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Meurtre dans un hôtel de Sainte-Foy: Fillion blâme la victime

Un coup de crayon d’Alex Fatta

Mercredi dernier une jeune femme de 22 ans, Marylène Lévesque, est assassinée dans un hôtel. L’agresseur, 51 ans, est un tueur récidiviste. Il avait promis à Mme Lévesque 2000$ en échange de services sexuels.

Dans l’extrait audio ci-bas, Jeff Fillion commente, passant environ 2 minutes à parler du tueur et consacrant les 16 minutes restantes à critiquer le comportement de la victime alors que son cadavre est encore chaud.

Fillion résume bien sa position dans une phrase: « Il y a un salaud qui n’aurait pas dû être en liberté, mais il y a une victime qui n’a pas été prudente. »

Le tueur et l’assassinée seraient ainsi coupables au même titre. En fait non, la morte est d’avantage coupable, selon Jeff Fillion, puisqu’elle récolte l’essentiel des critiques.

C’est une posture traditionnelle de la radio-poubelle: la victime est coupable. Quand des survivantes dénoncent le prédateur sexuel Harvey Weinstein, Fillion blâme les femmes pour en avoir profité et pour « ne pas avoir de bonnes valeurs ». Quand des femmes sont agressées à l’Université Laval, Fillion fustige la « prise de contrôle des femmes dans la société ».

Et suite à l’opération Scorpion en 2003, Fillion s’en prendra à Geneviève Quinty, responsable au Projet intervention prostitution Québec (PIPQ). Celle-ci lui réclamera 100 000 $ pour avoir tenu des propos offensants sur son orientation sexuelle (elle est lesbienne) et sur sa compétence professionnelle.

Fillion commence son sermon en réclamant la peine de mort pour le tueur.

Mais peine de mort ou pas, ça n’aurait pas empêché le crime de se produire. Ce n’est pas une solution. Ce n’est qu’une façon, lâche, de se venger.

Mention spéciale à Dominique qui a quand même essayé d’expliquer à Fillion que la victime ne pouvait pas être coupable. Bel essai.

Rappelons que Fillion lui-même a déjà trempé dans une histoire de proxénitisme. C’est aussi quelqu’un ayant déjà affirmé que la « prostitution sous toutes ses formes, c’est pas si grave que ça ». On soupçonne toujours Radio X de faire du proxénitisme.

Ces propos sont inacceptables. Nous vous invitons à écrire un courriel aux annonceurs.

CHOI: La victime c’est un peu de sa faute si elle est morte

24 janvier 2019, Fillion avec Jean-François Fillion, Dominique Dumas, Laurence Gagnon et Gerry

12:44: JF- « Moi je suis pour la peine de mort (…)

DM- « Depuis sa sortie (…) Il avait remontré des signes de violence… »

JF- « Oui; parce qu’au spa… au salon de massage ils l’ont sacré dehors. Ils l’ont barré. La jeune fille a pris beaucoup de risques. »

DD- « L’appât du gain »

JF- « Là, on est sage avec la jeune fille, parce qu’elle est d’une beauté extrême (????) Si c’était une prostituée comme on voit habituellement, un peu plus maganée, on serait plus dur. »

DD- « Mais même à ça, ça demeure la victime là-dedans. »

JF- « Je comprends, mais ce qu’il faut retenir chez les gens qui sont là-dedans, ou n’importe quoi, quand toutes les lumières sont allumées, c’est pas 2000$ qui va te sécuriser »

(…)

JF- « Elle s’est dit: «ah, il s’est fait mettre dehors, il est violent, il a fait de la prison, l’histoire avec sa femme, mais c’est pas grave, c’est une bonne paie je vais y aller» (…) »

LG- « Elle le savait pas qu’il avait tué sa conjointe. Elle savait juste qu’il avait été rough avec d’autres filles au salon »

JF- « Oui, mais elle savait qu’il avait fait de la prison pour sa femme. Elle savait pas qu’il l’avait tuée. Elle savait… »

LG- « …qu’il avait fait de la prison pour violence »

(…)

JF- « Il y a deux affaires. Il y a un salaud qui n’aurait pas dû être en liberté mais il y a une victime qui n’a pas été prudente. Elle n’a pas écouté ses amis. Et s’est écouté pour une histoire d’argent. Parce que c’était de l’argent vite fait (…) Maudit criff que c’est jouer avec le feu x2. C’est terrible »

