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« On va s’autodétruire comme être humain si on peut plus s’affirmer comme hétérosexuel », selon Jérôme Landry

Le Pharmachien va sortir un livre pour enfants intitulé « Le petit garçon qui pose trop de questions ». Il y aurait une « controverse sur les réseaux sociaux », les gens se plaignant qu’ils auraient préféré une fille comme personnage principal.

Il n’en faut plus pour que Jérôme Landry pète une crise du bacon, affirmant qu’être ambigu sur la question du genre, de déroger d’une vision stéréotypée de l’homme de la femme, conduirait l’espèce humaine à l’autodestruction.

Et son discours dérape complètement alors qu’il affirme que l’objectif des féministes est d’éliminer le désir et les rapports sexuels.

C’est pourtant l’inverse. Les féministes ont toujours revendiqué une plus grande liberté sexuelle. Landry est malhonnête en détournant complètement les propos de gens qui ne pensent pas comme lui. Il fait son gros sexiste alors qu’aujourd’hui même il disait trouver « admirable » les hommes qui se déguisent en femmes pour jouer.

Dur à suivre, le Landry.

« Un retour moderne » dit l’autopromo. lol.

NRJ: on va s’autodétruire comme être humain si on peut plus s’affirmer comme hétérosexuel

15 juin 2018, Jérôme Landry au retour, avec Katherine Guillemette et Jérôme Landry (00:09:04)

JL- « Est-ce qu’on a encore le droit d’exister en tant que gars hétérosexuel? (…) Savez-vous où ça va mener ça? Ça va mener à l’autodestruction de l’humanité, si ça continue (…) »

JL- « Ultimement, on va s’autodétruire comme être humain si on peut plus s’affirmer comme hétérosexuel. Si on peut plus trouver une femme belle parce qu’elle a un décolleté. Ça veut pas dire de jouer au gros colon, mais là, on dirait qu’on voit plus la différence entre être un maudit gros colon qui va fixer pendant une demie-heure le décolleté d’une femme et quelqu’un qui va peut-être juste jeter un regard sur une fille qui est belle et qui, oui, a une poitrine intéressante. On veut tellement se dénaturer, que ça va nous mener à quoi? ça va nous mener à plus de relations sexuelles, ou quoi? Si on peut plus être allumé et attiré sexuellement par le corps de la femme? Faut tout rabrouer. Ça va être quoi, l’humanité? (…) »

JL- « Un jour, ça va arriver, les gars les filles vont s’habiller exactement de la même façon. Ils vont avoir les cheveux coupés tous exactement de la même façon. Ça va arriver, mais il va arriver quoi avec l’espèce humaine quand ça va être comme ça? Sérieusement, là? On es-tu en train de s’auto-éliminer? (…) »

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Québec 21 recrute un ex-journaliste

Claude-Olivier Fagnant traverse la clôture pour se joindre à l’équipe de Jean-François Gosselin, chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville de Québec.

L’ex-journaliste et recherchiste était coanimateur de Jérôme Landry à la station de radio Énergie avant d’être remercié en janvier.

-Le Soleil

En cas de viol, la victime « doit assumer les risques », selon Josée Morissette

Josée Morissette

Une femme va en procès pour se plaindre d’une « fraude sexuelle ». Pour résumer rapidement: 2 gars, une fille. En pleine action, le gars quitte la pièce et un autre vient le remplacer. La relation sexuelle se poursuit sans que la fille n’ait été avisée du changement de partenaire.

Jérôme Landry et Josée Morissette en parlent. Mais c’est Josée qui a les propos, de loin, les plus étonnants.

Ce qui n’est jamais dit dans cet épisode radio c’est qu’il s’agit d’un viol. Ce n’est peut-être pas la définition du dictionnaire, mais selon l’Institut national de santé publique et les féministes, la définition du viol est une « relation sexuelle sans consentement ».

La fille de l’histoire n’a jamais consenti à sa relation sexuelle: on ne lui a jamais demandé!

Pour Josée Morissette, c’est assez clair: C’est la faute de la fille. Elle devait être plus prudente. Point.

Toute l’histoire est ici.

Vous trouvez ça inacceptable? Vous pouvez porter plainte au CCNR, ou écrire une lettre aux annonceurs. Vous pouvez aussi signer la déclaration pour des ondes saines.

