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Le tueur de la mosquée est un « prisonnier politique », selon Éric Duhaime

Le tueur de la Grande mosquée de Québec, est-il un prisonnier politique? C’est ce qu’affirme Éric Duhaime hier dans une longue explication étrange et confuse. C’est, en d’autres mots, ce qu’il avait déjà dit le 25 octobre.

Éric Duhaime est un communicateur habile. Il fait un long réquisitoire qui n’a rien à voir avec le sujet principal en espérant que sa logorrhée finisse par embrouiller complètement son auditoire. Écoutez l’extrait ci-joint et prenez des notes. Ceci est un cas d’école.

C’est la défense Chewbacca.

Éclaircissons les choses. Qu’est-ce qu’un prisonnier politique?

Si on en juge par le livre Les prisonniers politiques au Québec, de Jean-Philippe Warren, il s’agit de membres du FLQ en 1970, des Patriotes de 1837, des Métis de Louis Riel en 1885 et des anticonscriptionnistes en 1917.

Si on va a l’international et qu’on regarde la définition suggérée par Wikipédia,  »un prisonnier politique est une personne emprisonnée pour des motifs politiques, c’est-à-dire pour s’être opposé par des actions au pouvoir en place de son pays ». Amnistie internationale considère que les prisonniers d’opinion font partie des prisonniers politiques.

Si on regarde la liste des gens dans la catégorie prisonniers politiques sur Wikipédia, on trouve beaucoup de militants pour les droits humains, comme Jordi Sànchez, militant indépendantiste catalan. Ou Bassel Khartabil, développeur open-source palestinio-syrien.

Et si on jette un œil sur la Top 10 Political Prisoners du Times, on retrouve Nelson Mandela, Gandhi et Martin Luther King.

Voyez-vous la similitude entre ces prisonniers politiques et Alexandre Bissonnette le tueur de la mosquée de Sainte-Foy? Non?

C’est probablement parce qu’il n’y en a pas et qu’Éric Duhaime est un démagogue islamophobe fanatique, cherchant en réalité à glorifier une figure de la droite radicale pour faire plaisir à sa gang d’extrême-droite.

Éric Duhaime est un agitateur politique dangereux en mission pour des intérêts non-avoués. Il s’amuse à miner le climat social et à polariser la population. Il doit quitter les ondes.

Vous trouvez ces propos inacceptables? Vous pouvez porter plainte au CCNR, ou écrire une lettre aux annonceurs.

FM93: Alexandre Bissonnette est un prisonnier politique

31 octobre 2018, Le retour d’Éric Duhaime, avec Éric Duhaime (00:04:24)

14h50 ED- « (L’enseignante congédiée) au niveau de la terminologie avait raison (…) Bissonnette pour moi, même s’il a agi seul, c’est un attentat terroriste (…) Un prisonnier politique, c’est quelqu’un qui veut et qui a commis des crimes (…) En 94, au Canada, le ministre Allan Rock a adopté une législation contre les crimes haineux qui ciblaient des groupes minoritaires (…) pour dire que ça a un caractère encore pire parce que c’est pas juste la victime que tu tues, c’est toute une communauté que tu cibles, et tu as des motivations politiques ou religieuses quand tu fais ça »

(…)

« S’il y a des gens qui pensent que parce que j’ai dit ça je défendais Alexandre Bissonnette, faudrait que vous révisiez comment ça fonctionne au niveau judiciaire, parce que la définition même de ce que j’ai dit, c’est pas ça. Et pour avoir déjà travaillé dans des organisations internationales, c’est au secrétariat d’État américain que j’ai appris l’utilisation du mot prisonnier politique et la nuance entre prisonnier politique et prisonnier d’opinion. »

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Sylvain Bouchard pense qu’Éric Duhaime devrait être congédié

C’est formidable de constater qu’il y a un esprit de débat et de contradiction au FM93. Voyez ceci, par exemple, dans l’audio ci-joint, Sylvain Bouchard et Éric Duhaime qui ont deux avis diamétralement opposés sur une question fondamentale. Un vrai choc d’idées.

Éric Duhaime dit qu’il ne voit pas de problème à ce qu’on dise qu’Alexandre Bissonnette, le tueur de la mosquée de Québec, est un prisonnier politique.

De son côté, Sylvain Bouchard réplique qu’on ne peut pas dire ça, qu’il y a des limites à la liberté d’expression. Il ajoute même qu’affirmer que Bissonnette est un prisonnier politique constitue un bon motif pour congédier la personne qui tient ces propos.

