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Alexandre Bissonnette était tout sauf raciste, disent-ils

L’enregistrement de l’appel au 911 du tueur de la mosquée a été rendu public cette semaine. Pour interpréter les motivations du tueur, la radio-poubelle a commenté cet enregistrement en long et en large, jeudi et vendredi.

Les populistes refusent de parler de racisme ou d’islamophobie. Dans les extraits audio qui suivent, vous les entendrez proposer des alternatives simplistes pour expliquer l’attentat.

  • C’est la maladie mentale
  • C’est les médicaments
  • C’est les armes à feu
  • On nous cache des choses

Tout, sauf le racisme.

On peut être à la fois malade et raciste. Il n’y a aucune contradiction là-dedans.

Les populistes font ça parce qu’ils sont des racistes eux-mêmes et qu’ils partagent plusieurs atomes crochus avec le tireur de Québec. Mais puisqu’ils refusent d’admettre leur part de responsabilité, après avoir distillé la haine islamophobe pendant des années, ceux-ci préfèrent faire ce qu’ils ont l’habitude de faire: camoufler le racisme.

Le racisme est comme l’éléphant dans la pièce, mais les populistes vous lèveront un écran de fumée si grand que vous ne le verrez plus.

Les populistes  sont des racistes mais ne peuvent pas accepter le tueur comme l’un des leurs à cause de l’ampleur du crime. Le tueur est à la fois semblable et infréquentable.

Mais il aura quand même un petit traitement de faveur: Il est malade. Il a besoin d’aide. Il ne fera jamais 150 ans de prison. Il est blanc après tout.

La plupart des extraits suivants précèdent la divulgation de la vidéo de l’interrogatoire de Bissonnette. Dans cette vidéo, celui-ci révèle très clairement sa peur panique des musulmans, des demandeurs d’asile et l’influence causé sur lui par les médias.

Pourtant quelques jours après l’attaque à la mosquée, la presse internationale indiquait:

Bissonnette affichait « des idées d’extrême droite à l’université comme sur les réseaux sociaux, tout en ayant été sympathisant du Parti québécois »

LeMonde.fr

Bissonnette est décrit par ses camarades comme un nationaliste et un « introverti impopulaire », admirateur de Marine Le Pen et de Donald Trump, connu pour ses propos xénophobes et antiféministes.

Yahoo.com

Comment peut-on être plus clairement islamophobe, tout en partageant les mêmes idées que la radio-poubelle, que ça?

93.3: le tueur a besoin d’aide

14 avril 2018, Duhaime-Ségal, avec Éric Duhaime et Myriam Ségal (00:11:31)

AA1- « Il y a quelque chose qu’on nous cache on dirait (…) »

MS- « Les gens qui ont vu le vidéo parlent d’un tueur déterminé, calme (…) c’est très contradictoire avec ce qu’on vient d’entendre (…) »

AA2- « C’est un très grand malade, c’est pas un terroriste, c’est pas quelqu’un qui faisait ça pour faire du mal comme tel, c’est la maladie.  »

ED- « Le problème de santé mentale, c’est assez évident  »

AA3- « Ce jeune la a besoin d’aide, il est malade (…) Le Doc Mailloux, à matin, il en a parlé mais les gens osent pas en parler. Il y a anguille sous roche (…) Il y a de quoi, en dessous de ça, qui est caché. Il a besoin d’aide. Doc Mailloux, c’est pas un fou [lol], et il le sait. »

(…)

Puis deux personnes appellent pour dire que c’est à cause des médicaments.

ED- « Dans l’extrait avec le répartiteur du 911, il n’y a aucun propos islamophobe là-dedans. »

fm93-duhaime-segal_13_avril-2018-ligne-ouverte-bissonnette.mp3

Radio X: le tueur, un pauvre faible dérangé

13 avril 2018, Martineau-Trudeau, avec Richard Martineau et Jonathan Trudeau (00:08:14)

RM- « Pourquoi il a pas plaidé l’aliénation mentale? »

(…)

RM- « Il a l’air d’un gars troublé, pas bien dans sa peau (…) Des attentats, il y en a eu. Prends le Bataclan. Ils étaient contents d’avoir tué et ils assumaient leur geste. Lui, c’est pas ça, c’est: j’espère j’ai pas tué personne (…)  »

JT- « L’appel au 911 nous permet de voir non pas un mastermind démoniaque, mais un pauvre faible dérangé. Pas de fantasme de puissance relié à ça. »

Puis Martineau blâme les médicaments et les armes à feu.