NRJ: les femmes violées sont responsables (00:14:19)

12 mai 2016, Landry dans le retour, avec Jérôme Landry et Josée Morissette

15h40 : Jérôme Landry soulève des questions sur la notion de consentement. Josée Morissette réplique: « Je suis pas d’accord (…) Une fille doit assumer ce qu’elle fait. Elle doit assumer les risques des situations ou des choses qu’elle fait, si elle s’en va avec deux gars. Comprends-tu? (…) Faut être clair (…)

JL- Est-ce que c’était sa responsabilité à elle de se rendre compte à la noirceur que c’est un nouveau partenaire qui était rendu derrière elle? (…)

JM- Sauf si une fille est agace, puis toute la soirée elle écrit  »ah ouais, moi deux, puis trois ». Tsé, il y en a des filles des agaces? (…) Mais les filles ne soyez pas agaces. Un moment donné, faut que tu te respectes, il faut que tu respectes les personnes avec qui que t’es, et il faut que tu te respectes comme femme (…) T’arrives là, et y a un gars habillé en robe de chambre, puis en boxer en-dessous. Puis, c’est pas avec lui que tu veux coucher, c’est l’ami. Tsé, ding ding là! Y a une petite lumière qui devrait allumer là (…)

JL- Les mœurs sont un peu plus légères depuis quelques années (…)

JM- Ayez donc des sexualités plates et dull. Vous en aurez pas des problèmes de même! »

12-05-2016-nrj-landry-josee-viol-consentement.mp3

Donc, selon eux, la fille n’a pas été assez claire. Elle aurait dû faire signer des formulaires de consentement en trois copies et revalider pendant la soirée.

Cher Bell, pensez-y à deux fois avant d’échanger Fillion pour Jérôme Landry

jerome

Cher Bell,

La décision que vous venez de prendre concernant le congédiement de Jeff Fillion est compréhensible. Nous savons que la réputation de votre entreprise est une valeur importante à vos yeux et que vous souhaitez la préserver.

Par contre, nous comprenons moins votre désir de remplacer Jeff Fillion par Jérôme Landry.

Nous espérons que cette histoire de tweet sur Alexandre Taillefer n’était que la goutte qui a fait déborder le vase. Car s’il est douteux d’être congédié pour un simple tweet, aussi insultant soit-il, il en est autrement si on met dans la balance tout ce que Fillion a dit d’homophobe et de raciste depuis son retour à la radio.

On se souvient bien du tonitruant Badawigate, mais plusieurs déclarations de Fillion n’ont pas fait les manchettes. Celles contre les transsexuels, les gais, l’avortement, des anti-racistes, les itinérants, les musulmans, les Gaspésiens, les Mexicains etc. Ces déclarations auraient toutes mérité au moins une sanction.

On se demande aussi pourquoi vous avez engagé Fillion, en premier lieu, parce que c’était loin d’être mieux sur Radio-pirate.

Néanmoins, nous vous félicitons, car l’intimidation n’est pas acceptable sur des ondes publiques. Alexandre Taillefer a en effet admis, lors d’une entrevue avec Paul Arcand, avoir été ciblé par des trolls de Jeff Fillion les deux mois précédents le tweet fatal.

Compte tenu de tout ça, nous comprenons votre décision de mettre fin au contrat de Jeff Fillion. Selon notre interprétation, quoiqu’en disent les journalistes, ce n’est pas juste l’histoire d’un tweet.

Vous auriez du examiner plus attentivement les antécédents de Fillion avant de l’engager. Et vous vous apprêtez peut-être à faire la même erreur avec Jérôme Landry. Laissez-nous vous éclairer à ce sujet. Tout ce que nous affirmons est appuyé par des extraits audio disponibles dans nos archives.

Saviez-vous que Landry a déjà été condamné, en février 2016, avec Denis Gravel, par le Conseil de Presse pour « pour mépris, discrimination et préjugés » à l’endroit de gens sur l’aide sociale? Selon le duo, ces personnes démunies seraient sales, voleurs et alcooliques.

Landry a aussi été condamné par le CCNR en 2015 quand, toujours accompagné par Gravel, il a proféré des grossièretés contre des cyclistes. Dans ce long discours, le duo est allé jusqu’à menacer les cyclistes:

Gros colon ! Gros cave ! Reste chez-vous. Tu mérites qu’un char te passe dessus.

Au sujet de l’égalité homme-femme, valeur de base de la société québécoise selon un consensus assez bien répandu, Jérôme Landry affirme que « les enfants en n’ont rien à foutre de ces questions-là », le 1 juin 2015 à Radio X.

Le mois précédent, le 5 mai 2015, Jérôme affirme sur les ondes que c’est une « belle perte de temps à l’école de parler d’homosexualité à des 3e année ».

