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Leblond sort des statistiques bidon sur la criminalité des immigrants aux USA

Alex Leblond

La semaine dernière, le maire Labeaume accuse Trump d’attiser le «racisme» avec son mur.

Maurais et Leblond bondissent alors aussitôt pour se lancer à la défense du président Donald Trump comme de bons chiens chiens. Ça c’est passé vendredi.

À l’invitation de Maurais, Leblond fait donc une grande déclamation de chiffres sur l’immigration, le but étant de démontrer que Trump a raison de vouloir construire son mur pour se prémunir contre les méchants immigrants criminels et terroristes.

Le problème c’est que les chiffres de Leblond sont bidons ou grossièrement gonflés.

Leblond commence par dire qu’il y a « 22,1 million d’illégaux » aux État-Unis.

En fait, si on jette un œil attentif sur la propre source de Leblond, Politifact, on arrive à d’autres constats:

Most estimates contradict Trump’s assertion that « there are at least » 25.7 million immigrants living in the country illegally. Widely accepted estimates say it’s closer to 11 million.

politifact.com

La plupart des estimations contredisent l’affirmation de Trump selon laquelle « au moins » 25,7 millions d’immigrants vivent illégalement dans le pays. D’après des estimations largement acceptées, c’est plus près de 11 millions.

traduction

Soit deux fois moins.

Leblond ne sait pas lire, ou il prend juste les chiffres qu’il veut. Il est soit incompétent, soit malhonnête.

Par la suite, Leblond lance une série de chiffres sur la nature des crimes commis par les « illégaux ».

On ne sait pas trop où est-ce que Leblond a pris ça (il évoque ICE.gov, le site de l’Immigration and Customs Enforcement), mais ce qu’on a trouvé va aussi dans le sens inverse.

Des études démontrent en fait que le taux de criminalité des immigrants est inférieur à celui à celui de ceux qui sont nés aux États-Unis.

According to the libertarian think tank’s analysis (Cato institute), the rate per 100,000 residents in each subpopulation was 899 for undocumented immigrants, 611 for legal immigrants and 1,797 for native-born Americans.

cnn.com

Selon l’analyse du groupe de réflexion libertarien (Cato institute), le taux pour 100 000 habitants dans chaque sous-population était de 899 pour les immigrants sans papiers, 611 pour les immigrants reçus et de 1 797 pour les Américains nés aux États-Unis.

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Merci Antagoniste

Il est aussi intéressant de voir que, depuis l’arrivée de Trump à la présidence, les agents d’immigration ont vu leurs pouvoirs être augmentés et harcèlent désormais plus d’immigrants sans aucun dossier criminel.

usatoday.com

En résumé, les immigrants sans papiers sont moins susceptibles de commettre un crime que la population née aux États-Unis. Plus il y en a et moins il y a de crimes violents. Et beaucoup plus d’immigrants innocents sont arrêtés qu’à l’époque d’Obama.

C’est certain que la façon de Leblond de lancer des chiffres à la volée comme ça, c’est impressionnant. Mais son but n’est pas d’informer mais bien de terroriser l’auditoire. Et de défendre son gourou chéri, Trump.

Vous pouvez donc porter plainte au CCNR, au CPQ pour fakenews, et/ou écrire un courriel aux annonceurs.

Radio X: Leblond et ses chiffres bidon sur l’immigration aux USA

30 août 2019, Maurais live, avec Dominic Maurais et Alexandre Leblond

7h25: AL: « On est à 22,1 million d’illégaux dans le pays, c’est une étude de Yale, deux professeurs de Yale qui ont fait ça, c’est plus que la population que 71% des pays du monde. Ça coute 116 milliards de dollars par année ensuite, ça c’est des chiffres qui ont été vérifiés par Politifact.