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93.3: le tueur n’est pas un terroriste

13 avril 2018, Mailloux et Josey, avec Pierre Mailloux et Josey Arsenault (00:10:25)

PM- « Il est mêlé, il est pas cohérent, il est ambivalent, il est perdu (…) Il n’y aura plus de discussion, ce n’est pas un terroriste (…) C’est un perdu. »

JA- « À qui ça a servi de laisser croire aux gens que c’est un terroriste? »

(…)

JA- « C’est plus du tout la même histoire. »

PM- « La même motivation. On a supputé allégrement que c’était un petit maudit raciste qui a alimenté son racisme dans son sous-sol en regardant des vidéos. »

JA- « Moi, il me reste plein de questions. Qu’on ne connaitra surement plus les réponses. Et ça me fait de plus en plus croire aux théories du complot. Fait que, je pense qu’on se fait manipuler de quelqu’un, d’un groupe, d’une organisation, d’un gouvernement. En tout cas, on se fait manipuler je pense. »

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Radio X: le tueur n’avait pas de haine

13 avril 2018, Fillion, avec Jean-François Fillion

11h35: JF- « [Bissonnette] pour moi, un gars qui a un problème avec l’Islam… pour moi, il se serait échappé (…) Il n’y a rien (…) On ne sent pas une once de haine. »

Puis Fillion blame les pillules et la maladie.

fillion_2018-04-13-bissonnette-pas-une-once-de-haine.mp3

Une baise, deux opinions

Non mais, y a-t-il moyen de faire barrage à ce genre de déversement d’accélérateur de haine ? Durocher et Martineau en produisent souvent, mais ce ne sont pas les seuls. En plus de nos spécialistes de la controverse, collectivement, nous contribuons à ce genre de climat.

Je clique, tu cliques, je commente, tu commentes, ça dégénère, alouette. Que faisons-nous pour arrêter ce cycle malsain qui gangrène notre société et donne la voie libre à des meutes qui ne savent même plus pourquoi elles s’indignent ?

Droit-inc

Les personnes transgenres et les gais sont anormaux, selon Bombardier, Trudeau et Martineau

La nouvelle présidente de la Fédération des Femmes du Québec est une personne transgenre. C’est tout ce que ça prend pour faire choquer Denise Bombardier qui réagit avec une chronique pleine de fiel. Elle est aussitôt invitée par Martineau-Trudeau à Radio X pour être félicitée.

Et Bombardier déverse librement sa haine transphobe sous les hourras de Martineau et Trudeau qui ne peuvent s’empêcher de renchérir sur les gais vers la fin.

Bombardier parle comme si la présidente de la Fédération des Femmes du Québec (FFQ) était la première à parler du genre comme d’une création sociale. Pourtant, Simone de Beauvoir décrit le phénomène dans « Le Deuxième sexe » en 1949. C’est une position répandue dans le mouvement féministe depuis des décennies.

Bombardier fait comme si c’était la première fois qu’elle en entendait parler.

On peut aussi s’opposer à ce qu’une personne transsexuelle prenne la tête de la FFQ avec des arguments valides. Mais ce que dit Bombardier transpire le dégout et la transphobie.

Remarquez qu’en 2004, Bombardier a été blâmée pour propos homophobes.

Radio X : les personnes transgenres et les homosexuels sont anormaux

1 décembre 2017, Richard Martineau, Jonathan Trudeau et Denise Bombardier (00:21:00)

10h: DB- « Elle a été interviewée de façon complaisante [comme dans la présente entrevue] et elle disait qu’elle s’intéresserait aux extrêmes marginaux et que les acquis qu’elle gagnerait retomberaient sur toutes les femmes. Intellectuellement, c’est de la bêtise (…)

DB- « Il faut cesser d’évaluer les gens en regard de la loi. Il y a aussi la décence! (…) »

DB- « Depuis le début de l’humanité il y a des hommes, il y a des femmes, et une femme ce n’est pas un homme, et un homme ce n’est pas une femme, à côté de ça il y a… je ne sais pas comment on peut appeler ça, il y a des gens qui sont dans une situation psychologique et physique catastrophique (…) »

Puis Bombardier se vante d’être intelligente et bonne.

RM- « Est-ce que vous trouvez les transgenres anormaux? »

DB- « Les transgenres, c’est des gens envers qui on doit avoir de la compassion (…) »

DB- « Il y a un gars de 45 ans qui dit: moi je suis une fille de 6 ans. Alors il porte une petite capuche sur la tête et une robe à frisons (…) »

RM- « Non, mais on peut-tu le dire que c’est un malade? »

DB- « Non, on peut pas [#not], à une autre époque, ces gens-là on les protégeait [lire enfermait] et on les mettait en hôpitaux psychiatriques (…) »

DB- « On les laisse demander tout. Demain, ils demanderont d’être premier ministre! »

RM- « Bravo, merci de votre courage [de répéter ce que tous les homophobes disent depuis un siècle].(…) »

JT- « On devrait avoir le droit de dire qu’une relation normale, c’est homme-femme mais qu’il n’y a absolument rien de mal à avoir une relation homme-homme »