(…)

JF- « Moi je dis juste que (…) Quand vous savez que vous avez à faire tout seul avec quelqu’un qui a un passé, et qu’il y a des lumières d’allumées, allez-y pas. »

(…)

JF- « Elle… écoute elle a manqué de jugement. Ça c’est clair (…) »

JF- « C’est tout parti d’elle. Elle a dérogé de son… entre guillemets… plan d’affaire, elle savait pourquoi elle était dans un salon, que c’est plus sécure d’être, quand elle a vu que le gars s’est fait mettre dehors, elle l’a suivi à l’extérieur et elle n’a pas écouté (…) Son ami lui a dit: «va pas là, tu courres après le trouble» (…) Il y a des erreurs de sa part (…) Ça aurait pu être un client qu’elle n’a jamais vu (…) Mais là, elle avait des indices (…) »

(…)

JF- « Quand il y a des lumières qui allument, il faut partir à la course »

G- « Est-ce qu’une fille un peu plus vieille, un peu plus d’expérience? (…)

JF- « Elle a quand même 21, 22 ans (…) »

JF- « Il y a des pimps qui protègent leurs filles (…)

Puis Jeff Fillion dit que c’est à cause de la gauche que Marylène Lévesque est morte.

JF- « Je suis né dans ce monde-là, dirigé par la gogauche, le no fault, la deuxième chance (…) »

JF- « Elle s’est dit: «je vais aller le voir à l’extérieur». Califf de criff ! qu’est-ce qu’elle a pensé? (…) Elle aurait pu éviter sa mort… de par une décision, juste en disant, fuck le 2000$! puis je retourne chez nous, je vais aller voir mon chum. »

(…)

JF- « Je pense que les gens sont pour qu’on légalise les travailleuses du sexe, mais il va falloir plus d’argent et de ressources pour contrer la prostitution juvénile. »

2020.01.24-12h00-rx-fillion-meurtre-prostitution.mp3

Fillion préférerait être dans les années 80 pour pouvoir frapper des protestataires véganes

« Moi si mettons je suis végane, pis je va faire un tour chez Biceps pis chanter pendant huit minutes des insultes au monde qui mange, d’après moi, mon seul feeling, c’est que ça va mal finir.

Moi je m’ennuie des années 70 et 80. C’est mes années folles […] Ce genre de patente-là, ça se réglait avec une claque sur la gueule »
-Jeff « maudite gauche haineuse » Fillion

Le Club des mal cités

Codeboxx tête les mamelles de l’État

Le temple dédié à Jeff Fillion, pardon, l’école de code Codeboxx, reçoit 260,000$ en subventions.

Kat-chiiiing

  • 200 000$ de la ville de Québec
  • 60 000$ du gouvernement du Québec

L’école a été co-fondée en 2018 par Nicolas Genest, ami, collaborateur et chroniqueur de Jeff Fillion. Étrangement, le nom de Genest n’apparait nulle part dans les documents de la ville annonçant la subvention. C’est plutôt marqué que les dirigeants sont Denis Labelle et Mme Nadya Fortier. C’est la première fois qu’on entend parler de M. Labelle.

C’est ironique pour plusieurs raisons

1- En juin, Fillion pleurnichait que la ville tentait de nuire à Codeboxx. La ville souhaite en effet lancer une école de code gratuite. Fillion est tellement imbu de lui-même qu’il était persuadé que Labeaume faisait ça pour lui nuire personnellement.

Encore une prédiction ratée. Décidément.

2- Suite à l’attentat à la mosquée de Sainte-Foy, le maire Régis Labeaume avait promis de mettre des bâtons dans les roues de « ceux qui s’enrichissent avec la haine ». Selon Agnès Maltais, il faisait référence aux radios.

Encore de belles paroles en l’air. Et tant pis pour les survivants.

3- Fillion est opposé aux subventions. Du moins, en parole. Et seulement quand ça touche la santé et l’éducation, pas les autoroutes, les ponts et la police. Une citation de Ronald Reagan que Fillion adore:

« Si ça bouge, on taxe. Si ça continue de bouger, on réglemente. Si ça s’arrête de bouger, on subventionne »

Suivant cette logique, Codeboxx serait donc un zombie.