Euh… les immigrants illégaux en 2015, représentaient 75% des offenses pour possession de drogue, 30% des offenses pour kidnappings et prises d’otage, 21% des offenses pour exportation d’armes… »

DM: « Quel raciste »

AL: « … et intentions d’aider un groupe terroriste et 18% des offenses pour trafic de drogue. Dans les deux dernières années, 2017 et 2018, 266 000 criminels arrêtés à la frontière, dont 55 000 pour offense de drogue; 29 997 pour offense pour agression physique, 4975 pour offense de crime sexuel et 1641 pour offense de meurtre. Et tu vois en 2011, là, il y a eu 396 906 illégaux, dont 55% qui avaient des dossiers criminels c’est 119 meurtriers, 5849 violeurs et des chiffres comme ça, j’en ai jusqu’en 2018, tout ça a été vérifié par Politifact qui, by the way, est de gauche, soit par ICE.gov (…)

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Maurais cible des membres du Centre multiethnique

Ce n’est pas suffisant de salir la réputation d’un organisme d’aide aux immigrants. Il faut aussi intimider et harceler ses employés.

Maurais et sa conjointe se sont fait refuser une offre de jumelage par le Centre multiethnique de Québec.

Incapable d’accepter un refus lui, qui n’a jamais été sanctionné de sa vie malgré toutes les horreurs dites à la radio, se met alors à faire la crise du bacon. Plutôt que d’assumer ses responsabilités comme une grande personne, Maurais rejette la faute sur d’autres. Il n’a pourtant que lui-même à blâmer.

Il agit comme un enfant-roi.

Le 17 août 2019, Maurais publie sur Facebook des captures d’écran identifiant des personnes du CMQ qu’il juge responsables du rejet de sa demande soumise le 26 novembre 2018.

Maurais publie impunément le contenu d’un courriel privé et même une capture du mur Facebook d’une personne, les jetant en pâture à ses sbires.

Une vraie petite police secrète. La Stasi des pauvres.

Et il fantasme sur une sorte de grand complot autour de Québec Solidaire pour éviter de se regarder en face et réfléchir à la cause réelle du rejet de sa demande.

La vérité est que Maurais est un raciste virulent, travaillant dans une radio de racistes. Ça fait une maudite bonne raison de refuser son offre. C’est tout.

Remarquez avec quelle lâcheté Maurais laisse l’identité et les coordonnées de ses cibles tout en évitant de commander à ses sbires de les contacter. Il n’a pas besoin de le faire: Ceux-ci sont capables d’être un peu autonomes!

D’ailleurs plusieurs sont transparents dans leurs commentaires:

Certains proposent de couper les vivres du CMQ. Un autre propose une poursuite judiciaire. Tout ça, à travers une bonne rafale d’insultes.

Maurais est donc conscient des dommages que ses suiveux peuvent causer.

Mais il a « le cœur sur la main » et il a pourtant « versé des larmes », assure Martineau. Snif snif.

Pauvres brutes hypersensibles.

Un pattern connu

L’épisode est similaire à l’affaire des autobus scolaires après la tuerie de la mosquée de Québec en 2017.

Neuf jours après l’attentat, une commission scolaire prend la judicieuse décision d’interdire à leurs chauffeurs d’écouter la radio-poubelle dans les autobus lorsque des enfants s’y trouvent. Aussitôt, Maurais met sur Facebook une photo indiquant le nom d’une employée de la commission scolaire avec son numéro de téléphone.

Cette fois, là aussi, on n’a jamais entendu la version de la commission scolaire, laissant ainsi tout le champ libre aux populistes de dire n’importe quoi en toute impunité.

On peut aussi parler de la fois où Maurais aurait incité à allumer un feu chez les indignés occupant la Place de l’Université du Québec, en 2011.

Il est même aussi connu pour révéler, à l’occasion, en ondes, le nom d’auditeurs ne pensant pas comme lui.

Bref, Maurais fait tout pour inciter les gens à intimider et à harceler des personnes dans le but de pourrir leur vie, pour la seule raison d’avoir « commis le crime » de penser différemment de lui. Comme son ami et collaborateur Ezra Levant. Comme Jeff Fillion.