Ah… mais il y a un détail important. Sylvain Bouchard dit ça suite au congédiement d’Anne-Marie Thibault, enseignante suppléante à la Commission scolaire Marie-Victorin et membre du Front patriotique du Québec.

Mais si ça marche pour une enseignante, ça devrait marcher pour un animateur de radio aussi. Non?

FM93: Prisonnier politique? Pourquoi pas

25 octobre 2018, Le retour d’Éric Duhaime, avec Éric Duhaime et Jean-François Blanchet

16h52 ED- « Attend, dire qu’Alexandre Bissonnette est un prisonnier politique si on pense que l’attentat c’est un attentat terroriste, par définition ça veut dire qu’il avait une motivation politique. Dire ça c’est pas nécessairement controversé. »

?- « Je suis pas sûr qu’elle avait la nuance, Éric »

ED- « Mais moi je l’apporte, là »

fm93-25octobre18-16h45-bissonnette-prisonnier-politique.mp3

FM93: Dire que Bissonnette est un prisonnier politique mérite une mise à pied

26 octobre 2018, Bouchard en parle, avec Sylvain Bouchard

7h50 SB- « La chose la plus grave là dedans c’est de dire qu’Alexandre Bissonnette est un prisonnier politique. Alors, on l’a congédiée? C’est mérité. Tu peux parler d’Alexandre Bissonnette, mais tu peux pas dire que c’est un prisonnier politique (…) Vous allez dire: ouais, mais la liberté d’expression. Ça a toujours bien ses limites (…) Des idées comme ça, ça a pas sa place, dehors. »

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Propos sur l’islam et l’immigration : une enseignante de la Rive-Sud perd son emploi, radio-canada.ca

Le FM93 manœuvre pour réhabiliter le harceleur sexuel Gilles Parent

Il était une fois une station qui cherchait à se maintenir au sommet des sondages. Mais ses patrons étaient bien embêtés. Ils avaient mis à pied leur animateur vedette, Gilles Parent, dans la foulée d’accusations à caractère sexuel.

Des collègues de travail avaient courageusement défié leurs patrons en disant: « C’est assez, le cochon doit s’en aller! » Elles profitaient d’un vent favorable puisque le mouvement #metoo battait alors son plein.

Les patrons ont été forcés d’obtempérer.

Onze mois plus tard, ceux-ci se grattaient le bout du menton: « Et si on essayait de réengager le cochon? »

Ils se tournèrent alors vers leur exécutant des basses œuvres, le mercenaire de l’opinion Éric Duhaime, qui venait juste d’être nommé au poste prestigieux d’animateur de l’émission du retour, poste qu’occupait précédemment Gilles Parent.

« Dis-moi, Éric », susurra le patron, « J’ai besoin que tu me rendes service. Nous préparons le retour de Parent et vous voulons que tu testes l’auditoire. Nous devons savoir s’ils sont prêts à pardonner Gilles Parent. Mais il ne faut surtout pas que ça ait l’air d’une opération de réhabilitation! Tu sais à quel point ils sont naïfs. Ça devrait être un jeu d’enfant pour toi. »

Et c’est ainsi que cette semaine, le mercredi 12 septembre, on a pu lire Gilles Parent sécher ses larmes avec son cash, dans une entrevue sollicitée par lui-même, avec Mylène Moisan dans le  Soleil. Suivi par une entrevue fort complaisante de Moisan avec le duo Ségal-Lavoie au FM93.

Puis, Éric Duhaime entre en jeu. Banalisant les gestes posés, les agressions sexuelles, le harcèlement, qu’il résume à un simple « flirt ». Duhaime, champion de la manipulation, fait son travail. L’extrait audio, sidérant, est joint ci dessous.

Une opération de réhabilitation de Gilles Parent en bonne et due forme.

Notons qu’Éric Duhaime, comme Mylène Moisan, n’ont pas dit un seul mot compatissant pour les femmes qui ont dénoncé Gilles Parent.

Il y en a six en tout mais seulement 2 sont connues. Catherine Bachand et Catherine Desbiens, d’anciennes collègues de Parent.

Les allégations sont récentes. Catherine Desbiens s’est fait tâter une fesse par Parent lors d’un party de sondage en 2016. Elle porte alors aussitôt plainte pour harcèlement. Elle sera plutôt poussée vers la porte. Elle mentionne aussi les « gestes et commentaires déplacés » qu’elle a subis en travaillant 4 ans avec Parent. Les nombreux textos dégueulasses, envoyés par Parent, même après avoir exposé la situation à son patron, relèvent d’un harcèlement continu.