RM- « Mais c’est pas la norme! (…) Comment ça se fait que c’est la marge qui dit c’est quoi la norme? La démocratie, c’est quoi que la majorité l’emporte. Là, c’est la minorité qui l’emporte (…) C’est ça quelqu’un qui est normal, normal c’est la norme, c’est la force du nombre. Le plus grand nombre de gens agissent comme ça, c’est normal. C’est la marge qui nous dit comment faire. »

RM- « Anormal, les gens pensent qu’on dit malade mental. Non, ça veut dire « pas la norme » (…) Tu ne fais pas partie de la majorité. Les transgenres sont anormaux. Les gais sont anormaux. Ils ne font pas partie de la norme. Ils sont une exception (…) C’est pas la marge qui devrait leader, diriger un groupe. C’est fou, complètement débile (…)  »

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Annonceurs et radio-poubelle, une histoire d’amour consanguine, ou pourquoi les subventions au Festival d’été de Québec ne sont jamais dénoncées

Ponce Pilate se lavait les mains aussi

S’il y a bien un sujet dont on ne parle jamais, c’est bien des clients de la radio-poubelle: les annonceurs. Ceux qui paient les salaires faramineux des animateurs. Ceux qui se lavent les mains pendant les scandales racistes, homophobes et sexistes.

Pourtant le cœur du problème est là. Tous les scandales, les envolées belliqueuses, l’intimidation, les menaces, les campagnes politiques, le racisme, les crises du bacon, tout ça s’explique par la volonté des animateurs d’attirer leurs auditeurs vers les annonceurs.

Un journaliste honnête rejette les conflits d’intérêts. Il combat tous les liens entre son travail et une entreprise privée.

L’animateur de radio-poubelle, au contraire, fusionne avec son client jusqu’à s’effacer lui-même.

Un animateur de radio-poubelle est un anti-journaliste. Il singe tous les attributs du journaliste (d’opinion ou pas) pour mieux les piétiner. Il prend le code de déontologie de la profession et fait méthodiquement tout de travers.

Le journaliste doit être neutre? La radio-poubelle lance des campagnes politiques en faveur de certains partis. Le journaliste doit être honnête? La radio-poubelle ment et se fiche de vérifier ses sources. Le journaliste évite toute forme de discrimination? La radio-poubelle passe des heures à dénigrer les pauvres, les immigrants et les femmes.

La relation fusionnelle entre l’animateur et son client relève de l’anti-journalisme. Elle n’a aucun équivalent dans les autres médias. Et c’est ce que la radio-poubelle fait de mieux.

À la radio-poubelle, un grand soin est consacré à satisfaire les clients. On y lèche les bottes des annonceurs de plusieurs façons:

  • Elle est porte-parole de marques de commerce
  • Elle fait des entrevues bidons, de complaisance
    • pour se tirer d’embarras
    • pour l’argent
  • Elle offre une sorte de service de lobbyisme-à-découvert et promeut le capitalisme

Elle est porte-parole de marques

Les animateurs sont porte-paroles pour diverses entreprises. Martineau est porte-parole du restaurant le Graffiti, rue Cartier. Éric Duhaime est porte-parole du restaurant Savini, sur Grande-Allée. Et ainsi de suite.

En gros un restaurateur paie l’animateur pour lui faire dire qu’il vient manger chez lui régulièrement (lol). Ces segments peuvent être pré-enregistrés ou faits en direct, mais toujours pendant une pause publicitaire.

Un annonceur qui engage un animateur le choisit car il le considère crédible. Il croit que la notoriété de l’animateur va rejaillir sur sa propre entreprise.

Croyez-le ou non, mais le Cosmos considère qu’il est dans son intérêt de faire de Jeff Fillion, un intimidateur récidiviste, son porte-parole.

Ce ne sont pas de grosses entreprises multinationales comme McDonald’s qui utilisent cette méthode. Ce sont des entreprises locales, qui choisissent, en parfaite connaissance de cause, ce type d’animateurs. Il y a fort à parier qu’ils le font aussi parce qu’ils partagent leurs opinions.

Une entreprise utilisant cette méthode augmente les chances d’être cité en dehors des espaces publicitaires prévus.

– « Le prix du steak au IGA a augmenté de 25 sous… »

– « À ce prix-là, aussi bien aller en manger à La Bête! »

Vous voyez le genre.

Ce qui est aussi fascinant c’est de tenter de comprendre comment ces animateurs, qui vendent leurs opinions au plus offrant, conservent leur crédibilité auprès de leurs auditeurs.

N’y a-t-il pas une contradiction quand, d’une part, Sylvain Bouchard fustige la moindre dépense publique et, d’autre part, vante les subventions pour des travaux de rénovation lors d’une pub de compagnie de portes et fenêtres?