Maurais possède plusieurs similitudes avec les personnalités psychopathiques: Absence d’empathie. Narcissisme. Manipulation. Absence de remords. Attitude antisociale.

On invite le CMQ a prendre les moyens nécessaires pour réparer sa réputation et à faire cesser cette impunité qui dure depuis beaucoup trop longtemps.

Toute notre solidarité et notre soutien au personnel du Centre multiethnique de Québec.

Les brutes hypersensibles et l’attaque-réplique-victimite

Ces derniers jours, on a pu observer un pattern répandu chez les populistes. Celle de l’attaque-réplique-victimite.

Cette stratégie vise à piétiner des personnes sans pouvoir avec violence, recevoir quelques critiques pour conclure en se repliant en position fœtale en pleurnichant d’être incompris et de n’être qu’une pauvre victime de la violente gauche.

Passer d’agresseur à victime en quelques secondes.

On l’a vu avec les panneaux publicitaires de Maxime Bernier, avec le texte homophobe de Martineau et avec la tentative de jumelage de Maurais au Centre Multiethnique de Québec. Mais il y a plein d’autres exemples (vous souvenez-vous que Jérémy Gabriel ait insulté Fillion sur Twitter #FillionRoiDesCaves ?)

Première étape: piétiner des gens incapables de se défendre

Le populiste débarque en trombe et montre ses gros poings. Maxime Bernier (le groupe True North Strong & Free) fait installer pour 60,000$ de panneaux publicitaires dans tout le Canada pour dire qu’on se fait envahir par l’immigration. Juste pour être certain que les immigrants d’ici ne se sentent pas vraiment libres.

Bernier n’a pas eu besoin de mettre un seul sou de sa poche, un brave homme d’affaires riche de l’industrie minière a tout payé!

Aussi, Martineau publie un texte dans le quotidien le plus lu au Québec affirmant que les personnes transgenres sont appréciées de la population parce que ce sont des « losers ». Et qu’une personne subissant plusieurs oppressions se retrouverait, comme par magie, privilégiée.

Piétiner les petits, c’est triompher sans péril.

Deuxième étape: subir quelques critiques

Alors des gens utilisent la liberté-d’expression-t’sais-celle-protégée-par-les-chartes pour critiquer la pub de Bernier. Certains téléphonent à la compagnie d’affichage pour se plaindre, à l’invitation de la compagnie elle-même. Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse émet aussi des doutes.

Dans le cas du texte de Martineau, une vingtaine de manifestants expriment leur dégout et leur colère en manifestant devant le Journal de Montréal. Ils brandissent des pancartes et prononcent des discours tout en restant sagement sur le trottoir.

Deux pétitions réclamant la démission de Martineau se mettent à circuler. Un pastiche humoristique de la chronique sort sur Facebook. Et une sympathique levée de fonds visant à envoyer en vacances le couple Martineau-Durocher est lancée. Si les deux chroniqueurs refusent, l’argent sera remis à l’organisme GRIS-Montréal.

Troisième étape: la crise de victimite

Peu importe l’intensité ou la force de la critique, le populiste doit maintenant crier aussi fort et aussi aigu que s’il se faisait arracher les ongles.

Après que la compagnie de pancartes ait décidé d’enlever ses publicités, Bernier blâme, sur toutes les tribunes, une « meute gauchiste totalitaire » et les « gauchistes autoritaires » voulant « étouffer les discussions sur l’immigration et le tenir à l’écart des débats électoraux ».

Spécial pour un gars qui considère la Chine « plus libre que le Canada ». Il a l’air d’aimer ça pourtant, les « gauchistes autoritaires », quand ils sont Chinois.

On vient de vérifier, le premier ministre de Nouvelle-Écosse est membre du parti libéral. À part la couleur rouge, ce parti n’a pas grand chose en commun avec « la gauche ».