Joyeux Halloween.

Le modèle de société fasciste de Jeff Fillion

Jeff Fillion

L’histoire de départ concerne une bagarre qui s’est mal terminée à l’école secondaire Charles-Gravel, lundi le 7 octobre. Un jeune de 14 ans s’est fait attaquer par un autre jeune. Résultat: une entorse cervicale et une possible commotion cérébrale.

C’est la même école où Jeff Fillion a étudié et où son père a enseigné il y a plusieurs années. Rappelons que Fillion y était aussi battu par son père et les profs.

Sans exprimer beaucoup de sympathie pour la victime, Fillion ne trouve rien de mieux que d’utiliser l’épisode pour… se valoriser lui-même: « J’ai étudié à cette école, elle a fait de moi presqu’un Superman, un homme tough« , dit-il en résumé.

LOL. Être victime d’intimidation n’a jamais rendu personne tough mais plutôt anxieuse et dépressive.

C’est suivi d’un long sermon sur son expérience à la polyvalente Charles-Gravel de Chicoutimi-Nord. Expérience qu’il a appréciée, ajoutant que ça aurait été « marquant » et l’aurait « défini comme personne », rien de moins.

Il y raconte un monde dans lequel des bandes de gars, des petits truands violents, dominent l’école en protégeant les faibles, filles et « geeks », dans l’espoir qu’ils leur soient utiles un jour. Des petits flics sans uniformes assurant une sorte de cohésion dans cette société droguée et ultraviolente. Une école où les employés et la direction ignorent ce qui se passe, car ils sont trop préoccupés par des peccadilles comme « le climat ».

Une société hiérarchisée, macho, divisée en castes et dont tous les problèmes se règlent par des coups de poing.

On s’entend que ce monde n’a jamais existé pour vrai, mais c’est quand même le fantasme interprété par la petite tête de Fillion. Il est tentant d’y voir une allégorie de son modèle de société.

Une société ressemblant à l’Allemagne sous le régime nazi.

Un régime dans lequel deux gouvernements agissaient en parallèle: le gouvernement traditionnel (la direction de l’école) et le gouvernement du parti fasciste (les « leaders »), composé de brutes et de criminels.

Au sujet de l’intimidation à l’école, dont Fillion se fait à la fois promoteur et exemple, l’IRIS a publié un billet sur le sujet, indiquant qu’il s’agit d’une question de pouvoir:

les gestes d’intimidation seraient en partie motivés par le désir d’un statut supérieur et d’une position de pouvoir à l’intérieur du groupe de pairs. L’intimidation serait donc un phénomène de groupe à l’intérieur duquel l’attitude des spectateurs et spectatrices aurait un effet considérable sur l’agent intimidateur et sa victime. En effet, en assistant et en encourageant l’initiateur ou l’initiatrice de gestes d’intimidation, les spectateurs et spectatrices permettent l’accès à la position de pouvoir recherchée, alors qu’en défendant la victime, ils rendent la stratégie de l’intimidation inefficace pour atteindre un statut supérieur au sein du groupe.

iris-recherche.qc.ca

Par ses paroles, Fillion glorifie les intimidateurs et se fait le champion d’une répartition inégale du pouvoir à l’école.

CHOI: le modèle fasciste

9 octobre 2019, Fillion, avec Jean-François Fillion, Dominic Dumas et Laurence Gagnon

JF: « C’est une des polyvalentes les plus dures au Québec. C’était une des toughs. Puis moi, ça m’a formé. Il y a des gens qui disent :  »me semble, Jeff, t’es tough. T’es capable d’en prendre. T’es capable d’endurer. » Pas tant que ça. J’suis pas Superman. Dans ce temps-là, tu prenais ton trou et t’étais low profile ou t’étais dans les leaders alphas qui menaient la place pas mal. »

G: « T’es allé à la guerre. »

JF: « Oui oui (…) »

JF: « Tsé, les meilleurs en mathématique savaient calculer combien de mescalines ils vendaient dans une journée. Dans mon casier où j’étais, j’étais entouré de vendeurs de drogue. Des amis (…) »