«Si moi, je dis “non” à Gilles, je perds ma job. Tu ne veux pas déplaire. Tu finis par entrer dans la «game» et tu te perds là-dedans. J’avais tellement peur de perdre ma job»

Catherine Desbiens

Quant à Catherine Bachand, son témoignage remonte à 2005 alors qu’elle était enceinte. Elle affirme que Parent lui a palpé un sein en ondes, par surprise, alors qu’il feignait de vouloir toucher son ventre. Ça s’appelle une agression sexuelle.

« Je n’ai pas porté plainte. Pourquoi ? Parce que bien honnêtement, même très jeune, je voyais le sort que l’on réservait aux victimes. Il est faux de croire que le système de justice encourage à la dénonciation, et j’ai plusieurs exemples pour appuyer mes dires »

Catherine Bachand

Rendu là, nous partageons toute notre solidarité aux femmes ayant été victimes de Gilles Parent. Plusieurs d’entre elles doivent être terrorisées par la perspective d’un retour de Parent à la radio. #onvouscroit

Ce n’est pas normal. C’est l’agresseur qui devrait avoir peur.

Concluons par un message en deux teintes aux patrons, et particulièrement à Pierre Martineau, puisque c’est le seul qui est cité dans toute cette histoire.

C’est vous les responsables. Vous les peureux qui vont planquez derrière les animateurs. Vous qui avez protégé Parent pendant toutes ces années. Vous êtes d’indécrottables machos, un boy’s club. Vous méritez d’être sanctionnés.

Votre comportement devait être exemplaire, vous deviez protéger vos employées, vous avez bafoué leur confiance et failli à votre devoir. Vous n’avez aucun honneur ni dignité.

D’un autre côté on peut comprendre que vous souhaitiez le retour de la mine d’or Parent. Mais pensez-y un instant. Les temps changent. Bien sûr, il reste encore plein de gens d’affaires machos qui prendront Gilles Parent comme porte-parole avec plaisir. Imaginez, Jeff Fillion parvient encore à en trouver.

Mais il y a aussi, peut-être davantage, de gens qui sont dégoutés par les propos et les comportements sexistes des animateurs de radio. Ce sont des gens d’affaire, des auditrices et des auditeurs et des employés qui ne veulent rien savoir du retour de Gilles Parent.

Il est temps d’être à l’écoute de ces personnes qui sont à la page du temps présent.

Comme on l’a vu avec les députés libéraux Gerry Sklavounos et Pierre Paradis, il n’est pas nécessaire d’être condamné par un juge pour qu’un comportement soit considéré suffisamment offensant pour se faire montrer la porte. Le simple Gros Bon Sens, celui que vos animateurs réclament sans cesse, devrait suffire.

Vous trouvez ça inacceptable? Vous pouvez porter plainte au CCNR ou écrire une lettre aux annonceurs.

FM93: Duhaime réhabilite Gilles Parent en banalisant les agressions sexuelles

12 septembre 2018, Le retour d’Éric Duhaime, avec Éric Duhaime et Dan Pou

14h: ED- « C’est un des deux trois géants de la radio de Québec (…) Je veux pas défendre l’indéfendable aujourd’hui, mais je trouvais que le sort qu’il a subi est disproportionné par rapport à ce qu’on lui reprochait (…) C’est sûr que Gilles aurait aimé ça vous parler à vous les auditeurs (…), mais dans le contexte actuel, il a peur que ça envoie un mauvais signal (…) »

ED- « Ce qu’on lui reproche (…) sa conjointe parle d’infidélité, ou d’infidélité platonique, ou de flirt, mais je m’excuse, mais si c’est juste ça qu’on a reproché à Gilles Parent, bien ça concerne les gens dans leur relation intime (…) »

ED- « Si ce qu’on a à reprocher à Gilles Parent, c’est ce qui nous a été dit et ce qu’on a pu lire au cours des 11 derniers mois, je me demande comment ça se fait que ça a pris 11 mois avant qu’on le réentende, pis comment ça se fait que la page n’est pas encore tournée (…) À date, il n’y a aucune accusation formelle contre Gilles. Il n’y a absolument rien. Les seules affaires qu’on a, c’est des allégations, des textos, des flirts et des mots bizarres. Mais t’sais, des jokes mal placées, des flirts que l’autre personne entend pas la même chose que ce que notre intention est, si on condamne les gens là-dessus, on serait tous en prison (…) J’espère que c’est le début d’un retour (…) »