Martineau, pour sa part, se fait réconforter par sa clique du Journal de Montréal. « Ce n’est pas en organisant une manifestation pour réclamer la censure d’un tel ou en vous ouvrant les veines d’indignation sur les réseaux sociaux que vous arriverez à vos fins », réplique Léolane Kemner, du même quotidien.

Dans le cas de Maurais contre le Centre Multiethnique il y a un extra-sauce. Dans sa retraite, il empoisonne les puits. En effet, Maurais dévoilera sur Facebook l’identité et le numéro de téléphone de ceux qu’il juge responsable du rejet de son offre de jumelage.

Bernier et Martineau sortent les couteaux, prêts à tuer, mais se recroquevillent aussitôt, apeurés. Pas devant une menace concrète, mais bien dans la vague perspective du début du commencement de l’intention d’une menace.

Entretemps, d’autres idiots utiles, qualifiés « de gauche » surviennent pour dire que de critiquer le populiste est contreproductif et brime la liberté d’expression.

Et lorsqu’une élue questionnera le grand patron de Québecor, Pierre-Karl Péladeau, sur sa façon de piétiner la liberté d’expression de ses employés, celui-ci ne trouvera rien d’autre que de… refuser de répondre.

Si vous n’êtes pas d’accord, faites donc le mort. Ravalez votre colère! C’est ça la liberté d’expression: « Laissez à ceux qui ont toute la place encore plus de place et taisez-vous. »

Le problème, c’est qu’on n’entendrait qu’un couinement sous la pile des sans voix et ce serait encore trop. Les populistes feraient quand même tout un cirque.

C’est la chose qu’il faut en comprendre: peu importe ce que les adversaires des populistes disent et font, ce sera toujours trop pour ceux qui vont nulle part.

Alors au diable les pseudos-défenseurs de la liberté d’expression. Ce n’est pas ça qu’ils défendent. C’est un écran de fumée, un prétexte. C’est beaucoup plus le confort ouaté du statu quo de ceux qui ont le pognon qu’ils protègent.

Toutes les méthodes sont bonnes pour stopper les racistes, les sexistes, les homophobes. Ceux qui piétinent la liberté des sans pouvoirs.

Le CMQ ne peut pas refuser une demande de parrainage mais il aurait de bonnes raisons de le faire

Dans sa chronique d’aujourd’hui, Richard Martineau prétend que la famille de Dominic Maurais, animateur à Radio X, s’est fait refuser une demande de parrainage d’une famille d’immigrants par le Centre multiethnique de Québec.

« Mais j’ai vu les larmes dans leurs yeux et je me suis rendu compte que c’était bel et bien vrai », raconte Martineau.

Martineau veut démontrer que Maurais aurait été injustement traité par les méchants « protecteurs du bien-être des immigrants » à cause de ses opinions. « Dom, lui, ne peut pas parrainer d’immigrants, car il chiale trop contre Greta Thunberg », raconte le larmoyant Martineau. « Parce qu’il travaille à Radio X », lui aurait-on dit.

Snif snif.

Sauf que c’est tout faux.

D’abord, si Maurais veut parrainer une famille pour vrai, il n’a qu’à remplir un formulaire du ministère de l’Immigration. C’est eux qui gèrent ça et le Centre Multiethnique de Québec n’a strictement rien à voir là-dedans.

Donc, l’histoire de Martineau est fausse. Le CMQ ne peut pas refuser une demande de parrainage à quiconque.

Ensuite, si Maurais veut être JUMELÉ à une famille, bénévolement, pour accueillir et accompagner une famille d’immigrants, c’est autre chose. Ce n’est pas ce qu’on appelle du « parrainage ».

Il y a une différence énorme entre parrainer et être jumelé. D’habitude, les vrais journalistes prennent soin d’utiliser les bons mots. Mais on est face à deux drôles d’oiseaux.

Donc, admettons que Martineau voulait bien parler de JUMELAGE.