Le 9 avril 2015, Landry qualifie des étudiants de « bums », et il rajoute : « Vous êtes des crottés, des ratés, des crétins, des loosers (…) vous êtes des vidanges. C’est difficile d’être plus raté que ça. ».

Au sujet de toilettes pour transgenres aménagées au Collège Dawson, Landry qualifie, le 26 février 2015, cette idée de « dictature des minorités », ajoutant : « On est rendu malade dans tête ».

Saviez-vous que la conjointe de M. Landry est Josée Morissette, celle qui a comparé deux gais qui s’embrassent à deux chiens? Le Conseil de presse avait jugé ces propos injurieux et remplis de préjugés.

Le 12 décembre 2014, Jérôme Landry appuie les techniques de torture de la CIA, les simulations de noyade, privation de sommeil, plonger la tête dans un bassin d’eau glacé, etc.

Nous avons plusieurs autres extraits de M. Landry dans la section conçue à cet effet.

Tout ça pour dire que si vous tenez à votre réputation au point de briser votre contrat avec Jeff Fillion, vous pourriez y penser à deux fois avant d’engager Jérôme Landry.

En souhaitant que vous preniez la bonne décision.

Agréez, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.

Le Conseil de presse blâme Radio X pour conflit d’intérêts, préjugés, discrimination et propos méprisants

Le Conseil de presse a rendu publiques deux décisions concernant Radio X.

L’une concerne une plainte déposée le 6 mai 2015. On y rapporte que Jean-Christophe Ouellet, le co-animateur de Dominic Maurais à Radio X, parle de vapotage à l’antenne tout en étant propriétaire d’une boutique de cigarettes électroniques. Ce qui le met en conflit d’intérêts.

La chose est tellement banalisée à Radio X que Maurais avait même fabriqué un thème musical spécial chaque fois que Ouellet parlait de vapotage: « les vapo news ».

« Pour le Conseil, le conflit d’intérêts de M. Ouellet est évident. Étant donné son statut de propriétaire d’une boutique de cigarettes électroniques, il aurait dû s’interdire d’aborder tout sujet touchant au vapotage. »

Un blâme est également porté à l’encontre de Dominic Maurais « pour avoir omis de veiller à ce que M. Ouellet ne se retrouve pas en situation de conflit d’intérêts. »

Cette décision va dans le sens de ce que la Coalition affirme depuis maintenant 4 ans: la radio-poubelle fait de l’anti-journalisme. Elle utilise le journalisme tout en en piétinant les principes déontologiques de base.

Ça fait plusieurs semaines qu’il n’y a pas eu de « vaponews » à Radio X, ce qui confirme une autre affaire: si la radio-poubelle n’est pas membre du CPQ et ne répond pas aux plaintes, elle garde une oreille attentive et peut modifier ses comportements dans le bon sens.

Lire toute la décision du Conseil de presse d2015-05-137.

L’autre décision concerne une grande séance de défoulement contre les plus démunis de la société: les gens vivant de l’aide sociale.

La plainte est déposée le 17 avril 2015 par le Regroupement des femmes sans emploi du Nord de Québec. Elle concerne Denis Gravel et Jérôme Landry à l’époque où ils faisaient croire qu’ils étaient les meilleurs amis du monde.

Le conseil atteste que Gravel et Landry ont fait preuve de mépris et de discrimination, et ont propagé des préjugés envers les gens vivant de l’aide sociale mais aussi contre ceux qui les défendent.

Les gens vivant de l’aide sociale y sont qualifiés de voleurs, sales et alcooliques.

Extraits:

« Les gens aptes au travail, met ton cadran, peigne-toi et va travailler […]. Lave-toi […]. »

« On tolère des gens, dix, onze ans sur le B.S, alors qu’ils sont aptes au travail […] ces gens-là sont des voleurs! […] qui tu voles? Ceux qui ont des limitations à l’emploi, ils enlèvent de l’argent à ceux qui en ont vraiment besoin […]. »

Le CPQ déplore aussi l’utilisation péjorative à répétition du mot « B.S ».

En répétant continuellement le terme “B.S.”, l’animateur contribue à renforcer une image négative à l’égard des personnes assistées sociales.

La Coalition sortons les radios-poubelles déplore l’acharnement des animateurs à s’attaquer aux plus faibles et à en faire des boucs-émissaires. En plus de s’attaquer aux pauvres, la radio-poubelle s’attaque aussi aux musulmans, aux femmes, aux gays, etc.

Nous déplorons l’impunité dont jouit la radio-poubelle. Une organisation avec des dents doit être en mesure de faire appliquer des sanctions contre ceux qui piétinent la déontologie journalistique et qui répandent la haine.

Lire la plainte d2015-05-140.