Puis, Duhaime répond à des interventions d’auditeurs

ED- « Il y a quelqu’un qui revient sur le sein (Parent avait palpé le sein de Catherine Bachand par surprise). Pour que ce soit considéré comme une agression il y a aussi le fait qu’il faut que ce soit répétitif. S’il n’y a pas eu répétition, c’était peut-être un geste mal placé, mais le fait qu’il n’y a pas eu de répétition, ça rend l’acte moins répréhensible d’une certaine façon. »

(…)

ED (citant un auditeur)- « Le fait qu’il a pris le sein d’une collaboratrice c’est un viol, lui il pense que c’est carrément un viol, c’est sûr que c’est pas comme toutes celles de #moiaussi qu’en penses-tu? Bien je pense que non, c’est pas un viol. Je comprends que c’est une agression, mais ça peut pas être un viol. »

DP: « Tout le monde a sa perception aussi! »

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Sources

Allégations contre Gilles Parent: Témoignage émouvant de Catherine Bachand, journaldequebec.com, 20 octobre 2017.

Inconduites sexuelles: des textos de Gilles Parent après une rencontre disciplinaire, JournaldeQuebec.com, 20 octobre 2017

L’enquête sur Gilles Parent se poursuit, 23 octobre 2017, lesoleil.com.

Gilles Parent brise le silence, LeSoleil.com, 12 septembre 2018.

La sortie médiatique de Gilles Parent est la cible de critiques, Journaldequebec.com, 12 septembre 2018.

Apprenez-en plus sur le harcèlement sexuel en allant sur inspq.qc.ca.

Trudeau interpellé: Éric Duhaime offre sa tribune aux agitateurs d’extrême-droite

Jeudi dernier, le premier ministre canadien Justin Trudeau participe à un rassemblement partisan à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Pendant l’événement, il est interpellé par Diane Blain, une militante souverainiste du Front patriotique du Québec (FPQ). Xavier Camus et LeTroupeau ont révélé tous les détails du coup monté par La Meute.

Dans la vidéo produite par un certain Carl Brochu, Justin Trudeau dénonce le racisme de madame Blain en des termes très clairs. Cette vidéo est devenue virale.

Carl Brochu en 2010

Éric Duhaime a donc invité Carl Brochu pour en parler. Duhaime tente de faire passer l’événement, comme d’autres nationalistes de droite l’ont fait, pour un épisode où une pauvre citoyenne sans défense se fait chicaner par le gros méchant Justin.

Sauf que Carl Brochu est un complice de Diane Blain, membre du FPQ. À ce sujet, pas un mot de la part de Duhaime!

Carl Brochu participe aussi à Radio Info Cité, une tribune offrant beaucoup de place à l’extrême-droite. Il y a aussi un « Carl Brochu » candidat pour le parti Citoyens Au Pouvoir.

En un mot, Éric Duhaime offre une belle tribune complaisante à des extrémistes pour qu’ils puissent se vanter de leur coup d’éclat.

Éric Duhaime a un long passif de complaisance avec l’extrême-droite avec le #Crucifixgate et The Rebel, entre autres.

Bernard Drainville a lui aussi reçu Carl Brochu en entrevue.

Vous trouvez ça inacceptable? Vous pouvez écrire une lettre aux annonceurs.

FM93: Éric Duhaime offre une tribune à l’extrême-droite

20 aout 2018, Le retour d’Éric Duhaime, avec Éric Duhaime

16h: CB- « Ça fait 12 ans que je reste à Montréal moi, je viens de Charny. Et à Montréal je subis quotidiennement des conséquences directe de notre submersion. C’est l’État québécois qui paie pour ces immigrants-là.

ED- « Vous avez bien raison. Vous serez toujours bien reçu chez nous. »

CB- « La ville de Laval, en 94, juste avant le référendum de 1995, les nationalistes, vous lâchez pas le morceau. On va vous noyer dans l’immigration. Là, ils se sont mis à multiplier les manœuvres pour nous tasser dans notre propre province… »

ED- « …je comprends, c’est une thèse qui est défendue par de nombreux nationalistes québécois. »

Et Éric Duhaime de raccrocher…

ED- « (…) Le plus agressif des deux (entre Diane Blain et Justin), c’est pas mal Justin. »

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Intimidation chez Vice: la radio-poubelle soutient l’extrême-droite violente

L’extrême-droite violente débarque chez Vice pour intimider les journalistes. Les gros bras d’Atalante n’apprécient pas les articles que le média a écrit sur eux.

Tout le monde dénonce cette attaque contre la liberté d’expression. Tout le monde? Non, bien sûr, la radio-poubelle fait bande à part. Elle est plutôt d’accord avec l’intimidation envers des journalistes surtout lorsqu’ils sont qualifiés de « gauchistes ».