Le CMQ accepte les demandes de bénévolat. Mais ce n’est pas tout le monde qui est accepté. Le CMQ vérifie les antécédents criminels des demandeurs par exemple.

Les CMQ a déjà refusé des offres de bénévolat. Une fois, il avait réalisé qu’une candidate avait déjà tenu des propos racistes dans les médias. C’est déjà arrivé.

Les accompagnants bénévoles ont un rôle de pouvoir sur les immigrants. Ces derniers sont vulnérables et peuvent être la cible de toutes sortes d’individus cherchant à les exploiter d’une façon ou d’une autre.

Étant donné ce rapport de force biaisé, et puisque les accompagnants ont un rapport d’autorité sur les immigrants, un minimum de critères doivent être remplis pour s’assurer que les immigrants ne tombent pas dans un guet-apens.

Maurais raciste?

Maintenant, le CMQ serait-il justifié de rejeter une demande de jumelage venant de Maurais? Est-ce que Maurais aurait, par hasard, déjà proféré des propos racistes?

Mets-en.

En mai, quand un individu s’approche de la mosquée, où il y a eu la tuerie en 2017, pour proférer des propos islamophobes, Maurais insiste pour dire que ce n’est pas du racisme et il insulte les journalistes osant poser des questions au premier ministre à ce sujet.

Lorsqu’en avril, des gens critiquent le projet de loi 21 dans une manifestation, Maurais leur réplique: « Si vous détestez le Québec à ce point-là, allez-vous en! ». Tant pis pour la liberté d’expression.

Encore en avril, Maurais et Ken Pereira déclarent que les « immigrants illégaux » sont en train d’envahir le Canada. Le jour précédent, Maurais tente de terroriser ses auditeurs avec un parti municipal belge nommé ISLAM qui serait en train « d’utiliser notre démocratie » pour, à terme, transformer la Belgique en « république islamiste ».

C’est quand même pas mal pour une « personne sensible » comme Maurais.

Maurais misogyne et homophobe?

Dans son article, Martineau souligne que Maurais « pourfend la misogynie et l’homophobie des fondamentalistes religieux ». Mais qu’en est-il de la misogynie et l’homophobie de la radio-poubelle?

Lorsque la présidente de la Fédération des Femmes, Gabrielle Bouchard, ironise en juin sur la « vasectomie obligatoire », Maurais dénonce les « féministes radicales », « féminazies », « folles », « anti-hommes » qui « détestent les hommes » et le « genre humain ».

Lorsqu’en mars, un article mentionne qu’il y a une augmentation des demandes de changement de sexe chez les mineurs, Maurais dit que les hommes qui se maquillent « ça n’existe pas », ça peut « fucker les enfants » et que c’est une « guerre culturelle » de la gauche.

Dom ne verse pas de larmes pour les survivantes de viol.

En janvier, lorsqu’elles prennent la rue avec une bannière Stop culture du viol, Maurais ne trouve rien de mieux à faire que de fustiger un « lobby féministe débridé et enragé qui crie » ajoutant que « La culture du viol au Québec, ça n’existe pas », mais que le matriarcat existe et que « c’est pas mal les femmes qui mènent »…

Tout en suggérant que les féministes sont sans aucun doute… droguées.

On pourrait continuer encore longtemps. Et tout ça a été dit en 2019. Si vous souhaitez en entendre encore plus, consultez notre section dédiée à Dominic Maurais.

En quoi cette misogynie et cette homophobie est-elle très différente de celle des « fondamentalistes religieux »? Adil Charkaoui serait parfaitement d’accord avec tout ce que dit Maurais sur les femmes et les personnes gaies et trans.

Tout cela est dommage parce que, comme d’habitude, tout ce qu’on a ici dans cette chronique partagée à ce nombreuses reprises par Richard Martineau est la version de Martineau et de Maurais. Version biaisée de deux vieux complices. Celle de la CMQ serait sans doute très intéressante mais c’est fort possible qu’on ne l’ait jamais.

