Violence

En France, environ 2 % des intervenants à la radio du service public, tel qu’à France Inter, seraient issus des classes populaires au sens large, alors que celles-ci constituent pourtant près de 50 % de la population en âge de travailler, indiquait cet été une étude publiée par Le Monde diplomatique. Que nous dirait une enquête similaire, conduite au pays des érables, et pas seulement du côté de Radio-Canada ? La radio a-t-elle été kidnappée, ici aussi, par les plus nantis ? Il y a fort à parier que oui.

On n’a qu’à se rappeler les résultats de l’enquête réalisée en 2006 par deux chercheurs de l’Université Laval auprès des auditeurs de CHOI-FM. L’étude montrait que ces auditeurs avaient un revenu plus bas que la moyenne, entre 20 000 $ et 40 000 $, occupaient des emplois précaires, très peu syndiqués et, pour une majorité, dans le secteur privé. Tout cela dans une ville dominée par le poids écrasant d’une élite issue des langes douillets de la fonction publique.

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