JF: « Je veux saluer mon chum André Castonguay (…) S’il y avait pas eu André, probablement que je serais mort. Le gros me surveillait parce qu’il savait que je partais des bagarres partout et c’est lui qui venait ramasser les pots cassés (…) « 

LG: « Toi, tu étais le fatiguant à la grand gueule qui partait la bagarre mais qui se battait pas. »

JF: « Non, non, je me battais (…) »

(LOL)

JF: « Y avait de l’intimidation. Ça fait partie de l’adolescence. »

JF: « Jamais les leaders de la place n’auraient toléré que quelqu’un se fasse intimider jusqu’à ce que ça finisse avec des claques s’a gueule comme ça a fini hier. Dans cette jungle-là, il y avait des lois non écrites quelque part. La plupart du temps, c’est des gangs qui s’affrontaient. Des toughs contre des toughs. Mais jamais quelqu’un, un geek, un gars gêné, un plus gros (…)

Les leaders des écoles (…) les brasseux. Les plus forts de la gang. La société est faite de même. Je sais que la gogauche aimerait que tout le monde soit pareil. Dans la vraie vie, ça n’existe pas. Il y a une hiérarchie. Il y a des castes. Et c’est comme ça. Tu as le leader, t’a pas loin du leader, ça descend c’est comme ça. C’est un nid de fourmis, la vie (…) Mais moi, dans mon temps, ces leaders-là jouaient à la police et ils ne toléraient pas que personne en bas de la pyramide se fasse écœurer de même. Jamais, jamais. Moi j’ai jamais vu ça. »

Et les leaders (…) vous êtes un peu la police de la place. Et les salauds qui font ça, vous devez vous en rejeter, vous devez vous en occuper vous autres personnellement (…) Les vrais de vrais leaders c’est là aussi pour protéger les faibles. »

DD: « Adam nous dit: quand j’étais en secondaire 3, j’ai claqué un gars qui avait sacré un coup de poing s’a gueule à une fille (…) »

JF: « Yeah, good job! (…) Parfait, voilà (…) Bravo Adam. C’est exactement ce qu’il faut faire. C’est ça, protégez les filles. Protégez les geeks. Protégez les faibles (…) Les faibles, ils vont finir en haut de nous autres. Ils vont finir mieux placés et ils vont gagner 250,000 par année. C’est cette période-là qu’ils ont besoin d’être protégés. C’est peut-être un futur médecin, il va te sauver la vie de ton cancer 30 ans plus tard. »

JF: « Les directions scolaire sont aux fraises. Ils s’occupent du climat. Toutes des maudites niaiseries (…) »

JF: « Surtout les gars: Protégez les filles, protégez les plus faibles. »

JF: « J’ai tellement de moments que tout est clair dans ma tête dans ces années-là (…) Ces moments-là m’ont marqué et ça m’a défini comme personne (…) »

JF: « C’est un bon bout de radio. Un très bon bout de radio. Ouais, mes détracteurs ne le garderont jamais. »

DD: « Oui, ils vont pogner des affaires là-dedans »

radio-x-2019.10.09-61-Nos%20%C3%A9coles%20forment%20des%20leaders%20ou%20des%20losers.mp3

Le Conseil de presse blame Jeff Fillion pour des propos racistes envers des mexicains

Jeff Fillion

Le 24 mai 2019, Fillion tient des propos discriminatoires à l’endroit des mexicains.

« Le Conseil est d’avis qu’en suggérant d’aller chercher des Mexicains, des « gars […] de l’Amérique centrale » parce qu’ils ont « pas peur de l’ouvrage », que « ça va prendre un maudit bout avant qu’ils parlent français » et qu’ils « vous écoeureront pas avec des histoires de syndicat pis des patentes de même », l’animateur fait preuve de discrimination en véhiculant des préjugés selon lesquels les Mexicains et les latino-américains représentent une main-d’oeuvre qui n’apprendra jamais le français, qui est docile et peu revendicatrice en matière de droit du travail. »

conseildepresse.qc.ca, d2018-05-066

Ce qui est bizarre c’est qu’on ne retrouve par les paroles de Fillion sur les « mexicains rapaces » « proches de la mafia » dans la décision du CPQ. C’est pourtant dans le même segment.

Heureusement c’est sur notre site internet.
Vous pouvez réécouter l’audio intégral ici