’animateur Denis Gravel a été présentée de façon trompeuse comme une entrevue journalistique, alors que selon lui, il s’agissait d’une publicité déguisée.

Le plaignant ajoute que M. Adam est en ondes chaque semaine pour parler de produits électroniques, tout en étant le propriétaire d’un commerce spécialisé dans la vente de ces produits.

(…)

M. José Adam, de l’entreprise Maison Adam, participe aux émissions de radio du FM 93 et de CHOI 98,1 FM depuis 2004, afin de donner des « conseils » aux consommateurs pour les guider dans leurs achats de produits.

(…)

Au vu de tout ce qui précède, le Conseil de presse du Québec retient la plainte de M. Robert Gingras et blâme sévèrement l’animateur Denis Gravel, le collaborateur José Adam et la station CHOI 98,1 FM pour le grief de publicité déguisée.

Décision D2016-09-031 du Conseil de presse

Au sujet du procédé trompeur des chroniques publicitaires déguisées et autres techniques frauduleuses de la radio-poubelle, nous avons déjà publié une longue analyse sur les annonceurs de la radio-poubelle ici: Annonceurs et radio-poubelle, une histoire d’amour consanguine, ou pourquoi les subventions au Festival d’été de Québec ne sont jamais dénoncées

Radio X fait du journalisme et le Devoir c’est de la merde, selon Denis Gravel

Denis Gravel

La radio-poubelle est ambivalente face au journalisme. Plusieurs animateurs refusent le titre de journaliste, alors que d’autres la revendiquent.

Dans l’extrait suivant, Denis Gravel affirme que le Devoir ne fait pas de journalisme. Il fait de la merde. Par contre, Radio X fait du bon journalisme.

À la Coalition, nous croyons que ce n’est pas aux animateurs de décider s’ils sont journalistes ou non. Ce sont les journalistes eux-mêmes, ou plus largement au public, de décider.

Et contrairement à ce qu’affirme Denis Gravel, le Devoir ne reçoit pas un sou en subvention. D’un autre côté, le gouvernement (provincial et fédéral) et les sociétés d’États (Hydro, SAQ, Loto-Québec, le RTC etc) achètent beaucoup de pub à Radio X.

Il s’agit donc de propos erronés. Vous pouvez donc porter plainte au CCNR ou au CPQ, et écrire une lettre aux annonceurs.

Radio X : Radio X fait du journalisme, pas le Devoir

19 juin 2017, Gravel dans le retour avec Denis Gravel (00:22:04)

15h: DG- « Le Devoir (…) des journaux qui ont pas été capable de se mettre à jour. Autant au niveau idéologique qu’au niveau technologique ont pas été capable de suivre des tournants importants (…) Le clown du devoir (…) Brian Myles du Devoir qui demande pas moins de 400 millions $, ça c’est un centre Vidéotron (…) Faut que ça ferme le Devoir s’il n’y a personne qui le lit. Déja qu’on les aides en passant, on a déja quelques dizaines de millions de $ de donné pour les garder à flot (…) Le gars du Devoir trouve ça bien important parce que c’est du journalisme. Moi je trouve que le Devoir c’est de la merde. Je trouve qu’on fait du journalisme. C’est des opinions, ça se débats, ça discute. Je trouve pas qu’on fait plus ou moins de journalisme que le Devoir (…) Je vais tu commencer à payer pour que 120 lecteurs gardent leur journal prétentieux de gauche? Non non (…) Virez ça en journal humoristique, relancez le Croc… dites le pas aux journalistes. Faites juste dire continuez à vous prendre au sérieux (…)  »

Gravel-dans-le-retour_2017-06-19-15h-radioXFaitDuJournalisme.mp3