Victime d’une «poursuite-bâillon», par CHOI Radio X

Le résidant de Québec à qui les propriétaires de CHOI Radio X réclament 250 000 $ en dommages pour avoir administré des sites Web dénigrant leur station se dit victime d’une «poursuite-bâillon» et d’accusations «mensongères». Jean-François Jacob songe même à intenter une poursuite en diffamation.

«La diarrhée verbale se doit d’être dénoncée dans toute société démocratique et ne pas faire l’objet d’une poursuite-bâillon comme ils sont en train de faire», lance M. Jacob en entrevue avec Le Soleil.

L’agent d’assurance a créé en mars la page Facebook «Québec s’excuse pour sa radio-poubelle», qui compte aujourd’hui près de 1400 adeptes. «Mon but, c’était de donner la voix aux gens qui étaient écoeurés ou qui subissent les manières de procéder» des radios comme CHOI Radio X, souvent qualifiées de «radios-poubelles». Cette semaine, Radio-Nord Communications (RNC), propriétaire de CHOI Radio X à Québec et à Montréal, a déposé une demande d’injonction en Cour supérieure pour faire fermer des blogues, des pages Facebook et des liens sur Twitter et YouTube qui dénigrent ses stations.

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«Je me sens brimé dans mes droits, intimidé, pis à la limite diffamé», exprime Jean-François Jacob, en n’excluant pas la possibilité d’intenter une poursuite en diffamation contre les propriétaires de CHOI Radio X.

«Je suis devenu victime de ce que je dénonçais», constate M. Jacob. Ironiquement, il se rappelle avoir manifesté «comme un gros jambon» pour éviter la fermeture de CHOI, en 2004. «Je n’étais pas plus un fan de la radio-poubelle, mais je n’étais pas pour qu’on ferme une station de radio au complet, parce que je crois à la liberté d’expression.»
Victime d’une «poursuite-bâillon», par CHOI Radio X sur lapresse.ca

Pour répondre à Patrice Demers, la Coalition met en ligne la plupart des extraits sans montage. Ceux qui constituent un montage sont indiqué tel quel. Nous mettons aussi des extraits de plus en plus long justement pour inclure tout le sacro-saint « contexte », qui semble justifier tout et n’importe quoi.

Le patron fait cette éclairante remarque: «Toutes les opinions peuvent être exprimées en autant qu’elles sont faites de bonne manière.» Ça alors, M. Demers devrait en parler à ses employés.