Elle fait des entrevues bidons, de complaisance

La radio-poubelle fait trois types d’entrevues: de vraies entrevues, de fausses entrevues de complaisance d’affaires et de fausses entrevues payées.

Une fausse entrevue payée est une entrevue commanditée par un client. Par exemple, les chroniques avec Planet X le vendredi, la chronique de Chalou et celle avec la Maison Adam. Il s’agit d’une sorte de pub sous forme d’entrevue. À la Coalition, on appelle ça une « publi-entrevue ».

La radio-poubelle ajoute un petit bonus. En effet, Radio X particulièrement, excelle dans l’art de camoufler le motif de ces entrevues. À moins d’être vigilant, on peut facilement les confondre avec de vraies entrevues. Radio X met un grand soin à tromper son public.

Un média traditionnel va souvent avertir, d’une façon ou d’une autre, des motifs de l’entrevue. Dans les pages d’un quotidien, on retrouvera l’indication « publi-reportage » dans l’en-tête. On s’attend d’un média normal de faire preuve d’honnêteté. Pas à la radio-poubelle.

Mais le stratagème le plus intéressant est l’entrevue de complaisance d’affaires. Là, on ne parle pas tant de malhonnêteté que de manipulation.

Il s’agit d’une entrevue que la radio offre à un client pour que celui-ci ait l’opportunité de s’exprimer sur un sujet. C’est souvent une façon qu’utilise l’entreprise pour laver sa réputation à l’antenne d’une des stations les plus écoutées en ville. L’objectif est de faire copain-copain, d’améliorer la relation entre la radio et l’entreprise, et avec la communauté d’affaires en général.

L’idée est de lancer le message suivant : « à Québec, la radio est votre alliée ». Ces segments ne sont probablement pas payés par le client.

Ainsi, en février 2014, quand le groupe Resto-plaisir est condamné par Revenu Québec, Maurais de Radio X invite son porte-parole à une entrevue. Sa première question est: « On veut les écœurer pas à peu près les restaurateurs, hein? ». En mars 2016, Roby Moreault de Radio X offre une belle entrevue au docteur Marc Lacroix, pionnier des cliniques de santé privées dans la région et-client-et-collaborateur-de-Radio-X, sans que rien dans l’actualité ne le justifie. En novembre 2015, Maurais se lance dans un grand discours passionné en faveur des cliniques privées du docteur Lacroix, après que le ministre de la santé ait émis des doutes sur son intégrité professionnelle.

Ces entrevues bidons sont douteuses au plan éthique et déontologique mais, puisque les organismes chargés de surveiller les journalistes n’ont jamais blâmé quelqu’un de le faire, pourquoi s’en priver?

Ces entrevues expliquent sans doute beaucoup pourquoi certains gens d’affaires défendent vigoureusement la radio-poubelle.

Elle offre une sorte de service de lobbyisme-à-découvert

Le discours de la radio-poubelle est fait sur mesure pour la communauté d’affaires.

Une grève se déclenche? La radio-poubelle fustige les grévistes. Le gouvernement veut des voies réservées? La radio-poubelle défend le tout-à-l’auto. Le gouvernement veut appliquer les mêmes lois sur le vapotage que sur les cigarettes? La radio-poubelle s’attaque à la ministre en entrevue.

La radio-poubelle fait donc du lobbyisme pour ses clients mais à visage découvert. Ce détail leur permet de se soustraire aux règles auxquelles les autres lobbyistes doivent se soumettre, notamment l’inscription à un registre public.

Plusieurs animateurs sont propriétaires de commerces eux-mêmes. Jean-François Fillion est associé au Club de golf La Tempête (qui reçoit de belles subventions). Jean-Christophe Ouellet est propriétaire d’une boutique de vapotage, le Vapoclub à Lévis. Jérôme Landry est aussi inscrit au registre des entreprises.

Si vous vous demandez pourquoi il n’y a pas de radio privée « de gauche », vous n’avez qu’à analyser le récent conflit entre Guillaume Wagner et Martin Matte sur la publicité au supermarché Maxi. Vous allez vite comprendre qu’un gauchiste ne peut pas vanter les mérites de n’importe quel commerce. Il respecte des contraintes en fonction de ses principes.

Alors que la radio-poubelle met sa voix en location. Du moment que vous y mettez le prix, vous devenez copropriétaire de la voix et de l’opinion des petits mercenaires de l’info de la radio-poubelle.

Plus largement, la radio-poubelle défend et vante constamment les mérites du système économique qui nous gouverne: le capitalisme. Ils fustigent les taxes et les dépenses en éducation et en santé.

Quant aux autoroutes, c’est au diable la dépense.

Tout cela explique pourquoi la radio-poubelle dénonce toujours les quelques misérables subventions accordées aux artistes et aux petits organismes d’art mais jamais les millions aux gros festivals. Le Festival d’Été de Québec peut dormir tranquille.