Tout d’abord il y a un faire-valoir de Fillion qui écrit sur Twitter…

Merci à Antagoniste

Pour résumer

  • Atalante a « usé de sa liberté d’expression »
  • Vice méritait d’être intimidé
  • Atalante n’est pas un groupe extrémiste

Si Dominique Dumas l’a écrit, c’est parce que Jean-François Fillion n’ose pas l’écrire lui-même. Trop peureux d’assumer ses opinions jusqu’au bout.

Et si vous croyez qu’un faire-valoir peut développer ses propres idées, idées qui seraient contraires à celles du gourou, c’est que vous ignorez tout de la radio-poubelle.

Puis, Éric Duhaime et Myriam Ségal commentent aussi dans l’extrait (disponible en bas de cette page). Tout en feignant une condamnation sincère d’Atalante, ils poursuivent en changeant de sujet et finissent par réserver leurs mots les plus durs envers l’extrême-gauche et… les journalistes.

Même l’ex vice-première ministre Nathalie Normandeau et Martin Everell ont défendu la militante d’extrême-droite Faith Goldy le 23 mai, disant en gros que c’est l’extrême-gauche qui est violente et que l’extrême-droite ne fait pas de casse, elle. Rappelons que Faith Goldy s’est fait brassée par des antifas lors d’une manifestation au chemin Roxham le 19 mai.

Mettre sur le même pied d’égalité l’intimidation envers des journalistes et l’intimidation envers une militante suprémasciste blanche en train de se filmer vise à tromper l’auditoire. Vous pouvez condamner les deux si vous voulez, mais ce n’est pas pareil. Il n’y a pas de relation symétrique possible entre des gens dont le travail vise à faire croitre notre liberté et ceux qui veulent piétiner cette liberté.

C’est pourquoi nous devons combattre l’extrême-droite de toutes les façons possibles.

Toute notre solidarité aux journalistes de Vice.

Dégouté? Pourquoi ne pas écrire une lettre aux annonceurs pour vous défouler.

FM93: « Atalante l’a échappé hier »

25 mai 2018, Duhaime-Ségal avec Éric Duhaime et Myriam Ségal

12h17: ED- « Atalante ils l’ont échappé hier. »

MS- « Ils ont pas a rentrer à terroriser et intimider des journalistes. Vice à le droit d’écrire ce qu’ils veulent de la même manière qu’Atalante a le droit de dire ce qu’il veut (…) »

ED- « On sait que Vice c’est un média idéologique hyper à gauche. C’est correct ils ont le droit. C’est sûr que des fois j’aimerais qu’ils s’assument plus et qu’ils s’assument (…) »

MS- « C’était aussi inadmissible de voir les antifas houspiller Faith Goldy à Lacolle (…) »

MS- « Les médias traditionnels (…) personne n’a parlé de Faith Goldy. Mais tout le monde parle d’Atalante. »

ED- « Oui parce que c’est dans leur cour, c’est dans leur gang (…) Faith Goldy a fait pas partie de leur gang. Il y a quelqu’un de leur gang [les journalistes] qui a été intimidé. Fait qu’eux autres c’est pas le principe qu’ils défendent. Ils défendent une idéologie de gauchiste (…) »

ED- « Il y en a combien de la gang de crottés d’antifas qui vont se faire arrêter et qui vont se faire amener devant les tribunaux (…) Ça j’ai bien peur qu’il y en ait aucun. Parce ce qu’ils ont fait tant qu’à moi c’est pire, parce qu’ils s’en sont pris physiquement à Faith Goldy.

La bas [chez Vice] ils ont pas brisé de l’équipement, ils ont pas crachés sur du monde. Les antifas ils ont fait ça. Puis ils ont poussés du monde à terre (…) »

MS- « Que la violence soit à droite ou à gauche la violence est inadmissible dans une société civilisée (…) »

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C’est un phénomène qu’on a observé dès 2012 alors que Légitime Violence, dont les membres sont aussi dans Atalante, avait été couvert de louanges dans une entrevue à Radio X. Un montage vidéo avait été réalisé démontrant le traitement faborable envers le groupe d’extrême-droite en comparaison avec un groupe d’extrême-gauche.

Radio X : Liberté à deux vitesses (Mise En Demeure et Légitime Violence)

On peut donc, d’un côté, crier haut et fort « libarté d’expression » (pour soi-même) et de l’autre soutenir ou banaliser l’intimidation envers des journalistes. C’est ça la radio-poubelle: des brutes hypersensibles flirtant avec l’extrême-droite.