D’autant plus dommage que Martineau démolit gratuitement la réputation d’un organisme qui travaille sans relâche à aider pour de vrai les immigrants de la capitale.

Pour finir, si Maurais et sa femme « trouvent qu’ils sont choyés par la vie et ils veulent donner au suivant » et qu’ils ont toujours le « cœur sur la main », qu’ils fassent une demande de parrainage en bonne et due forme au gouvernement fédéral.

Mais que Maurais ne vienne pas jouer à la brave victime persécutée pour ses opinions si la demande est refusée.

Tweet sur la « vasectomie obligatoire »: Maurais traite les féministes de « féminazies », de « folles » et de « anti-hommes »

Le 10 juin, la présidente de la FFQ, Gabrielle Bouchard, écrit un tweet ironique sur la « vasectomie obligatoire ».

L’idée est de démontrer qu’alors que le ventre des femmes est un sujet de discussion constant, il est impossible de faire la même chose au sujet du corps des hommes. Gabrielle Bouchard cherchait ainsi à démontrer un double standard.

Elle a aussitôt reçu un grand nombre de réactions outrées d’hommes choqués et de masculinistes frus, ne faisant que prouver la pertinence de sa réflexion.

L’un de ceux-là est Dominic Maurais qui a réagi en faisant une super méga crise du bacon.

D’abord, il a qualifié les féministes d »extrémistes », de « féminazies », de « folles » et d' »anti-hommes ».

Puis, il en rajoute en disant que l’avortement n’est « pas un débat » au Québec.

Tellement pas qu’il y a 2 semaines, Fillion réclamait l’interdiction de l’avortement au deuxième ou troisième trimestre (le qualifiant de meurtre) et que Maurais lui-même disait apprécier la loi restrictive en Géorgie, interdisant l’avortement après 6 semaines seulement.

Avec ce qui se passe aux États-Unis, les masculinistes des médias d’ici se sentent de plus décomplexés de parler du sujet et de réclamer des restrictions à l’avortement. Les femmes souhaitant garder le contrôle sur leur corps auraient intérêt à rester vigilantes.

Parce ce que grâce, entre autres, à la radio-poubelle, le sujet est en train de revenir au premier plan de l’actualité.

Radio X : Maurais fait sa crise du bacon

11 juin 2019, Maurais live, avec Dominic Maurais et Laurent Gaulin

7h20- DM: « Dire une connerie pareille sous un couvert humoristique, j’ai pas trop compris, elle mélange l’avortement là-dedans. Regarde, c’est même pas un enjeu au Québec, l’avortement (…) »

« Elle se donne de l’importance en insultant les hommes (…) La détestation des hommes auprès des féministes radicales, ceux que certains aux États-Unis appellent des féminazies, c’est-à-dire les folles, n’ayons pas peur des mots, les anti-hommes (…) C’est parce que là, on tombe dans la détestation du genre humain. On tombe dans une autre sphère. On tombe dans la haine des hommes. La misandrie. On tombe dans un mode guerrier (…) »

« Les petits gars ont de la misère à l’école… décrochage… Ritalin. Elle sort dans les médias en disant qu’il faut vasectomiser les enfants… les garçons de 18 ans. Autrement dit, les stériliser. C’est la démission, là! (…) C’est la Fédération des Femmes du Québec! Pas de l’Alabama! Ici, il n’y en a pas de débat (…) Moi, je n’en fais pas un thème (LOL) (…) C’est pas un sujet d’actualité au Québec (…) »

« Elle dit ce qu’ils pensent dans le camp des féministes extrémistes. Que les hommes sont des salauds. Que les hommes sont des violeurs. Que les hommes sont toxiques. Que les hommes devraient être éliminés. Tout le discours autour de la toxic masculinity, c’est un peu ça. C’est comme si on avait été beurré comme étant toxique à la naissance, les hommes (…) Un moment donné, il va falloir prendre le parti des garçons dans la société matriarcale dans laquelle on vit (…) On ne devient pas femme (…)

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